1h44. Voilà pour les 5 km à pied / 20 km à VTT / 3 km à pied, le tout sur un parcours très technique ou le plaisir était vraiment au rendez-vous. Ce temps me convient pour mon premier vétathlon puisque je n’ai pu terminer la Vét’Ozoirienne faute d’une pédale mal vissée.
Ce que j’en tire comme enseignements est de deux ordres : la préparation physique et la technique de course.
Ma préparation physique doit être revue :
Sur le plan de la VO2, rien à redire, j’ai réalisé l’ensemble du parcours course et VTT sans difficultés car je suis bien préparé. En revanche, je manque singulièrement de puissance musculaire et de vitesse (vélocité) pour la partie VTT. Sur un parcours technique (descentes, lacets, relances, etc.) où je ne suis pas très doué, j’ai pu négocier correctement la première moitié de course mais ensuite, je n’ai pu fournir l’effort supplémentaire pour me maintenir dans le premiers tiers… pire, je crois même avoir complètement craqué sur le plan musculaire car je ne pouvais m’accrocher aux concurrents qui me dépassaient alors que le souffle était bon. Il faut dire que la fréquence de pédalage est pénible car plus lente et de surcroît, on se retrouve souvent en situation de devoir maintenir l’équilibre et cela sollicite aussi les muscles de la partie basse.
Pour y remédier, je compte réaliser une séance de musculation par semaine (le week-end), où je travaillerai essentiellement les cuisses) et les muscles posturaux (dos, épaule, bras) car j’ai souffert du dos. Ce travail sera complété par un travail de côtes pendant la sortie du dimanche matin.
Ma technique de cour en VTT :
Là, c’est super critique car je me croyais téméraire et je me suis découvert à Nemours très “peureux”…les descentes ont été un véritable plaisir mais aussi un gros stress car je ne sais pas maîtriser le vélo sur un terrain accidenté. Là aussi, il falloir changer un peu la préparation car en général, les sorties sont plutôt “pépères”, sans travail technique. N’ayant pas de connaissances contrairement à la course à pied, je compte bien trouver des supports pédagogiques sur Internet et m’instruire un peu…

A venir, voici déjà quelques pistes :
Développer plus de séances d’entraînement de type PMA, travail au Seuil (autour de 30 km/h ?)
Réduire les durées d’entraînement en endurance (mais pas moins d’1 heure)
Réaliser mes séances sur terrain de cross country
Fractionner sur des portions de type 60s/60s
Lien utile :http://www.vtt.org/rubrique.php?id_rubrique=23
Techniquement parlant, il faut aussi que j’apprenne à freiner, à dépasser, à changer les vitesses…bref tout : c’est génial, à 38 ans, je découvre en ajoutant une discipline (le VTT) à mon sport favori (la course à pied) que je peux encore apprendre des choses : c’est chouette non ?
Et que se serait-il passé si moi, je n’avais jamais brisée ma pédale lors du
NB : achetez et lisez le numéro de novembre d’Ultrafondus, c’est une pure merveille d’humour et d’analyse sur les fondus de course à pied.
Et oui, à force de me répéter qu’il faut courir un peu moins si je veux pouvoir courir longtemps, j’ai décidé d’appliquer scrupuleusement ce conseil des médecins : je ferai donc du croisement course/VTT un principe de base pour ma préparation physique et mes compétitions. C’est même devenu une vraie révélation tant mes sensations sont énormes en compétition – j’ai encore pu le constater lors de la Vét’Ozoirienne ce mois-ci, malgré les impondérables de la mécanique.
A regarder les concurrents me ramasser un à un jusqu’à ce que Vincent, l’un de mes coéquipiers de la compèt’ me rattrappe et me propose de me tirer ! Là, je me suis dis qu’abandonner n’était pas un truc qui se fait : je décidais donc de repartir à pied !! en poussant ou en portant le vélo pour la deuxième partie de la course !