Traversée du Verbier St-Bernard 2014

J’aurais pu vous raconter la TSB en long et en large mais bon, les récits sont rarement à la hauteur de la ce qui a été vécu, je vais donc partager ici quelques morceaux choisis…

TVSB 2014Vendredi soir : Mich’, Benoît et Fabrice sont dans une voiture…

Nous partons en direction de Verbier. Cela fait pas mal de temps que je suis descendu à Grenoble et nous retrouver est vraiment plaisant d’autant que je n’ai pas vu Benoît depuis l’hivernal off Matheysin de 2012. L’arrivée sur Verbier se fait vers 20h30, juste à temps pour prendre nos dossards et « avaler » une pizza.

 

Samedi 9h45 – ligne de départ du TVSB : vous avez une corde SVP ?!

Déjà que j’avais les pétoches au départ (peur de ne pas terminer, de ne pas être capable de le faire…), lorsque Tiphaine prononce le discours précédent le départ, le ton est extrêmement solennel, très sérieux et derrière une musique entre Carmina Burana et Brave Heart. Je cherche le type qui distribue des cordes mais non…nous n’en aurons pas besoin, la météo se charge de tout ;)

Une montée directe vers le Col de Fenêtre

Avec des névés… je suis aux anges, je n’avais jamais couru en traversant des névés. Cette première portion est assez difficile car l’ascension est plutôt longue la portion de route qui la précède n’est pas de nature à faire chauffer le moteur ou juste un peu. Je contrôle cette première ascension au cardio à 150/160 tranquillement. L’arrivée au Col est tout même une petite délivrance.

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Du Gd St Bernard à Bourg St Pierre, c’est revival 2011

Je connais bien cette portion pour l’avoir réalisé en 2011 lors de mon voyage de presse avec Columbia. Cette portion est sublime, la descente du Col des Chevaux très technique mais de toute beauté. Il commence à brouillasser par moment mais le temps se tient et j’arrive frais au grand ravito de BSP. Là, je dois dire à quel point l’organisation des ravitos du TVSB est top car la nourriture comme les boissons sont bien adaptées (humm, le bouillon de pâtes) et les bénévoles hypers sympas, avec de petits mots gentils.

Arrêt : 40 min.

Pluie, boue et grésille dans le Mille (km 38)

Je repars plutôt avec la patate pour le deuxième tronçon d’ascension de la course. On me l’a décrit comme redoutable et suivi d’une descente encore plus difficile, j’y vais donc en rythme toujours en contrôlant le cardio.

La pluie s’intensifie à mesure que je progresse, les pieds sont en permanence dans les flaques de boue… on y croit ! Rien de cela n’est vraiment grave, c’est du trail après tout mais le bruit de la pluie pendant des heures sur la capuche, ça rend un peu barge… J’arrive à la Cabane de Mille sous du grésille et il fait froid, je suis dans le dur car totalement trempé mais les jambes sont bonnes. Je me change au ravito qui est pris d’assaut et je repars après 15 min d’arrêt (un peu long comme arrêt !)

Des glissades en veux-tu : en voilà !

La descente vers Lourtier (km 49) est tendue car j’ai déjà deux ascensions dans les cuisses, une descente et celle-ci s’effectue sous la flotte et un single plein de boue. Je glisse, je me récupère à chaque fois de justesse mais je veux essayer de courir… c’est peine perdue. Heureusement que les bâtons m’aide à me stabiliser. La dernière portion est assez roulante donc je reprends un peu d’allure pour me sécher au plus vite au ravito.

Humide tu es, humide tu resteras…IMG_1470

Arrivé à Lourtier, je n’ai qu’une envie, c’est de me changer mais pas de bol, plus rien de sec dans le sac L Il va falloir terminer trempé de pluie et de transpiration…c’est toujours humide de toute façon. Le morceau qui suit est un peu le moment de vérité, le kilo limite vertical jusqu’à La Chaux (4,5 km et 1000D+) : comme dirais mon fils, c’est là qu’on va savoir si t’es une p’tite kekette… ou pas.

Avec la pluie et la nuit qui tombe, je décide de filer et franchement, j’ai l’impression de pas avoir traîné, je ramasse du monde dans cette ascension sauf que plus je monte plus la pluie tombe, le sol est totalement liquide, c’est la grosse galère et on glisse tous. A la sortie du bois, on croit en avoir fini mais non, c’est le brouillard et le froid qui s’ajoute. Le ravito de la Chaux est une pure délivrance.

IMG_1473Couverture en mode survie…il est chaud se ravito (6 km de Verbier)

Je claque des dents en entrant dans le restau et là, c’est franchement une vision d’outre-tombe, il y a des dizaines de coureurs en couverture de survie, y aurait de quoi organiser un concours à celui fait le plus de bruit. Quant à moi, je tremble tellement que je n’arrive pas à tenir mon gobelet de bouillon. Je vais me mettre dans un coin, je ne veux pas qu’on me stoppe ici, pas maintenant. 10, 20, 30, 40 minutes… Je décide de repartir mais la porte franchie, je suis saisie par le froid et je retourne à l’intérieure. J’ai vraiment à ce moment-là car je sens que je vais rester ici, d’ailleurs, une personne de la sécurité distribue des couvertures en polaire pour ceux qui sont à l’arrêt.

J’attrape mon téléphone et là, je vois tous les messages SMS de quelques minutes qui m’encourage. J’en ai plusieurs de Johan (dose de trail), Julien (mangeur de cailloux) qui me lâche pas… il a p’être flairé l’embrouille que je prépare. Quelques minutes plus tard, c’est Doune (coureur du Chablais) et Marie (ma femme) qui insistent eux aussi. Pendant ce temps Vincent alias vinvin20 publie et commente en direct et personne ne fait cela aussi bien que lui. Je peux le dire maintenant, vers 23h00, pétrifié par le froid, je m’étais résigné…jusqu’à lire ces derniers messages.

23h41 : mode zombie-guerrier, je descends !

Sur un coup de tête, je sors ma propre couverture de survie, je la déplie et fait un trou pour passer la tête et la mettre à même le torse en poncho, j’attrape la couverture en laine polaire et je l’enroule autour du corps (non Julien, j’ai pas manger tout le ravit !), j’enfile le coupe-vent et je suis devant la porte au taquet. Avant de partir, j’emmène avec moi un coureur qui depuis Lourtier est aussi sur le point de bâcher « allez, on y va tous les deux ! Y’a du monde qui t’attend en bas ! (sa femme et sa petite fille) ».

On descend et très vite, je me sens hyper bien, la couverture à même le corps me tient très chaud, c’est au poil : huuuuu ! Il y a du monde dans la descente, je laisse mon camarade aller pépère, moi, je décide la méthode kamikaze. Forcément, je me fais de belles frayeurs et je tombe plusieurs fois mais je descends encore et encore…avec une musique en tête « j’attendrai – Dalida » car en bas, c’est moi que je vais retrouver.

TVSBMon entrée dans Verbier est un pur bonheur, je profite à 300% des derniers mètres, assez fier non pas d’avoir terminée cette course mais d’être reparti de La Chaux à 23h41.

Je franchi la ligne avec Mich’ et Benoît, la trompette à la main à 00:52, en pleine euphorie.

Après une bonne douche bien glacée et un plat de pâtes, le Mich’ nous a redescendu en voiture à Grenoble comme un boss (arrivée 6h00 du mat’).

Le TVSB : quel trail et quelle organisation ! Franchement, dans les conditions assez rudes que nous avons eu, l’équipe et les bénévoles ont été impeccable. Je veux vraiment rendre hommage aux bénévoles car je viens de vous raconter mes turpitudes de coureur mais imaginez bien que pendant ce temps et plus encore, pour que je puisse me donner le frisson, certaines personnes se sont relayer bénévolement pour rester aux points de passages, eux aussi dans le froid et sous la pluie. Un très grand merci à Tiphaine pour son invitation et ce superbe trail.

A Verbier, j’ai régler un truc (très) important pour moi : chasser quelques vieux démons, retrouver un truc que j’avais perdu… ce trail a été très dur mais à vrai dire, il a été bon comme ça car je recherchais de l’engagement. Je vais pouvoir courir avec un peu de sérénité désormais et c’est une bonne nouvelle.

A venir :

Récit de Lamiricore (10h45) ici

Récit de Benoît (12h19) ici


TVSB

 

 

Vaincre le syndrôme de McCain*

-AMB2855crédit photo : organisation tvsb

Voilà, j’y suis presque. Dans 48h00, je serai à Verbier (où pas très loin) avec mes amis Mich’ (lamiricore) et Benoît (dans l’pentu) pour prendre le départ de la Traversée (Trail de Verbier St-Bernard). Les lecteurs du blog (si si, il y en a !) connaissent déjà mon histoire avecce trail donc je ne reviens pas dessus (ici).

La Traversée n’est ni plus ni moins que mon trail le plus long jamais couru (marché aussi sans doute) et je m’y présenterai du mieux que je peux…là, il y a une subtilité de langage pour ne pas sombrer dans les lamentations, regrets de tout ce que j’aurais pu faire avant d’y arriver mais c’est comme ça et j’aime cette réalité : dans la vie, tu ne choisis pas tout mais j’estime pour ma part que tu dois essayer de composer avec car c’est ça qui donne de la saveur aux choses.

J’ai déjà beaucoup écrit sur le Verbier donc maintenant, je dois le courir car on sait tous qu’il faut se méfier de ceux qui parlent le plus*…

Je me suis fais un plan sur 12h00 sur la base des temps de passage suivants :

La Fouly 1600 0h00
Les Ars dessus 1955
Col de Fenêtre 2695 11h15
Gd St Bernard 2469
Col des Chevaux 2714
Bourg St Pierre 1620 13h45
Boveire d’en Bas 2190
Cbne Mille 2480 16h15
Servay 2074
Plenadzeu 1456
Lourtier 1074 18h45
La Chaux 2266 21h15
La Combe 1700
Verbier 1490 22h00

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Le Trail du Vieux Lavoir en rythme

Ma préparation pour la Traversée de Verbier (60 km et 4000 D+) est un peu courte alors quand j’ai relu mon plan de préparation et qu’il y était écrit que le travail sur un peu de fatigue était nécessaire pour adapter mon corps à un effort long et difficile, je me suis dit que la fête de la musique/fête des voisins ferait pleinement le job : c’est moi qui envoie le son :)… je fais aussi quelques chorégraphies mais je promets que j’ai été sage cette année.

Couché à 1h45, la nuit a été un peu courte avec un réveil aux aurores mais au moins, j’ai su tout de suite qua j’allais travailler sur une base de fatigue !

Trail du vieux lavoir 2014 : c’est parti !

Arrivée sur place à 7h50 pour un départ à 8h30, j’ai vraiment eu le temps d’attendre, priseparcours_062 de dossard, tenue et hop footing d’échauffement. Lorsque le départ est donné, je pars dans les 20 premiers à une allure de 14,5 km/h pour me permettre de me dégager du groupe et prendre les premières traces sans stress. Très vite, je bascule sur un rythme de 12 km/h qui est mon objectif max car je veux avant tout courir entre 2h40 et 3h00 pour cette sortie. Je manque de sorties longues et l’objectif est simplement de travailler l’endurance. Il fait très chaud, au moins 26° et le parcours évolue par endroit en plein soleil, avec la nuit courte, c’est pas idéal mais ça passe…

J’irai ainsi jusqu’au 20ème kilomètre lorsque je ressens un gros coup de moins bien, les jambes en coton, la bouche sèche (j’ai bu mais peut-être pas assez d’autant que le 1er ravito est au kilo 19, ce qui est loin par cette chaleur, même si j’ai une petite poche au dos). Les jambes molles me font aussi penser à une petite typo et du coup, je prends un gel et une compote avec 33 cl d’eau ; je repars avec un peu de mal mais ça revient progressivement ! Pour ne pas trop y penser, j’ai encore plein de musique dans la tête et je me repasse quelques transitions bien sympas réalisées dans la nuit …

Ce passage à vide dure pendant 6 kilomètres puis je retrouve un peu de fraîcheur mais j’ai quand même laissé 6 min entre le 10ème km et le 20ème.

trail lavoirUn dernier ravito au 26ème me permet de boire de l’eau et de reprendre un gel pour terminer à un peu moins de 11 km/h en 2h51 pour presque 31 km et 535 D+ : mission accomplie :)

Ce trail est toujours aussi bien même si je trouve que l’extension du 30 n’apporte pas grand chose par rapport au 21,5 qui est vraiment très bien.

Les bénévoles ont passé la matinée entière en plein soleil, merci à eux !

Le Verbier en embuscade !

Depuis 2011, année d’un grand rendez-vous manqué pour cause d’une soirée où je me suis égaré en compagnie de John Travolta, je me suis promis d’y revenir et de courir la Traversée : à un mois du départ, je me prépare un peu à l’arrache (trop de travail) mais le coeur y est !

Pour bien de mettre dans l’ambiance, j’ai relu hier soir les récits de mes amis : Doune, Greg, Djailla, Vincent, les miens (ici et ) et celui dont la photo reste un must Lamiricore.

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Côté prépa, je fait un peu au feeling : des sorties à 11 km/h de 50 min en semaine et 2h00 le WE. Plus de vites sauf en compétition avec des 12 ou 15 km verts + de la marche nordique. C’est pas très académique mais il faudra que je fasse avec car d’ici le 12 juillet, il me sera difficile de suivre un vrai plan.

La Traversée, c’est 61 km et 4100 D+ et un parcours de toute beauté entre la Fouly et Verbier. J’y retrouverai Lamiricore, Mr Compression (Benoît) et Doune le Chablaisien…

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Une fois la ligne d’arrivée franchi, je pense que je pourrai me respecter un peu ; cette course, c’est un peu mon thermomètre d’estime perso. Ce sera forcément très dur… long ou dur et long comme le disent les organisateurs.

Je suis également en phase de choisir mon équipement : pour les chaussures, c’est fait et j’emporterai les Hoka Stinson car j’ai envie de moelleux sur une durée aussi longue et je connais bien ce modèle – J’en profite pour signaler que les Hoka sont arrivées chez Team Outdoor Paris ! Pour le sac, j’hésite encore mais le S-Lab 5L me semble un peu petit sachant que je courir un minimum de…11h00 ?

Hoka Stinson

Affaire à suivre donc !

Test du Maillot Compressport ON/OFF

Déjà bien habitué aux produits de la marque Compressport (j’utilise régulièrement le short trail, le cuissard trail underwear (sous-vêtement), les manchons et le maillot trail), j’attendais beaucoup du tout nouveau maillot on/off.

Mon test s’est déroulé sur deux semaines où je l’ai porté à l’entrainement et sur une compétition.

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Côté technique :

  • Tissu-mesh, tissage favorisant la thermorégulation;
  • 42 000 alvéoles qui s’ouvrent (effet on pour la respirabilité) et se referment (effet off pour le maintien);
  •  Hydrophobe, traitement anti-bactérien;
  • Zones de compression intégrées dans la maille.

 

Côté confort : Une des caractéristiques de la marque est la maille utilisée pour son textile, dans le cas du maillot on/off, cela procure une sensation qui est très agréable et l’enfilage du maillot est vraiment facile, sans frottement. Pas besoin de forcer car la maille élastique lui donne une capacité à épouser le corps de la façon la plus simple qui soit.

Côté mise à l’épreuve : La promesse de ce maillot est sa capacité de ventilation et de maintien à l’effort. Sur le point ventilation, la nouvelle technologie utilisée est efficace permet de produire un effort sans surchauffe – je l’ai porté jusqu’à 2 heures d’effort et il est évident que sur une épreuve de longue durée, le meilleur des textiles ne vous dispensera jamais de changer de maillot pour vous mettre au sec… celui-ci ventile bien et permet néanmoins de courir sans avoir l’impression désagréable d’être humide après seulement quelques kilomètres.

Le maintien va surprendre celles et ceux qui n’apprécient pas la compression car avec le on/off, la sensation de compression est bien moindre tout en maintenant une élasticité suffisante pour aider à maintenir une posture adaptée lors de l’effort. D’ailleurs, l’un des bénéfices premiers de la compression est selon moi faciliter l’adoption d’une bonne position du corps à l’effort – buste droit, épaules bien placées notamment (voir illustration : ref. By Heather Radosin On December 4, 2012 In Blog Series, Fitness, Health Tips, Our Blog, Pain Management, Well Being)

runningAvec un maillot, cet effet est donc ressenti sur la partie haute du corps (thorax/dos). Je n’ai jamais ressenti d’impression désagréable du type limitation pour bouger ou respirer en compression mais là, il n’y a vraiment rien à craindre.

Le maillot se lave facilement (mais pas en machine) et sèche également facilement.

Prix de vente : 80 à 90,00 €

Important : plus que tout autre textile, la compression nécessite un bon conseil pour choisir des produits adaptés en termes de coupe, d’usage et surtout de taille ! Je vous invite à passer en boutiques spécialisées, là où vous pourrez faire un choix éclairé et ainsi éviter les mauvaises surprises.

 A lire aussi ou à écouter sur le maillot ON/OFF:

blog de Greg runner ici

site de compressport ici

Test de la Asics Fuji Elite

photo 1(5)La Asics Gel Fuji Elite est l’un des derniers modèles de la gamme trail que je n’avais pas encore testé, c’est désormais chose faite.

Version compétition

Cette chaussure de 280 gr est un modèle pronateur/neutre destiné à la pratique de la compétition et de l’entrainement pour des coureurs en quête de sensations et de vitesse. Légère et dynamique, je la recommanderais pour des trails allant jusqu’à 4/5 heures de course. Au sein de la team trail Asics, plusieurs athlètes la chaussent régulièrement sur des ultras à l’image de Thomas Lorblanchet ou encore Manu Gault (test ici) mais eux sont des athlètes confirmés. Pour un amateur, je suggère plus la Fuji Attack ou la Trabuco ou la Sensor pour des durées au-delà de 5 heures.

 

Confort, amorti et stabilité

Le chausson de la Fuji Elite est très confortable et on se sent immédiatement très bien dans la chaussure, ce qui ne semble pas évident lorsqu’on la regarde car le modèle est assez « racé » et on pourrait s’attendre à un accueil plus « sec ». Il n’en est rien au contraire.

Par ailleurs, l’amorti est bon et c’est pourquoi je ne la limiterai pas à des courses de 3 heures max comme j’ai pu le lire.

Côté stabilité, le système space trusstic désormais bien connu fait le job et permet à la Fuji de procurer une bonne conduite de course avec une pose de pied assuré – je précise que j’ai porté ces chaussures sur deux trails (Les Cabornis(69), Trail des cerfs (78) et Marolle-en-brie (94)), donc sur des terrains variés assez techniques, au moins pour les Cabornis.

La voûte plantaire est bien tenue, le talon bien calé dans la chaussure et le reste même à vive allure.

 

Dynamisme et accrochephoto-6

La Fuji est une chaussure de la famille des « racer » chez Asics donc, elle propose une bonne propulsion de très bonne qualité que j’ai plus apprécié en faisant de fractionné (à vitesse élevée) qu’en compétition à des moyenne de 10/11 km h…

Pour ce qui est de l’accroche, je l’ai surtout testé dans la boue et elle se comporte très bien ; je n’ai pas couru sur de la pierre mouillée mais sur cette question de l’accroche, je pense qu’il faut garder à l’esprit que la sensation est également liée à la qualité de pied du coureur, on ne peut pas tout attendre d’une chaussure de running.

 

Impression après 100 kilomètres de test

Excellent ! J’aime définitivement cette chaussure qui apporte des sensations nouvelles pour moi par rapport aux autres produits de la gamme Asics Trail. Elle a donc trouvé sa place sur les formats courts entre la Fuji Attack et la Fuji Sensor.

Je la recommande aux coureurs légers de moins de 80 kilos.photo 3(3)

Pour conclure, j’ajouterais que la chaussure possède une tige innovante, avec peu de coutures, ce qui limite le risque d’irritations au niveau des pieds, ce qui est un avantage de plus à mettre au crédit de cette petite perle.

Après 100 km, ce qui est peu, elle est bien entendu impeccable :)

 

Trail de Marolle-en-brie

Je n’avais pas prévu de courir ce week-end mais en me réveillant ce matin, j’ai décidé de m’inscrire sur un trail voisin, disons une course verte de 15 km. Pas de pression pour le coup d’autant que la veille au soir a été plutôt bien arrosée et assez gourmande…

photo-6En arrivant sur place, je comprends très vite que le tracé ne comportera pas de dénivelé, peut-être même pas de côtes… un parcours rapide donc mais lors du briefing de départ, les organisateurs nous mettent en garde sur plusieurs passages très boueux.

Le départ est donné avec 15 minutes de retard en raison de l’affluence de dernière minute (grâce au soleil !). Les premiers kilomètres donnent le ton et la course part vite, je suis à 15 km/h mais je me sens bien. A l’approche du 3ème kilomètre, je décide de lever le pied pour prendre le rythme de 14 km/h. Lorsque j’aborde la portion boueuse, la vitesse chute un peu mais je suis surpris car je m’attendais à pire que ça : ça glisse bien entendu mais pas plus qu’un cross.

Le parcours est totalement plat, le tracé empreinte de longues lignes droites…c’est presqu’un peu monotone et arrivée au bout de 10 km, je dois puiser la motivation dans le fait de faire une bonne course car mon rythme est toujours stable. Au final, j’apprécie les portions pleine de boue car cela donne un peu de piquant !

Je franchi la ligne en 1h06 (13,7 km/h de moyenne) à la 51ème place, satisfait de moi même si j’ai un peu pioché sur les 2 derniers kilos. Faut maintenant s’entraîner sérieusement en prévision du trail du Vieux Lavoir (30 km) le 23 juin prochain.