Véthatlon de Provins : résultats 2014

photo 1(7)Le véthatlon de Provins n’était prévu dans mon calendrier comme de compétition mais plus pour le fun. Je sors tout juste d’une période de LSD (long slow distance) que j’arrête avant de mourir d’ennui… Je sais que cela va en faire rire plus d’un avec qui j’avais déjà évoqué le sujet mais il est vrai qu’après un mois ½ à faire des footing d’une heure à 10 km/h avec quelques séances rapides seulement, j’ai fini par m’emm…. sévèrement.

Ce dimanche matin, je me suis rendu à Provins, un site médiéval superbe, comme on se rend à une fête que l’on sait déjà très réussie : météo parfaite, cadre général très beau, état de forme bon. Et en plus, j’aime vraiment mixer les disciplines !

A courir lentement, on finit par devenir… lent !photo 3(4)

Et oui, fallait s’en douter mais à 4mn au kilo, j’avais l’impression d’aller presque vite ! Pourtant pas de quoi manquer de souffle mais j’ai vite compris qu’on peut être en forme et rester coller au sol sans peine ni douleurs. Du coup, j’en ai profité et plutôt que d’essayer d’atteindre la zone rouge, je me suis éclaté. Il fallait quand même rester sur ses gardes car le peloton était réduit (169 participants) et le niveau assez élevé avec pas mal de triathlètes et des équipes en relais.

« Rouler gras »…

La transition de la course au vélo est évidemment beaucoup plus simple qu’en TRI, surtout pour moi qui ne chausse pas avec des fixations, je suis donc parti de la zone directement avec mon casque sur la tête – sangle attachée J. Seulement, j’ai vite compris que le VTT ne serait aussi cool que le running : terrain plus technique, sol gras avec ornières assez prononcées… le parcours était rendu assez difficile à cause des pluies abondantes de la semaine. J’ai bien perdu 20 places dans les 7 premiers km, un peu en difficulté sur mes appuis et pas toujours stable dans les champs bien gras. Pour autant, l’organisation avait tracé un parcours de toute beauté avec des passages en forêt, des champs, des fermes et ce qui restera pour moi le summum : une descente dans les douves (sèches) du château à fond les gamelles. Là, j’ai vraiment pris mon pied d’autant que la sortie s’effectue par un escalier où il faut porter le vélo :-)

photo 2(8)Pas de jambes molles mais le cerveau lent !

De retour sur le camp de base avec 25 km éprouvants, je suis reparti pour la même boucle à pied mais bien moins vite cette fois. J’ai repris deux places seulement, un écart assez important s’étant creusé sur le VTT.

Je termine 89ème sur 129 individuels et 169 participants si on comptabilise les équipes : le vainqueur est en 1h25 et le dernier en +/- 2h30 et moi en 1h56. Résultats complets ici.

Bref, Je n’ai pas puiser dans les ressources mais je me suis bien éclaté en dépit d’un VTT un peu difficile au niveau technique.

J’aimerais vraiment souligner que l’organisation était parfaite, les bénévoles très sympas sur l’ensemble du parcours. Les tracés running et VTT sont de qualité et j’espère bien revenir l’an prochain à ce qui est une belle découverte pour moi. Si vous cherchez une première épreuve mixte running et vélo, venez à Provins !

Crédits photo : Chloé Villiers et Maxime de Almeida.

Test de la Mafate Speed Trail Hoka

Les amateurs de Hoka peuvent se réjouir, ils ont été entendus ! La nouvelle collection Hoka One One accueillent de nombreux modèles totalement inédits, en particulier pour la route, mais aussi côté trail avec la Mafate Speed. Après un peu plus de 60 km de course en forêt et sur des sentiers de rando, je vous livre mes premières impressions en attendant de les emmener des terrains plus techniques !

Côté conception, voici ses caractéristiques :

Géométrie Sous Meta: 31mm – Sous Talon: 35mm / Drop: 4mm
Poids 320gr (en 42) / je pèse la mienne à 360 gr en 45 
Tige Mesh respirant, anti débris, sans coutures
Laçage Quick fit sytem (+ standard que je préfère personnellement)
Semelle intérieure 4mm molded EVA + 2mm die cut Ortolite / j’ai enlevé l’EVA pour mettre mes orthopédiques + Ortolite 2mm et c’est très confortable
Grip Hoka R-MAT Grip – Crampons 5 mm

photo 5-2En comparaison de la Mafate 3 (modèle original), elle est donc plus légère (90gr en 42) et les crampons de la Speed ont +1 mm, ce qui est toujours bon à prendre pour gagner en accroche. La semelle intérieure offre de l’EVA et une seconde plus fine Ortholite qui permet d’ajuster au mieux l’insertion du pied dans le chausson – chacun peut ainsi choisir son niveau de confort et de calage du pied dans la chaussure.

Mes premières sorties ont été réalisées sur sol sec, en sous-bois et sur chemins de randonnée : elle est très agréable et donne une impression immédiate de légèreté au niveau de la foulée qui surprend. Très souple, je la trouve réactive. Ces deux caractéristiques constituent pour moi de vrais progrès par rapport aux Mafate 1 et 2 que je trouvais un peu rigides et peu « maniables ». La semelle qui a été développée ainsi que la nouvelle tige avec son mesh y sont sans doute pour quelque chose.

La stabilité de la chaussure est également bonne, même si on reste « perché », mais c’est ce qui fait aussi la sensation si unique des Hoka One One. Je lis parfois que certains redoutent des problèmes au niveau de la cheville ; pour ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de douleurs ou chutes. Lorsque j’ai couru à Verbier avec mes Stinson, j’ai strappé (je le fais avec n’importe quelle chaussure) pour apporter une protection supplémentaire car il vrai que dans les dévers, cela est bien utile. Avec la Mafate Speed, je trouve que la stabilité est encore améliorée, il faut donc la tester et ne pas rester sur cet a priori.

Enfin, les protections sont toujours présentes au niveau du talon et à l’avant du pied, la semelle haute contribue également à la protection sur les chemins pierreux.

Il me faudra la tester sur des sorties beaucoup plus longues afin de vraiment juger : à suivre donc !

Sans titre

 

Humeur du jour…

J’ai parfois l’impression que le compteur s’emballe et enfile les tours de plus en plus vite, et je ne parle pas de celui qui est installé sur mon vélo ! La bonne nouvelle, c’est que cela rapproche encore un peu plus le temps où avec Tom, nous partirons pour…une montagne, un triathlon (un vrai, dans la même catégorie !)…. voire un raid ! Pour cela, je me dois de rester en forme et en état de fonctionnement optimal, lui aussi et de conserver en plus sa motivation car il est encore si jeune.

Si je suis honnête avec moi, ma véritable et pure motivation pour durer est celle-ci : j’attendrai donc.

Pendant ce temps, je m’occupe plutôt bien et j’ai découvert cette année une truc de ouf : le nager/pédaler/courir. C’est nouveau, différent, difficile et je dois apprendre tout… c’est un peu comme si j’avais pris 20 ans de moins :)

J’ai également réussi un coup de maître cette année en amenant Marie sur son premier trail nocturne, puis sur un 20 km qui s’est avéré en fait être un 30 (pirate !)… maintenant, il me faut regarder pour deux avant de choisir un trail local.

Je sais enfin que je peux courir 15h00 et faire de l’ultra avec mes potes Mich’ et Benoît, même si je vais moins vite qu’eux.

Voilà. Et j’ai fait ça avec toutes mes dents :)

Picture1anniv

Résultats du Cross Triathlon de Jablines 2014

Celui-là, c’était cadeau ! Je veux dire « cadeau » pour fêter mes 43 bougies. La base de loisirs de Jablines est mon troisième spot de running, autant dire que je connais bien mais seulement du point de vue terrestre…

Résultats complets ici

En résumé ce dimanche :

IMG_1917J’ai nagé 1000m en crawl, à la brasse, sur le dos et aussi à la façon tahitienne. Mon désespoir de ne pas trouver un rythme respiratoire m’a même poussé à essayer l’immersion totale. Sans succès. Le bon côté des choses, cette fois, c’est que nous étions 15 à être solidaires et à galérer ensemble… J’ai nagé aussi lentement qu’à Cannes avec 27 mn de nage. Le petit plus, c’était le parcours en M afin de nous faire une sortie à l’australienne après 500m de nage, hyper cool.

Transition nage : 4 mn 45

Le VTT m’a permis de me refaire une santé et de remonter au classement une trentaine de place, ce qui est toujours bon moralement même si je ne jouais que pour le plaisir. 20 km d’un parcours assez plat, avec 2 ou 3 buttes mais gras et surtout fait de micro-bosses au sol, le genre de truc qui te met la colonne en vrac en très peu de kilomètres. Je me suis acquitté de ma tâche en 50 mn.

Transition running : 3 mn 15

Le running sur 8 km, une formalité… quoique. Je pensais que cette dernière épreuve serait plus facile à vrai dire mais comme j’ai un peu poussé en VTT (je suis tout de même sorti en dernière position avec mon groupe de nageurs !!), mes jambes étaient dures sur les deux premiers kilos. J’ai quand même repris une quarantaine de places et je me dis qu’avec plus d’entraînement, il y avait beaucoup de classement à remonter. Je boucle mes 8 kilos avec un p’tit 50 minutes… pas de quoi grimper au rideau mais j’ai pris plaisir à ne pas me mettre dans le rouge, tranquille.

Et alors « what else » maintenant ?!

En premier lieu, ne me demandez pas pourquoi je dis prendre du plaisir en galérant autant à la nage, je ne me l’explique pas moi-même mais le fait est que j’ai encore beaucoup aimé ce triathlon. D’ailleurs, si vous êtes sur Paris en septembre prochain, venez car les bénévoles du Club de triathlon de Villepinte y mettent une ambiance de folie avec beaucoup d’encouragement de bonne humeur.

Je termine en 2h15, 212ème sur 297 en sortant dernier de la nage donc, il y a forcément un truc à faire car le top 100 est à 1h50 seulement et à la nage, je perds déjà 10 minutes. Attention, je ne m’emballe pas, je parle juste de remonter un peu histoire de jouer des mollets avec les triathlètes qui sont pour moi des athlètes accomplis.

Quelle suite donner à tout cela ? Je ne me sens pas de nager plus pour l’heure mais j’ai envie de gagner en vitesse (surtout dans l’eau) car avec viendront sans doute d’autres sensations. Il y aura par conséquent du TRI en 2015 dans mon calendrier.

Chi va piano…

Ne me demandez pas de plan d’entraînement cette saison, ou du moins pas actuellement car je n’en suis aucun et cela pourrait durer. Je vais peut-être m’offrir une saison à la méthode « Albinet« , pas de plan, run au feeling pour prendre du plaisir…

Me @ Gapen'Cimes 2012A moins que je ne prenne une tangente côté LSD (Long Slow Distance) qui me tente pas mal car j’éprouve un peu de lassitude à m’infliger des séances de fractionné, d’ITT, etc. Et puis est-ce que ça paye vraiment ?! Pour moi c’est pas certain car je ne peux ni faire le volume requis, ni récupérer comme il le faudrait.

Sans forcement penser à cette méthode de préparation comme une panacée, j’y entrevois  la possibilité de découvrir une autre façon de poursuivre mes projets (et ils sont nombreux) d’une façon plus adaptée et moins agressive : les prochains mois me diront si j’ai raison…

So what?

La façon dont je met les choses en place est la suivante :

  • 3 footing par semaine à 10km/h pendant 60 min;
  • 1 sortie longue de 2h00 à 10 km/h max (FC à 50/55%)
  • 1 footing de 20 min + renforcement musculaire (pliométrie/etc.)

J’aimerais y ajouter une séance de côtes longues le WE en alternance avec une séance de seuil.

Dans la littérature sportive, une des référence pour le concept de LSD est la Honolulu Marathon Clinic.

En voici les règles d’or :

  • Pas moins de 3 footing par semaine
  • Pas plus de 5 footing par semaine
  • Pas moins de 1 heure par footing
  • Pas plus de 15 km par sortie
  • Un footing par semaine de 2h00 ou plus après 5 mois de LSD

Cela fait déjà 3 semaines que j’apprends à courir lentement et c’est pas si simple mais il est évident que j’encaisse bien et heureusement. Pour ce qui est de déterminer la vitesse à ne pas dépasser, Joe Henderson, un des pères du LSD, recommande de parler pendant le footing – la difficulté à le faire est le signal qu’on va trop vite. Il faut encore penser à un planning dans le temps pour quand même travailler de façon plus quali ma vitesse au risque de tout perdre…

Après, je pense que le LSD est bénéfique chez les athlètes qui totalisent un volume d’entrainement plus grand (cf. athlètes de ski nordiques qui utilisent cette technique et certains traiteurs) ; ainsi le rapport 80% d’entraînement lent et 20% très qualitatif semble productif mais pour moi ???

Et bien pour moi on le saura d’ici quelques mois du côté d’Annecy (Marathon race en mai)SANYO DIGITAL CAMERA et du Golf du Morbihan (56 km fin juin)…voilà c’est annoncé ;)

Pour en savoir plus le LSD

Triathlon International de Chantilly 2014 : je nage, je pédale, je cours…rien ne m’arrête car c’est la fête aujourd’hui….

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23 Août 2014 – Depuis ma découverte du triathlon à Cannes, je me suis promis de remettre cela car enchaîner 3 épreuves, c’est difficile mais tellement excitant. L’invitation pour le triathlon de Chantilly est venu au bon moment, après de bonnes et longues vacances, et surtout elle m’est apparue comme une formidable occasion d’inscrire Tom chez les 11-12 ans pour le remettre en piste après de longs mois de convalescence et une saison de course à pied qu’il a regardé depuis les gradins avec parfois beaucoup de peine ;)

Au delà de l’aspect sportif, Chantilly, c’est aussi toute mon enfance : mes week-end passés dans un camping qui était comme notre maison secondaire. Beaucoup de très bons souvenirs donc.

Combien de triathlons peuvent se revendiquer d’un tel site sportif ? Le lieu est majestueux et impressionnant d’autant que l’ensemble des épreuves ainsi que le village sont situés dans et autour de l’enceinte – plus de détails ici.

Samedi 9h00 – triathlon Condé

Engagé sur le format courte distance (800m nage / 40 km vélo / 8 km CAP), j’ai longtemps hésité avec le format sprint qui a moins de nage, ce qui n’est pas anodin pour ceux qui connaissent mes qualités hydrodynamiques… A mon arrivée, il y a encore peu de monde mais l’ambiance monte car c’est l’heure du briefing des bénévoles : beaucoup d’anglais(es) sont présent(e)s et je me retrouve dans une ambiance très dépaysante, au contact de personnes décontractées, souriantes… ce sera d’ailleurs le cas du début jusqu’à la fin de la journée malgré la fatigue et la pression de l’événement – je félicite l’équipe ainsi que les bénévoles !

photo 5Plouf, plouf…

C’est pas le tout mais à 8h30, je dois me préparer et aller en zone de briefing près du grand canal où je retrouve Frédéric Poirier (notre super photographe sportif) qui participe lui aussi au condé. La blague du jour, c’est de savoir lequel de nous fera une boucle en plus où en moins comme à Cannes ;))

Franchement, la natation est encore une épreuve difficile pour moi malgré 200m de moins qu’à Cannes et un cadre magnifique car le gros avantage d’un triathlon comme celui de Chantilly, c’est que tu nages avec le public en masse pour t’encourager, c’est juste énorme comme sensation. Pour autant, un boulet reste un boulet et je me suis péniblement acquitté de mes 800m… disons qu’il y avait derrière moi encore une grosse vingtaine de nageurs sur un peloton de 150 participants.

On the road again

Après une transition rapide car je me suis bien organisé cette fois-ci, je pars sur mon vélo Peugeot carbone prêté par une voisine cycliste (oui, une voisine de 65 ans qui roule en carbone et envoie du lourd !). J’ai beaucoup de concurrents a rattrapé après une nage si désastreuse mais je suis venu avant tout pour prendre du plaisir donc, je suis cool et je profite du joli tracé organisé à l’extérieur du château : 2 boucles de 20 km.

Oui, j’ai bien dit 2 boucles sauf qu’à l’approche de la première, doublé par les coureurs du triathlon sprint, je me suis retrouvé avec un athlète de tête et un bénévole m’a orienté du côté château pensant que moi aussi j’arrivais… nous avions bien des dossards différents mais je pense qu’avec la vitesse et étant plusieurs, il n’a pas vu et moi, bêtement, j’ai suivi son drapeau sans me poser de question. Arrivée en zone de transition, stupeur ! un arbitre vient me voir et m’explique que je devrai être en amont…trop tard selon lui pour faire demi-tour . Il me conseille donc de switcher sur le format sprint et m’informe que je ne serai pas classé bien entendu ; « c’est pas grave, je m’amuse vraiment, laissez-moi simplement continuer ?! »

Voilà, c’est moi qui a gagné le concours du jour avec non pas une boucle en plus mais une boucle en moins ;). Je retiendrais de cette mésaventure, l’ambiance délirante de la foule lorsque je suis arrivée en zone de transition avec les premiers athlètes, le public comme les bénévoles étaient avec nous, c’était juste énorme.

4 km à fond !

Vous pouvez imaginer qu’après seulement 20 bornes de vélo, j’étais bien frais donc, je suis parti sur le parcours de course à pied en trombe, me disant que j’allais me mettre une petite misère pour compenser et vraiment, je me suis fait plaisir. Avec moi, la première féminine du format « sprint », Justine Lechien, était au galop le long de l’hippodrome !

Les meilleurs choses ayant une fin, je me suis arrêté sans franchir la ligne avec un pincement au coeur et des bénévoles qui ne comprenaient pas pourquoi je refusais de franchir la ligne alors que j’étais un des 1ers ! oui, sauf que…

Les résultats complets de week-end ici.

Je reviendrai ici et peut-être même que nous (en famille) irons l’an prochain au Royaume-Unis pour participer à l’une des autres épreuves du Challenge Castles Triathlon Series car l’ambiance était excellente. Et je ne participerai pas seul ! La famille compte désormais un nouveau fan : Tom.

 


Triathlon Panthère rose 11-12 ans (200m / 4 km / 2 km)photo-14

Cette épreuve me paraissait idéale pour Tom et une reprise « fun » du sport en mode compétition. Bon, le site est tellement majestueux qu’à son arrivée et devant la très grosse ambiance, il a eu comme une petite boule au ventre…

Ayant terminé ma course, j’étais 100% à son attention pour l’aider à se préparer et en plus, nos supporters (à savoir Marie et sa soeur Mathilde) étaient présentes ! Il a fallu quand même attendre le briefing (bilingue SVP) pour qu’il se détende un peu et rentre dans sa course… un peu trop même.

Le triathlon est une discipline hyper exigeante alors si vous cumuler en plus l’absence d’expérience, le manque d’entraînement, le stress lié à l’ambiance de la compétition et le caractère très spécifique des transitions entre chaque épreuve, vous n’êtes pas en terrain conquis. Je le savais mais j’ai misé sur sa « niaque » pour s’en sortir et découvrir ainsi quelque chose de totalement nouveau.

Après 38 minutes d’effort et une natation vraiment difficile (il est parti à fond !), il a franchi la ligne d’arrivée le visage un peu fermé, légèrement déçu mais surtout très frustré : « plus jamais ! le vélo et la course ok, mais la nage avec les canards… ». Moi, je l’ai félicité et j’ai attendu que sa première impression évolue.

Je dois dire que j’ai été admiratif des enfants/jeunes pendant l’après-midi car ils avaient tous une telle motivation dans l’effort.

En fin de journée, de retour ensemble avec les vélos dans le coffre, nous avons discuté de ce que pourrait bien être notre prochain triathlon bien entendu… la magie de Chantilly avait opéré :)

La Traversée du Verbier St Bernard en Hoka : retour d’expérience

Quand tu chausses une paire de Hoka au départ d’un trail, il faut t’attendre à deux types de réactions : la curiosité et l’incrédulité. D’ailleurs, c’est souvent l’incrédulité (c’est quoi ces trucs ,!) qui précède une forme de curiosité quasi envieuse… j’ai pu vérifier tout cela lors du (superbe) trail Verbier St Bernard il y a un mois. Voici ce que je peux dire de cette nouvelle expérience :

Pourquoi choisir des HOKA ?

Pour ce qui me concerne, la réponse est évidente et se résume à deux mots « confort » et « rendement ». J’ai testé cette marque pour la première fois sur le trail du Ventoux en 2012 et l’impression de confort liée essentiellement à son amorti m’a particulièrement plu et convaincu. Plus que toute autre marque de chaussure de running, il faut essayer les Hoka sur un trail pour se faire une opinion. Un footing de test vous permettra d’apprécier le confort; de ressentir les sensations assez uniques que procurent la chaussure mais pour lever quelques freins que j’entends souvent sur la stabilité, et le dynamisme, il faut courir avec un trail un peu engagé. On apprécie alors les qualités de la marque ou pas et cela peut arriver car on aime ou non les sensations en Hoka, il n’y a pas de demie mesure…

Lesquelles choisir ?

C’est vrai que depuis la création de la marque en 2009, le concept s’est bien développé et très nettement amélioré sur la plan de la conception et de la fabrication aussi pour apporter des produits finis plus ciblés aux besoins des coureurs et aussi plus solides même si sur ce point, j’ai encore quelques attentes.

La gamme est donc aujourd’hui très complète avec des modèles offrant un max de drop (Mafate) ou moins (Rapa Nui), beaucoup de protection (Mafate) ou un peu moins (Stinson ou Rapa Nui)… pour la route (Conquest), pour les sentiers peu techniques, la forêt (Bondi)…bref il y en a pour tous les goûts et même toutes les couleurs !

Faites vous conseiller avant d’acheter, il y a pour cela le Hoka Test Tour ou les boutiques spécialisées. A Paris, vous pourrez parler des Hoka avec Agnès chez Team Outdoor – j’y ai acheté mes Stinson Evo.

Tout savoir sur HOKA et les différents modèles ici.

IMG_1335[1]Le Verbier en Hoka One One Stinson Evo

J’ai choisi de courir à Verbier avec les Stinson Evo. Je connaissais déjà la Mafate et la Bondi mais je voulais un modèle moins « imposant » que la Mafate et pour les sentiers de Verbier, la Bondi n’est pas assez typée trail à mon sens.

La Stinson est un modèle universel, avec différents drops (sous Meta: 26mm – sous Talon: 32mm / Drop: 6mm) et une protection suffisante à mon avis. Son poids est de 320 gr en taille 42, ce qui est très bon par rapport au marché de la chaussure trail standard (hors minimalisme).

Je voulais des Hoka pour courir la TVSB car je savais que j’allais courir longtemps et l’amorti devient dans ce cas un point clé pour moi qui suis fragile de la zone lombaires. Je dois dire qu’après un peu moins de 14h00 d’effort, elles ont plus que fait le job et j’ai pris du plaisir à les chausser : je ferais le même choix si c’était à refaire.

Les conditions météo n’ont pas été bonnes cette années et il y a eu beaucoup de boue surphoto 2(7) les sentiers, ça patinait sévère pour tout monde et là, que tu sois en Hoka ou en Speed Cross, on était tous logés à la même enseigne ! Pour autant, je n’ai pas plus galéré que les autres et je dirais même que parfois, j’avais plus d’assurance pour rentrer dedans et dévaler les pistes boueuses…ce qui m’a valu quelques glissades que j’ai rattrapé grâce aux bâtons. Le cramponnage est meilleur à mon sens que celui de la Mafate, et cela se retrouve au niveau de l’accroche qui pourrait malgré tout être encore améliorée pour les sols humides (notamment les pierres).

Pour ce qui est de la stabilité de la chaussure qui est tout de même un peu « perchée » en hauteur, je ne me pose pas vraiment de questions car je strapes systématiquement les chevilles sur un trail comme le TVSB, à partir de là, plus de problèmes. La semelle de la Stinson a une bonne assise cependant, bien meilleure qu’une Bondi qui est plus étroite et donc un peu moins stable pour moi, c’est pour cela que je mets les Bondi pour les sentiers peu techniques et la forêt (un pur bonheur).

Et la solidité alors ?

Il est encore un peu tôt pour juger ma paire de Stinson Evo mais elle a bien résisté aux conditions difficiles de Verbier, la semelle est impec’ et le mesh qui a pris un petit pète  est aussi en parfait état. Si j’en juge par rapport à mes deux autres paires (Bondi et Mafate), la qualité de la gomme des semelles s’est nettement améliorée, ce qui est une excellente nouvelle pour des chaussures de trail !

Hoka est une histoire de sensations alors je laisse à chaque coureur le soin de se faire la sienne mais surtout, testez dans de bonnes et de vraies conditions car cela change tout !

D’autres tests et opinions à lire :

Johan de dosedetrail est un autre (grand) amateur de HOKA

Track&News test de la Stinson Evo

Wider mag test de la Stinson Evo