Allison Stokke

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Aujourd’hui, je suis "tombé" par hasard sur une série de blogs qui relaient cette image..d’Allison Stokke, jeune perchiste américaine de 18 ans. Cette image est à l’origine d’un buzz qui frôle l’hystérie collective, et dont on ne peut regretter qu’une seule chose : le caractère extrêmement limitée puisque la grande majorité des posts portent sur la plastique (irréprochable il est vrai) d’Allison Stokke sans nous expliquer qui elle est vraiment.

En poursuivant mon chemin, j’ai trouvé une interview intéressante qui permet d’en savoir un peu plus sur cette jeune perchiste pleine d’avenir ici.

La perche était initialement une discipline de gymnastique, laquelle a été intégrée à l’athlétisme au 18ème siècle. Cette discipline est l’une des plus exigeantes, nécessitant des qualités complexes (vitesse de base importante, précision, sens de l’équilibre). Je trouve que les perchistes forcent une forme de respect très particulier au sein des athlètes.

Pour information, Allison Stokke s’est récemment exprimée sur le site du Washington Post.com.

Quant aux nombreux posts, si en plus des formes, on pouvait avoir le fond…

Partir vite et finir encore plus vite

La fin de la saison approche. Serris (le 10 juin), la Transbaie (le 24 juin), puis il sera temps d’aller user le bitume de Corse pour 15 jours. Plus beaucoup de temps pour réaliser les – de 37"30 sur 10km…

A moins de ne changer radicalement de travail préparatoire ? On dit que les coureurs Kenyans réalisent beaucoup de leurs footings à des allures très rapides : partir vite et finir encore plus vite. Ce genre de sortie est très dur et la montée de lactates est importante – c’est peut-être aussi pour cela que l’entraînement est profitable si l’on sait rester raisonnable et réaliste par rapport à ses propres qualités physiologiques.

Ce type de séances peut-il avoir un effet quelconque sur moi ? Peut-il avoir un effet bénéfique à aussi brève échéance ?

Ce matin, j’ai réalisé mon premier footing sur ce modèle pour une durée d’1 heure.

Réponse le 10 juin prochain.

Travail intermittent : du nouveau pour le 30"/30"

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur l’intérêt du travail par intermittence, sur le fait qu’en moyenne, un coureur maintient sa VMA entre 5 et 9mn et que toute la question est donc de pouvoir courir sur des durées plus longues afin d’augmenter la VMA.

Véronique Billat a démontré qu’un entraînement à base de 30s vite – 30s lent permet d’augmenter la VMA. La séance type prévoit 30s à VMA et même légèrement plus pour les plus aguerris (110 à 115%) et une récupération à 70% de VMA. A partir de là, une question importante pour les coureurs est savoir déterminer le nombre des répétitions de 30/30, leur intensité et leur vitesse de récupération. Il s’agit d’éviter de travailler sur des faux rythmes ou de se « cramer », ce qui peut générer des problèmes de récupération physique et de la fatigue…

C’est justement sur ces questions fondamentales que les travaux ont progressé dernièrement.

Nombre de répétitions, intensité et vitesse de récupération
Pour cet exercice à la portée de toutes et tous, c’est la variable entre la vitesse au seuil et la vitesse de footing qui détermine la conduite de la séance. Un coureur dont la variable entre seuil et vitesse de base est faible aura tout intérêt à limiter le nombre de répétitions pour éviter de générer trop de fatigue – je pense à une douzaine en moyenne. Celui qui a une amplitude plus importante pourra en revanche faire plus de répétitions – je pense entre 15 et 20 en moyenne. On peut ainsi courir de 6mn jusqu’à 10mn à VMA.

Une affaire de balance selon les conditions de forme et d’environnement
Une fois ces paramètres intégrés, il reste à tenir compte comme toujours de ses propres sensations, de la forme du moment, de son planning de préparation (phase de développement de l’endurance, phase de développement de l’intensité, phase d’affûtage, phase de récupération), de la topographie des lieux où l’on réalise la séance, et bien entendu de la météo.
Il faut ensuite ne pas hésiter à abaisser sa vitesse de récupération (30s lent) pour augmenter l’intensité de sa vitesse. On peut également introduire des variantes et travailler vite 45s et récupérer 15s à 60% : ce travail étant selon moi plus difficile et réserver aux coureurs réguliers et disposant de qualités physiologiques bonnes.
Enfin, on peut rendre l’exercice plus simple en faisant découpant la séance en deux partie, avec une pause de 2 à 3mn de récupération – par exemple 6 x 30/30, récup’ 3mn puis 6 x 30/30.

Quelques définitions :
VMA : vitesse de course à laquelle un coureur atteint sa consommation maximale d’O2.

Travail intermittent :
travail qui alterne des phases d’entraînement différentes, rapides et plus lentes.

Alcool et running : j’ai testé pour vous

Et je dois dire en préambule que je n’en tire aucune fierté.

Mon idée était de comprendre ces 6 derniers mois quels sont les effets ressentis de la consommation d’alcool sur la pratique de la course à pied à très court terme – parce qu’à long terme, il est établi médicalement que le capital santé est sévèrement engagé en cas de consommation répétée et abusive : cela n’est pas contestable.

Donc, à plusieurs reprises (4 exactement), j’ai mis a profit mes soirées pour augmenter de façon significative ma consommation d’alcool (long drink à base de Coca et de whisky) allant jusqu’à plus d’un demi-litre de whisky, moi qui en temps normal (parce que là, on approche la paranormal), consomme 24cl au maximum.

Le résultat dans l’instant est correct et je dois dire que je sais me tenir jusqu’au bout de la soirée : aune parole déplacée même si elles sont abondantes ! et pas un seul vomi…de quoi être vraiment fier.

Pour ce qui concerne les lendemains, c’est là que l’expérience commençait puisque je me suis entraîné normalement après chacune de ces soirées. Les impressions sont les suivantes :

- Très bonnes sensations à la course, une sensation d’aisance sur le plan physique presque perturbante, surtout qu’elle a été accompagnée systématiquement d’une baisse de la vigilance pendant le footing avec une très mauvaise appréciation de terrain,

- Fragilité importante sur le plan musculaire : deux sorties se sont soldées par des crampes importantes et surtout une douleur au mollet gauche qui a provoqué 2 semaines d’arrêt (bingo !),

- Une très grande difficulté de récupération après les sorties longues et une sensation de soif persistante assez désagréable.

Bilan : sans appel. L’alcool ne provoque pas que de la dépendance, elle permet visiblement et chez certaines personnes d’accéder à une sensation de bien être qui est particulièrement trompeuse. On le savait déjà, mais pour ce qui concerne la pratique de la course à pied, les choses étaient moins clairs pour moi (absence de littérrature scientifique sur le sujet). Là, je dois dire que l’effet est incontestable. D’autre part, la consommation d’alcool multiplie les risques de blessures et daccidents physiques pendant et après la pratique.

L’expérience est terminée : désormais, ce sera Château La pompe pour tout le monde !

Cliquez ici pour lire quelques échanges sur le forum courseapied.net

Nicolas Sarkozy : entre deux runs…

Il fallait y penser mais surtout, il fallait oser.

Oser la course à pied comme symbole de la rupture,

Oser la course à pied comme un geste de proximité avec les Français qui la pratiquent pour à 44% ,

Oser la course à pied comme symbole du dynamisme et de la bonne santé,

Oser la course à pied commun élément clé de la communication,

Oser la course à pied pour faire la couv’ de Libé ??

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Non, faut être sérieux. Dans tous les cas, on savait déjà que le nouveau Président était pro"atlantiste", on sait maintenant qu’en plus, il coure en Nike…ça va nous changer la vie…où au moins de la Corona et de la tête de veau !

Merci pour la promo mais il faudra surtout penser dans les mois qui viennent à accroître la lutte anti-dopage en France et donc à augmenter les moyens des Fédérations et de l’AFLD.

On attend cela depuis si longtemps qu’on aimerait penser que désormais, tout devient possible…

Y-a-t-il un moment idéal pour courrir ?

Pour faire court, j’ai tout essayé : matin, midi et soir.

Le matin (à la fraîche), présente un bénéfice certain au niveau du moral puisqu’à ce moment de la journée, on y produit naturellement une bonne quantité d’endorphines (hormone du plaisir et du bien-être). D’où une sensation très agréable qui s’en suit pour débuter la journée de travail. Attention cependant car le bénéfice est réel si l’on fait une sortie d’endurance d’une durée de 45mn en moyenne. Si l’on veut pratiquer une séance plus spécifique et avec du fractionné, l’exercice est plus délicat car au petit matin, muscles et tendons se réveillent également et la mise en action est donc plus longue. Il faut donc un bon échauffement pour éviter le risque de blessures, surtout si ces sorties matinales sont répétitives. Penser à prendre au retour un solide petit-déjeuner qui pourra jusqu’à comprendre des protéines (jambon avec un oeuf + laitage + fruit) si l’entraînement a été intensif. Ensuite, on attaque la partie plus technique de l’échauffement – je donne un exemple plus bas.

Le midi : l’avantage principal est que le corps est en pleine possession de ces moyens du point de vue chronobiologique. La coupure avec le travail est bénéfique également sur le plan psychologique. La précaution à prendre est double : sur le plan alimentaire, il faut penser à prendre après le footing un repas équilibré qui peut être simple (sandwiche crudité jambon / un laitage et un fruit sans oublier de boire de l’eau) ; il faut également prendre une bonne douche car l‘hygiène est un élément important de la récupération du sportif.

Le soir : souvent le moment de la journée privilégié par les sportifs (et surtout les licenciés en clubs !). Après une bonne journée de travail, il peut être bon de se changer les idées et de décompresser avec un footing d’heure qui permet de réguler l’esprit et le corps. Attention, si le footing est réalisé tard en soirée, le sommeil peut être difficile et il faut donc tenir compte de se paramètre qui est très individuel.

Pour le reste, dans tous les cas, l’alimentation, l’hygiène et la récupération sont les trois fondamentaux d’une bonne pratique du jogging au long cours, que ce soit pour progresser ou simplement pour la forme.

Ma séance matinale de fractionné court :

- 15mn de footing à 70% de FCM puis 15 à 20 30s vite/30s lent + 5 à 8mn de retour de calme.

Souleymane Diamanka sur mon Ipod

Depuis que j’ai mon Ipod, je fais des rencontres musicales surprenantes. Oui, je suis devenu un peu plus curieux, à la recherche de nouvelles sonorités musicales pour m’accompagner lors de mes sorties matinales.

La dernière rencontre est celle de Souleymane Diamanka, slammeur Bordelais et Africain de l’Ouest. Les textes sont justes, simple et beau à la fois…les textes de Souleymane sont accompagnés d’une musique qui les rend particulièrement agréable, et je ne parle pas de la voix sombre et grave qui transporte autant qu’elle dérange parfois par son obscurité. Souleymane pratique l’art oratoire, un genre que j’ai découvert.

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Il y a quelques semaines, j’évoquais l’arrivée du Marathon des sables 2007. "Je te salue vieux Sahara" de Souleymane ne laissera assurément aucun adepte de ce voyage intérieur indifférent. Juste pour le plaisir, quelques lignes :
Je te salue vieux Sahara

Désert éteint chagrin de sable

Faiseur de mirages et de fables

Où les songes sortent s’aérer

Je te salue vieux Sahara

Mon grain de voix souffre de la soif

Mais ça ira

Si mon souffle te suffit vieux Sahara

(…) pour la suite, il vaut mieux écouter l’album et surtout ne pas hésiter à le mettre sur une playlist spéciale…pour les grandes sorties uniquement.

Les addictions sans drogue

J’ai déjà évoqué sur ce blog l’addiction du runner. Le magazine Science & Vie de mai 2007 propose un dossier complet et particulièrement bien documenté sur les addictions dont celles émergentes, sans drogue. Le sport y figure parmi les nouvelles formes et fait l’objet d’une explication par Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France.

A lire sans retenue !

Le coureur à pied est-il un résilien ?

Le concept de résilience est assez complexe à expliquer mais je le résume personnellement à la capacité d’un individu à se projeter dans l’avenir et à faire face à l’adversité, à un traumatisme et à se construire malgré ces situations complexes. Il s’agit d’une attitude d’auto-défense pour mieux surmonter les difficultés qui se présentent et aller de l’avant – Marie Anaut à publié sur la résilience aux éditions Nathan, collection 128.

La réalisation de la performance en course à pied et le fait d’atteindre un objectif malgré les difficultés liées à l’entraînement ainsi qu’à la compétition me semblent être des situations où le mécanisme de résilience intervient : si vous voulez atteindre votre objectif, vous ne pouvez pas vous permettre de reculer, de douter. Quel que soit le prix à payer, et les sacrifices à réaliser, vous y arriverez et surmonterez ces difficultés car vous voulez plus que tout vous projeter vers la réussite de cet objectif. En cela, la récente performance des coureurs d’ultra au Marathon des sables est un bon exemple de résilience.

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La résilience est-elle la clé de la réussite ? je ne dis pas du bonheur car il y a bien des façons de prendre du plaisir en course à pied sans viser la performance. Mais qui n’a jamais rêvé de dépasser une fois seulement ses propres limites, juste pour en connaître la frontière…

De notre capacité à repousser la contrainte d’un entraînement quotidien parfois fastidieux, à pousser certaines de nos sorties préparatoires pour mieux apprendre à gérer la douleur, à faire reculer le doute sur nos capacités, dépend sans doute la réussite de la performance : c’est une forme de résilience.

Les fouteux pas si mauvais après tout…

Bon, je préfère annoncer la couleur d’entrée pour m’éviter une fronde du genre "c’est honteux d’écrire des trucs comme ça"…en tant que coureur à pied depuis mon plus jeune âge, ce qui me donne un crédit en course à pied de 25 ans sur mes 37 actuels, j’ai cohabité une bonne partie sur les stades avec ces sportifs étranges qui, parfois, passent plus de temps pendant l’entraînement à parler et s’invectiver qu’à pratiquer la discipline du ballon rond !

Aussi, mon opinion est et a toujours été réservée sur les footballeurs et j’admets que c’est là un préjugé assez vilain.

Pourtant, ce soir, je viens de lire un article assez original qui pourrait, avec une petite déprime en plus tout de même, me faire changer d’opinion sur les "fouteux". Oui, cela pourrait arriver car j’apprends dans un court mais très bon article du magazine Volodalen (cliquez ici) que les fouteux peuvent courir jusqu’à plus de 11km par match !

Et oui, et il faut vous dire que pendant tout ce temps, il y a des supporters qui les regardent…on comprend mieux que ces êtres étranges, les supporteux de fouteux, aient si soif après certains matchs ! Or, l’hydratation, on sait que c’est important.