Publié par : runonline | novembre 4, 2009

Addiction au sport et vie de famille

Je parle souvent de dépendance à la course à pied parfois d’addiction. Beaucoup de personnes utilisent ce mot “je suis addict” à ceci “à cela”. Soyons précis, un type qui coure plus de douze par semaine n’est pas frocément “addict”, il est forcément motivé, sans aucun doute passionné…mais pas “addict” pour autant. Pour moi, l’addiction commence avec l’arrêt forcé (sur blessure par exemple) de la pratique du sport et dans le cas présent de la course à pied. C’est la là qu’on ressent ou pas la sensation de manque et parfois le besoin de compenser…

Je dis cela car une chaîne de TV prépare actuellement un reportage très interressant sur l’addiction au sport et la vie de famille : comment cela se traduit-il ? Comment celui qui pratique et ne peut s’en passer vit au quotidien ? comment cela se répercute-t-il sur la famille (femme, enfants) ? Sur l’entourage ? Cela soulève des questions d’organisation mais il s’agit aussi du ressenti des proches…

Bref, je devais y participer mais ce ne sera finalement pas possible pour moi donc si pensez : être concerné, avoir des choses à dire (à confesser ?), être prêt et vos proches à parler devant une caméra pour témoigner et donc à accueillir une équipe temporairement dans l’intimité de votre quotidien, manifestez-vous et je on verra ce que l’on peut faire.

Ceux qui me lisent le savent : parler, expliquer la façon dont on vit les choses, c’est une aventure à part entière…

 

Magazine_n__64___4aeabea789326_90x90NB : achetez et lisez le numéro de novembre d’Ultrafondus, c’est une pure merveille d’humour et d’analyse sur les fondus de course à pied.

 


Réponses

  1. As-tu trouvé des volontaires ?

    :-) Pas évident d’avouer qu’on est drogué … C’est à la limite du coming out.

    • Non, à croire en effet que c’est un plus gros tabou qu’on ne pense ou alors que peu de personne sont à l’aise devant l’idée d’être suivi par une caméra dans leur intimité. Ce que je comprends mais l’équipe est pourtant très bien.
      Ca te dit pas ?

  2. Je ne suis pas à proprement parler un addict (4 séances par semaine sur la base de plans d’entraînement, 10/15 courses par an + mes articles sur Wanarun.net). Je pense qu’ils cherchent plutôt un “fondu” de chez fondu.

    • je trouve que la définition est difficile car beaucoup de personnes et de sportifs se définisse par rapport à un volume d’activité – ce qui me semble à côté de la plaque car être motivé et avoir du temps n’est pas une dépendance. non, moi, je la défini plus par rapport à un état de mal être ressenti et de bien être ensuite.
      ça se discute comme dirait un animateur bien connu…

  3. Ton approche du problème est effectivement la bonne. Par contre, avec la télé, on ne sait jamais trop quoi penser sur la manière de présenter les choses. Sont-ils dans une optique raisonnée et scientitique sur l’état de manque sans surenchère ou au contraire cherchent-ils à montrer des gens qui ne pensent qu’à la course à pied allant jusqu’à l’abandon de famille … Si c’est une approche intelligente qui est privilégiée, de nombreux coureurs (moi le premier d’ailleurs) pourraient être intéressés par le reportage, si c’est plus une approche de type M6 (genre Maman cherche l’amour ou BelleTouteNue …), les volontaires risquent de se compter.

    • Pas d’inquiétude, j’en parle car j’étais sur le point de la faire après avoir discuté à plusieurs reprise avec le responsable du tournage. Il s’agit d’une approche centrée sur le coureur “addict”, sa famille, son entourage proche : comment il vit cela au sein des siens, comment eux le vivent, partage-t-il sa passion ? qu’en pensent ses proches ? beaucoup de questions qu’on se posent tous régulièrement. Mais il n’y a pas de recherche du sensationnel, d’un potentiel conflit au sein du foyer à cause du temps consacré à cela…on est plus dans “comment vit la famille ?” car tu sais que cela demande pas mal d’organisation : par exemple, moi, il m’arrive d’aller à des soirées chez les amis en courant pour “glisser” une petite sortie en + ! C’est peu commun sans être extraordinaire mais ce que l’équipe veut comprendre, c’est comment nous et ceux qui sont autour de nous le comprennent et le vivent.
      Tu sais, je trouve que c’est une belle occasion de montrer qu’un coureur n’est pas untype égoiste qui ne pense qu’à ses entrainement…moi, je voulais montrer les toutes les personnes que j’ai amené à la course, juste en communiquant ma passion et ma joie de la faire (ils sont quand même assez nombreux !!
      Et puis, Vincent, mon contact, est disposé à rencontrer la personne avant pour bien caler les choses. C’est très pro.
      adjugé ? si oui, je te donne son mail via ton adresse mail perso, hors du blog.

  4. OK donne-moi son mail. On verra bien …

  5. Fait quand même réfléchir cet article… Quand on se mets à planifier sa sortie 2 jours avant, l’itinéraire et les repas ou quand l’épouse vous lance un ” faut que tu ailles courir, çà ira mieux après !”. Est de la dépendance ou de l’adiction ?

    • tu es le seul à le savoir en fait… peux-tu stopper du jour au lendemain ta préparation sans problème et pendant plusieurs semaines ? es-tu frustré si tu loupes une séance d’entrainement ? es-tu stressé par l’idée de devoir reporter une séance ?
      Ensuite, il faut réussir à mettre tout cela en perspective avec une échelle pour graduer ce que tu ressents. Il faut tout de même prendre du recul et faire la part des choses sur l’addiction, à savoir par exemple si tu le vis bien ou plutôt comme un problème ?

  6. Oh que oui, je le vis bien :-)
    Ce sentiment de bien-être après chaque course comme … euh je risque de passer pour un obsédé :-) )))


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