Fractionné et interval training : vous faites la différence ?

Ce mois-ci, dans le numéro 46 d’Esprit Trail, il y a une interview/rencontre avec Eric Lacroix, le nouveau coach du Team Asics (Eric prépare également le team presse au trail Gapen’ cimes).

En lisant l’article, un commentaire d’Eric m’a interpellé. Il souligne une différence notoire entre le travail de fractionné et l’interval training, alors que ces deux concepts sont souvent confondus…et bien oui, je dois dire qu’en relisant plusieurs de mes posts, je fais cette confusion et j’avoue même une petite difficulté à les différencier.

Autant la définition de l’interval training me semble simple : répétition de phases de course relativement courtes, entre-coupées par des phases de récupérations. C’est pendant cet interval de récupération que le travail cardiovasculaire est important. Il n’y a pas de rapport entre le temps couru et le temps récupéré. Le point de contrôle est la FC qui ne doit pas redescendre sous une certaine valeur (120/130 puls) pendant la phase de récup’.

Le fractionné, lui, est le découpage d’une distance totale en fractions (10 x 200m pour 2000m) de façon à pouvoir la courir plus rapidement. Ici, le temps de récupération est dit "temps mort" et souvent plus long que la phase couru.

Ma distinction se limite à cela et je m’interroge sur son exactitude. J’ai trouvé ces définitions (ici) sur Volodalen.

Qu’en pensez-vous ?

 

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8 réflexions sur “Fractionné et interval training : vous faites la différence ?

  1. Je trouve ça intéressant. Le fractionné serait donc plus difficile parce que lorsque la récupération est «temps mort» ou non couru, l’acide lactique a le temps de redescendre dans les jambes et c’est plus difficile de repartir. Mais l’important dans tout ça, c’est de travailler la VMA ( vitesse maximale aérobie ).

  2. au club, y a souvent confusions aussi entre interval training et fractionné. A chaque fois la récupération se fait trop rapidement par rapport à l’objectif de l’exercice, et ce, même sur le fractionné alors que rien n’impose une récupération active.

    Après, avec le coach, c’était que de l’interval training, à base de 30/30 1/1 and co… donc pas trop de question à se poser à ce sujet.

    • @Jean-Philippe : ce qui me semble important, c’est en effet ce qu’on met dedans et du coup, je me suis dit que ma façon de travailler n’était peut-être pas assez différenciée d’une séance à l’autre, bref un travail trop identique et pas assez varié ?? Après, les terminologies, ce n’est pas une priorité mais bon..si tu as quelques mouches…j’suis preneur !

      PS. désolé, j’ai censuré le début de ta phrase car ma mère consulte mon blog régulièrement :-)

  3. idem que JP, sauf que les mouches n’y sont pour rien et c’est juste une histoire de traduction / anglicisme.

    Dans ce que j’ai compris des trucs d’entrainement, soit on entretien / développe sa vo2 (répétition courtes par rapport au temps d’effort), soit on travaille son économie de course avec des temps d’effort longs.

    On ajoute en plus du footing pépère en endurance et du seuil / ema et voilà la semaine du coureur bouclée ;)

  4. Pour aller plus loin en fait, il y a des coureurs qui cherchent à comprendre un peu ce qu’ils font à l’entraînement et d’autres qui s’entraînent à comprendre ce que cherchent les coureurs. Mais bon, c’est dans la nature humaine, certains cherchent et d’autres critiquent, c’est normal, et ça fait avancer les choses…
    Bon en bref, l’e……….de mouche, c’est moi, désolé !

    Bon il est vrai qu’on se perd souvent dans la terminologie de la course à pied (il faudrait peut être faire un dictionnaire, non ?), pour une pratique ou il faut bien le dire, il faut juste mettre un pied devant l’autre…

    Ceci dit, le terme de fractionné est emprunté à l’école américaine pour désigner un travail surtout sur piste afin de préparer des épreuves bien ciblées (1500m, miles, 5000m…). En fait on doit fractionner la distance et réaliser les allures de course. Par exemple quelqu’un qui prépare un 1500 en 4′ peut faire 3 x 500m en 1’20" en tentant de réduire au fur et à mesure la récupération (pincée). Mais ce n’est pas forcément du lactique comme indiqué par certains car on peut préparer un 10 km en 40′ en faisant 5 x 2km en 8′ en pinçant la récupération soit sur cette séance, soit sur une autre réalisée par exemple 15 jours plus tard. Et là on fait pas trop de lactique.. Et encore faut-il savoir quelle dose lactique ! On se rend compte désormais que c’est plus le coefficient respiratoire qui importe (l’équilibre entre l’absorption d’O2 et le rejet de CO2) ou ce qu’on appelle dans le jargon scientifique les seuils ventilatoires.

    L’Interval Training ou IT (terme très ancien !) mais réactualisé permet lui, de travailler à des % de VMA sur des séquences plus ou moins longues.
    On peut parler d’IT à VMA en travaillant par exemple 2 fois et demi son temps de maintien à VMA: exemple: vous évaluez à 15km/h votre VMA (test triangulaire du genre Vameval), et vous testez combien de temps vous tenez cette allure sur piste (ex: 6′ à 4′ au km).
    Vous pouvez faire de l’IT VMA de l’ordre de 15′ (2,5 x 6). Cela donne par exemple 15 x 1′ tr: 1′, ou 7 x 2′ tr: 1′, ou 7 x 500m en 2′…
    Bref un volume conséquent qui correspond à votre niveau et donc aussi pour pouvoir progresser intelligemment :)

    Il y a justement l’école Américaine avec Sir Jack Daniels(ce n’est pas le whisky !!) qui travaille sur ce concept avec par exemple et pour résumer :

    Le seuil ventilatoire 2 ou Threshold Pace Race
    Renforcer le domaine aérobie de manière qualitative
    Intensité % de VMA 85/90%
    % de Fc 88/92%
    Travail du rythme (tempo): Intervals Trainings long:Tempo: 20/60’
    Reps < 15’ tr: 1/5
    Exemple: 3 x 8' tr: 1', 3 x12' tr: 2' , 3 x 2km tr: 3', 3 x 3km tr: 4', etc…

    Allure Marathon (ou seuil ventilatoire 1)
    ETravail du «train» et de l’alure longue pour le trail
    % de VMA: 75/85%
    % de Fc :80/90%
    Longues répétitions- Entraînement continu: pas plus de 1h30’ ou 20km
    Exemple: 2 x 20' tr: 3', 2 x 30' tr: 5'

    Bon c'est vrai c'est peut être mieux de faire que footing et de se dire que c'est que du plaisir !!
    Mais bon si la prudence est partout, le courage est nul part…

    Au plaisir sur la toile ou dans les sentiers alors…
    Eric LACROIX

    • @Eric : merci de participer ! je suis 100% d’accord sur le fait qu’on peut tous mettre un pied devant l’autre, mais après, il y la manière de faire et surtout d’y parvenir du mieux possible et moi, c’est ce qui m’intéresse.
      Je me rends compte que mes séances de fractionné ne sont pas très variées, voire assez répétitives, ce qui explique peut-être certains échecs – 30/30, 60/60…c’est pas très courageux pour le coup. En fait, j’ai l’impression que pour la pratique du trail, le travail d’IT sur un pourcentage de VMA est bien adapté et plus spécifique pour améliorer certaines qualités comme le travail du rythme.
      j’aime bien l’idée du dicionnaire car c’est vrai que beaucoup (trop ?) de définitions circulent mais qui a l’autorité et la légitimité pour diriger un tel travail ? Un collectif ? Dans le domaine médical, on monterait un groupe d’experts multidisciplinaires pour échanger, débattre et trancher afin de sortir un document de référence.
      Le tout sans aucune mouche :-)

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