Entre Dhuis et Marne : le off improvisé du week-end

Jeudi dernier, en lisant le dernier numéro de Zatopek (n°22), je tombe sur l’annonce d’un trail à côté de chez moi le 8 mai, « Entre Dhuis et Marne », 16 KM de Pomponne (77).

Je me dis que plutôt qu’une sortie seul, je pourrais bien le faire mais manque de chance, en me renseignant, j’apprends que l’organisation a suspendu les inscriptions en raison d’un succès inattendu ! Très déçu, je décide de le faire en off et me voici parti ce matin à 8h00 avec Eliott pour Pomponne en direction du (futur) départ avec mon plan.

Il pleut des cordes en arrivant sur place mais je suis motivé et je m’engage sur le sentier qui part du stade de Thorigny : un petite portion verte, 200m de route et puis je rentre sur un chemin de campagne particulièrement boueux. Il est clair que si le temps est à l’identique dans 8 jours, il va falloir des chaussures à crampons car ça glisse beaucoup !

Ce trail propose très peu de dénivelé, 150 m, donc, autant dire qu’il s’agit d’une course verte de campagne sans difficulté sauf si la météo s’invite !

En effet, après quelques kilomètres de course, je rentre sur un sentier stabilisé bien plat mais assez exposé au vent, ce qui rend ma progression très difficile. D’ailleurs, sous l’effet du vent et de la pluie, je me perds et ne retrouve plus mon chemin ! Là, je me rends compte d’une erreur évidente : par temps de pluie, on plastifie sa feuille de route ! Et oui, la mienne est désormais trempée et illisible.

Je décide de suivre la Dhuise en direction de la forêt de Vallières, qui me sépare du parc de Jabline. Je cours depuis 1h00 et je suis bien en jambes mais les pieds tellement mouillés que je décide de rebrousser chemin car même Eliott ne semble plus apprécier.

Je rentre donc en empruntant un tronçon du GR 14A qui me ramène jusqu’à la ligne d’arrivée, au stade de Thorigny : 1h45 de footing, kilométrage inconnu car mon Garmin était déchargé…je pense avoir fait plus ou moins les 16 km mais avec des variantes différentes du tracé officiel.

Pour autant, j’ai trouvé ce parcours sympa et différent des nombreuses courses sur route qui sont proposées dans la région. Le 8 mai, je me présenterai donc sur place en espérant pouvoir récupérer un dossard si il y a des désistements…

Faut pas prendre ma vessie pour une lanterne !

Il y a quelques minutes, en échangeant quelques SMS avec mon ami Lexel sur le Trail des Hauts Forts, je me renseigne un peu et je décide de retourner sur le site du Trail de l’Ubaye que je pensais faire pour affiner ma préparation à la Gapen’Cimes.

Et là stupeur, j’ai vu rouge (et je suis pas taureau !), un truc m’avait échappé : RED BULL en est partenaire et je lis un texte qui me fait juste croire à une blague « Refaites le plein d’énergie avec RedBull. RedBull donne des ailes à plus de 500 sportifs renommés dans le monde ». Bon sang, c’est juste et très exactement l’évolution dans le monde du sport et du trail, dans le cas présent, que je déteste. Je n’aime pas être confronté à la réalité qui est que le fric est capable de vous faire renoncer à vos propres convictions. Je connais des organisateurs, j’ai du respect pour eux et les bénévoles anonymes qui font qu’on peut courir et pratiquer notre sport le week-end mais cela ne donne pas que des droits, il y a aussi des devoirs comme de respecter les athlètes, la nature. Dans le cas présent, je trouve vraiment d’une grande pertinence le choix qui est fait…

Pour moi, l’hydratation pendant l’effort, ce n’est pas une boisson énergisante – mais je veux bien qu’on me présente les études qui le démontrent, ça me permettra de les confronter à celles qui traitent de son acidité gastrique et de son taux de sucre !  Red Bull peut bien racheter les trails de France et de Navarre et avec la conviction de ceux qui les organisent mais comme je ne suis qu’un simple poireau de base, et bien je me réserve le droit de conserver ce qu’il y a de plus cher en moi, ma ligne de conduite.

J’irai ailleurs, je ferai un off avec mes potes (d’ailleurs, c’est bon les off du TTT) mais pas là où Red Bull sera. J’aimerais vraiment que les coureurs que nous sommes réagissent sur ce genre de trucs et qu’on ne glisse pas dessus en pensant « c’est comme ça, on y peut rien ». On peut juste ne pas y aller.

…bon, je m’emballe alors j’irai courir ce soir et ça ira mieux.

Test Asics Sensor : bilan à plus de 300 km

Le 8 décembre dernier, je publiais un premier article sur les Asics Sensor, le modèle haut de gamme d’Asics en trail et un récent commentaire sur cet article m’a rappelé que j’avais promis un point à 150 km mais j’avais presque oublié…

En même temps, j’ai des circonstances atténuantes. C’est vrai quoi, je cours avec régulièrement au point de les oublier et d’ailleurs, depuis que j’ai chaussé une paire de Hoka, ce sont les seules qui me donnent encore du plaisir, avec les autres modèles, j’ai l’impression de courir en espadrille !

La Sensor, c’est d’abord une chaussure pour courir vite !

Concevoir les chaussures de trail comme des running, c’est la tendance lourde de l’année 2012 : plus légères, moins renforcées… mais chez Asics, c’est une philosophie qui s’applique au Team professionnel et aux modèles de chaussures depuis plusieurs collections. Le résultat, c’est une chaussure qui a moins de renforts sur l’avant du pied mais du coup, on gagne en flexion et souplesse : on ne peut pas tout avoir et c’est un choix que chacun de nous doit faire… La Sensor est exigeante dans le sens où elle demande une pose de pied précise sur terrain accidenté. Je précise en revanche que le talon, lui, est très bien protégé avec un renfort efficace.

Sur la conception, elle propose un système de chausson assez innovant avec deux enveloppes distinctes et cela permet d’obtenir un meilleur laçage et donc un maintien latéral du pied qui est mieux enveloppé (on voit bien sur la photo une première partie jaune et la seconde extérieure).

J’appréhendais un peu son poids mais en fait, la souplesse de la chaussure est telle que j’en oublie totalement ses 350 gr.

Une accroche efficace

Bon, bien entendu, c’est un parisien qui parle alors je suis crédible sur terrain gras, mais vraiment (surtout ces deux dernières semaines !) mais pas pour des pierriers et autres sentiers de montagnes. Pour autant, je trouve que sur du bon gras bien trempé, elle accroche sévèrement (l’écart des crampons ne retient pas la terre) et il suffit de regarder la semelle pour en avoir une petite   idée !

Mon podo a dit que…

Comme je devais remplacer mes semelles ortho, j’ai apporté mes Asics Sensor et mes Hoka Bondi. Lorsque j’ai sorti mes deux paires, il a eu un sourire, a d’abord regardé les Hoka et m’a dit « ça, c’est pour les sensations ? ».  Il connaissait un peu pour avoir lu des articles et a été étonné du poids plus léger de la chaussure qu’il ne le pensait.

Sur les Asics, il est resté un peu plus et m’a d’abord dit qu’il trouvait la finition particulièrement réussie, puis il a retourné la chaussure et m’a dit « celles-là, c’est pour le cross, quelle semelle ! ». Vous les prenez comme chaussure de référence pour courir ?

Bon, de vous à moi, j’alterne régulièrement avec les Hoka car c’est vrai que la dimension plaisir est importante. En revanche, depuis que le temps s’est dégradé, les Sensor font un job énorme et je les prends à chaque sortie.

Voilà, ce que je peux dire sur cette paire peu connue, trop peu à mon sens, alors qu’elle est la meilleure de la gamme pour moi : j’ai aussi des gel Attack, une paire de DS trainer mais je considère qu’avec la Sensor, on passe un cap en matière de qualité qui est important.

La Sensor 5 est vendue en moyenne à 150 € mais comme le modèle « 6 » est sorti, on commence à trouver la « 5 » sur le net moins cher.

Trail’Oise : mon second trail préparatoire vers la Gapen’cimes

Bon, puisque je commence à respirer à peu près normalement, je peux me projeter avec un peu de sérénité sur la prochaine étape de ma préparation pour l’objectif 2012, à savoir le trail Gapen’cimes avec le Team presse Asics.

La Trail’Oise sera le 1er trail grande distance en Picardie (60) avec plusieurs épreuves trail et VTT. pour ma part, je me suis inscrit sur le trail Bernadette, 37 kms et 900 D+ d’un parcours valloné assez usant : pas de bloc mais une succession de courtes montées. ce trail me rappelle celui de Pierrefonds !

Je n’ai pas encore déterminé d’objectif chrono pour ce trail mais l’idée est de faire, après le ventoux, un trail où je vais pouvoir privilégier « la course » afin de voir un peu où j’en suis réellement après quatre mois de préparation. Il est vrai qu’au Ventoux, j’ai quand même marché un peu :-)

Je n’avais pas identifié ce trail dans mon programme mais il s’y intègre bien et je dois avouer que c’est un coup de coeur, le fruit d’une rencontre avec l’un des organisateurs il y a quelques semaines à la boutique Team Outdoor.

Esprit Running innove pour le Marathon de Paris 2012 avec Social Runner

Aujourd’hui, je me suis rendu à Run Expo et j’ai trouvé l’initiative sympa : La Caisse D’Epargne, particulièrement impliquée dans le running et  le Marathon de Paris, a développé une appli pour Facebook et Twitter qui permet de faire en temps réel votre progression sur le marathon.

Avant, pendant, après…il y a désormais de quoi satisfaire tous les profils de coureurs et de supporters !

RDV sur www.facebook.com/espritrunning

Vous pouvez aussi aller sur le site d’Esprit Running, la plateforme dédiée au running de la caise d’Epargne. Une autre communauté chez les blog-runners.

A bout de souffle…

C’est la crise, les pollens sont de retour et mon allergie respiratoire aussi. J’suis tendu, j’étais en pleine prépa et vlan, je dois aller voir mon médecin. D’ordinaire, je débute un traitement préventif avant les pollinisations mais j’ai loupé l’inauguration cette année et là, j’ai du mal à respirer !!

Je vois bien ce qu’il va me dire mais attention, pas question de prendre trop de médocs et moi, voilà ce que j’pourrais bien lui répondre avec tout le respect qui je lui dois…

Là j’suis pas bien, donc la morale v’pouvez la faire à d’autres
Là j’suis pas bien, la morale v’pouvez la faire a d’autres

Faites pas ch… dites plutôt à mes muqueuses de me laisser respirer,
J’ais couru toute la France et vous m’parlez de doser mes IgG,
Je sais déjà ce que vous allez m’ dire oui « Runonline z’avez de l’avenir »  mais là, arrêtez un peu de me pourrir, passez-moi plutôt la ventoline que je me tire…

Ma vie n’est pas mémorable, épargnez-moi votre morale, je me considère pas très fort mais bien sur de bons rails,
Sorti dans l’ombre depuis peu toujours en quête de grimpette hepépète tranquille c’est le retour de pépère…

Là j’suis pas bien, donc la morale v’pouvez la faire à d’autres
Là j’suis pas bien, la morale v’pouvez la faire à d’autres

J’ai l’souvenir d’un tas d’souci,
Faut pas siffler, j’peux pas courir en batterie faible, je peux pas crier non plus, vos conseils  je vois pas pour qui c’est                   z’avez qu’à les donner à d’autres,

Allez pas nommer les faux, j’ai l’mal de terre pourtant j’cours en plein Paris,
Vous m’rabaissez plus bas qu’terre quand vous m’dictez ma vie,
j’ai plus d’temp à perdre avec des blessures futiles qui m’amènent ici dans la merde fonce-dé faut vraiment m’aider.

Là j’suis pas bien, donc la morale v’pouvez la faire à d’autres
Là j’suis pas bien, la morale v’pouvez la faire à d’autres

…j’ai vu mon médecin ce soir : antibio, antihistaminique, etc.

C’est lui qui a raison. Je le sais. De toute façon, c’est lui qui m’a remis sur pieds…

C’est ma façon à moi de lui dire merci, en attendant l’apogée :-)

Remerciements : Sexion d’Assaut pour l’inspiration.

Test Compex Energy : le rapport bénéfice-coût

J’ai achevé ce week-end un test long de quatre mois du Compex modèle Energy. Je dois dire que j’aurais bien conservé ce petit appareil car je m’y suis habitué.

En fait, mon test a porté uniquement sur les programmes de récupération et de traitement anti-douleur car reprenant l’entraînement depuis peu, je ne voyais pas d’intérêt à l’utiliser pour me muscler alors que je dois déjà me refaire une condition physique (ce qui est un avis personnel). J’avais songé tester la fonction gainage abdominal puis j’ai laissé tombé car je ne pouvais pas non plus me brancher 24h/24h !!!

Les fonctions testées ont donc été : récupération active (module sport), décontracturant et douleurs aiguës (module santé).

Bien récupérer musculairement

J’ai utilisé chacun de ces programmes plusieurs fois par semaines (sauf le douleur aiguë) en complément de mes entraînements, après de « grosses séances de fractionné » pour la récupération active et dans les cas de tensions musculaires suivant les entraînements où je ressentais des douleurs musculaires. Mon évaluation est positive car j’ai pu constaté que les séances, pratiquées ainsi régulièrement, me permettait de maintenir mon planning de préparation sans que les courbatures ou douleurs ne s’installent. La sensation de bien-être est d’ailleurs perceptible sur les muscles ciblés à la fin des séances.

J’ai également pu constaté les bienfaits de l’appareil dans le cadre de ma récupération post trail du Ventoux – même pas mal ;-)

Bien entendu, j’ai maintenu de la même manière mon hygiène de vie en période de préparation physique : étirements, bonne hydratation, sommeil adapté (tant que faire ce peut !).

Traiter les douleurs aiguës

Initialement, je n’avais pas prévu de tester cette fonction jusqu’à ce que je me retrouve à la veille de mes congés de sports d’hivers avec une vilaine douleur aux cervicales et paf ! le cou bloqué… Comme je refuse de prendre des décontractants musculaires, ces tensions récurrentes durent en générales quelques jours. Avec cette fonction « anti-tens » à visée antalgique, j’ai réussi, à base de 3 séances par jour de 20 mn pendant 3 jours, à diminuer la douleur au point de pouvoir skier sans difficultés…j’étais plutôt très satisfait :-)

Quelle intensité  utiliser ?

J’ai progressé lentement dans les intensités (impulsions électriques exprimées en milliAmpères) , commençant par des intensités de 50 max pour finir ces dernières semaines à 130 en moyenne pour la récupération active. Il est indiqué que la bonne impulsion est celle qui est tolérée et qu’il faut essayer de choisir l’intensité la plus élevée possible pour une efficacité optimale ; c’est ce que j’ai essayé d’appliquer. J’étais un peu perdu au départ et sur ce point, j’ai peu tâtonné.

So what ?

Difficile de dresser un tableau complet puisque je n’ai testé qu’une partie des programmes et cet appareil est très prisé pour ces fonctions de développement de la force, force explosive, etc. Pour ma part, je recherchais tout autre chose et je l’ai trouvé. La question que je me pose aujourd’hui est de pouvoir évaluer de façon rationnelle le bénéfice d’un tel investissement (en moyenne 350 € pour ce modèle sur Internet) sur la prévention des douleurs et blessures qui apparaissent régulièrement dans le cadre de la préparation à la compétition. A vrai dire, le seul moyen de répondre à la question est de passer à l’acte et de continuer à valider mes premières bonnes impressions…

Il existe d’autres modèles plus élaborés, plus spécifiques tels que le Runner mais n’ayant déjà utilisé qu’un petit pourcentage des capacités du modèle Energy, celui-ci me semble suffisant à ce stade.

Conseil aux testeurs et nouveaux utilisateurs : l’appareil est fourni avec un guide papier qui est très peu précis, au regard de la mine d’informations disponibles sur le site Internet Compex, en particulier, le planificateur d’entraînement ici. Toutes les informations techniques utiles à la compréhension et au bon usage des produits Compex sont sur Internet, le guide papier est vraiment juste une aide pour la prise en main. D’ailleurs, Compex gagnerait à le valoriser plus dans ses packs car j’ai trouvé qu’il n’était pas évident de s’y retrouver au départ, lorsqu’on est étranger à l’électrostimulation.

Lexel à également testé Compex, ainsi que Greg.