Et ma paire de Hoka one one bondit…

Je cours depuis l’âge de douze ans. J’ai donc connu l’époque des running en croûte de cuire, puis les premiers modèle en mesh le Coq Sprotif, des Nike (Elite classique)…pour moi, les chaussures de course à pied, trail y compris, ce sont des modèles classiques.

Le minimalisme m’attire assez peu, tout juste ai-je testé les New Balance Minimus et je dois dire que j’ai apprécié mais lorsque Lamiricore m’a parlé des Hoka, j’ai montré très peu d’intérêt, ne voyant pas ce que ce type de chaussures de running surdimensionnées pouvaient bien m’apporter.

Comme dans la vie, y’ a que les imbéciles qui …je me suis ravisé et j’ai chaussé mes premières Hoka Bondi B il y a un mois.

Mon premier footing

Il a duré 35 mn et je ne l’ai pas vraiment apprécié car j’ai été très déstabilisé : moindre contact avec le sol (en impression), ressenti des aspérités sur le sol très diminué, une sensation de flottement  sur des boudins ?! A l’arrivée, j’étais assez perplexe mais j’avais envie de recommencer.

Dans la forêt de Bondy

Cela ne s’invente pas, j’ai testé mes premières Hoka dans une forêt qui est celle de Bondy :-) Un terrain fait de chemins stabilisés, des chemins de terre, des sols recouverts de feuilles. La Bond B one one est un modèle polyvalent, c’est donc une chaussure qui, a priori, est faite pour cela mais en réalité, je lui ai fait subir d’autres sévices…

J’ai parcouru au total 80 km avec mes Hoka, dont 30 km au Mont Ventoux et cette chaussure est réellement surprenante par deux aspects :

L’amorti : un incroyable et incomparable confort est ressenti dès lors que l’on part courir avec. C’est assez déstabilisant au départ puis on s’y habitue et cela devient même difficile de rebasculer par la suite sur un modèle traditionnel !! L’amorti est le point fort des Hoka one one et de celle-ci en particulier. l’effet provient de la semelle surdimensionnée en EVA (2,5 fois plus de volume)  qui absorbe les chocs et j’ai même envie de dire, absorbe les aspérités du terrain sur lequel on se déplace – cet effet là, c’est au Ventoux que j’ai pu le constater lorsqu’on évoluait dans les pierriers  taillés comme des lames !

Vous allez pensez que la Bondi n’est pas faite pour cela au départ et c’est vrai, mais franchement, j’étais bien content de les avoir aux pieds quand je voyais devant moi certains coureurs galérer pour poser un pied devant l’autre.

Le déroulé du pied : comme je l’ai dit, j’étais plein de préjugés avant de les chausser et donc, je pensais cette chaussure lourde, un peu mole et pas du tout ! en fractionné, elle est top et permet un déroulé du pied très efficace…je ne sais pas si ça flotte dans les airs, mais ça roule en tout cas :-) De plus, elle est légère avec 335 gr.

Pour le reste,  le chausson est bien pensé et compte-tenu de la hauteur de semelle, le chausson est assez profond, du moins assez pour que le pied et la cheville soient bien calés à l’intérieur. Le laçage est également efficace, ce qui est essentiel encore une fois pour un modèle si « haut ».

Alors qu’a-t-elle de moins bien cette Hoka Bondi B ?

Comme tous les modèles qui vont au bout de leur concept, le plus est contrebalancé par un peu de moins. En l’occurrence, je trouve que ce modèle est exigeant et nécessite une bonne pose de pied car dès lors que la précision est moindre sur le sol, le pied a tendance à partir un peu de côté. Encore pire, l’attaque du talon se traduit par un manque d’équilibre et un pied qui bouge et dérange à l’impulsion. Hoka ne tolère pas trop la médiocrité des appuis (il va falloir que je m’améliore vite par conséquent).

La semelle EVA est également plus fragile et les crampons de cette Bondi ont souffert au Ventoux mais très bien résisté ! je tiens à le dire. Après, avoir une usure de la semelle sur un modèle utilisé à mauvaise escient, c’est juste normal (cf. ci-contre le Ventoux).

C’est tout ?!

Et bien oui, à ce jour, c’est tout. Cette chaussure et plus généralement cette marque, constitue une vrai rencontre. Sur un marché où l’innovation « paillette »  s’impose de plus en plus au détriment des vrais progrès, voire de ruptures technologiques, Hoka EST pour moi une rupture dans le domaine du running.

J’encourage tous les sceptiques à l’essayer, Lamiricore donne des informations complètes sur le Hoka Tour, vous jugerez par vous-même.

D’autres tests à lire chez Lexel, Laquathus et Lamiricore.

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8 réflexions au sujet de « Et ma paire de Hoka one one bondit… »

    • @eric : merci. je pense qu’il faut maintenir des sorties avec un modèle traditionnel en alternance sous peine de ne plus du tout aprrécier de courir avec par la suite. Après un mois de Hoka, j’ai du mal à rechausser mes trail classiques qui me paraissent être des sandales !!!

      • @runonline, merci pour ta réponse.
        Contrairement à toi je ne suis pas chevronné du tout…et en mauvaise condition physique.
        Ancien sportif de bon (allez même très bon ) niveau en aviron, il y a très longtemps, mais qui adorait courir notamment en trail (les cross à l’époque), puis accident du genou et arrêt total du sport.
        Maintenant à la quarantaine + surpoids + clope, je veux me remettre à courir en préservant les articulations donc je cherche uniquement des chaussures avec un max d’amorti.
        En attendant de courir (quand j’aurai un minimum de condition physique et des kilos en moins), je me suis mis à la marche nordique avec des chaussures shape-us. Très bon amorti mais trop « vers l’avant », instables et génératrices de crampes (avec leur système plutôt destiné à la gente féminine pour muscler les fesses et les jambes).
        C’est peut être donner du lard au cochons mais je pense donc que les mafate (ou les bondi) seront adaptées à cette pratique.
        Si tu as un avis sur la question, je suis preneur. Notamment sur les capacités de ces chaussures sur le sable (ou les terrains plus ou moins mous)

      • @eric: le seul avis que j’ai, c’est que la marche nordique est une très bonne idée pour se refaire une condition physique. C’est comme cela que j’ai repris après ma blessure aux ischos.
        Pour l’usage des mafates sur sols instable, attention car le sable génère déjà de l’instabilité et les mafates, sans être instables, avec leur semelle haute, risquent d’accroitre ce phénomène…

      • Merci pour ta réponse, tes encouragements pour la marche nordique et ton avis sur les Mafate.
        Je vais aller tester les Mafate, Bondi et autres (Trabucco, Salomon…) en magasin.
        J’ai pas mal parcouru ton site, très intéressant pour un débutant.
        De très bons articles, j’ai appris beaucoup de choses et ça donne envie de se bouger.
        Au plaisir et encore merci

      • @eric: si tu recherches des modèles qui amortissent, je trouve qu’Asics fera mieux le job avec une Tabuco, la Sensor que Salomon qui propose des modèles un peu plus raids même s’ils sont très bons. C’est simplement une approche différentes et je trouve que chez Salomon, les semelles ont tendance à s’affaisser plus rapidement alors si tu a un peu de poids en trop, je ne sais ???

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