Des pieds et des mains

Comme chaque week-end, je me suis levé avec les premiers rayons du soleil pour aller courir mais avant, j’avais aujourd’hui décidé d’accompagner Tom à son match de Hand : il joue chez les benjamins de Livry Gargan, une équipe invaincue cette saison qui donne vraiment…

DSC01387Deux matchs étaient prévus mais un seul se déroule finalement car une équipe est forfait, nous le savions mais par sécurité, toute l’équipe est venue car une absence est un forfait et dans un tournois, on ne prend aucun risque. Bien entendu, je vous laisse imaginer la mine déconfite de l’équipe : obligée d’être présente mais ne jouant pas ;-(

L’occasion est trop belle malgré tout et quelques balles commencent à être échangées par les jeunes qui sont présents lorsque l’entraîneur se tourne vers les parents et propose en contre-partie un match "amicale" enfants contre parents ! Je me dis immédiatement que je tiens là une superbe occasion, en pleine prépa pour l’Ardéchois, de m’exploser un muscle et pour une fois, ce ne sera pas en dansant. Je renonce mais Tom me fait des pieds et des mains pour que je participe…je fonce donc sur le terrain, mes running aux pieds.

Face à moi, toute cette jeunesse pétillante de vitalité. Je commence directement par ce que je sais faire de mieux, la mobylette ; une forme de fractionné qui consiste à monter-descendre le terrain. Après 6 min de jeu, je suis en nage, le souffle en dette alors qu’en face, sa joue technique ! Bon, j’ai de la chance, les autres pères qui sont mes co-équipiers sont d’anciens joueurs de Hand :-)

Au final, on passe en force en usant de notre puissance (bouhhhhh).

Une poignée de mains et me voilà parti pour un peu de course…à pied : 1h00 en forêt qui seront complétées le soir par 1h30 de bonus. J’aime le Hand, j’ai découvert un sport hyper physique à la fois technique, stratégique et avec un vrai esprit de groupe. En plus, j’y vois un très bon complément de la course à pied : Tom est mon laboratoire vivant pour cela et j’attends de voir ce que donnera sa saison sur piste.

je l’avoue, ce jeu de mains improvisé m’a vraiment plu et j’ai pris mon…pied.

Special thanks à Clément de la part de Tom ;-)

2ème off hivernal du TTT en terre Matheysine

D’ordinaire, lorsque je « descends » à Grenoble retrouver mes amis du Taillefer Trail Team canal historique, l’excitation est à son comble et je trépigne d’impatience…

Ce vendredi, j’ai littéralement sauté dans le train alors qu’il allait quitter Paris : « Pas sans moi ! Non surtout pas cette fois… ». Je me suis endormi en quelques minutes, fatigué, épuisé par le stress des derniers mois au bureau. Je suis parti avec moins de certitudes qu’habituellement sur ce que le week-end pourrait m’apporter de décontraction et de joie…mais une fois de plus, c’était sans compter sur le super pouvoir de la terre Matheysine : bienvenue au second off hivernal du TTT.

new off hivernal TTT 2012

La météo qui m’accueille à Grenoble vendredi soir n’est pas à la hauteur de mes espérances, il bruine et la neige va en prendre un coup. Pour autant, il y a une épaisseur suffisante et je suis vite rassurer. Demain 7h00, c’est tout shuss !

Samedi 7h15 : serais-je le chat noir du groupe ?

Chaque fois que je viens, il pleut ! Ce samedi, il faut au moins être une bande de potes pour y aller car la pluie ne donne vraiment pas envie. Avec elle se pose à nous les traditionnelles questions d’avant course : comment je m’habille ? Quelle veste je prends ? Du change ou pas dans le sac ? Comme Mich’ nous accompagne uniquement sur les 15 premiers kilos à cause d’une douleur derrière le genou (post-Saintélyon), les ravitos sont assurés au sec et il y aura possibilité de se changer.

Avant le départ, je fais connaissance de nouveaux compagnons de route, pour certains des membres du Club d’athlé Matheysin : Karim (notre master chef de la tartiflette !), Ismaël, Johan, et Kathleen. Je retrouve avec plaisir Philippe et le Mayou dont je remarque immédiatement les guiboles finement galbées : on sent qu’il y eu un joli travail réalisé ces derniers mois « T’as de belles jambes tu sais ! ».

Bon, le Mayou n’est pas totalement sensible à mon compliment, trop concentré à nous tracer une voie dans la neige. Plus nous progressons, plus il devient difficile de courir, la profondeur atteint parfois 60 cm et il s’agit d’une couche pâteuse, qui s’écrase sous notre poids pour souvent se transformer en trou plein de flotte : j’ai les pieds glacé mais qu’est-ce qu’on se marre.

Il nous faut 2h30 pour boucler 12 km qui s’achèvent par un superbe chemin de forêt en descente, joli single où nous déroulons à fond les ballons : ça, c’est LE moment de la journée. Il ne pleut plus depuis déjà un bon moment et le soleil perce, nous courons plein poumons en faisant tout même attention de ne pas glisser mais c’est un passage qui nous donne à tous la patate.

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Après une pause ravito où je dépose ma veste Gore-Tex pour un gilet plus léger, nous repartons direction la dent pierre percée. Je n’aime pas ce tronçon, chaque fois, il faut que je marche alors qu’il n’est pas si pentu que cela mais l’ascension qui nous conduit jusqu’à la pierre est un peu longue, je dois donc me contenter d’admirer le popotin de mes camarades en attendant d’accéder à la vue surprenante de la pierre percée.

La suite du parcours ne va qu’empirer et la progression devenir de plus en plus difficile. Au second ravito, après 18 km, nous prenons la décision de stopper le off lorsque nous arriverons au lac de Laffrey – plus ou moins au kilomètre 24/25.

A l’arrivée, c’est ravito à la Tourte faite par le père de Johan (une tuerie !) et thé bien chaud.

Au final, nous aurons fait peu de kilomètres mais cela a représenté 6h00 d’effort, sans doute plus un travail de renforcement musculaire mais c’est parfait car e sera utile très bientôt pour les championnats de cross départementaux.

Le soir, nous nous sommes retrouvé pour une bonne tartiflette préparée par Karim, dans son restaurant-bar le Legend café. La suite de la nuit s’apparente plus à une longue, très longue troisième mi-temps où j’ai pu vérifier la légendaire caisse des Majewski brothers… et eux la mienne :-). Il était d’ailleurs bien sympa de revoir Alexandre qui se remet de son accident d’escalade.

Un grand merci à Celia, Marti et Mich’ pour m’avoir accueilli chez eux.

CR du TTT ici.

Saint Cucufa le off@Rueil

Ce samedi soir, à l’heure où pas mal d’amis se retrouvent pour prendre l’apéritif, j’ai retrouvé le groupe constitué par Julien (mangeur de cailloux) via facebook en gare de Rueil (92) pour parcourir une boucle de 25 km en forêt de l’ouest Parisien en préparation de la Saintélyon.

Nous nous retrouvons donc à une quinzaine : je connais finalement peu de monde à part quelques coureurs dont Nico, SebRom, Eponyme et Philippe. Le groupe est très sympa et nous faisons tous connaissance rapidement. Je n’avais jamais croisé Patrick de Running Café, et c’est chose faite !

18h15, nous partons pour les quais de Seine pour une première portion de 4 km plats avant d’attaquer une première et longue côte qui nous conduit vers le parc de Jonchère. Le groupe n’est pas très homogène mais cette sortie se fait en groupe et nous ferons en sorte de le rester toute la soirée, ce qui est très sympa :-)

Vers le 10-11ème kilomètre, nous travaillons un peu la descente sur une longue portion de 800m de côtes : c’est assez chaud car de nuit et même avec une bonne frontale, la descente à fond est plutôt délicate mais l’exercice est vraiment cool et donne un maximum de sensations.

A mi-distance, un p’tit ravito concocté par Julien nous attend ! Coca-Nutella avec quelques cacahuètes des Mars…Je fais une petite pose en admirant le calme ambiant pendant que quelques coureurs font une boucle à base de côtes pour se faire les jambes !

Nous repartons avant d’avoir vraiment trop froid pour la seconde portion qui est un joli sentier forestier, lequel nous conduit dans le bois de Cucufa. Là, c’est l’éclate totale avec du single en zigzagues, des passages roulants, de la descente et des montées qui s’enchaînent à un rythme effréné. Je me fais vraiment plaisir sur cette portion.

Sur le retour vers Rueil, nous croisons un groupe de 3 coureurs, eux aussi en sortie nocturne. On cause un peu avant de repartir pour les quais de Seine et…la gare de Rueil.

Julien nous préparé un second ravito dans le coffre de sa voiture avec sandwich jambon-beurre et bibine ! Un vrai festin.

21h45, je me retire en déclinant la tartiflette car un cross-country qui m’attend à Torcy le lendemain …

D’ailleurs, pour la petite histoire, j’ai finalement couru le 4 km (ou plutôt 3,7 km) en 15’06. Pas trop mal finalement après une sortir de 25 bornes la veille au soir :-)

Merci Julien pour avoir illuminé ce week-end !!

RuninLondon…

J’étais en séminaire cette semaine à Londres, une ville que j’aime particulièrement. La ville peut sembler assez hostile au coureur à pied car la circulation est extrêmement dense mais il y a aussi de nombreux parcs et c’est vraiment sympa de pouvoir passer de l’un à l’autre en courant.

Les quais de la tamise, aménagés, offrent également de quoi faire une balade très agréable de jour comme de nuit.

J’ai profité d’une fin de journée très douce pour faire un footing dans Regents Park de nuit à la frontale : départ d’Edward Road direction Regents Park où j’ai emprunté le canal jusqu’à Little Venise avant de reprendre le circulaire et les chemins intérieurs, puis sortir direction Baker Street et enfin Marylebone.

Il y a longtemps que j’avais envie de traverser quelques quartiers de la ville en courant et je dois dire que la ville de nuit est vraiment aussi agréable qu’en journée. Il faut juste être vigilant aux carrefours et bien penser à regarder du bon côté avant de traverser !!

Une petite heure de footing et une bonne dizaine de kilomètres really great :-)

Le syndrome de la baudruche…

12 mois déjà. J’ai décidé de participer à la Team Asics Press il y a maintenant 12 mois. A cette époque, j’étais encore en rééducation de mon ischios gauche et je me projetais difficilement. Un plan de préparation aux petits oignons (merci qui ? merci Eric Lacroix, notre coach et merci Asics !), 9 blocs plus tard, me voici à la veille de THE week-end de l’année : je le réussi je m’aime, je le foire…

Ça résume assez bien mon approche de la CAP, ma quête personnelle qui n’est pas trop la recherche de la performance mais plutôt un truc du genre porté disparu, "Fabrice, où es-tu ?!".

Contrairement à David Vincent, je ne me suis pas perdu un soir dans un champs. Non, mais je me cherche depuis longtemps dans les champs, les forêts, la montagne.

Je bouillonne, j’exulte, je tourne en rond : j’y suis (presque) à la Gapen’Cimes 2012. J’essaie de rester calme, de bien revoir mon plan de course préparé avec Johan (terredetrail.fr) et Mich’ le trailer sur aéroglisseur (lamiricore.fr)  :-).

Pas de trace, pas de Twitter, pas de suivi pour cette course…pour une fois, je fais simple et nature : moi, mes pompes et mon sac à dos. Ah non ! J’oubliais le plus important, je ne cours pas seul dimanche : Michael me retrouve au kilo 25. Ce sera donc à l’ancienne, sans techno embarquée que nous allons partager ensemble MY rendez-vous de l’année.

Promis, je fais attention dimanche, je garde mon sang froid, et j’essaie d’éviter le syndrome de la baudruche :-)

L’organisation annonce 45 km et 3000 D+

Etape imprévue au Sanctuaire d’Opora (Piémont)

La fin de notre séjour était programmée dans la Vallée d’Aoste, près de Saint-Pierre de Vetan, à quelques foulées de Courmayeur et Morgex…j’avais choisi cette destination. Freud appellerait sans doute ça un acte manqué, ma femme une entourloupe, mes enfants une embrouille :-) et moi je dis que c’est joindre l’utile à l’agréable.

Seulement voilà, mardi soir, nous avons été déviés de notre route vers Aoste suite à un très grave accident de la route : déviation, autoroute fermée, pas moyen de rejoindre notre destination finale. En quelques heures, j’ai vu mon plan tombé à l’eau et mes espoirs de trail sur le sentier des géants s’envoler. Il me faudra patienter une encore année et attendre mon Tor…

Plus près de toi…

Saint-Pierre de Vetan est un village qui a gagné sa célébrité en accueillant deux Papes (Jean-Paul II et l’actuel). Faut-il y voir un signe mais après des heures d’errances à Ivrea, c’est finalement sur la route du Sanctuaire d’Opora, à Biella exactement, que les événements se sont soudainement illuminés : le Sanctuaire d’Opora est un haut lieu de Pèlerinage chrétien en Italie et dans le monde, c’est aussi une réserve naturelle où le Sacro Monte, un ensemble de 12 chapelles, est un site protégé et classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO : c’est donc au monastère d’Opora que nous avons trouvé refuge pour deux nuits.

Découverte d’Opora (Alt. 1300 m)

Après une nuit bien méritée, je me réveille le lendemain et là, je pense vraiment à une "illumination" : devant moi, un ensemble architectural superbe et derrière une montagne qui culmine à plus de 2 300 m ! Nous décidons devant un si bel ensemble de grimper au sommet après le petit-déjeuner. Cette excursion se transforme petit à petit en reco de mon footing de la fin de journée : direction il lago di Mucrone (Alt. 1890 m) en téléphérique, une station de ski en hivers et son sommet culminant 2351 m, le Monte Camino, que nous atteindrons en empruntant une sorte de cage !

Arrivée au sommet, on peut apercevoir le Mont Blanc et plusieurs sommets de la chaine des Alpes. Au refuge, nous prenons de quoi déjeuner lorsqu’avec Tom nous apercevons des brochures sur une table avec Dawa Sherpa en couverture ! Après quelques minutes, je comprends enfin que non seulement, nous sommes tombés par hasard sur un site de toute beauté, mais en plus, je suis sur une terre de trail !!! Ici même s’est déroulé il y a 15 jours une compétition : 30 km et 2800 D+…

Ma plus belle sortie

Depuis le Sanctuaire, je prends le sentier à droite du funiculaire situé juste derrière le Sacro Monte. D’emblée, je pars pour une montée assez accidentée en sous bois. Celle-ci longe le torrent qui descend des alpages avant de déboucher sur un sentier de pierres crée par les bergers pour conduire leurs troupeaux de moutons. Le sentier grimpe en lacet, j’ai assez et je m’arrête à deux reprises pour mouiller mon bœuf TTT.

Je croise les moutons qui descendent et avec eux… la bergère ! Là, vous n’allez pas me croire mais la dite bergère est assise sur un rocher, un petit couteau à la main, avec ses deux chiens, une grande brune avec des yeux d’un bleu… hum, mais comment faire mon intéressant ???…j’hésite alors à feindre le malaise pour espérer un acte de sauvetage à mon égard et puis je me reprends (avec un total self control), et je poursuis sereinnement mon sentier jusqu’au lago di Mucrone, à 4 km du départ et 600 D+. Je cours depuis 50 mn, la montée était technique mais j’ai réussi à alterner sans trop de difficulté la course et la marche rapide (sans l’usage de mes bâtons). Assez fier de moi, en récompense, je m’offre un petit tour du lago en solo, les touristes ayant déserté le site car il n’y a plus de téléphérique.

Pour redescendre, j’empreinte une piste de ski sur 2 km avant de bifurquer car il s’agit d’un pierrier très technique et je redoute d’y laisser une cheville, je descends à 10 km/h, c’est trop lent, il faut pas mollir et bouger de là. Je prends sur ma droite le sentier D11 qui me conduit à travers une forêt de pins dans les alpages avec les limousines ! Cette descente est bien meilleure et je prends un maximum de plaisir à augmenter ma vitesse. Du haut j’aperçois le site d’Opora et petit à petit, j’arrive sur le sentier qui me permet de passer devant les 12 chapelles. A cet instant, je coupe mon téléphone et l’appareil photo : j’aimerais garder dans ma mémoire les images de cette descente fabuleuse au milieu du sanctuaire ; une promenade mystique de quelques minutes totalement incroyable.

Au bout de deux heures, j’arrive enfin sur le plateau, je me paye un tour d’honneur autour du site histoire de bien réaliser que je cours ici, dans ce lieu…

Cette sortie a été la dernière de l’été en Italie, la plus belle, la plus insolite aussi. A Oropa, j’ai appliqué à la lettre ma devise de l’été, à savoir garder un oeil pour tout, et un oeil sur tout.

Soirée VGA de Saint-Maur : on refait la course ?

Voilà plusieurs mois que je promets à Tom une soirée "entre mecs" à Saint-Maur pour assister à une compétition nocture de demi-fond. Mercredi dernier, nous sommes allés à Saint-maur, véritable temple de demi-fond Francilien pour regarder et commenter pendant près de 4 h00 des séries de 800m, 1500m et 3000m !

Ces soirées constituent une ambiance très particulière et je souhaitais que Tom palpe un peu de cette ambiance si particulière, lorsque les athlètes viennent chercher un temps : ce mercredi, avec un 1’41 au 800m, 3’48 au 1500m et 8’34 au 3000m, nous avons assisté jusqu’à près de minuit à quelques plus de trente courses !

Un vrai régal où nous nous sommes amusés à faire des pronostics, à refaire la course en essayant de comprendre comment tel coureur parti en tête avait gagné après avoir mené de bout en bout, pourquoi tel autre avait craqué à 200m de la ligne d’arrivée …

Une vraie bonne soirée de course à pied.