Chi va piano…

Ne me demandez pas de plan d’entraînement cette saison, ou du moins pas actuellement car je n’en suis aucun et cela pourrait durer. Je vais peut-être m’offrir une saison à la méthode « Albinet« , pas de plan, run au feeling pour prendre du plaisir…

Me @ Gapen'Cimes 2012A moins que je ne prenne une tangente côté LSD (Long Slow Distance) qui me tente pas mal car j’éprouve un peu de lassitude à m’infliger des séances de fractionné, d’ITT, etc. Et puis est-ce que ça paye vraiment ?! Pour moi c’est pas certain car je ne peux ni faire le volume requis, ni récupérer comme il le faudrait.

Sans forcement penser à cette méthode de préparation comme une panacée, j’y entrevois  la possibilité de découvrir une autre façon de poursuivre mes projets (et ils sont nombreux) d’une façon plus adaptée et moins agressive : les prochains mois me diront si j’ai raison…

So what?

La façon dont je met les choses en place est la suivante :

  • 3 footing par semaine à 10km/h pendant 60 min;
  • 1 sortie longue de 2h00 à 10 km/h max (FC à 50/55%)
  • 1 footing de 20 min + renforcement musculaire (pliométrie/etc.)

J’aimerais y ajouter une séance de côtes longues le WE en alternance avec une séance de seuil.

Dans la littérature sportive, une des référence pour le concept de LSD est la Honolulu Marathon Clinic.

En voici les règles d’or :

  • Pas moins de 3 footing par semaine
  • Pas plus de 5 footing par semaine
  • Pas moins de 1 heure par footing
  • Pas plus de 15 km par sortie
  • Un footing par semaine de 2h00 ou plus après 5 mois de LSD

Cela fait déjà 3 semaines que j’apprends à courir lentement et c’est pas si simple mais il est évident que j’encaisse bien et heureusement. Pour ce qui est de déterminer la vitesse à ne pas dépasser, Joe Henderson, un des pères du LSD, recommande de parler pendant le footing – la difficulté à le faire est le signal qu’on va trop vite. Il faut encore penser à un planning dans le temps pour quand même travailler de façon plus quali ma vitesse au risque de tout perdre…

Après, je pense que le LSD est bénéfique chez les athlètes qui totalisent un volume d’entrainement plus grand (cf. athlètes de ski nordiques qui utilisent cette technique et certains traiteurs) ; ainsi le rapport 80% d’entraînement lent et 20% très qualitatif semble productif mais pour moi ???

Et bien pour moi on le saura d’ici quelques mois du côté d’Annecy (Marathon race en mai)SANYO DIGITAL CAMERA et du Golf du Morbihan (56 km fin juin)…voilà c’est annoncé ;)

Pour en savoir plus le LSD

Triathlon International de Chantilly 2014 : je nage, je pédale, je cours…rien ne m’arrête car c’est la fête aujourd’hui….

photo 4

23 Août 2014 – Depuis ma découverte du triathlon à Cannes, je me suis promis de remettre cela car enchaîner 3 épreuves, c’est difficile mais tellement excitant. L’invitation pour le triathlon de Chantilly est venu au bon moment, après de bonnes et longues vacances, et surtout elle m’est apparue comme une formidable occasion d’inscrire Tom chez les 11-12 ans pour le remettre en piste après de longs mois de convalescence et une saison de course à pied qu’il a regardé depuis les gradins avec parfois beaucoup de peine ;)

Au delà de l’aspect sportif, Chantilly, c’est aussi toute mon enfance : mes week-end passés dans un camping qui était comme notre maison secondaire. Beaucoup de très bons souvenirs donc.

Combien de triathlons peuvent se revendiquer d’un tel site sportif ? Le lieu est majestueux et impressionnant d’autant que l’ensemble des épreuves ainsi que le village sont situés dans et autour de l’enceinte – plus de détails ici.

Samedi 9h00 – triathlon Condé

Engagé sur le format courte distance (800m nage / 40 km vélo / 8 km CAP), j’ai longtemps hésité avec le format sprint qui a moins de nage, ce qui n’est pas anodin pour ceux qui connaissent mes qualités hydrodynamiques… A mon arrivée, il y a encore peu de monde mais l’ambiance monte car c’est l’heure du briefing des bénévoles : beaucoup d’anglais(es) sont présent(e)s et je me retrouve dans une ambiance très dépaysante, au contact de personnes décontractées, souriantes… ce sera d’ailleurs le cas du début jusqu’à la fin de la journée malgré la fatigue et la pression de l’événement – je félicite l’équipe ainsi que les bénévoles !

photo 5Plouf, plouf…

C’est pas le tout mais à 8h30, je dois me préparer et aller en zone de briefing près du grand canal où je retrouve Frédéric Poirier (notre super photographe sportif) qui participe lui aussi au condé. La blague du jour, c’est de savoir lequel de nous fera une boucle en plus où en moins comme à Cannes ;))

Franchement, la natation est encore une épreuve difficile pour moi malgré 200m de moins qu’à Cannes et un cadre magnifique car le gros avantage d’un triathlon comme celui de Chantilly, c’est que tu nages avec le public en masse pour t’encourager, c’est juste énorme comme sensation. Pour autant, un boulet reste un boulet et je me suis péniblement acquitté de mes 800m… disons qu’il y avait derrière moi encore une grosse vingtaine de nageurs sur un peloton de 150 participants.

On the road again

Après une transition rapide car je me suis bien organisé cette fois-ci, je pars sur mon vélo Peugeot carbone prêté par une voisine cycliste (oui, une voisine de 65 ans qui roule en carbone et envoie du lourd !). J’ai beaucoup de concurrents a rattrapé après une nage si désastreuse mais je suis venu avant tout pour prendre du plaisir donc, je suis cool et je profite du joli tracé organisé à l’extérieur du château : 2 boucles de 20 km.

Oui, j’ai bien dit 2 boucles sauf qu’à l’approche de la première, doublé par les coureurs du triathlon sprint, je me suis retrouvé avec un athlète de tête et un bénévole m’a orienté du côté château pensant que moi aussi j’arrivais… nous avions bien des dossards différents mais je pense qu’avec la vitesse et étant plusieurs, il n’a pas vu et moi, bêtement, j’ai suivi son drapeau sans me poser de question. Arrivée en zone de transition, stupeur ! un arbitre vient me voir et m’explique que je devrai être en amont…trop tard selon lui pour faire demi-tour . Il me conseille donc de switcher sur le format sprint et m’informe que je ne serai pas classé bien entendu ; « c’est pas grave, je m’amuse vraiment, laissez-moi simplement continuer ?! »

Voilà, c’est moi qui a gagné le concours du jour avec non pas une boucle en plus mais une boucle en moins ;). Je retiendrais de cette mésaventure, l’ambiance délirante de la foule lorsque je suis arrivée en zone de transition avec les premiers athlètes, le public comme les bénévoles étaient avec nous, c’était juste énorme.

4 km à fond !

Vous pouvez imaginer qu’après seulement 20 bornes de vélo, j’étais bien frais donc, je suis parti sur le parcours de course à pied en trombe, me disant que j’allais me mettre une petite misère pour compenser et vraiment, je me suis fait plaisir. Avec moi, la première féminine du format « sprint », Justine Lechien, était au galop le long de l’hippodrome !

Les meilleurs choses ayant une fin, je me suis arrêté sans franchir la ligne avec un pincement au coeur et des bénévoles qui ne comprenaient pas pourquoi je refusais de franchir la ligne alors que j’étais un des 1ers ! oui, sauf que…

Les résultats complets de week-end ici.

Je reviendrai ici et peut-être même que nous (en famille) irons l’an prochain au Royaume-Unis pour participer à l’une des autres épreuves du Challenge Castles Triathlon Series car l’ambiance était excellente. Et je ne participerai pas seul ! La famille compte désormais un nouveau fan : Tom.

 


Triathlon Panthère rose 11-12 ans (200m / 4 km / 2 km)photo-14

Cette épreuve me paraissait idéale pour Tom et une reprise « fun » du sport en mode compétition. Bon, le site est tellement majestueux qu’à son arrivée et devant la très grosse ambiance, il a eu comme une petite boule au ventre…

Ayant terminé ma course, j’étais 100% à son attention pour l’aider à se préparer et en plus, nos supporters (à savoir Marie et sa soeur Mathilde) étaient présentes ! Il a fallu quand même attendre le briefing (bilingue SVP) pour qu’il se détende un peu et rentre dans sa course… un peu trop même.

Le triathlon est une discipline hyper exigeante alors si vous cumuler en plus l’absence d’expérience, le manque d’entraînement, le stress lié à l’ambiance de la compétition et le caractère très spécifique des transitions entre chaque épreuve, vous n’êtes pas en terrain conquis. Je le savais mais j’ai misé sur sa « niaque » pour s’en sortir et découvrir ainsi quelque chose de totalement nouveau.

Après 38 minutes d’effort et une natation vraiment difficile (il est parti à fond !), il a franchi la ligne d’arrivée le visage un peu fermé, légèrement déçu mais surtout très frustré : « plus jamais ! le vélo et la course ok, mais la nage avec les canards… ». Moi, je l’ai félicité et j’ai attendu que sa première impression évolue.

Je dois dire que j’ai été admiratif des enfants/jeunes pendant l’après-midi car ils avaient tous une telle motivation dans l’effort.

En fin de journée, de retour ensemble avec les vélos dans le coffre, nous avons discuté de ce que pourrait bien être notre prochain triathlon bien entendu… la magie de Chantilly avait opéré :)

La Traversée du Verbier St Bernard en Hoka : retour d’expérience

Quand tu chausses une paire de Hoka au départ d’un trail, il faut t’attendre à deux types de réactions : la curiosité et l’incrédulité. D’ailleurs, c’est souvent l’incrédulité (c’est quoi ces trucs ,!) qui précède une forme de curiosité quasi envieuse… j’ai pu vérifier tout cela lors du (superbe) trail Verbier St Bernard il y a un mois. Voici ce que je peux dire de cette nouvelle expérience :

Pourquoi choisir des HOKA ?

Pour ce qui me concerne, la réponse est évidente et se résume à deux mots « confort » et « rendement ». J’ai testé cette marque pour la première fois sur le trail du Ventoux en 2012 et l’impression de confort liée essentiellement à son amorti m’a particulièrement plu et convaincu. Plus que toute autre marque de chaussure de running, il faut essayer les Hoka sur un trail pour se faire une opinion. Un footing de test vous permettra d’apprécier le confort; de ressentir les sensations assez uniques que procurent la chaussure mais pour lever quelques freins que j’entends souvent sur la stabilité, et le dynamisme, il faut courir avec un trail un peu engagé. On apprécie alors les qualités de la marque ou pas et cela peut arriver car on aime ou non les sensations en Hoka, il n’y a pas de demie mesure…

Lesquelles choisir ?

C’est vrai que depuis la création de la marque en 2009, le concept s’est bien développé et très nettement amélioré sur la plan de la conception et de la fabrication aussi pour apporter des produits finis plus ciblés aux besoins des coureurs et aussi plus solides même si sur ce point, j’ai encore quelques attentes.

La gamme est donc aujourd’hui très complète avec des modèles offrant un max de drop (Mafate) ou moins (Rapa Nui), beaucoup de protection (Mafate) ou un peu moins (Stinson ou Rapa Nui)… pour la route (Conquest), pour les sentiers peu techniques, la forêt (Bondi)…bref il y en a pour tous les goûts et même toutes les couleurs !

Faites vous conseiller avant d’acheter, il y a pour cela le Hoka Test Tour ou les boutiques spécialisées. A Paris, vous pourrez parler des Hoka avec Agnès chez Team Outdoor – j’y ai acheté mes Stinson Evo.

Tout savoir sur HOKA et les différents modèles ici.

IMG_1335[1]Le Verbier en Hoka One One Stinson Evo

J’ai choisi de courir à Verbier avec les Stinson Evo. Je connaissais déjà la Mafate et la Bondi mais je voulais un modèle moins « imposant » que la Mafate et pour les sentiers de Verbier, la Bondi n’est pas assez typée trail à mon sens.

La Stinson est un modèle universel, avec différents drops (sous Meta: 26mm – sous Talon: 32mm / Drop: 6mm) et une protection suffisante à mon avis. Son poids est de 320 gr en taille 42, ce qui est très bon par rapport au marché de la chaussure trail standard (hors minimalisme).

Je voulais des Hoka pour courir la TVSB car je savais que j’allais courir longtemps et l’amorti devient dans ce cas un point clé pour moi qui suis fragile de la zone lombaires. Je dois dire qu’après un peu moins de 14h00 d’effort, elles ont plus que fait le job et j’ai pris du plaisir à les chausser : je ferais le même choix si c’était à refaire.

Les conditions météo n’ont pas été bonnes cette années et il y a eu beaucoup de boue surphoto 2(7) les sentiers, ça patinait sévère pour tout monde et là, que tu sois en Hoka ou en Speed Cross, on était tous logés à la même enseigne ! Pour autant, je n’ai pas plus galéré que les autres et je dirais même que parfois, j’avais plus d’assurance pour rentrer dedans et dévaler les pistes boueuses…ce qui m’a valu quelques glissades que j’ai rattrapé grâce aux bâtons. Le cramponnage est meilleur à mon sens que celui de la Mafate, et cela se retrouve au niveau de l’accroche qui pourrait malgré tout être encore améliorée pour les sols humides (notamment les pierres).

Pour ce qui est de la stabilité de la chaussure qui est tout de même un peu « perchée » en hauteur, je ne me pose pas vraiment de questions car je strapes systématiquement les chevilles sur un trail comme le TVSB, à partir de là, plus de problèmes. La semelle de la Stinson a une bonne assise cependant, bien meilleure qu’une Bondi qui est plus étroite et donc un peu moins stable pour moi, c’est pour cela que je mets les Bondi pour les sentiers peu techniques et la forêt (un pur bonheur).

Et la solidité alors ?

Il est encore un peu tôt pour juger ma paire de Stinson Evo mais elle a bien résisté aux conditions difficiles de Verbier, la semelle est impec’ et le mesh qui a pris un petit pète  est aussi en parfait état. Si j’en juge par rapport à mes deux autres paires (Bondi et Mafate), la qualité de la gomme des semelles s’est nettement améliorée, ce qui est une excellente nouvelle pour des chaussures de trail !

Hoka est une histoire de sensations alors je laisse à chaque coureur le soin de se faire la sienne mais surtout, testez dans de bonnes et de vraies conditions car cela change tout !

D’autres tests et opinions à lire :

Johan de dosedetrail est un autre (grand) amateur de HOKA

Track&News test de la Stinson Evo

Wider mag test de la Stinson Evo

 

 

 

 

Traversée du Verbier St-Bernard 2014

J’aurais pu vous raconter la TSB en long et en large mais bon, les récits sont rarement à la hauteur de la ce qui a été vécu, je vais donc partager ici quelques morceaux choisis…

TVSB 2014Vendredi soir : Mich’, Benoît et Fabrice sont dans une voiture…

Nous partons en direction de Verbier. Cela fait pas mal de temps que je suis descendu à Grenoble et nous retrouver est vraiment plaisant d’autant que je n’ai pas vu Benoît depuis l’hivernal off Matheysin de 2012. L’arrivée sur Verbier se fait vers 20h30, juste à temps pour prendre nos dossards et « avaler » une pizza.

 

Samedi 9h45 – ligne de départ du TVSB : vous avez une corde SVP ?!

Déjà que j’avais les pétoches au départ (peur de ne pas terminer, de ne pas être capable de le faire…), lorsque Tiphaine prononce le discours précédent le départ, le ton est extrêmement solennel, très sérieux et derrière une musique entre Carmina Burana et Brave Heart. Je cherche le type qui distribue des cordes mais non…nous n’en aurons pas besoin, la météo se charge de tout ;)

Une montée directe vers le Col de Fenêtre

Avec des névés… je suis aux anges, je n’avais jamais couru en traversant des névés. Cette première portion est assez difficile car l’ascension est plutôt longue la portion de route qui la précède n’est pas de nature à faire chauffer le moteur ou juste un peu. Je contrôle cette première ascension au cardio à 150/160 tranquillement. L’arrivée au Col est tout même une petite délivrance.

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Du Gd St Bernard à Bourg St Pierre, c’est revival 2011

Je connais bien cette portion pour l’avoir réalisé en 2011 lors de mon voyage de presse avec Columbia. Cette portion est sublime, la descente du Col des Chevaux très technique mais de toute beauté. Il commence à brouillasser par moment mais le temps se tient et j’arrive frais au grand ravito de BSP. Là, je dois dire à quel point l’organisation des ravitos du TVSB est top car la nourriture comme les boissons sont bien adaptées (humm, le bouillon de pâtes) et les bénévoles hypers sympas, avec de petits mots gentils.

Arrêt : 40 min.

Pluie, boue et grésille dans le Mille (km 38)

Je repars plutôt avec la patate pour le deuxième tronçon d’ascension de la course. On me l’a décrit comme redoutable et suivi d’une descente encore plus difficile, j’y vais donc en rythme toujours en contrôlant le cardio.

La pluie s’intensifie à mesure que je progresse, les pieds sont en permanence dans les flaques de boue… on y croit ! Rien de cela n’est vraiment grave, c’est du trail après tout mais le bruit de la pluie pendant des heures sur la capuche, ça rend un peu barge… J’arrive à la Cabane de Mille sous du grésille et il fait froid, je suis dans le dur car totalement trempé mais les jambes sont bonnes. Je me change au ravito qui est pris d’assaut et je repars après 15 min d’arrêt (un peu long comme arrêt !)

Des glissades en veux-tu : en voilà !

La descente vers Lourtier (km 49) est tendue car j’ai déjà deux ascensions dans les cuisses, une descente et celle-ci s’effectue sous la flotte et un single plein de boue. Je glisse, je me récupère à chaque fois de justesse mais je veux essayer de courir… c’est peine perdue. Heureusement que les bâtons m’aide à me stabiliser. La dernière portion est assez roulante donc je reprends un peu d’allure pour me sécher au plus vite au ravito.

Humide tu es, humide tu resteras…IMG_1470

Arrivé à Lourtier, je n’ai qu’une envie, c’est de me changer mais pas de bol, plus rien de sec dans le sac L Il va falloir terminer trempé de pluie et de transpiration…c’est toujours humide de toute façon. Le morceau qui suit est un peu le moment de vérité, le kilo limite vertical jusqu’à La Chaux (4,5 km et 1000D+) : comme dirais mon fils, c’est là qu’on va savoir si t’es une p’tite kekette… ou pas.

Avec la pluie et la nuit qui tombe, je décide de filer et franchement, j’ai l’impression de pas avoir traîné, je ramasse du monde dans cette ascension sauf que plus je monte plus la pluie tombe, le sol est totalement liquide, c’est la grosse galère et on glisse tous. A la sortie du bois, on croit en avoir fini mais non, c’est le brouillard et le froid qui s’ajoute. Le ravito de la Chaux est une pure délivrance.

IMG_1473Couverture en mode survie…il est chaud se ravito (6 km de Verbier)

Je claque des dents en entrant dans le restau et là, c’est franchement une vision d’outre-tombe, il y a des dizaines de coureurs en couverture de survie, y aurait de quoi organiser un concours à celui fait le plus de bruit. Quant à moi, je tremble tellement que je n’arrive pas à tenir mon gobelet de bouillon. Je vais me mettre dans un coin, je ne veux pas qu’on me stoppe ici, pas maintenant. 10, 20, 30, 40 minutes… Je décide de repartir mais la porte franchie, je suis saisie par le froid et je retourne à l’intérieure. J’ai vraiment à ce moment-là car je sens que je vais rester ici, d’ailleurs, une personne de la sécurité distribue des couvertures en polaire pour ceux qui sont à l’arrêt.

J’attrape mon téléphone et là, je vois tous les messages SMS de quelques minutes qui m’encourage. J’en ai plusieurs de Johan (dose de trail), Julien (mangeur de cailloux) qui me lâche pas… il a p’être flairé l’embrouille que je prépare. Quelques minutes plus tard, c’est Doune (coureur du Chablais) et Marie (ma femme) qui insistent eux aussi. Pendant ce temps Vincent alias vinvin20 publie et commente en direct et personne ne fait cela aussi bien que lui. Je peux le dire maintenant, vers 23h00, pétrifié par le froid, je m’étais résigné…jusqu’à lire ces derniers messages.

23h41 : mode zombie-guerrier, je descends !

Sur un coup de tête, je sors ma propre couverture de survie, je la déplie et fait un trou pour passer la tête et la mettre à même le torse en poncho, j’attrape la couverture en laine polaire et je l’enroule autour du corps (non Julien, j’ai pas manger tout le ravit !), j’enfile le coupe-vent et je suis devant la porte au taquet. Avant de partir, j’emmène avec moi un coureur qui depuis Lourtier est aussi sur le point de bâcher « allez, on y va tous les deux ! Y’a du monde qui t’attend en bas ! (sa femme et sa petite fille) ».

On descend et très vite, je me sens hyper bien, la couverture à même le corps me tient très chaud, c’est au poil : huuuuu ! Il y a du monde dans la descente, je laisse mon camarade aller pépère, moi, je décide la méthode kamikaze. Forcément, je me fais de belles frayeurs et je tombe plusieurs fois mais je descends encore et encore…avec une musique en tête « j’attendrai – Dalida » car en bas, c’est moi que je vais retrouver.

TVSBMon entrée dans Verbier est un pur bonheur, je profite à 300% des derniers mètres, assez fier non pas d’avoir terminée cette course mais d’être reparti de La Chaux à 23h41.

Je franchi la ligne avec Mich’ et Benoît, la trompette à la main à 00:52, en pleine euphorie.

Après une bonne douche bien glacée et un plat de pâtes, le Mich’ nous a redescendu en voiture à Grenoble comme un boss (arrivée 6h00 du mat’).

Le TVSB : quel trail et quelle organisation ! Franchement, dans les conditions assez rudes que nous avons eu, l’équipe et les bénévoles ont été impeccable. Je veux vraiment rendre hommage aux bénévoles car je viens de vous raconter mes turpitudes de coureur mais imaginez bien que pendant ce temps et plus encore, pour que je puisse me donner le frisson, certaines personnes se sont relayer bénévolement pour rester aux points de passages, eux aussi dans le froid et sous la pluie. Un très grand merci à Tiphaine pour son invitation et ce superbe trail.

A Verbier, j’ai régler un truc (très) important pour moi : chasser quelques vieux démons, retrouver un truc que j’avais perdu… ce trail a été très dur mais à vrai dire, il a été bon comme ça car je recherchais de l’engagement. Je vais pouvoir courir avec un peu de sérénité désormais et c’est une bonne nouvelle.

A venir :

Récit de Lamiricore (10h45) ici

Récit de Benoît (12h19) ici


TVSB

 

 

Vaincre le syndrôme de McCain*

-AMB2855crédit photo : organisation tvsb

Voilà, j’y suis presque. Dans 48h00, je serai à Verbier (où pas très loin) avec mes amis Mich’ (lamiricore) et Benoît (dans l’pentu) pour prendre le départ de la Traversée (Trail de Verbier St-Bernard). Les lecteurs du blog (si si, il y en a !) connaissent déjà mon histoire avecce trail donc je ne reviens pas dessus (ici).

La Traversée n’est ni plus ni moins que mon trail le plus long jamais couru (marché aussi sans doute) et je m’y présenterai du mieux que je peux…là, il y a une subtilité de langage pour ne pas sombrer dans les lamentations, regrets de tout ce que j’aurais pu faire avant d’y arriver mais c’est comme ça et j’aime cette réalité : dans la vie, tu ne choisis pas tout mais j’estime pour ma part que tu dois essayer de composer avec car c’est ça qui donne de la saveur aux choses.

J’ai déjà beaucoup écrit sur le Verbier donc maintenant, je dois le courir car on sait tous qu’il faut se méfier de ceux qui parlent le plus*…

Je me suis fais un plan sur 12h00 sur la base des temps de passage suivants :

La Fouly 1600 0h00
Les Ars dessus 1955
Col de Fenêtre 2695 11h15
Gd St Bernard 2469
Col des Chevaux 2714
Bourg St Pierre 1620 13h45
Boveire d’en Bas 2190
Cbne Mille 2480 16h15
Servay 2074
Plenadzeu 1456
Lourtier 1074 18h45
La Chaux 2266 21h15
La Combe 1700
Verbier 1490 22h00

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Le Trail du Vieux Lavoir en rythme

Ma préparation pour la Traversée de Verbier (60 km et 4000 D+) est un peu courte alors quand j’ai relu mon plan de préparation et qu’il y était écrit que le travail sur un peu de fatigue était nécessaire pour adapter mon corps à un effort long et difficile, je me suis dit que la fête de la musique/fête des voisins ferait pleinement le job : c’est moi qui envoie le son :)… je fais aussi quelques chorégraphies mais je promets que j’ai été sage cette année.

Couché à 1h45, la nuit a été un peu courte avec un réveil aux aurores mais au moins, j’ai su tout de suite qua j’allais travailler sur une base de fatigue !

Trail du vieux lavoir 2014 : c’est parti !

Arrivée sur place à 7h50 pour un départ à 8h30, j’ai vraiment eu le temps d’attendre, priseparcours_062 de dossard, tenue et hop footing d’échauffement. Lorsque le départ est donné, je pars dans les 20 premiers à une allure de 14,5 km/h pour me permettre de me dégager du groupe et prendre les premières traces sans stress. Très vite, je bascule sur un rythme de 12 km/h qui est mon objectif max car je veux avant tout courir entre 2h40 et 3h00 pour cette sortie. Je manque de sorties longues et l’objectif est simplement de travailler l’endurance. Il fait très chaud, au moins 26° et le parcours évolue par endroit en plein soleil, avec la nuit courte, c’est pas idéal mais ça passe…

J’irai ainsi jusqu’au 20ème kilomètre lorsque je ressens un gros coup de moins bien, les jambes en coton, la bouche sèche (j’ai bu mais peut-être pas assez d’autant que le 1er ravito est au kilo 19, ce qui est loin par cette chaleur, même si j’ai une petite poche au dos). Les jambes molles me font aussi penser à une petite typo et du coup, je prends un gel et une compote avec 33 cl d’eau ; je repars avec un peu de mal mais ça revient progressivement ! Pour ne pas trop y penser, j’ai encore plein de musique dans la tête et je me repasse quelques transitions bien sympas réalisées dans la nuit …

Ce passage à vide dure pendant 6 kilomètres puis je retrouve un peu de fraîcheur mais j’ai quand même laissé 6 min entre le 10ème km et le 20ème.

trail lavoirUn dernier ravito au 26ème me permet de boire de l’eau et de reprendre un gel pour terminer à un peu moins de 11 km/h en 2h51 pour presque 31 km et 535 D+ : mission accomplie :)

Ce trail est toujours aussi bien même si je trouve que l’extension du 30 n’apporte pas grand chose par rapport au 21,5 qui est vraiment très bien.

Les bénévoles ont passé la matinée entière en plein soleil, merci à eux !

Le Verbier en embuscade !

Depuis 2011, année d’un grand rendez-vous manqué pour cause d’une soirée où je me suis égaré en compagnie de John Travolta, je me suis promis d’y revenir et de courir la Traversée : à un mois du départ, je me prépare un peu à l’arrache (trop de travail) mais le coeur y est !

Pour bien de mettre dans l’ambiance, j’ai relu hier soir les récits de mes amis : Doune, Greg, Djailla, Vincent, les miens (ici et ) et celui dont la photo reste un must Lamiricore.

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Côté prépa, je fait un peu au feeling : des sorties à 11 km/h de 50 min en semaine et 2h00 le WE. Plus de vites sauf en compétition avec des 12 ou 15 km verts + de la marche nordique. C’est pas très académique mais il faudra que je fasse avec car d’ici le 12 juillet, il me sera difficile de suivre un vrai plan.

La Traversée, c’est 61 km et 4100 D+ et un parcours de toute beauté entre la Fouly et Verbier. J’y retrouverai Lamiricore, Mr Compression (Benoît) et Doune le Chablaisien…

traversee-profil

Une fois la ligne d’arrivée franchi, je pense que je pourrai me respecter un peu ; cette course, c’est un peu mon thermomètre d’estime perso. Ce sera forcément très dur… long ou dur et long comme le disent les organisateurs.

Je suis également en phase de choisir mon équipement : pour les chaussures, c’est fait et j’emporterai les Hoka Stinson car j’ai envie de moelleux sur une durée aussi longue et je connais bien ce modèle – J’en profite pour signaler que les Hoka sont arrivées chez Team Outdoor Paris ! Pour le sac, j’hésite encore mais le S-Lab 5L me semble un peu petit sachant que je courir un minimum de…11h00 ?

Hoka Stinson

Affaire à suivre donc !