L’immunité du coureur à pied

En ces temps de grippe A, de rhino-pharyngites, et autres infections ORL, notre appareil respiratoire est particulièrement malmené et pour nous coureurs à pied, c’est encore plus vrai. En effet, le sport est un facteur de bonne santé mais il a aussi pour effet, lorsqu’il est pratiqué de façon régulière et intensive à affaiblir notre système de défense interne. Pourquoi ?

En courant, nous sollicitons notre fonction respiratoire ; celle-ci entraîne une irritation, voire une inflammation des alvéoles pulmonaires : nous sommes ainsi plus fragiles aux pathologies respiratoires, et il faut être extrêmement vigilant en cas d’infection au risque d’aggravation – surtout actuellement puisque le virus H1N1 attaque les fonctions respiratoires. Je laisse à chacun de nous le soin de se forger une opinion sur la vaccination…

La pratique du sport en général et de la course à pied en particulier de façon intensive a aussi pour conséquences d’agir sur nos défenses immunitaires puisque nous créons aussi certains déficits en vitamines et nutriments essentiels pour la défense de notre corps. Comme c’est l’hivers et nous avons besoin de toutes nos forces pour nous défendre contre les agressions extérieures, l’alimentation (apports en protéines, glucides, lipides notamment) joue un rôle important pour corriger rapidement ces déficits et éviter qu’ils ne deviennent chroniques : en la matière, vous savez ce que je pense des compléments alimentaires…souvent peu adaptés à nos réels besoins, peu efficaces. Mieux vaut en parler avec votre médecin et réaliser un bilan sanguin pour être précis sur les actions à engager.

Bref, nous sommes plus fragiles que nous ne voulons bien le croire donc comme il va faire froid cette semaine en région Parisienne  (et ailleurs), prenons soins de nos bronches…elles nous le rendrons bien en temps voulus.

Le retour de la frontale…

Ca y est, nous y sommes. Qu’il soit 6h00, à la fraîche ou 21h00, je l’ai ressorti depuis deux semaines. C’est principalement le soir que je la porte car j’ai arrêté de courir le matin (trop de blessures à terme).

Courir le soir à la frontale n’est pas ce qu’il y a de plus difficile pourvu qu’on arrive à gérer le temps du repas : avant ou après l’entraînement ? Avant, cela veut dire dîner léger et vers 19h00, ce qui est impossible pour moi. J’ai bien essayé de prendre un repas léger à 20h00 en famille puis d’y aller mais la digestion est trop problématique et les points de côté omniprésents !

Après, c’est plus simple sauf qu’il faut tenir et là aussi, j’ai expérimenté la fringale du type qui n’avait pas pris son goûter vers 17h00 et se retrouve limite en hypoglycémie…

Comme d’habitude, la solution est intermédiaire et surtout individuelle, j’ai donc essayé de prendre une soupe vers 20h00 avec un peu de pain puis c’est parti mon kiki ! Et là, ça passe bien. J’emporte aussi un peu d’eau sucrée dans ma gourde pour le cas où car ça aide bien à lutter contre le coup de bambou.

Pour ceux qui hésitent à courir le soir tard, je dois dire que personnellement, je ne ressent pas de problèmes par la suite pour trouver le sommeil. Faut dire qu’en se levant à 6h00, ça fait des bonnes journée car je me couche vers 23h30- c’est là qu’est le véritable problème : le sommeil et la récupération sont un peu plus difficiles.

Demain, nous entrerons dans l’automne. L’obscurité est désormais présente le matin au réveil et le soir au retour du boulot : c’est sûr, la frontale est de retour…

Comme une éclipse…

Je n’ai pas réglé ma vie sur le pas de mon père mais peut-être bien sur sa foulée…

C’est comme ça. Il faut vivre avec et ça s’apprendre. Mais à la longue on s’y habitue vite et on finit presque par oublier pourquoi on coure (j’en parle assez souvent d’ailleurs). Et à l’oublier, on finit irrémédiablement par ne plus s’attacher qu’à des détails, à nos petits soucis quotidiens, nos petites blessures : ces derniers mois, j’ai oublié pourquoi il était important que je ne m’arrête pas de courir pour ne penser et ne parler que de mes « bosbos ».

« Ma voisine m’a annoncé ce matin en me regardant dans les yeux que sa filles de 23 ans avait un cancer rare du poumon depuis quelques mois. Il lui en reste encore quelques uns malgré les cures de chimios…

23 ans, c’est pas autant que mes années de courses à pieds…

A vrai dire, je le savais depuis quelques jours (par le voisinage) mais ce matin, c’était différent : c’est devenu vrai, c’est devenu dur comme la réalité.

Qu’est-ce cette « mauvaise nouvelle » vient faire sur un blog qui ne parle que de course à pied, de compétition et autres technologies sportive ?! Disons, qu’elle s’y invite par la force des choses : la discussion de ce matin me rappelle combien nos vies sont trop courtes, surtout si l’on en retient que le profit que nous dégagerons lorsque la fin arrivera.

Tout cela est très relatif…un peu comme nos peines et nos douleurs : je tacherai dorénavant de taire un peu les miennes sur ce blog pour ne surtout pas oublier pourquoi je coure et pourquoi c’est une chance.

La mort traverse nos vies en bouleversant tout autour d’elle, puis elle disparaît avant de laisser place au vide…puis la vie reprend son cours comme un cycle.

La mort occulte tout…un temps, et puis disparaissent à la faveur du quotidien qui reprend lui aussi ses droits, et son cycle.

La mort occulte tout un temps avant de disparaître : un peu comme une éclipse dans nos vies.

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Cet été, protégez-vous : courez safe !

L’été est là. Et avec lui son cortège de tentations : petit footing improvisé le matin à la fraîche, apéro chargé juste après le footing, séances de fractionné sur sentier peu stable, sortie longue en montagne, footing au couché du soleil sur la plage…inutile d’aller sur une île pour rencontrer la tentation !

Pour le petit footing du matin : ne pas oublier que même tôt, il peut faire chaud et votre température corporelle pourrait bien monter plus haut et plus vite que d’ordinaire donc, pensez à boire quelques gorgées avant de partir et surtout, emporter avec vous de l’eau dans le porte bidon ! Et si c’est les vacances pour vous, ça ne l’est pas pour vos muscles et tendons qui auront besoins comme d’habitude d’être bien étirés…ça c’est safe.

Apéro post-footing : ma grande spécialité et j’en suis pas fier mais avec le temps, j’ai appris à bien vivre avec mes propres contradictions. Surtout, on attaque pas l’apéro sans s’être réhydraté correctement avant avec de l’eau. Par ailleurs, sachez que si le danger qui vous guète n’est pas l’arrêt cardiaque, la récupération musculaire et tendineuse va être réduite par la consommation d’alcool qui a tendance à se concentrer sous forme de toxines dans les muscles. La réhydratation est donc plus difficile et les courbatures pas très loin ! Une bonne hydratation avant et après, puis un apéro « léger » (limitez les alcools forts type Gin, Rhum, Whisky…), ça c’est safe.

Fractionner sur un sentier peu stable : attention aux articulations et aux tendons (toujours les mêmes !!). Un joli chemin de traverses bordé d’une prairie à la montagne a pour beaucoup d’entre nous le même effet qu’un rencard avec Angélina Joly…mais jusqu’à là, tout va bien et ça peu rester safe si on se protège. Pour ça, je ne connais qu’un seul moyen et vous aussi – on y va doucement, on se couvre car le temps change vite, surtout en montagne. On s’étire (passivement) avant de partir, puis au retour. Idéalement, après 15mn, on fait un peu de PPG sur terrain plat et stable (talons fesses / montées de genoux, on fait tourner les chevilles…). Là, on est safe (du moins pour ce qui est du footing).

Sortie longue en montagne : bon, on plaisante pas avec la montagne (je l’ai appris en Corse à mes dépends !!). De l’eau, un sifflet, un coupe vent et un téléphone mobile – tout ça tiendra sans problème dans votre porte-bidon Raidlight…sans oublier le couvre-chef car ça « tape » en montagne ! En altitude, le moindre écart se paye cache et sans période de mise à l’épreuve. Il faut bien repérer son trajet avant de partir, vérifier la météo et prévenir ses proches en estimant une durée pour le retour. Bon, ça ne veut pas dire qu’avec 10mn de retard, faut déclencher le plan ORSEC mais la prudence est importante. Si possible le faire avec un partenaire car à deux, on se protège mieux…et là, c’est safe.

Footing au couché du soleil sur la plage : cette fois, vous risquez de ne pas être seul sur le sable (…) mais plutôt grisé par toutes ces créatures en bikinis qui dévorent (du regard) votre torse velu de mygale préparée pour les JO de Londres…ça peut devenir « unsafe » assez rapidement. D’autant que sur la plage, on a tendance à dépenser un peu plus d’énergie (dépense calorique jusqu’à 1,6 fois plus importante !), on force aussi sur les tendons qui ne sont pas habitués au « sport en sable »…même si on vous dit partout que courir sur la plage c’est bon pour remuscler vos pieds (ce qui est également vrai du reste). Donc, sur la plage, le soir, les pieds dans l’eau (…), pensez à vous protéger des risques d’inflammation en étirant bien les membres inférieurs car de cette façon et avec une bonne hydratation, ce sera vraiment safe.

Voilà, si vous voulez que le plaisir dure longtemps cet été : pensez à vous protéger car contrairement à ce que l’on entend parfois, y’a autant de plaisir à pratiquer « SAFE ».

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Lettre à Mad Runner

Voilà, c’est décidé. Je continue la course à pied…

Je crois même que je vais courir plus qu’avant car désormais, je courrai pour deux ! Ben oui quoi ?! Je viens de lire un post, le dernier (ici) de Mad Runner.

Mad Runner, on ne se connait pas mais j’ai envie de te dire plein choses ce matin :

- d’abord, c’est courageux d’arrêter, au moins autant que de continuer. Il faut combler un truc qui chez moi laisserait un vide énorme, même s’il y a beaucoup de choses par ailleurs dans ma vie. Tu dis que tu as plein de projets qui t’attendent…moi aussi mais c’est en course et ça, c’est la bonne nouvelle car du coup, je vais en faire deux fois plus : ça comptera pour nos deux paires de jambes !

- tu dis en avoir assez des blessures et c’est vrai, y’ en a marre de pas pouvoir courir comme on veut, autant qu’on le veut, où on le veut ! Moi, j’aimerais bien oublier les tendinites à répétition, les contractures…tous les trucs qui font que mon médecin me dit « faut faire une pose où alors ce sera pire ». « Pire » ?! mais y’ a rien de pire que de me demander d’arrêter de courir moi. ! Et pourtant j’ai plein de BD à lire à la maison, deux enfants avec qui je m’amuse beaucoup chaque WE, une femme avec qui j’ai des tas de projets…bla, bla, bla… mais arrêter : NON. Même si je dois courir comme hier au Château de Vincennes avec un mollet bandé.

- tu dis que l’entraînement prend du temps, les compéts’ et puis ton blog (mais il nous donnait de la lecture !). Moi aussi, je coure aux extrêmes (6h00 ou 21h00) et c’est pas toujours simple à gérer au quotidien car autour, il y a la vie sociale avec les amis, etc. Du coup, je convertis tous ceux autour de moi qui le veulent bien et ça marche ! Cette année, deux nouvelles recrues que je peux voir régulièrement et différemment grâce à la course…

- tu dis que les résultats sont longs à venir. C’est vrai qu’ils sont longs mais lorsqu’ils viennent, alors là, c’est pas de la joie mais du grand bonheur, un peu comme un semi en moins d’1h30 :-)

C’est long et les résultats ne viennent parfois même pas du tout. Mais là, pour le coup, c’est tant mieux car comme ça, on continue de courir après eux !

Tu vois, on coure tous un peu Mad Runner : toi, désormais, c’est après autre chose. Moi, je coure pour ne surtout pas m’arrêter. On sait jamais, des fois que je devienne un peu…fou.

Bonne route à toi !

Solitaire à 50%

Ça, c’est moi. Du moins, c’est le résultat de mon test réalisé sur Espritrunning et je dois dire qu’il me semble très proche de la réalité :

Solitaire : c’est vrai que le suis et en règle général, j’apprécie un bon entrainement seul, histoire de me retrouver avec moi-même…

Il est vrai aussi que j’aime la compétition, d’ailleurs, j’écris souvent que c’est pour moi un grand moment où je peux être seul, parmi les autres !

Enfin, j’aime les défis…voilà 9 mois que je coure en maintenant comme je peux l’état de mon mollet gauche, et avec au compteur un Trail de 22 km en forêt de Senlis (une première) et un Duathlon à Villepinte (fabuleux !)…

Ce test est ludique, rapide et il donne un petit graphique sympa comme tout : faut pas hésiter !

Testesprit