Endurance : l’EPI des coureurs cyclistes doit être plus faible que celui des coureurs à pied

En course à pied, Véronique Billat nous a appris grâce à ces travaux d’étude au LEPHE que les séances d’EPI (entraînement par intervalles) courtes du type 30s/30s étaient plus bénéfiques pour la progression de la VO2 max que les difficiles séances de 1000 m (sans pour autant nous pousser à délaisser celles-ci !).

Depuis que j’ai adopté un plan d’entraînement croisé avec le VTT, je m’interroge sur le type de séances que je peux préparer et notamment les séances spécifiques d’EPI appliquées au cyclisme tout terrain.

Je viens de lire une étude Québécoise intéressante à ce sujet, et qui semble plaider pour des séance d’EPI modérées en intensité. En effet, contrairement à la course à pied où l’intensité et le faible temps de récupération sont déterminants, le travail à vélo devrait se pratiquer différemment :

  • la séance de type « X » répétitions de 30 secondes de pédalage à intensité maximales de 110 à 120 rpm (révolutions par minute) serait donc moins bénéfique en endurance qu’une séance d’EPI réalisée à la fréquence de 70 à 110 rpm.
  • les portions de récupération sont d’intervalles équivalents (30s vite/30s lents).

Cette étude de Paton CD, Hopkins WG et Cook C (2009) – Effects of low-vs.high-cadence interval training on cycling performance. J Strength Cond Res 23(6)/1758-63 suggère donc de travailler les séances de cyclisme à une intensité faible à modérée pour développer son endurance.

Intéressant non ?