Vétathlon de Nemours 2009 : résultat et bilan

1h44. Voilà pour les 5 km à pied / 20 km à VTT / 3 km à pied, le tout sur un parcours très technique ou le plaisir était vraiment au rendez-vous. Ce temps me convient pour mon premier vétathlon puisque je n’ai pu terminer la Vét’Ozoirienne faute d’une pédale mal vissée.

IMG_3580Ce que j’en tire comme enseignements est de deux ordres : la préparation physique et la technique de course.

Ma préparation physique doit être revue :

Sur le plan de la VO2, rien à redire, j’ai réalisé l’ensemble du parcours course et VTT sans difficultés car je suis bien préparé. En revanche, je manque singulièrement de puissance musculaire et de vitesse (vélocité) pour la partie VTT. Sur un parcours technique (descentes, lacets, relances, etc.) où je ne suis pas très doué, j’ai pu négocier correctement la première moitié de course mais ensuite, je n’ai pu fournir l’effort supplémentaire pour me maintenir dans le premiers tiers… pire, je crois même avoir complètement craqué sur le plan musculaire car je ne pouvais m’accrocher aux concurrents qui me dépassaient alors que le souffle était bon. Il faut dire que la fréquence de pédalage est pénible car plus lente et de surcroît, on se retrouve souvent en situation de devoir maintenir l’équilibre et cela sollicite aussi les muscles de la partie basse.

Pour y remédier, je compte réaliser une séance de musculation par semaine (le week-end), où je travaillerai essentiellement les cuisses) et les muscles posturaux (dos, épaule, bras) car j’ai souffert du dos. Ce travail sera complété par un travail de côtes pendant la sortie du dimanche matin.

Ma technique de cour en VTT :

Là, c’est super critique car je me croyais téméraire et je me suis découvert à Nemours très "peureux"…les descentes ont été un véritable plaisir mais aussi un gros stress car je ne sais pas maîtriser le vélo sur un terrain accidenté. Là aussi, il falloir changer un peu la préparation car en général, les sorties sont plutôt "pépères", sans travail technique. N’ayant pas de connaissances contrairement à la course à pied, je compte bien trouver des supports pédagogiques sur Internet et m’instruire un peu…

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A venir, voici déjà quelques pistes :

Développer plus de séances d’entraînement de type PMA, travail au Seuil (autour de 30 km/h ?)

Réduire les durées d’entraînement en endurance (mais pas moins d’1 heure)

Réaliser mes séances sur terrain de cross country

Fractionner sur des portions de type 60s/60s

Lien utile :http://www.vtt.org/rubrique.php?id_rubrique=23

Vétathlon atypique…

J’ai une pratique singulière de la course à pied, rien d’absoluement révolutionnaire mais elle comporte quelques caractéristiques peu communes : courir à 6h00 ou à 21h00 à raison de 3 fois par semaine ; dormir peu (malgré moi), tester des séances nouvelles comme le 30/30 il y a déjà quelques années, alors qu’on connaissait encore peu Véronique Billat chez les amateurs ; tenter la préparation d’un marathon en 1 mois (…). Alors forcément, mon premier vétathlon, la Vét’ozoirienne, ne pouvait pas en être autrement !

La vét’Ozoirienne, c’est une très bonne épreuve, bien organisée, avec des bénévoles et des arbitres sympas, disponibles et suportifs pendant l’épreuve ! Le parcours de VTT est un peu rude à mon sens, d’autant que j’ai peu d’expérience en course à VTT et pas de technique.

Je me suis donc aligné sur le départ pour un 5 km à pied de folie, où je regrette vraiment de pas avoir pris mon chrono car j’ai retrouvé des sensations en course extras…La prise du VTT au parking s’est déroulée dans le calme, j’avais fait la différence avec le groupe de poursuite et devant, le groupe de tête était assez loin. Là, je suis partie assez vite pour reprendre une dizaine de places et en perdre 5/6…j’étais bien jusqu’à une première chute assez dure au 8ème kilo. Je repartais mais malheureusement, le pédalier avait souffert et ma pédale s’est alors décrochée pour une seconde chute ! Plus de pédale = plus de course ?!

image-3A regarder les concurrents me ramasser un à un jusqu’à ce que Vincent, l’un de mes coéquipiers de la compèt’ me rattrappe et me propose de me tirer ! Là, je me suis dis qu’abandonner n’était pas un truc qui se fait : je décidais donc de repartir à pied !! en poussant ou en portant le vélo pour la deuxième partie de la course !

C’était très éprouvant, j’avoue avoir pensé plusieurs fois à arrêter mais les encouragements des types qui me dépassaient et mon frère Pascal, le second de la bande des 3 me donnaient envie à continuer.

Après un trajet qui me semblait interminable, j’arrivais bon dernier au parking à vélo (une sensation étrange et un peu dérangeante) – les bénévoles commençaient tranquillement à remballer le matériel alors que moi, je devais attaquer encore un petit 2 km 500 avant de franchir la ligne d’arrivée.

Limite en hypoglycémie, j’avais les jambes tremblantes et mon cerveau avait de plus en plus de difficultés à se fixer sur le parcours…

Après 1h 48 mn de course, j’arrivais enfin, bien seul : 19 mn de course (à peu près), 1h 38 mn de VTT dont je ne sais combien le VTT à bout de bras. Peu commun mais assez extraordinaire à vivre en fait.

Et oui, l’abandon, la souffrance, on en parle souvent mais on la vie peu (en tout cas à mon niveau). Cette fois-ci, je me suis véritablement retrouvé face à une situation atypique : j’ai du mal à dire d’où vient la motivation dans un cas pareil, ou s’il s’agit juste d’entêtement.

Une chose est sûr, j’étais allé à Ozoir pour réaliser 1h 15/1h 20 mn et on est loin du compte…vivement le prochain rendez-vous qui sera sans doute le vétathlon de Nemours – 11 novembre prochain.

Incursion en "Triathlonnie"

Ca sonne un peu comme un bon épisode de Marvel  Avengers (Les vengeurs) et si c’était le cas, nous serions dans un crossover bien ficelé…mais rien de tout cela, ce matin, à Villepinte, l’incursion en question était la mienne : celle d’un coureur de fond parmi les triathlètes.

image-3Villepinte, le Duathlon (93) : d’abord, il y a l’organisation, juste parfaite. Beaucoup de volontaires (alors que cela devient rare) et des officiels bien formés qui connaissent parfaitement leur job. Du coup, tout tourne comme sur…deux roues !

Les Triathlètes : là, je dis respect. Mais alors, vraiment, celui qui s’impose et ne se discute pas car il y avait ce matin du lourd. Des compétiteurs et des compétitrices de très bon niveau. L’ambiance était bonne mais j’ai ressenti une impression de dureté que je ne connaissais pas en course à pied. La vélocité des participants y était sans doute pour beaucoup. 110 partants pour une course où dans l’ensemble, la course fût jouée en quelques kilos avec un concurrent largement devant le peloton ! Il gagne en un peu plus de 54mn.

La course : parti comme une bombe pour 4 km, avec une bonne moyenne de 3’30 km/h, j’ai du rapidement réviser mon rythme pour ne pas décrocher et exploser car devant, le rythme ne faiblissait as et moi, je n’étais pas affûté aujourd’hui, c’était même ma reprise post-contracture du mollet. Après 2km, j’ai révisé le tout pour boucler mes 4 kilos en 15/15’20s.

Là, j’ai enfourché mon VTT, après avoir mis mon casque, et c’était parti pour 15 km de pure folie. J’ai ramassé, je me suis fait ramassé…j’avais l’impression d’être un gamin qui  a le droit pour la première fois de pédaler comme un dératé et je ne m’en suis pas privé. Franchement, cette partie en VTT a été difficile pour moi qui n’a pas l’habitude car il y avait des relances, des côtes mais dans l’ensemble un très beau parcours, bien pensé et parfaitement surveillé. A 59mn du départ, je rentrais au parking à vélo et là…

Les 2 derniers kilomètres : donc, là…j’ai cru tombé en posant mes pieds à terre. Les jambes étaient toutes tremblantes, les appuis incertains. Je me faisais l’impression d’être John Wayne descendant de son cheval…pour vous dire. Les deux derniers kilos furent donc très laborieux. Il m’a fallut 1 km pour retrouver mes jambes et finir en 1h09’38, à la 64ème place mon 1er Duathlon.

C’est juré promis, l’an prochain, je reviens et là, je serai préparé. Cette course a été sans doute la meilleure reprise que je pouvais faire et la conseille car le parcours et l’ambiance sont vraiment au top !

Je termine ce poste sur les compétiteurs car j’ai été très impressionné, par les concurrents : beaucoup de triathlètes dont je mesure humblement le physique et le mental qui est nécessaire à leur effort. Assurément, j’ai envie de savoir ce qui peut nous rapprocher  (eux et moi) et comme c’est du chrono dont je parle, il y aura désormais sur RunOnline du duathlon, ça ne fait aucun doute.

A la prochaine…

PS. Le mollet a tenu bon. Une légère douleur après 10km de VTT m’a fait levé le pied et finalement, c’est passé.

Photo: Olivier Blanchard – obphoto ici.

Duathlon de Villepinte (93)

Voici ma prochaine compétition !

plaquette-duathlon

Après toutes ces années à user le bitume, c’est ce type d’épreuves que je recherche. le Duathlon de Villepinte (ici) est dans la catégorie "sprint" car court : 4km de course + 16,5km de VTT + 2km de course. Autant dire que ça va aller très vite…

Je vais essayer de mettre en place une petite préparation spécifique sachant que j’ai ressorti mon VTT cet hivers à cause de ma blessure au mollet donc, l’exercice ne me fait pas peur même si je redoute un peu le parcours car je connais le site (Parc du Sausset) et il peut s’avérer difficile.