Hoka Tracer : le test

La Hoka Tracer a déboulé sur le marché sans prévenir, entre l’annonce de la Vanquish 2, Clayton, etc. Il faut reconnaître que la marque est extrêmement prolifique depuis deux saisons, et ce n’est pas pour me déplaire car il y a autant d’améliorations que d’innovations.

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Hoka Tracer : pour la route et les formats courts (5 km, 10 km et semi-marathon)

J’ai testé la Tracer sur des formats courts comme le conseille la marque ainsi que sur des séances un peu plus rapides type VMA. Cette chaussure a été conçue pour « envoyer » sans se poser de question car elle est légère et dynamique tout en proposant un très bon niveau d’amorti.

13072836_10154044094969000_690021621695223759_oSous le capot de la Tracer

La principale technologie utilisée réside dans la semelle intermédiaire en PRO2LITE. Il s’agit d’une gomme à double densité qui permet à la chaussure de donner une très bonne propulsion à l’avant du pied et un très bon niveau de protection au talon. Ce dernier point est fondamental pour moi car je talonne pas mal. Pour autant, je trouve la chaussure bien équilibrée et elle conviendra aussi aux coureurs qui recherchent un dynamisme sur l’avant du pied au décollage…

Côté adhérence au sol, je n’ai rien relevé, même sur sol humide. Il me faudra évaluer dans le temps l’abrasion de semelle et sa durée.

Côté carrosserie

La tige en mesh est légère et sans coutures, ce qui permet à la Tracer d’afficher 196.00 g sur la balance en 42 2/3. C’est un poids de compétition même s’il y a plus léger sur le marché mais personnellement, je suis pour les compromis et je préfère ne pas rogner trop sur le confort et l’amorti.

image-2Le maintien du talon est bon pour une chaussure destinée à la route. Si toutefois vous recherchez un modèle offrant une forte stabilité, il faut orienter votre choix sur une Conquest par exemple… et oublier un peu les chaussures typée compétition. Le laçage efficace avec un lacet légèrement élastique qui permet de bien ajuster le serrage. Bonus : la languette de protection est légèrement rembourrée, suffisant pour me faire plaisir car je regrette souvent leur finesse au niveau du cou-de-pied:)

Conclusions après 50 km de route : trop tôt pour juger sa solidité mais elle délivre bien sa promesse de dynamisme en course sur route, avec un très bon rapport protection/propulsion. Je suis certain qu’on ne tardera pas à voir cette chaussure en triathlon ! Confortable et bien ajustée au pied, j’invite les coureurs au pied large à la tester avant l’achat pour éviter les mauvaises surprises : comme Hoka organise régulièrement des sessions de testing en France à l’occasion de compétitions, allez sur la page Facebook vous renseigner et essayer ! En Ile-de-France, c’est Nicolas Jamet qui vous fera la visite guidée:)

Finalement, la question la plus difficile aujourd’hui avec Hoka, c’est comment se repérer dans le maquis d’une gamme très riche en nombre de modèles. Pour bien choisir votre paire de running, il vous faut tenir compte de quelques critères :  (1) le rapport amorti/dynamisme/stabilité souhaité (2) le type d’utilisation compétition/entraînement (3) votre poids (4) le drop qui est variable autour de 4mm à 5mn en moyenne (donc faible).

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ma sélection non-exhaustive

Avec tout cela en tête, vous pourrez prendre une Clayton pour courir des semi-marathons, marathons ou faire du seuil alors que la Tracer sera idéale pour des 5 et 10 km, éventuellement semi-marathon si vous êtes léger et pas fragile au niveau musculo-squelettique. Vous ne courez que sur la route à l’entraînement ? La Clifton 2 est à considérer alors. Si vous recherchez une Rolls pour dérouler sans vous poser de question et très stable, la Conques 2 fera un très bon job. Enfin, si c’est la polyvalence qui prime, la Vanquish 2 est faite pour vous… après, je connais un moyen simple de décider, c’est d’essayer et de vous faire conseiller.

Seule prérequis, ne testez pas Hoka pour ensuite la comparer avec des modèles ultra light et minimalistes. Il est clair que si vous êtes adepte de la foulée naturelle médio-pied, vous serez sans doute déstabilisé alors il faut y venir l’esprit ouvert pour découvrir une façon différente de courir car comme je le dis souvent, Hoka, c’est une question de sensations… ENJOY !

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La Boucle du diabète 2016

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Je m’étais promis de venir courir à Vincennes samedi dernier afin d’apporter mon modeste soutien à David Limousin et toute sa formidable équipe de bénévoles. Plus qu’un geste accompli, j’ai pris un plaisir de fou à courir parmi les 1296 participants de cette édition 2016 de la Boucle du diabète.

Une ambiance très chaleureuse, un parcours rapide et dans les allées du bois, presqu’un peu étroites parfois étant donné le succès de cette édition. Au final, ce sont plus de 10000€ collectés pour la recherche alors je suis vraiment fier d’être venu partager ce moment de course à pied. 13043743_10154040296599000_4306861852025131405_n

Et sinon la course ? Plutôt bien pour une reprise sans préparation spécifique, je boucle la boucle (en fait 3 tours de 3 km +/-) en 40’34. Un peu dans le dur sur la fin mais tellement porté par tous les spectateurs et bénévoles présents que j’aurai pu encore en baver un peu:)

Bravo à toutes et tous, c’était comme annoncé : une vrai fête sportive et conviviale !

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Trail de Crève-Coeur : une pépite prêt de chez moi

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Dimanche dernier, j’ai pris le départ du trail de Crève-Coeur (25 km et 400 D+) pour ma reprise du trail. J’ai choisi cette course dans la forêt du domaine de Nemours (77) car il n’y avait plus de place à Josas et c’était aussi le championnat du 77 de trail !

Bien m’en a pris car j’ai découvert un petit bijoux en terme de nature et d’organisation (Club ANSA) et puis j’ai eu le plaisir d’y retrouver Vincent Viet et Charlotte Kong avec leurs amis pour ma plus grande joie car nous ne nous étions pas revus depuis le DUST sur un trail – merci Vincent de m’avoir chambré sur mon beau maillot de club FFA…

Sur le plan physique, je n’étais pas au mieux de ma forme car en reprise après une tendinite d’Achille depuis Février et en pleine crise d’allergies aux pollens (!!!) mais le but était de reprendre contact avec l’esprit trail et je dois dire que l’ambiance est vraiment top à Nemours, et bonus, nous avons couru sous un joli soleil.

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Sur le plan du parcours, le tracé est très beau mais il est usant avec beaucoup de bosses et pas mal de singles en lacets, comme quoi on peut trouver des moyens de mettre à l’épreuve le gainage des traiteurs en île-de-France !

Je boucle ce trail en 2h30, un peu à la peine sur les 5 derniers kilos mais totalement sous le charme : je reviendrai l’année prochaine pour essayer de claquer un bon 1/4h de moins:)

Merci à l’ANSA et aux nombreux bénévoles pour leur sourires:)

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Libre de courir et pourtant…


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J’avais à peu prêt 7 ans lorsqu’un lundi soir, l’Entraîneur est venu frapper à la porte de l’appartement. Pascal, mon frère aîné avait participé la veille à Fontenay aux Roses à une course sur route en minimes (14 ans) et il avait gagné. Pas terrible pour rester discret !!

UNE FÉDÉ DE COCOS !

C’est l’époque où le frangin gagnait tout ce qu’il courait, sans partage (surtout en cross-country) et s’entraînait à Louvres (95), un tout petit club membre de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), une fédé proche du Parti Communiste Français. Et ouais… à la maison, le débat faisait rage sur le fait de changer Pascal de club pour rejoindre le circuit FFA, le « vrai » circuit compétitif. Je vous laisse imaginer les repas de famille où notre frère aîné à tous Jacky, chambrait les parents de laisser Pascal courir dans une sous-fédé coco !!

LE BITUME VA LUI CASSER LES JAMBES…

En plus, l’entraîneur était contre la route car « on y attrapait toutes sortes de blessures qui allaient stopper la carrière du frérot.. ». Ce soir-là, il était furax que Papa l’ait embrouillé, ça gueulait sur le palier de la porte et derrière, Jacky en rajoutait des tonnes en balançant des pics. Les parents avaient la tête d’un gosse qui s’est fait attraper la main dans le sac, c’était drôle quand même mais je ne comprenais pas tout moi « pourquoi l’entraîneur de course à pied interdisait à Pascal de courir ?!?! »

SPIRIDON, RAYMONDE…ET NYC ÉPINGLÉS !

Nous étions 3 puis très vite 2 frères à partager la même chambre. Pascal était le plus grand donc il faisait sa loi et décidait de la déco. C’est comme cela que j’ai grandi avec les couvs de Spiridon épinglées au mur, le poster de Raymonde en icône américaine à New Yorkle tout premier poster de Nike : une photo de l’arrivée du NYC Marathon.

Certains disent que leur histoire à commencé dans un garage… moi c’est dans une chambre, parmi les coupes et les médailles:)

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Le film FREE TO RUN sort aujourd’hui, 13 avril, magnifique, engagé comme on a parfois tendance à l’oublier ou simplement à ne pas le savoir mais on vient tous un peu de là. Ne loupez pas ce documentaire, il est beau, inspirant et cultivant. Il sort alors que le marché du running se féminise et franchement, vous ressortirez de la projection en pensant que les femmes (re)viennent de loin. D’ailleurs, je pense que c’est juste pour ça qu’elles ont mis un peu plus de temps à nous rejoindre. Bonne journée.

Sur la route du Trail de Verbier St-Bernard – 9 juillet 2016

Connaissez-vous le TVSB ? Un des plus jolis trails d’été à mon sens avec son magnifique col du Grand St Bernard à 2469 m. Après une première expérience totalement folle en 2014 puisque nous avons couru La Traversée (61 km et 4100 D+) sous une pluie très prenante et parfois même de la grêle, j’ai décidé de revenir en Suisse pour courir « un peu mieux » cette fois et surtout revivre une journée exceptionnelle avec la nature. Merci aux organisateur de m’avoir accepté:)

LA COURSE

Le parcours de La Traversée n’est pas spécialement technique sauf les dix derniers kilos en descente après le col de la Chaux qu’il faut d’ailleurs grimper avec 1000 D+ sur une toute petite portion. On n’est pas loin du kilomètre verticale mais avec 50 bornes au compteur:)

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Le tracé est assez difficile de part les successions de cols au nombre de 4 : Fenêtre, Gd St Bernard, Mille et Chaux. Autour de vous, ce sont les paysages de montagne à couper le souffle, les pairies, les grands sentiers de rando, les singles sans oublier les vaches !! Pour mémoire, mon plus beau souvenir partagé ici sur le blog de Vincent.

Cette année, je n’ai pas décidé du chrono et franchement, j’ai plutôt comme objectif de retrouver mes vaches et prendre 100% de plaisir. Je serai en compagnie de mes amis Lamiricoré, Greg Runner et Johan Dose de trail… une vrai belle brochette de traiteurs:)

LES NOUVEAUTES 2016 DU TVSB

J’ai retenu tout particulièrement la nouvelle course au programme, la X-Direct qui est comme son nom le laisse entendre est une course ascensionnelle de 6 km pour 670 D+. Ca va piquer un peu mais bon, à Verbier, même la douleur est supportable.

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crédit photo TVSB

Vous pouvez consulter tout le programme des 3 jours ICI avec la présentation des 6 formats proposés en semi-autonomie. Une chose est sûr, si vous cherchez un trail très bien organisé, avec des spectateurs et de l’ambiance en pleine montagne, venez à Verbier car l’esprit trail y est parfaitement respecté.

Et si on allait chez Bob à ITEN ?

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Au salon du running de Paris (31 mars au 2 avril), beaucoup de visiteurs viennent retirer leur dossard pour le marathon qui aura lieu ce dimanche et/ou faire leur shopping de l’année car il y dans cet espace immense de la Porte de Versailles la majorité des équipementiers et de nombreux organisateurs de courses. Mais sur le salon, on fait surtout des rencontres et hier, j’ai eu la chance de pouvoir écouter Bob Tahri sur son projet de centre de formation d’Iten grâce à mon ami Jean-Pierre run run.

Si vous ne connaissez pas l’histoire de Bob et du Kenya, je vous propose de regarder cette vidéo ainsi que l’interview de Jean-Pierre. Bob a déjà réalisé plusieurs stages à Iten, the place to be au Kenya pour courir et rencontrer au détour d’un chemin les champions Kenyans ou même Mo Farah ! 90 coureurs de tous niveaux ont déjà été formés par Bob et son équipe au Kenya et c’est fort de cette expérience qu’il a décidé d’ouvrir à partir de juin 2016 son Centre permanent de course à pied.

TAHRI ATHLETIC CLUB (TAC) : viens chez Bob…

Le projet de Bob, c’est comme une histoire d’amour. Il ne te le présente pas, il te le raconte et c’est yeux brillent… Si je dois résumer le TAC, c’est un centre installé à Iten, à 2400 m sur la Rift Valley, pour accueillir en simultanée jusqu’à 25 personnes pour pratiquer à la carte mais aussi avec de l’encadrement la course à pied et se former aux côtés d’athlètes venus du monde entiers. L’idée centrale, c’est le partage et les rencontres dans un cadre sécurisant (conseil, équipement, hébergement, restauration) mais pas rigide du tout : tu veux venir avec ton coach, pas de problème, la structure est souple et s’adaptera aux besoins de chacun. Tout cela est jouable car à 25 personnes, Bob à fait le choix de la qualité et de la proximité versus le volume et le business.

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C’est pour qui le TAC ?

Pour tous les niveaux et toutes les pratiques (route et trail) car Bob a déjà l’habitude d’accueillir des athlètes aguerris comme des amateurs qui découvrent le running mais désirent vivre une expérience assez unique. Le budget est d’ailleurs adapté à cet état d’esprit car il vous coûtera 50 €/nuit pour bénéficier des espaces naturels, des stades, et de la structure d’hébergement en pension complète. C’est très compétitif.

Le standard d’hôtellerie sera à « l’européenne », je veux dire par là un ensemble de services adaptés aux habitudes européennes (literie, mobilier, wifi, etc.) afin que le séjour ne soit pas trop rude. Et à bien y réfléchir, c’est une bonne idée car si certains athlètes viennent chercher à Iten la rudesse d’un pays où les athlètes s’entraînent avec peu, ce n’est pas dans nos habitudes et Bob a une longue expérience de cette adaptation qui peut être difficile d’où son choix : faisons-lui confiance😉

Autre exemple, un service gratuit de nettoyage des vêtements et chaussures de sport pour les « stagiaires » sera disponible – n’oubliez pas que la terre est rouge…

Le voyage vers Iten coûte en moyenne autour de 600 € selon les compagnies avec un vol de correspondance interne (jusqu’à 1000 € pour un vol direct depuis la France). Sans le vol interne, il y a la voiture mais c’est un peu plus tendu car le trajet dure 8h00 !!! Arrivée à l’aéroport, le Tac assure les navettes et vous serez pris en charge pour toute la suite du séjour.

IMG_1470Where is Bob ?

Justement, Bob Tahri sera sur place au centre 15 jours par mois afin de pouvoir assurer le plus possible aux stagiaires du centre de le rencontrer. Et si Bob n’est pas avec vous chaque pour courir, ce serait top… le centre offrira la possibilité d’avoir un pacer local (qui galope à 19/20 km de moyenne lol) pour vous indiquer les meilleurs parcours et vous accompagner dans vos allures ! La promesse, c’est viens chez Bob et il tient beaucoup à cela.

Y aller seul ou accompagné(e) ?

Comme je l’expliquais, il sera possible de venir avec son entraîneur car le centre propose un coaching très souple. Néanmoins, les autres accompagnants (époux/épouses/enfants) seront les bienvenus car la structure proposera à la demande des sortie et visites autours d’Iten : réserves, villages, etc. Aller si loin sans prendre le temps d’un safari photo ou d’aller à la rencontre des Kenyans serait dommage non ?

Idéalement, il faudrait pouvoir partir sur 3 semaines (ou deux minimum) pour profiter pleinement, après s’être adapté à l’altitude, de votre séjour course et tourisme. Bob estime que le budget moyen est d’environ 2000,00 €, ce qui est très raisonnable pour une pension complète. Les sorties et certains services spécifiques (massages, kiné, etc.) sont en supplément et à discuter sur place où en amont avec la structure.

Les températures à Iten sont entre 18° et 24° en moyenne, avec altitude, donc le soleil cogne un peu attention… La saison de juillet à septembre est pluvieuse mais au Kenya, la pluie est intermittente sous forme d’averses, les grosses pluies restent rares.

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Voilà, y plus qu’à acheter une tirelire et mettre un peu d’argent de côté en se disant qu’un voyage mêlant running et tourisme chez Bob, ça doit quand même valoir plus qu’un petit détour:)

Merci à Bob Tahri pour la rencontre.

 

Test du sac à dos de trail Compressport ULTRUN 140

Allez on ne va pas se mentir, j’ai réalisé le test de ce sac d’hydratation trail de la marque Compressport avec un certaine réserve. L’offre de sacs de trail est pléthorique avec une échelle de prix et de qualité très variée où il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Je ne voyais pas très bien le rationnel derrière ce lancement autre que business mais la marque a déjà affiché récemment sa volonté de se diversifier avec la veste de pluie Hurricane.

PO-BACK3000J’ai réalisé ce test avec retour du produit.

La promesse du sac ULTRUN 140 : un sac minimaliste pour l’ultra

Le sac est extrêmement léger, c’est indéniable, et avec un mesh très extensible qui le rend agréable sur le dos car il épouse très bien le corps – on retrouve ici l’expertise de la marque et sa maîtrise de l’élasticité des matières textiles. Autre point positif, il est respirant, ne tient pas chaud au dos et sèche rapidement. Sur ce dernier point, c’est mieux car il n’est pas étanche ! Pour parvenir ce poids très compétitif, la marque a laissé de côté les systèmes de fermeture avec zip, les épaisseurs molletonnées et les extras type poche étanche pour smartphone… on est dans l’ultraléger, le racé. Il y a tout de même deux poches latérales très bien positionnées qui ferment avec un scratch et un sifflet astucieusement fixé le long de la bretelle.

Que peut-on mettre dans ce sac ?contenu

Contre toute attente, pas mal de choses au regard de son petit gabarit : Compressport annonce 4L d’eau qui se répartissent sur les bretelles (bidons ou flasques), dans le dos (poche) et dans le bas du dos (bidon). A vous de déterminer la répartition en fonction de ces emplacements et de vos habitudes sachant que dans le dos, la poche ne dépassera pas 1,5L.

Pour ma part, j’ai choisi de tester le produit avec 1 bidon de 375 ml à droite, une flasque de 500ml à gauche et une poche à eau remplit avec 1,5L. C’est déjà beaucoup pour un sac qui est sensé être minimaliste et d’ailleurs, je me demande bien pourquoi faire la promotion de se sac sur la promesse de 4L car c’est juste aberrant : pourquoi investir dans un produit aussi léger si c’est pour se charger comme une mule ?!

J’avais également 2 gels et une barre énergétique, ma couverture de survie ainsi que le coupe-vent de la marque placé dans une poche au dos du sac. J’aurais pu ajouter des gels au niveau des bretelles et glisser un pantalon de pluie très fin dans le dos mais pas beaucoup plus avec cette configuration.

En fait, un point me chagrine un peu : quelle est sa capacité totale ? La marque annonce 4L d’eau mais on ne court pas qu’avec de l’eau dans le sac et cette information est un repère d’achat utile pour les coureurs ?! Combien de litres ? Je dirais 5L comme le S-Lab Hydro 5 de Salomon…

image-3Quelle est sa tenue de course ?

C’est encore une bonne surprise du test pour moi car franchement, même chargé, le sac reste bien en place et son contenu ne bouge pas. C’est sans doute lié à la matière extensible qui permet de bien caler les objets. Par ailleurs, le sac dispose d’un système de serrage avec ceinture et un lacet X-Tenex à la poitrine qui permet d’ajuster le serrage très facilement.

Côté bidon et flasque c’est pareil, je n’ai pas noté de ballottements indésirables d’un côté ou de l’autre. Les manipulations pour ranger et sortir les gourdes sont pratiques. Perso, j’ai une préférence pour mes bidons rigides de 375 ml. Si vous optez pour les flasques, prenez plutôt des 300 ml qui se caleront mieux dans les insertions prévues à cet effet sur les bretelles.

Pour ce qui est de la poche à eau, vous avez la possibilité de passer votre tuyau par le haut de l’épaule ou par le bas pour remonter le long de la bretelle comme sur le S-Lab de Salomon.

Solidité : le prêt étant de courte durée, je ne peux me prononcer sur ce point.

Conclusions

Techniquement parlant, je trouve que ce gilet est une belle réussite. Il n’est pas forcément adapté au traiteur tout venant qui a des besoins assez variés en trail selon les distances et recherche un sac polyvalent. C’est un produit assez élitiste à mon sens, destiné à des coureurs de bon niveau sur les longs formats car pour partir sur un ultra avec un sac de 140 gr non imperméable, et sans pouvoir trop prendre de change, il faut soit être rapide et ne pas trainer sur les sentiers, soit avoir une assistance sur le parcours pour se changer… voire les deux ! D’ailleurs, le prix de 120€ place ce sac sur le segment haut de gamme du marché, ce qui est audacieux étant donné la concurrence très qualitative dans la fourchette de 60-80 € avec des marques telles que Salomon, Camp, Nathan, Raidlight, Camelbak, Oxsitis, Deuter… et je ne parle pas des marques distributeurs dont Kalenji qui a récemment présenté un sac qui est très attendu sur le marché.

Perso, je suis de niveau moyen donc je prendrais ce sac pour des trails d’une durée inférieure à 5h00 de course. Pour du plus long comme la Traversée de Verbier (61 km et 4000 D+), j’opterais pour un sac un peu plus gros type mon Oxsitis 10L.

La présentation complète de l’ULTRUN 140 par Compressport ICI

Pour autant, j’ai pris du plaisir à courir avec alors je laisse à chacun le soin de réfléchir sur sa pratique, ses besoins et surtout de prendre le temps de comparer les modèles avant d’acheter.

Photo de face pour visualiser son gabarit…j’ai quand même pas couru comme ça !
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MOOC TRAIL : INSCRIVEZ-VOUS !

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Je ne sais pas vous mais moi je compte bien encore apprendre des trucs sur la course à pied et le trail en particulier. Parmi les options modernes qui s’offrent à nous, il y a le MOOC (Massive Open Online Course ou cours à distance en ligne). Je vous propose d’aller découvrir celui qui vient d’être créé par l’Université de Toulouse III sur la préparation et l’entraînement sportif en trail et ultra.

6 semaines de formation avec des diaporamas, des vidéos, des outils téléchargeables, des lectures conseillées et des quizz pour se tester… c’est un très gros travail réalisé ici et même si vous pensez tout connaître (mon oeil !!), allez-y au moins pour vérifier et valider vos connaissances.

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Je viens de boucler ma 1ère session et j’en suis vraiment très satisfait : bravo pour ce travail partagée. C’est de knowledge sharing canon et c’est gratuit bien entendu  !

Pour vous donner envie, voici le plan détaillé :

  • Semaine 1 : Questions fondamentales sur l’entraînement
    1. Pourquoi s’entraîner
    2. Pourquoi planifier
    3. Pourquoi quantifier
  • Semaine 2 : La VMA
    1. Se tester
    2. Les séances VMA
  • Semaine 3 : Les seuils
    1. Définitions des seuils lactiques et ventilatoires
    2. S’entraîner aux seuils, les séances seuil haut / seuil bas
    3. Démystifier l’acide lactique
    4. Glucides, glucose et glycogène, définition, reconstitution des stocks
  • Semaine 4 : La sortie longue
    1. Intérêts et place du travail continu
    2. Modifications recherchées par l’entrainement de longue durée
    3. Conseils pour l’entraînement
  • Semaine 5 : Optimiser l’entraînement
    1. La musculation et la préparation physique pour mieux supporter les charges d’entraînement et optimiser ses techniques de courses
    2. Gérer la récupération
    3. Le coin du psy
  • Semaine 6 : Réussir son objectif 
    1. Compte à rebours de la phase d’affûtage à la phase de récupération, tous les conseils pratiques pour aller au bout de son challenge

Tendinite d’Achille : mon expérience de traitement

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Vous êtes peut-être comme moi, face à la douleur, je tente parfois de passer en force avec délicatesse en me disant qu’un peu de soins et un allègement de l’entraînement fera le job. Mais il y a des douleurs que je connais trop bien pour prendre des risques et celle de l’inflammation du tendon d’Achille en fait partie.

La douleur est apparue en janvier dernier pendant les championnat départementaux de cross. Dommage, c’était le début de la saison… En temps normal, je consulte mon médecin mais dans le cas présent, la douleur n’était pas trop « piquante » et je commence aussi à me lasser de consulter dès que mon corps a mal en raison du sport, j’ai donc décidé de me traiter seul dans un premier temps.

Voici comment j’ai procédé et cela fonctionne plutôt bien jusqu’à maintenant :

1ère action : arrêt de la CAP immédiatement et pendant toute la période où je ressentais une douleur au tendon, c’est à dire 8 semaines au total. Non négociable car la douleur est le signal d’une inflammation du tendon (visible car rouge et un peu gonflé) qui se fait plus vive à l’effort. J’ai décidé immédiatement d’ajouter des talonnettes en Sorbothane pour surélever mon talon et le soulager des tensions.

2ème action : application d’un protocole reposant 3 soins – glaçage du tendon pendant 15 mn 3 fois par jour / auto-massage transverse profond (MTP) du tendon (vidéo) / utilisation du Compex 2 fois par jour selon un schéma bien précis : d’abord le programme TENS pour son effet anti-douleur aigüe puis, et seulement lorsque la douleur a disparu après +/- 5 semaines le programme anti-douleur chronique (fiche pratique 1) pendant encore 2 semaines.

3ème action : lorsque la douleur a été moins vive, j’ai commencé à pratiquer des étirements – sans doute la choses la plus fastidieuse car même si je reconnais son caractère essentiel et efficace, j’ai du mal à m’y tenir régulièrement. Le protocole était celui de Stanish (fiche pratique 2).

4ème action : piscine 2 fois par semaine (apprentissage du crawl pour le TRI) et vélo en mode home trainer 3 fois avec des séances de 45 mn en moyenne (2 avec du travail en ITT et 1 pour mouliner).

Enfin, je me suis forcé à boire plus (d’eau) et à adopter une hygiène de vie aussi favorable que possible (pas de boissons alcoolisées donc). Quel supplice😉

Bilan après 2 mois :IMG_0632 - copie

L’inflammation a disparu, le tendon n’est plus douloureux mais à quel prix… tous ces soins répétés chaque jour sont devenus moins pesants dès que j’ai trouvé dans leur exécution une sorte de rituel quotidien alliant activité physique (nage/vélo) et traitement. J’ai repris la CAP et couru mon premier trail ce week-end avec prudence sur un terrain forestier non technique : 20 km à 11km/h. Je portais un strapping ou plutôt un taping au tendon par prévention que je vais renouveler pendant encore au moins 2 semaines

Je sais, c’était un peu violent comme reprise pour une première sortie longue mais je sortais d’une semaine de rando-raquettes dans la poudreuse et le tendon était bien souple. J’ai glacé immédiatement à mon retour et je reprends donc progressivement l’entraînement… à suivre.

Avertissement : je ne recommande pas de suivre mon exemple, se soigner est une démarche personnelle et trop importante d’autant que j’ai utilisé certaines techniques comme le taping ou l’électrostimulation que je connais depuis pas mal de temps. Par contre, je pense que face à la blessure, il ne faut ni faire l’autruche et encore moins se laisser abattre en baissant les bras. Se soigner fait partie intégrante de notre pratique selon moi…

(formidable) course verte des 3 Pignons 2016

Après une bonne semaine de rando raquettes + ski de fond, quoi de mieux qu’un trail pour se remettre en jambes ? D’autant que comme je suis rentré hier soir des Alpes du Sud après 9h00 de route, alors il me fallait un peu de nature pour retrouver mes esprits !

IMG_1409J’ai choisi la course verte des 3 Pignons car je connais bien le domaine des 25 Bosses et c’est selon moi un des plus jolis terrains de jeu en Ile-de-France pour courir et randonner. Ce matin, je me suis donc présenté au départ du 21 km (200D+) sans autre objectif que de faire un bon footing long et surtout pour tester mon tendon d’Achille après 2 mois de tendinite…

1000 coureurs avec moi : nous étions loin, très loin des 47 000 inscrits du semi de Paris et c’est tant mieux car au moins, nous pouvions profiter du superbe tracé de la course, à travers le massif via de singles et quelques buttes pas mal du tout ! L’organisation, très simple était d’une très grande efficacité avec beaucoup de bénévoles (merci à touts !) pour donner les direction et gérer les 4 ravitos… oui, oui, j’ai bien dit 4 avec boissons, gâteaux, chocolat, oranges…

Un parcours sans (grosses) difficultés : des chemins forestiers, des portions sablonneuses, des tronçons très roulants… rien de réellement compliqué à Noise-Sur-Ecole mais il faut savoir gérer son effort car le départ est assez roulant et le risque de partir trop vite garanti. Pour moi, le rythme du jour était autour de 11/11,5 km à l’heure car le but était de faire une sortie longue, pas de craquer le tendon.

Au final, ça passe crème… et je m’en réjouis car 2 mois sans courir, ça commençait à devenir long. IMG_1410Place à la récupération avec glaçage préventif et auto-massage du tendon pendant toute la semaine 2 fois par jour. La reprise est amorcée:)

 

PS. Et comme d’habitude, je portais le maillot de Team Outdoor Paris, ce qui m’a valu quelques encouragements et même le regard inquiet au départ de certains coureurs dont un glissant à son pote un brin désabusé « ah ben c’est bon, y’a les gars d’Agnès… »:)