Go HOM

IMG_3363On pourrait se demander si les sous-vêtements sont un sujets de discussion, d’autant que je vois peu d’articles dessus côté masculin…

Pour preuve, j’ai mis du temps à le tester et à rédiger ce post alors que j’ai reçu le shorty Adaptive de la marque HOM en test il y a plusieurs mois. Je le porte pourtant à chaque compétition car il est très confortable, assure un bon maintien et surtout, il est très aéré avec sa maille en polyamide et élasthanne, ce qui est particulièrement agréable par forte chaleur pour évacuer la transpiration…

Rien de pire en effet que d’avoir le sous-vêtement collant à la peau à l’arrivée d’une course ou même à la fin d’un entraînement. J’aime bien le coton mais pour le coup, j’ai parfois l’impression de courir avec une serpillère sous le short en été !!

Ce modèle est venu détrôner les précédentes marques que j’utilise, à savoir Dim et Lonsdale qui proposent pourtant des modèles de qualité pour le sport et à prix très abordables (entre 15 et 22 €) alors que le shorty HOM se vend autour de 33 € mais je reconnais qu’il a une belle longévité et surtout ne perd rien de son élasticité au fil des lavages, ce qui est assez rare pour être souligné.

En plus, il est très beau, ce qui peut donner envie de le montrer mais bon, faut pas s’emballer !

Plus d’informations sur le site HOM

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Trail Coubronnais : quand la ville se rassemble pour courir…

Trail coubronnais

Nous allons parfois chercher bien loin ce qui se trouve à notre porte. En prenant le départ dimanche matin du 1er trail Coubronnais, je n’imaginais pas prendre un tel plaisir sur mon terrain d’entraînement quotidien.

L’équipe municipale de Coubron et tous les bénévoles (dont certains de mes voisins !) peuvent se réjouir, ils ont réussi en une seule fois un véritable tour de force : 400 participants, un grand nombre de coubronnais venus en famille comme moi d’ailleurs avec mon frère Pascal, entre amis et des habitants et clubs sportifs des villes voisines. Le running est un puissant fédérateur !

Il y a longtemps que je n’avais pas vu une telle ambiance sur une course locale (et même plus grande), avec beaucoup d’habitants sur le bord du sentier pour encourager les participants. Il faut dire que l’ambiance était franchement détendue, simple et en même temps très pro car tous les points de bifurcation étaient encadrés par des bénévoles chauds comme des supporters du tour de France !

Un vrai moment de course à pied où tous les types de coureurs se sont mélangés sans distinction : ceux venus pour la compétition, pour le loisirs, et la balade en mode rando-course…

C’est sûr, avec un tel succès, les dossards manquaient un peu mais qu’importe, je ne crois pas que nous étions au départ, moi compris, pour le chrono et la place car il y a bien d’autres courses (moins sympa) pour ça chaque week-end.

La ville peut savourer ce premier franc succès car il est suffisamment rare pour être souligné, preuve en est qu’avec de la simplicité et beaucoup de passion, on peut créer des événements GRATUITS qui mobilise une ville toute entière ou presque !

Rendez-vous en 2016 avec, je l’espère, pas trop de changements car je suis convaincu que c’est le raison de ce succès inattendu. En revanche, peut-être qu’un pique-nique dans le parc de la mairie pour finir en beauté tous ensemble serait une belle idée ???

Un grand bravo et merci aux bénévoles pour leurs encouragement sous un soleil qui lui aussi n’aurait loupé cette 1ère pour rien au monde visiblement…

Trail Coubronnais : 1,5 km // 3 km // 6 km // 12 km – Inscription gratuite

crédit photo : ville de Coubron

Le goût du tartan # interclubs

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Je ne me suis pas présenté serein sur la ligne de départ hier soir, mon articulation sacro-iliaque me fait souffrir depuis 10 jours. C’est donc avec un taping posé par ma fille (que je forme progressivement) et ma ceinture Zamst que je me suis élancé …

1er 1000 en 3’35 / 2000 en 7’15 / 3000 en 11’00 … Puis j’ai commencé à sentir que ça tirait un peu sur le sacrum car le 5000m c’est pas du tout reposant !! La peur de forçer et le manque de jus ont eu ma peau. Je termine en 19’01, en peu au-dessus des 18’20 que je visais mais je n’ai rien cassé et c’est l’essentiel à 1 semaine de la marathon race à Annecy.

Je suis tout de même certain qu’il aura une ou deux visites à Saint-Maure en juin car j’ai retrouvé le goût du tartan.

PS: j’ai couru avec mes Hoka Clifton. Je garantis qu’elles ne sont pas molles du tout…

Compression progressive ou dégressive ?

Alors que je reçois encore beaucoup de questions par mail sur mon appréciation sincère concernant le port de bas (manchons) de compression, j’apporte une petite précision à mon article de décembre 2009 (le plus lu de tous à ce jour).

cropped-me-gapencimes-201212.jpgTou d’abord, lorsqu’on parle de bas de contention ou de compression, il s’agit de la même chose. En terme de produit fini, il existe les « manchons », c’est-à-dire à des chaussettes sans pied et les chaussettes classiques.

La contention/compression se divise en deux catégories : la compression progressive (type Compressport ou BV Sport) et la dégressive (type Sigvaris).

Pour bien comprendre ce qui différencie les deux offres sur le marché, il faut être clair sur ce qu’est l’action de la compression veineuse : elle agit sur le diamètre des veines situées dans les membres inférieurs pour augmenter par effet de pression le retour veineux (= circulation sanguine). En augmentant le flux sanguin, les muscles sont mieux oxygénés, on a pu constater des effets sur la douleur et la fatigue musculaire ainsi que pour certaines études des effets sur la performance.

La compression dégressive : kezaco ?

Il s’agit d’une compression proche de la compression traditionnelle utilisée dans le domaine médical pour l’insuffisance veineuse et qui applique une contention différente entre la cheville (assez forte) et le mollet (plus légère). Je vous invite à lire la très bonne revue de la littérature publiée par la FFTRI sur les études existantes sur les deux techniques. En matière de compression dégressive, c’est Kemmler et Coll (2009) qui est la référence mais cette étude comporte un biais méthodologique non négligeable puisqu’il n’a pas de véritable bras de comparaison… dommage mais cette étude a une véritable valeur néanmoins.

La compression progressive kezaco ?

A l’inverse de la dégressive, cette technologie applique une forte contention au niveau du mollet et une plus faible à la cheville… nous voilà bien ! Force est de constater que le nombre d’études cliniques ou observationnelles avec cette technologie sont plus nombreuses mais pour autant, je sais que les interrogations persistent sur leur véritable effet du côté des consommateurs sportifs.

2014-04-13 11.57.00Pour ma part, je n’ai pas de doute sur le bénéfice lié à l’usage de ces produits. J’utilise la compression progressive depuis 2008 et je lui reconnais les effets suivants : meilleur maintien musculaire lié à la diminution des vibrations à l’effort, surtout en trail ; réduction de la fatigue musculaire pendant les efforts de longue durée, une récupération de meilleure qualité après les efforts lorsque je les porte également (mes manchons Compressport sont utilisable pendant et après l’effort). C’est mon expérience.

En toute sincérité, je ne peux recommander une technologie plus que l’autre et je conseille surtout d’essayer les deux pour se faire une opinion, cela me semble plus sage. Par contre, je rappelle quelques conseils qui me paraissent très importants :

1) tous les modèles n’utilisent pas la même technologie, donc, prenez le temps de vous renseigner et demandez conseil.

2) certains manchons ne doivent être portés que pendant l’effort (Booster), d’autres sont polyvalents (Compressport), soyez clair sur ce point car accélérer le flux sanguin n’a rien d’anodin.

3) ces produits sont totalement déconseillés en cas de problèmes cardiovasculaires ou de problèmes veineux, dans ce cas, c’est au médecin de recommander le produit médical adéquat.

4) je commence à voir des jeunes avec les manchons et je trouve cela vraiment dommage car à 12 ans, on n’a vraiment pas besoin de ce type de produit !!

5) enfin, si on vous vend deux manchons (une paire) ce n’est pas pour en porter qu’un seul car il ne vous échappera pas que le système veineux est un circuit fermé donc, agir d’un côté seulement n’a aucun sens !

Les lectures que je recommande :

Revue de la littérature FFTRI sur la compression musculaire

Fiche sur le port de bas de compression Savoir-Sport

Interview du Dr Galera, médecin de l’équipe de France de triathlon LD

 

Conflits : je reçois et teste des produits Compressport, j’achète aussi chez BV Sport, Skins – encore une fois, essayer et trouvez le produit qui vous va bien :)

 

 

Le trail de l’Yonne

Pour comprendre comment un trail qui débuta sur des bases de 3h20/3h30 se termine en 4h30, il me faut vous donner deux indices : 1) jeudi, j’ai fait une grosse séance chez l’ostéo… 2) hier, il pleuvait beaucoup, tellement…trop. Mais nous étions plus de 1500 dans la même situation alors la pluie, c’est pas cool certes, mais elle fait partie des aléas de notre pratique et nous étions tous,au moins sur ce point, sur un pied d’égalité.

J’ai retrouvé ma hanche !

Et oui, c’est ça la bonne nouvelle du week-end en fait. Jeudi, j’ai réalisé à contre-coeur une séance d’ostéo car cela faisait maintenant des mois que ma hanche était bloquée. En pratique, difficile voire impossible de courir à plus 13/14 km/h… j’étais comme freiné par une jambe qui n’avait aucune souplesse, aucun dynamisme. En consultant jeudi, je savais bien que je n’allais sans doute pas être au mieux samedi, d’ailleurs, j’ai passé mon vendredi après-midi à dormir, terrassé de fatigue.

La surprise a été de découvrir samedi dès le départ du trail (38,500 km au GPS et 860 D+) que je pouvais courir librement et avec la même puissance des deux jambes ! du coup, j’ai fait pêter le 14/13 de moyenne sur les premiers kilo pour boucler le premier 10 km en 50 mn avec un honorable 12 km de moyenne. Trop rapide sans doute car pour maintenir cette vitesse sur un sol totalement détrempé, et gras, j’ai puisé un peu trop dans les réserves – rien de pire que de courir avec des appuis fuyants qui tirent sur les ischios et mollets…

Au 20ème, j’étais en 1h54 et là, à la sortie du ravito, j’ai été comme foufroyé par des crampes des deux côtés sur les ischios et mollets : la totale, un truc de malade ! A partir de cet instant, rien à faire sauf subir la lente descente du chrono et une envie grandissante de marcher, d’arrêter même car se trainer sous la flotte et au son des « flocs-flocs », ce n’est pas mon plaisir le plus grand. J’ai rapidement compris que les 3h20 // 3h30 // 3h45 // 4h00 !!! étaient pliées et vraiment, j’ai trouvé le temps long et ennuyeux. C’est rare pour ce qui me concerne de m’ennuyer lorsque je cours mais hier, je n’avais qu’une envie, c’était tirer la bâche. C’est finalement au bout de 4h30 de rando-marche pour les 6 derniers kilos que j’ai passé la ligne (73/180), après une chute mémorable dans une marre de boue à 3 km de l’arrivée qui a fini de m’achever !

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L’Yonne et ses champs de colza

Invité par l’organisation, ma visite à Sens était motivée par le récit de Philippe l’an dernier et ses 3h19 que je comptais bien accroché (au début). Je connais peu la région et j’en ai donc découvert un petit aspect, pas à son avantage au niveau météo il est vrai.

Je trouve que le terrain sur lequel nous avons évolué est très abordable au coureurs de tous types, pas nécessairement les traileurs car malgré le dénivelé qui a de quoi satisfaire les apétits et qui est très bien réparti, le tracé empreinte en grande partie des chemins au milieu des champs de colza. L’amateur de forêt que je suis a trouvé le parcours un peu monotone de ce fait car les chemins et les champs se succèdent sans véritable rupture de matière ou d’ambiance. J’ai apprécié la traversée des villages.

Côté organisation, les bénévoles ont eu beaucoup de mérite hier car pendant que nous courrions sous pluie, eux attendaient ! L’ambiance était chaleureuse et très sympa, ce qui faisait du bien. J’ai également trouvé le public de Sens et des villages très accueillant et enthousiaste malgré la pluie.

Très fier de cette photo avec Jonathan Duhail (Team Outdoor Paris), le vainqueur du jour sur le 35 !

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Testé et approuvé : un peu de caféine dans votre gel ?

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Je crois avoir découvert le secret du pouvoir extraordinaire d’Hulk… bon ok, sérieusement, étant un amateur de café(ine), je me devais d’essayer le nouveau gel booster caféine d’Isostar au parfum menthe. Il est difficile de donner un avis précis sur l’effet de la caféine sur le corps, sous-entendu la santé et la performance car justement, la molécule de caféine agit différent selon les personnes. Elle sera donc un bon stimulant pour certaines personnes alors que pour d’autres, elle n’aura pas d’effet booster mais par contre, elle pourra engendrer des effets sur l’humeur avec de l’irritabilité, ou encore des tremblements… ces effets n’étant pas dangereux pour la santé mais non bénéfiques.

Il est donc utile que chaque personne connaisse l’effet de cette substance avant d’en prendre. Pour ma part, j’ai l’habitude d’en consommer et le gel menthe Isostar passe très bien pendant les efforts. Je ne peux pas dire si le gel à un effet booster (c’est très difficile à objectiver) mais je peux dire en revanche qu’il passe très bien, se digère facilement et qu’en l’utilisant sur le trail du Mont Ventoux, je n’ai pas eu de problème (aucune baisse d’énergie) pas plus que lors d’autres sorties longues.

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Energy Fruit Booster

Pour celles et ceux qui n’aiment pas le gel, il existe d’excellentes petites pâtes de fruits à la caféine qui font merveille ! Très agréables au goût, facile à mâcher, elles passent bien et se digèrent également sans difficulté. Je regrette juste l’emballage cellophane, inévitable, mais qui n’est pas top et peu pratique en compétition…

 

Je vous recommande deux lectures sur la caféine et ses effets :

Isostar : caféine et performance

IRBMS : caféine et sport

L’infographie de Yann Le Meur : Red Bull vs caféine

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Asics DFA 33 : la paire de plus ?

Le site de la marque basics est assez explicite sur son nouveau modèle DFA 33 (DFA pour Deep Fluide Axis) « La route vous paraîtra plus proche que jamais et chaque foulée constituera un entraînement pour vos mollets. Elle montrera des résultats lorsque vous lacerez vos chaussures matelassées en vue du reste de votre entraînement ».

Ayant utilisé la super J 33 pour des entraînements de type PPG et des footing courts de 30mn max, je me suis dit pourquoi ne pas essayer la DFA d’autant qu’elle est porteuse d’une promesse alléchante « courir plus naturellement ».

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Courir plus naturellement m’intéresse

Le problème est que cela s’apprend et pas forcément sur le tard car j’ai pris de mauvaises habitudes que je ressens de plus en plus dans le bas du dos. Faire évoluer un peu ma foulée pour travailler plus sur le medio pied et solliciter d’avantage les mollets pour qu’ils jouent leur rôle amortisseurs/propulseurs est donc un objectif.

La DFA 33, avec son drop de 4 mn, sa tige basse et ses 285 gr (T45) a le bon profil sur le papier.

Je la teste actuellement sur route pour mes sorties matinales qui viennent en complément de mes entraînement de fin de journée et qui eux sont spécifiques trail.

Les sensations de course sont très agréables et j’apprécie particulièrement le déroulé du pied qui est très fluide et sans aucun doute mieux maîtrisé qu’avec la super J 33. Je note par ailleurs que même si la tige est basse, le pied est bien calé dans la chaussure, ce qui renforce la sensation de contrôle du mouvement au sol et à l’impulsion.

Mais alors est-ce une chaussure complémentaire pour l’entraînement ou un modèle à part entière ?

Je trouve la présentation sur le site Asics ambigüe car pour moi, cette chaussure peut parfaitement convenir à un usage régulier sur route, sur du 10 km, semi et même marathon dès lors qu’on a pris l’habitude courir avec un modèle à faible drop : faut y aller progressivement car votre voûte plantaire pourrait ne pas apprécier le changement le cas échéant ! L’utiliser en complément pour retrouver une foulée naturelle est un bon objectif mais je trouve qu’elle en a sous le pied et peut vous mener beaucoup plus loin ! D’ailleurs, je lui réserve quelques séances sur piste pour fractionner :)

Nous verrons bien cela dimanche matin lors du Marathon de Paris 2015 dont elle est la chaussure officielle.

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Prix de vente : 110 €

A lire également : vous y trouverez d’autres infos utiles sur la DFA 33

Runners, le test de Fred Brossard

Greg Runner, la présentation de la DFA

Jahom, présentation de la DFA

Marathon, courbatures et récupération…

A l’approche du marathon de Paris, la même question me revient souvent de la part des personnes de mon entourage qui s’attaque à la distance pour leur première fois : « combien de temps dois-je récupérer après ? »

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Il fût un temps où je répondais comme beaucoup de personnes « 42 jours… comme tes 42 kilomètres ». Cette règle dont je ne connais pas la provenance à la peau dure et circule toujours car lorsque je conseil 1 semaine de repos puis une reprise progressive avec de la marche nordique ou du vélo… on me répond que je suis un acharné ! De ce fait, j’ai fait le tour de plusieurs sites pour lire ce qui se dégage comme tendance et j’ai complété avec mon expérience personnelle.

Il y a d’abord des conseils relatifs à la gestion des courbatures

Six propositions peuvent être évoquées :

  1. La méthode RICE : elle est bien connue en cas de blessure de type inflammation et justement, on sait que les courbatures proviennent d’un mécanisme d’inflammation résultant des micro lésions des muscles. La méthode Repos // Glace //contention // Elévation peut donc s’appliquer car en réduisant l’inflammation et en favorisant la cicatrisation, on peut réduire le temps de récupération.
  2. La compression : même s’il y a encore peu d’études de grande ampleur sur cette technique, la compression, en favorisant le retour veineux (circulation du flux sanguin), diminue les oedèmes lymphatiques (ce qui fait mal). Les coureurs ayant testés les bas de contention, manchons post-effort ou full legs ont pu apprécier directement cet effet bénéfique qui varie en durée selon l’intensité des courbatures et les individus mais les résultats sont perceptibles.
  3. Alternance eau chaude/eau froide : en alternant eau froide (vasoconstriction) et eau chaude (vasodilatation), on peut tirer un bénéfice perceptible de ces deux techniques qui donnent lorsqu’elles sont couplées de meilleures résultats. Chaque technique seule donne de moins bons résultats, particulièrement l’application de l’eau chaude qui permet de détendre le muscle mais sans diminuer l’inflammation…
  4. L’électrostimulation : là aussi, les études arrivent et c’est une bonne chose car la technique donne de bons résultats pour peu qu’on l’utilise dans les heures qui suivent l’effort – le leader du marché, Compex, propose sur ses modèles un programme spécial « récupération » avec différents modes Récupération (diminution des courbatures, récupération active, récupération effort intense). Comme la compression, les coureurs qui l’utilisent régulièrement en sont très satisfaits.
  5. La récupération active : à la suite de l’effort, un footing très léger, lent à pied ou alors une sortie à vélo va permettre de mieux récupérer au niveau de la force musculaire et d’une façon générale, les sportif qui y sont habitués reprennent plus rapidement l’entraînement.
  6. L’hydratation : très importante, elle contribue de façon complémentaire à la récupération et à la gestion des courbatures (boisson de récup’, eau gazeuse salée, le lait sauf si on est intolérant au lactose et simplement de l’eau…). L’alimentation qui suit dans les 3 jours l’effort est également cruciale. Le problème est que souvent, après un bon marathon, on a envie de fêter cela si vous voyez ce que je veux dire et on se lâche un peu !!!

Pas de technique miracle donc mais un ensemble qu’il faut essayer pour trouver celle(s) qui vous donne(nt) le plus de satisfaction.

Côté conseils de récupération :

  1. « L’abstinence » : j’ai d’abord identifié une durée allant de 3 à 7 jours d’abstinence totale, très peu de l’ordre des fameux 42 jours… Je pense qu’il faut mettre cette durée au regard des douleurs musculaires ressenties et adapter mais attendre 3 à 5 jours me semble être du bon sens d’autant que les cuisses sont douloureuses et je ne vois pas l’intérêt de courir avec des douleurs.
  2. Une reprise progressive : il est fréquemment recommandé d’espacer les sorties CAP de 3 jours à la reprise afin de bien laisser le temps à l’organisme de récupérer. La durée des footing recommandée est de 45mn max.
  3. Les alternatives à la CAP : le vélo est utilisé par pas mal de copains et il donne de très bons résultats puisqu’il s’agit d’un sport « porté ». La natation peut aussi faire partie de la reprise dans ce cas… Pour ma part, je pratique la marche nordique qui à l’avantage, à les bâtons, de soulager un peu le travail des muscles inférieurs.

img_9547Pendant la période qui suit le marathon comme d’ailleurs toutes les autres distances égales ou supérieures, il faut redoubler d’écoute et être attentifs aux signaux envoyés par son corps car on puise pas mal dans l’organisme. Il faut lui laisser le temps de récupérer et de se refaire au risque d’avoir une blessure, si ce n’est dans l’immédiat, quelques semaines ou mois plus tard. C’est ce qui m’est arrivé après mon premier marathon il y a quelques années : mal préparé, mal récupéré…tendinite du tendon d’Achille et huit mois d’arrêt.

Voilà, avec ça en tête, vous pouvez aller vous éclater dans une semaine avec votre superbe paire d’Asics DFA 33 spéciale marathon de Paris ! Enjoy !!!

Lire le test de runners.fr ici

Ma fédé va craquer…

VGANe nous fâchons pas ! Le débat qui enfle sur les réseaux sociaux (mais pas que) est l’expression de la passion qui nous anime pour la course à pied. Mais c’est d’abord le témoin de la difficulté majeure qu’une structure fédérale qui porte l’athlé depuis des décennies peut avoir à évoluer et à faire bouger ses troupes. Nous polarisons le débat sur le prix des inscriptions demain et notre liberté de courir mais pour connaître ma fédé de l’intérieur (modestement), ce débat-là ressemble à s’y méprendre à un mauvais tacle entre joueurs de la même équipe…

Oui, ma fédé a tardé à répondre et à clarifier sa position et comme toujours dans un cas pareil, sa volonté de rassurer est moins audible. Mais d’ailleurs, doit-elle se justifier de tout car oui, il se passe quelque chose de fabuleux en CAP qui attise les convoitises de toutes parts mais est-ce choquant ?! Tous autant que nous sommes, marques, journalistes, coach, blogueurs…clubs, nous profitons de ce développement alors pourquoi s’indigner lorsqu’il s’agit de la Fédération Française d’Athlétisme ?

J’ai la chance de courir depuis l’âge de 12 ans, à la maison, il y avait des « Spiridon » sur le canapé, et dans la chambre que je partageais avec mes frères des « Athérama ». A l’époque, comme l’a rappelé Eric Lacroix ce matin, c’était déjà chaud et on discutait autant qu’on ne courait. Mais il n’y avait pas facebook…

Alors les débats peuvent continuer du moment qu’on ne se trompe pas de combat et surtout qu’on n’oublie personne. La FFA s’interroge sur la meilleure façon d’accompagner le mouvement actuel de la CAP et les services qui pourront légitimer de proposer plus de licences : et les CLUBs dans tout ça ?!

Pour avoir à la fois un peu pied sur les sentiers (de la liberté) et un dans un club FFA ou je suis bénévole (de cœur), je crois pouvoir dire que c’est là que tout peut changer pour la FFA. En 1ère ligne au quotidien et le WE, les clubs voient aujourd’hui venir des personnes qui pratiquent seules par commodité professionnelle, par manque de temps personnel, par envie tout simplement mais elles viennent car recherchent autre chose justement : de bons conseils, des horaires adaptés (très tôt, très tard !)… et finalement un lien social car courir seul c’est bien mais pas trop quand même (je peux témoigner).

Face à cette demande « polymorphe », et je n’ai même pas évoqué les différentes pratiques souhaitées (loisir, marche nordique, croisé…), beaucoup de clubs hésitent à s’adapter, peinent à le faire par manque de ressources (les bénévoles) et ne nous voilons pas la face : certains clubs sont réfractaires au changement – Athlé = cross + piste un point c’est tout !

Alors je crois qu’on peut réussir à rassembler toutes nos pratiques, partager nos plans et créer de nouvelles activités à la condition d’aider les clubs à réaliser cette mutation : le club de demain aura peut-être une activité classique et une plus virtuelle, avec des adhérents qui aiment la compétition, d’autres qui s’entraîne « hors-stade », il y en aura qui courent et certains qui marchent et il y en aura peut-être qui feront même les deux ! Je pense que tous auront besoin de conseils, d’un contact humain, d’une licence adaptée et le tarif suivra la même logique d’ailleurs. C’est compliqué ça ?!

Oui, en fait, c’est plus compliqué que de faire la révolution et d’appeler au boycott sur FB car cela va demander du temps humain et pour les clubs, cela porte un nom magique : le bénévole.

Sans lui, je n’aurais peut-être pas découvert ce truc de malades qu’est la course à pied alors ma fédé va peut-être craquer mais ce sera peut-être moins sous le poids des critiques virtuelles que par manque de bénévoles dans les clubs.

Nous sommes un petit nombre à avoir trouvé du temps pour partager notre point de vue depuis le WE dernier, 2h00 de ce temps dans un club = une séance d’entraînement en tant qu’animateur bénévole par exemple …ou juste être accompagnateur pour les jeunes.

Voilà, moi, je sais ce que je fais ce week-end et le débat lui, attendra sa fin…