DrSport : le médecin virtuel arrive dans nos smartphones

DrSport

DrSport est une application innovante au carrefour du sport et de la santé. Sa promesse est simple et efficace : guider et conseiller les premiers soins du sportif face à la blessure sans se substituer pour autant aux professionnels de santé.

SAVOIR QUOI FARE ET SURTOUT ÉVITER DE MAL FAIRE

La pratique du sport est le royaume de la bobologie avec son lot de douleurs plus ou moins nettes et face auxquelles nous ne savons pas toujours quoi faire… mais faisons tout de même quelque chose !

Il y a aussi les blessures plus évidentes qui nécessitent de voir un médecin, mais entre notre décision de consulter et l’obtention d’un rendez-vous, il y a parfois du temps qui s’écoule : DrSport a pour vocation d’éclairer et d’accompagner le sportif face à une multitude de situations pour savoir quoi faire tout en évitant de mal faire. Rendez-vous compte, en France, 18 millions de sportifs déclarent pratiquer l’automédication. En soi, ce n’est pas un problème surtout si cela permet de désengorger les services d’urgence le week-end mais la culture de l’automédication est très faible en France car peu promue par les autorités de santé : sans éducation sur le bon usage des produits disponibles, on a souvent tendance à prendre ce qui est disponible dans l’armoire à pharmacie sans demander l’avis à un médecin ou un pharmacien.

UNE APPLICATION POUR AUTONOMIES LE SPORTIF BLESSÉ DANS SON PARCOURS DE SOINS

Dans notre société où de plus en plus de démarches s’effectuent de façon dématérialisée et souvent en autonomie, l’objectif de DrSport est donc d’abord d’aider le sportif qui ressent une douleur à évaluer la gravité de la douleur (et non à la diagnostiquer car ce serait un acte médical)  et conseiller les premiers gestes ou soins. Le principe de fonctionnement est à la fois très simple et complexe : il repose sur un algorithme qu’il faut renseigner en déroulant un interrogatoire qui permet de décrire la blessure (localisation, caractéristiques, symptômes, intensité, etc.) puis l’app propose quoi faire de façon très concrète : des remèdes classiques médicamenteux (en respectant les protocoles médicaux existants) et plus original des remèdes naturels (homéopathie, phytothérapie, etc.). L’ensemble est très lisible, rapide et vulgarisée pour être accessible et compréhensible par tous.

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En quelques clics, la blessure est mieux cernée et vous obtenez un conseil qui peut permettre d’éviter les boulettes les plus fréquentes : mettre du chaud alors qu’il faudrait du froid, prendre des antalgiques alors qu’il faudrait mieux éviter pendant les 48h00 premières heures, etc.

Un code couleur (jaune au rouge) permet de constater immédiatement et visuellement si la blessure est sérieuse ou bégnine. Lorsque le niveau de gravité est élevé, l’application recommande les urgences, ce qui paraît être du bon sens.

 

fullsizerender-4SOS D’UN SPORTIF EN DÉTRESSE…

Sachez que dans des cas de blessures critiques ou de mise en danger (vous êtes seul, loin de chez vous et blessé) DrSport vous permettra également – si vous êtes dans une zone avec une connexion – de déclencher une alerte avec la fonction SOS. Cela peut être un proche ou les pompiers, le samu, la police…

LA GÉOLOCALISATION POUR GAGNER DU TEMPS ET SAVOIR QUI CONTACTER

L’app tire bénéfice de toutes les potentialités qu’offre aujourd’hui un smartphone (72% de la pop en possède un) et propose une géolocalisation qui permet d’indiquer où sont les professionnels de santé autour de vous. Comme nous sommes en France, ce point est bien encadré et DrSport propose tous les médecins exerçant dans votre zone ainsi que les pharmacies. Les professionnels référencés dans l’application sont ceux qui sont enregistrés dans les ordres médicaux et de pharmacie donc pas de crainte. Le fondateur est transparent sur le fait que les professionnels paramédicaux eux, sont référencés bien entendu sur la base des diplômes reconnues par les autorités de santé françaises mais avec un abonnement payant ; la liste pourrait donc ne pas être aussi exhaustive.

VALIDÉ SCIENTIFIQUEMENT

Le fondateur, Thierry Weizmann, est médecin du sport, ancien sportif de haut niveau (hand) et Président de l’équipe féminine de handball de Metz. DrSport déclare de nombreuses collaborations scientifiques individuelles et avec des institutions telles que le CNRS, des régions/départements de l’Est. La BPI (Banque Publique d’Investissement) est l’un des financeurs de la start-up.

ACCOMPAGNÉ JURIDIQUEMENT 

Les contraintes juridiques ont été anticipées. Les ordres médicaux ont été consultés et la CNIL également, afin de répondre à toutes les questions que nous imaginons sans problème : protection des données personnelles, confidentialité des datas…

A ce jour, les données personnelles renseignées par les utilisateurs (vous et moi) seront la propriété exclusive de l’éditeur donc pas de fantasmes… De plus la loi « Informatique et Libertés » protège et donne des droits, en particulier celui de refuser de figurer dans un fichier.

DrSPORT EN STATS…

3 ans de recherche et développement

7 000 cas cliniques étudiés

300 situations répertoriées

1000 m de solutions médicales

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Pour le sportif : 5, 99 TTC/an disponible sur IOS et Androïd.

Pour les médecins/pharmaciens : rien.

Pour les professionnels paramédicaux : référencement payant.

MON AVIS ?

Sur le principe, j’adhère totalement à la démarche. Moi le premier, j’ai commis de nombreuses erreurs dans le passé en pratiquant l’automédication, que ce soit par des médicaments ou des médecines douces. Avec l’expérience, j’identifie mieux mes blessures et je comprends aussi leur origine mais franchement, un petit check pour vérifier mon évaluation avec plus de rigueur sera le bienvenu.

Par ailleurs, je suis toujours étonné de constaté à quel point certains sportifs de mon entourage sont peu informés et cultivés sur les premiers soins et ce type d’outil peut vraiment être une aide. Les plus expérimentés d’entre nous auront peut-être le sentiment de connaître les conseils prodigués mais gardons en tête que la connaissance est une chose et l’expérience pratique une autre…

A l’usage, la vraie question sera de savoir si les utilisateurs feront de DrSport un bon usage (et oui encore…) car le meilleur des outils, tout comme le plus efficace des soins, ne vaut rien si les conseils prodigués sont mal appliqués. DrSport apporte une aide précieuse qu’il faut « écouter » car c’est à cette condition que son efficacité sera optimale. Autrement dit, si vous êtes du genre à penser qu’attendre de guérir, c’est pour les autres, passez votre chemin car l’application ne remplace pas le bon sens et la sagesse.

Je sais bien que comme toutes les APPs qui sortent, la question de la confidentialité et la protection des données personnelles vont être au centre de toutes les préoccupations. L’éditeur garantit aujourd’hui un pur respect de la législation en France et celle-ci protège le consommateur, ce qui n’est pas le cas de toutes les APPs et capteurs de données actuellement disponibles sur notre marché. Lorsqu’on sait que la France consacre 30% de son PIB aux dépenses de protection sociale, cela a de quoi attiser les convoitises mais j’ai envie de dire qu’il appartient aussi aux consommateurs et aux usagers du système de garder un oeil critique et de savoir dire non en cas de dérapage.

Je teste ce service pendant un mois et on refait le point ! D’ici là, avec 8 heures d’entrainement par semaine et mes horaires de ouf au bureau, je devrais sans doute me faire mal quelque part…

Altra Lone Peak 2.5 : vous aimez, faites-les tourner !

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J’ai commencé à courir avec les Altra Lone Peak l’automne dernier. J’ai reçu ce modèle de la marque en test et comme j’ai aimé la sensation, j’ai décidé de les faire tourner : Voici le compte-rendu de Samuel, traiteur Isérois.

« Coureur habitué aux drops significatifs (12 mm pour le modèle que je porte le plus souvent), c’est avec curiosité que j’accepte d’essayer les Altra Lone Peak 2.5. Ma tentative de transition minimaliste, un an auparavant, avait été peu concluante : apparition de fortes douleurs aux mollets, j’avais été assez rapidement découragé par les efforts que demande la transition, sans véritablement croire que je saurai la réaliser dans les temps pour mon objectif 2016 (Grand Raid de la Réunion). Bref, mes Merell Bare Access Trail sont au placard depuis bientôt 10 mois…

Je ne me montre donc pas trop ambitieux pour ma première sortie en Altra Lone Peak 2.5 M : un footing à allure modéré au parc Bachelard (lieu bien connu des runners grenoblois ☺), quelques lignes droites si la séance se passe bien.

Mais commençons par le début : le look de la chaussure est un peu inhabituel avec son avant pied très large. Personnellement, je ne trouve pas ça forcément très esthétique. Mais on verra plus tard l’intérêt que cela peut avoir. Concernant les couleurs, le pourpre n’est pas facile à associer. Bref, les premières impressions, juste visuelles, ne sont pas véritablement un coup de cœur.

Ensuite, le chaussage se fait aisément. Il faut dire que je teste un 45 moi qui porte plutôt un 44,5 habituellement chez Mizuno ou un 45 1/3 chez Salomon. Aux sensations, je pense être entre 1/3 et ½ pointure trop grand. Les impressions une fois dedans sont à un niveau de confort très satisfaisant : l’avant-pied est à son aise (comme pouvait le laisser présager la forme) et plus largement, la chaussure est souple et simple, ce qui permet au pied de ne subir aucune pression ou frottement désagréables. Je les serre bien pour compenser la ½ pointure de trop ; au passage, les lacets sont très grands, sans range-lacets, ce qui peut poser deux inconvénients :

photo-21/ on peut accrocher les lacets à des branches, ronces etc.

2/ cela favorise les desserrages intempestifs (même si je n’en ai pas encore constatés)

Les premières foulées sont agréables : en effet, s’il n’y a pas de drop, l’amorti est tout de même au rendez-vous, ce qui est primordial pour l’indécrottable amortisseur talon que je suis ! Le déroulé est fluide, les foulées s’enchaînent bien. Les crampons sont agressifs et le matériau de la semelle bien adhérent. J’éprouverai les qualités de ces crampons dans une sortie ultérieure, droit dans la pente, ça tient bien !

Bref, je fais ma séance sans problème, je peux même faire mes 12 lignes droites sans que mes mollets me supplient d’arrêter. Une petite pointe aux quadriceps gauches me rappelle tout de même que j’ai changé assez significativement mes appuis mais aussi que j’ai fait 40km/3500 D+ 3 jours plus tôt (difficile de faire la part des choses…).

Bon, maintenant, il y a plus qu’à attendre les courbatures – les désormais fameuses DOMS – aux mollets le lendemain et surtout le surlendemain. Le lendemain, je choisis de courir avec mes chaussures habituelles, pour une transition progressive. Toujours est-il que je n’ai aucune douleur. Le surlendemain, au moment de rechausser les Altra pour une sortie plus vallonnée, toujours rien, super ! 15 km/500D+ plus tard, aucune gêne ne s’est manifestée. Les trois jours suivants, consacrés au vélo et à la randonnée ne seront pas perturbés, je ne souffrirai d’aucune séquelle de mon passage à drop 0 !

Dernière phase du test, la montée sèche (Rachais depuis la Casemate – 850D+ sur 3,5 km) et descente rapide, deux jours consécutifs : j’ai hâte de voir le caractère de la chaussure en forte pente mais aussi son comportement en descente rapide, technique et prolongée, puisque lors de la dernière sortie, les côtes ne dépassaient pas les 150D+/D- !

La montée se passe très bien, les crampons sont efficaces à la fois dans les rochers, les chemins pierreux, l’herbe etc. Le pied est proche du sol, les sensations se rapprochent d’une course pieds nus, on oublie la chaussure qui ne joue qu’un rôle de protection du pied sans en modifier fondamentalement les appuis.

A la descente, c’est une autre histoire et là je pense que la ½ pointure de trop vient fausser le test. En effet, dès les premières foulées, mon pied glisse vers l’avant pour venir se caler sur le bout. Je ne peux pas les serrer davantage, je risquerais de trop comprimer mes pieds. Ça bouge un peu, les sensations sont moyennes, bien que l’amorti et l’accroche soient toujours au top et rassurants. Il m’arrive assez souvent de tomber en descente et là je me sens en sécurité, bien accroché à la pente !

La répétition du lendemain ne changera pas mon opinion : de bonnes grimpeuses, à l’aise aussi sur sol mouillé (seule différence entre les deux jours : la pluie a fait son apparition !) mais trop grandes pour que je puisse tout envoyer en descente, dommage ☹

Finalement, je réserverai certainement cette paire aux sorties courtes, légèrement vallonnées, et surtout aux montées sèches / kilomètres verticaux, où  la vitesse en descente importe peu. Mais c’est là mon expérience personnelle et je serai curieux d’essayer une paire à ma taille car autrement, c’est une chaussure qui me semble pouvoir être à l’aise partout, même si son cramponnage et son dynamisme l’orientent naturellement vers de la courte/moyenne distance en montagne. A conseiller particulièrement aux coureurs qui recherchent le confort en avant pied, une foulée naturelle et une accroche sans faille. »

Crédit photo : RunOnline

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« Merci Samuel pour ce test ! La taille, c’est un peu la limite de l’exercice qui consiste à faire tourner les chaussures… dommage. Pour ma part, je ne considère pas les Altra comme des modèles minimalistes mais plutôt comme des chaussures de running pour apprendre à courir en posant bien le pied. Sa large Toe box permet au pied de bien se caler et c’est une expérience vraiment intéressante. Après, tout comme toi, je chausse mes Altra pour des sorties courtes pendant lesquelles je veux travailler qualitativement.

Une chose est évidente, la marque, tout comme HOKA, fait bouger le trail running en proposant un vrai concept ». Fabrice.

La Lone Peak est désormais dans sa version 3.0.

A lire également :

test de Greg Runner

test de Mangeur de Cailloux

test Jahom (modèle route)

The Brownlee brothers are not alone…

Mes supporters anglais sont nombreux, j’ai donc décidé de rédiger mon article dans la langue de Mr Bean🙂

IMG_0633FullSizeRenderThis annual triathlon race in Chantilly has become a ritual for me. That kind of « rendez-vous » I would not miss for anything. This year again, it has been a amazing day, full of mud, full of sun, full of happy crews to support us along the competition…

…and also full of English participants! I don’t really know but they must represent around 50 to 60% of all athletes. It is somewhat « exotic » to compete with the UK and for me, it is part of the magic of this race, talking French and English or both at the same time!

Would you just try one triathlon in your life, consider this one because it is a unique mix of a hard competition race plus a very friendly and cool organization. Do it!

Chantilly Triathlon Castle Series gathered this week-end more than 3000 competitors splited between sprint/relay and long distance races.

I run the Gantelet to benefit as long as possible of the Grand Canal to swim (1,9 km), took my bike for a 90 km race between Chantilly and the nice villages around the castle and La Chapelle-en-Serval and than I tried to fight against muscle soreness as much as possible to run my half-marathon. I make it a bit less then 7h00.

This year, the winner of the Gantelet did it in only 4:11:11 for the mens and 4:58:59 for the womens. Both of them are English citizens: the Brownlees are not alone…

2016 results

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Hoka : il y en aura pour tout le monde…

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Un ami à qui je confiais hier soir tester depuis 2 mois les nouvelles Challenger ATR 2 me dit « de toute façon toi, tu dis toujours qu’elles sont géniales » sic. D’abord, je ne le dis pas toujours… mais je ne suis pas loin de le penser pourvu que le choix du modèle soit adapté au terrain et à mon envie du moment. Je m’explique donc et vous propose un rapide tour d’horizon sur le mode « pour courir comme ça, choisissez celle-ci » :

Vous aimez les espaces verts pour dérouler votre foulée pendant des sorties longues ? 

1008326-GCTR_1Stinson : sa conception solide et sa forme incurvée vous permettra de dérouler facilement et de profiter du paysage sans subir les aspérités du terrain. Elle passe partout et supportera même les tronçons en goudron !

1008324-GFL_1Mafate : votre terrain est alpin et accidenté donc vous recherchez un maximum de confort. Par contre, évitez-là en pleine sur des sols boueux et glissant (manque d’accroche) ainsi que sur des terrain où il y a beaucoup de devers car elle perdra en stabilité. Il existe une version Mafate Speed qui a beaucoup plus d’accroche et une stabilité améliorée, elle est taillée pour la compétition longue distance.

Votre truc c’est la compétition trail avec des distance allant jusqu’à 60/80 km ?

1008852-BRBC_1Speedgoat : une vraie bombe, très agressive au niveau accroche avec sa semelle Vibram, dynamique et légère. Elle passe partout et aime les terres alpines ! Elle remplace aujourd’hui la Rapa nui.

30109030-CBLCK_1Mafate Speed : une option pour des distances plus longues et où votre besoin de confort sera prédominant sur dynamisme. Elle est moins souple mais vous suivra encore au-delà de 80 km !

 Vous pratiquez le trail en plaine…voire en île-de-France ? oui oui…

1009658-GCTR_1Challenger ATR : chaussure de conception très proche des modèles running avec la touche Hoka côté confort et déroulé de pied. Mon modèle préféré en trail car je suis parisien et cette paire est particulièrement adaptée à la diversité de nos terrains. Elle accroche bien et vous accompagnera jusqu’en Auvergne en moyenne altitude. Son confort est très bon et elle reste légère. Je la déconseille sur des circuits alpins techniques. La version 2 a améliorée pas mal de points comme la solidité/résistance du mesh ou encore la semelle extérieure. Idéale pour l’Eco-Trail, Trail de Crève Coeur, Trail des Lavoires, etc.

Si vous voulez courir en Stinson ou en Speedgoat en plaine, pas de souci car qui peut le plus peut le moins🙂

Votre truc à vous, c’est plutôt l’asphalte ?

1009652-CCTRS_1Vanquish et Constant : pour les sorties longues, elles feront un bon job. La Constant améliore la stabilité qui faisait parfois défaut à la Bondy (anciennes collections). La nouveauté vient selon moi de la Vanquish qui est très polyvalente et mise sur l’amorti. Parfait à l’entraînement.

Vous aimez le goudron et la sueur en compétition ?

Là, le choix devient Cornélien…

1012046-MBGF_1Clifton : si vous aimez la légèreté mais avec du confort et de la souplesse, c’est elle qu’il vous faut ! Elle n’a cessé de s’améliorer depuis la V1 sur le plan solidité et usure de la semelle extérieure (heureusement !).

1012271-BGFB_1Clayton : ce modèle va plaire aux amateurs de semi-marathon qui recherchent le triptyque amorti-légèreté-fluidité. Semelle incurvée, amorti et siège baquet oversize garantissent pas mal de plaisir. Que les amateurs de modèles agressifs et secs sur l’avant du pied passent leur chemin car ici, il faut aimer les compromis techniques. Look assez innovant qu’on aime … ou pas.

1012050-CBLCK_1Tracer : Hoka aurait pu installer un moteur V8 dessus. Ce modèle sort un peu de l’univers traditionnel Hoka (du moins jusqu’à aujourd’hui). La chaussure est plus basse, légère, l’amorti bon mais moins prononcé. Idéale pour des formats 5 à 15 km et les séances de fractionné.

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Tout cela n’engage que moi bien entendu et c’est sur la base de mon expérience de la marque. Il n’est pas interdit de sortir des sentiers battus et de chausser une Tracer sur un trail vert qui n’est pas technique… ce qui me parait important, c’est de choisir sa chaussure en connaissance de cause, sans lui demander de tout faire ! Quant on me dit qu’une Mafate Speed c’est pas bon pour les portions de route, je me dis qu’il faudrait une Stinson peut-être car son crantage semelle est moins prononcé ? Du bon sens…

Hoka conviendra parfaitement aux foulées qui talonnent mais pas que ! Par contre, si votre foulée est aérienne avec une attaque médio pied, vous avez intérêt à sélectionner un modèle tel que la Tracer, Speedgoat sans oublier la très appréciée Huaka que je n’ai pas cité.

Petite précision : je reçois des chaussures Hoka en test et j’en achète aussi. Mon adresse pour choisir et acheter est Team Outdoor Paris.

Trail du Verbier Saint-Bernard 2016

Bon, le TVSB c’était il y a déjà une semaine mais on va pas se mentir : j’ai pris cher sur La Traversée et je n’ai pas été le seul… Pour autant, ce week-end restera l’un de mes meilleurs avec mes amis Mich’ et Johan. Vivement le prochain !

1557_DSC_0557Comme me l’a très bien dit Johan à la sortie de Bourg St Pierre « tu te plaignais de la pluie en 2014, cette année y’a trop de soleil…  tu sais pas ce que tu veux mec !» Par 3 fois cette année, j’ais planifié mon arrêt « à la sortie de Bourg St Pierre » « au Col des Milles » « à Lourtier » et par trois fois, en regardant autour de moi les visages fatigués mais bien décidé à ne pas basher, je suis reparti. Comme sur un malentendu.

Après 26 kilomètres en tandem, je demande à Johan de me laisser sur place pour ne pas le ralentir car être un boulet, c’est vraiment la louze… il me faut marchander au moins 5 mn avant qu’il n’accepte mais je ne eux pas lui proposer mieux à ce moment de la course. La sortie de Bourg St Pierre est suivie d’une longue ascension de presque 800 m en plein canard, pourtant, le sentier est large mais il est autour de 13h30. Seule solution pour nous, grimper au plus vite… pour gagner de la fraîcheur.

Malgré la difficulté, j’en prends plein les mirettes, un truc de fou, toute cette montagne autour de moi, bien dégagée, avec ses névés, ses rivières fraîches, ses alpages : beau, vraiment très beau. Avant le col des Milles, je retrouve Margueritte (la vache), enfin une de ses cousines sans doute mais le concerto pour traileurs lui est bien au rendez-vous. C’est con mais ça m’émeut toujours, je suis resté assis 5 mn à écouter toutes ces cloches, à regarder de belles vaches Suisses brouter paisiblement pendant que nous, on essayait de fuir la fournaise à plus de 2 000 m.

1557_CRI11733_FINALAprès le Col des Milles (KM 38), tout change, je suis passé sans m’en rendre compte en mode « robot ». Faut dire que depuis 5 km, je partageais les sentiers avec une belle bande de traileurs ratatinés et on s’encourageait à ne pas lâcher. C’est eux qui m’ont aidé à rejoindre mon pote ou presque. La descente vers Lourtier fait mal mais la chaleur est moindre et le paysage magnifique : il faut en profiter.
Plus facile à dire qu’à faire malgré vos nombreux sms y compris ceux de Johan. Mais arrivé à Lourtier (KM 48), je repars tout de suite (arrêt juste quelques minutes pour manger du jambon et boire du Coca !) avec la ferme intention de refaire mon retard. Je me régale bien pour la montée des 1200 D+. Il fait plus frais, nous sommes à l’ombre alors j’en profite et je prends enfin du plaisir. Le terrain est facile sur les 900 premiers mètres puis il devient plus difficile à mesure que nous progressons ; pas technique mais juste dur avec des racines et des différences de dénivelé au sol qui font mal aux cuisses après 50 km…

Au col de La Chaux, il fait nuit et le froid commence à se faire sentir. Au départ du dernier ravito, la trace est roulante puis s’en suit une longue descente bien cassante de 6 bornes sur Verbier, parfois très pentue. Une fin de course à suspens où j’ai redouté des crampes qui ne sont jamais venues malgré des jambes meurtries. Sur cette partie finale, je rencontre un traiteur qui participe au TVSB pour sa première fois ; nous partagerons quelques uns des derniers kilomètres comme deux joyeuses épaves, totalement émerveillées, avant de nous séparer pour le final. C’est le côté sympa du trail.

La Traversée est vraiment une course difficile avec ses 3 sommets à plus de 2200 m dont un à 2700 m et une descente au col des Milles de 2600 m négatifs, mais qu’elle est belle. Et puis il y a le public Suisse qui est présent et très supportif sans oublier les bénévoles qui ont eux aussi subi la chaleur.

Résultat : 13h48 pour 61 km et 4000 m D+.

Je remercie l’équipe du TVSB pour son invitation et accueil ainsi que la marque Compressport pour sa dotation. Enfin, je salue encore une fois les bénévoles qui ont été incroyablement chaleureux.

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J’ai décidé de rouler en Rocket…

Hoka Rocket LD

Hoka OneOne n’en finit plus de me surprendre mais cette fois-ci, j’avoue que la marque frappe un coup de maître du côté où personnellement je l’attendais le moins : la piste en tartan !

La Rocket LD (pour le demi-fond) est une pointe destinée au distances de 1500 m et plus. Elle appartient à la première série chez Hoka avec la Rocket MD (pour le 400/800 m). Une très belle paire de pointe avec un designe soigné et une conception bluffante pour un début… il faut dire qu’on les attendait depuis plusieurs mois ces Hoka trake spikes. D’ailleurs, je remercie immédiatement Hoka et l’équipe de 187Com pour m’avoir permis de tester une chaussure qui a été mise sur le marché français de façon très discrète mais qui doit absolument être connue des pistards car c’est une … vraie bombe !!

Hoka Rocket LD face

Comment ai-je testé la Rocket LD ?

Bon on ne vas pas se mentir, cette chaussure avion de chasse va beaucoup plus vite que moi, surtout en pleine préparation du trail Verbier Saint-Bernard où je ne fais que du fond. Pour autant, je n’ai pas hésité à me rendre sur piste pour courir avec et me donner le frisson🙂

Au menu : du travail de vitesse et surtout une petite sortie à St-Maur des Fossés pour courir avec by night.

Taillée pour la perf’

Vous pourrez remarquer sur les photos qu’elle est très affûtée (plus que moi) et conçue pour courir à vive allure. Seulement 4 pointes à visser sur la semelle qui a été travaillée avec des picots en dessous et sur le côté extérieur pour une accroche à l’impulsion. Le talon est également très bien dessiné avec de nombreux picots qui apportent une bonne accroche sur la partie arrière même si, sur piste, on devrait préférer l’attaque medio et pointe de pied.

Extrêmement nerveuse et souple, elle est très agréable à chausser, le maintien latéral light et de rigueur pour une pointe de piste. Mes première sensations ont été un peu déstabilisante car elle incite réellement à « gratter » le tartan pour tracter mais derrière il faut assurer et avoir les jambes !! Par contre, comme on est chez Hoka, n’allez pas imaginer que vous pourrez courir sur un coussin d’air ; la Rocket LD est très confortable mais elle reste une pointe de piste alors cette fois-ci, ce sera Time to Go Fast car c’est un peu le Concorde de la marque.

C’est pour qui ce bijou ?

Mais pour tous voyons ! Depuis quand faut être bon pour bien se chausser et prendre du plaisir ?! J’ai couru à 14, à 18 km/h… et difficilement au-delà ou alors pas longtemps, voire presque pas🙂 mais j’ai pris un plaisir fou avec. Je ne peux pas dire qu’elles sont révolutionnaires au sens innovation car sur ce marché, il y a des modèles très compétitifs chez Nike et Adidas en particulier, mais pour un premier coup, c’est juste une pure réussite et avec un prix de 100 €, je pense qu’elle doit être connues.

Hoka Rocket LD talon#hokaoneone #hokarocket

Oxy’trail 2016 : le trail francilien qui monte…

Je n’avais pas intégré l’Oxy’Trail comme une étape de mon calendrier jusqu’à présent, puis l’opportunité de participer une équipe presse avec l’agence des organisateurs, BernasCom, s’est présentée et je me suis dit qu’une sortie de 23 km à 15 jours du TVSB, ça passait bien.

Oxytrail

C’était une excellente idée car cette course très atypique est vraiment géniale pour au moins deux raisons : l’organisation impeccable et le parcours original.

Une organisation et des bénévoles très engagés

Derrière Benoît Ponton, l’organisateur et porteur du projet, il y plus de 500 bénévoles bien briefés et de très bonne humeur, ce qui fait plaisir car on lit et on entend souvent qu’il y a une crise du bénévolat dans les clubs de sport. Cette crise est bien réelle mais ce serait sans compter sur la détermination de Benoît qui remue ciel et terre pendant des mois pour constituer son équipe. Je dis chapeau.

Bien entendu, avoir des bénévoles et une équipe ne suffit pas, il faut aussi une organisation et des équipements. Sur place, on se croirait sur le lieu d’un événement national avec des tentes, des espaces de jeux pour les enfants, des stands, un espace de massage pour les coureurs, un balisage précis et une importante présence des équipes de soins. Rien n’est laissé au hasard.

Et le parcours ?!

L’oxy’Trail, c’est un trail urbain car vous courez en navigant entre deux types de paysages : urbains et forestiers au abords de la marne. Cette année, il a été révisé de 23 à 25 km en raison des fortes pluie ces dernières semaines. Une petite bifurcation sans conséquence tant le parcours est varié et original avec des passages limités sur le bitume, des sentiers forestiers et quelques lieux de prestige dans le département du 77 tels que la traversée du château de Champs, la cité Menier ou encore la ferme du Buisson ; tout cela autour de Noisiel.

_mgl2340Pour les amateurs de chrono, sachez que le tracé est assez rapide car plutôt plat et que pas mal de coureurs des départements alentours y viennent !  L’absence de dénivelé le rend également très accessible au plus grand nombre d’où son succès populaire grandissant avec 4 400 inscrits cette année.

Pour ma part, je me suis bien amusé même si j’ai manqué d’un peu de fraîcheur sur les 4 derniers kilomètres. Je boucle le 25 km en 2h00, ce qui me satisfait pleinement dans la perspective du Verbier qui lui sera beaucoup plus « pentu »🙂

Rendez-vous en 2017 à Noisiel ! Bravo à Benoît et tous ses bénévoles. Merci à la team BernasCom.

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Test du Sac à dos Osprey REV 6

Déjà très appréciée des randonneurs et en particulier des amateurs de fast-hiking, la marque Osprey propose également quelques modèles destinés à la course à pied. J’ai testé le REV 6 afin de me faire une opinion sur ce produit assez différent des sacs que l’on trouve d’ordinaire en boutique spécialisée trail.

Conditions du test : sorties courtes et longues avec poche à eau remplie (1,5 L), barres nutritionnelles, coupe vent et tee-shirt chargés.

Caractéristiques :

  • sac 1,5 L
  • deux compartiments
  • proche pour smartphone fixée sur la bretelle (protection maximum)
  • mesh imperméable
  • dimension 40 x 23 x 18
  • poids 420 gr en M/L
  • prix de vente 90 €

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J’ai beaucoup aimé

Conception hyper soignée : à toujours vouloir faire plus léger, on a tendance à oublier qu’un sac doit également être fait pour résister et durer car notre sport est une activité outdoor ! Faudrait pas l’oublier…

La conception du Rev 6 est vraiment superbe, avec de solides coutures, des finitions très belles mais aussi des sangles, harnais et fixations de qualité.

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Système d’hydratation innovant : un peu perplexe en découvrant la poche à eau et son système de fixation, j’ai rapidement compris son intérêt en rechargeant en eau car on accède facilement et rapidement à la poche. Le système fonctionne bien et avec la sangle interne en plastique souple, la réserve d’eau ne bouge pas pendant les temps de course. Dernier point positif, l’embout pour boire est très pratique et facile pour aspirer l’eau avec très peu d’effort ; il comporte un aimant qui le fixe sur la sangle afin qu’il reste accessible à tout instant.

FullSizeRenderRangements simples et pratiques : deux compartiments sont proposés (un du côté de la poche d’hydratation et le second indépendant sur le devant du sac). L’ensemble permet de charger coupe-vent léger, 1 ou 2 tee-shirts, une paire de chaussette, la couverture de survie… la contenance est suffisante pour qu’il soit embarqué sur un ultra.

Sur la bretelle droite, on peut au choix ajouter un bidon de 500 ml ou mettre des barres, gels selon l’envie. Le volume est extensible grâce à une fermeture qui permet de l’ouvrir donc, il y a de quoi ranger d’autant qu’elle est profonde ! Côté gauche, c’est la pochette pour smartphone avec sa protection plastique… bon je ne suis pas fan mais pour protéger son smart, c’est pratique.

Une petite poche avec zip sur le dessus est prévue pour ranger des clés, les papiers de voiture et une CB !

Au final, il y a peu d’espaces de rangement en nombre mais ils sont pratiques et bien pensés une fois de plus.

Ce que j’aimerais bien voire améliorer 

Le raccord du tube de la poche hydratation est bien pensé mais un tube d’un seul tenant serait pas mal tout de même pour le nettoyage.

Ajouter un sifflet car cela fait partie du matos obligatoire en trail.

Une version future sans la poche smartphone ne me poserait pas de problème, avec à sa place une poche fermée simple avec zip pour attraper le smart et faire des photos plus rapidement. Ici, je trouve un peu difficile la manip’ pour sortir le mobile qui est bien serré dans la poche…

Enfin, chacun peu le faire chez soi mais ajouter un élastique sur les 2 sangles pectorales pour que les sangles ne pendouillent pas.

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En conclusion, je peux dire que je suis vraiment emballé par ce sac innovant, pratique, solide et j’ai donc décidé de l’emmener avec moi en Suisse pour le trail de Verbier (61 km et 4000 D +). Je pourrai alors vous livrer un complément de test avec situation en compétition !

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GoTrail Ultra 3 : Skerchers fait une sortie de route réussie

La marque commence à bien faire parler d’elle dans le petit monde du running, avec une collection qui ne cesse de s’élargir et des ambassadeurs qui lui apportent à la fois visibilité et crédibilité sur les podiums… la marque est très atypique et ne peut plus être ignorée depuis qu’elle investit dans une gamme dédiée à la performance. Attention, la GoTrail est la 1ère chaussure trail de la marque : c’est plus que prometteur.

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Skechers sur les sentiers, qui l’eût cru ?

La dernière sensation en matière d’équipement trail est venue selon moi de HOKA, il y a quelques années maintenant, avec son approche totalement repensée de la course en terrain  naturel et son amorti incomparable. Je n’irai pas jusqu’à dire que la GoTrail m’a fait le même effet et pourtant, j’ai ressenti en les chaussant quelque chose d’assez différent des marques traditionnelles. La marque de fabrique de Skechers, c’est le trio souplesse + gomme très amortissante + légèreté.

Sur le trail, c’était pas gagné d’avance car il faut aussi être capable de sortir des modèles stables et accrocheurs. Après une bonne centaine de kilomètres avec, je trouve le pari réussi moyennant quelques pistes d’amélioration qui en feront une bête de trail…

Description

  • 312 gr en 42, ce qui dans la norme
  • Drop de 4 mn
  • Mesh respirant et élastique
  • Semelle intermédiaire en resalyte
  • Languette bien rembourrée (ça devient rare…)

image (2)Sur le terrain, elle accroche bien

Indiscutablement, Skechers a soigné la semelle avec des crampons qui n’ont rien de révolutionnaire mais font un bon job dans la boue. La semelle est entaillée de 4 rainures  du medio-pied jusqu’à la pointe qui lui donnent une souplesse maximale très agréable en forêt. Cette souplesse trouve néanmoins sa limite sur la caillasse car le pied est un peu moins stable sur l’arrière du pied (un peu seulement).

En mode sortie longue, elle absorbe tout

C’est le point le plus agréable de cette chaussure qui se laisse embarquer au fil des kilomètres sans broncher. Je n’ai pas dépassé 3h00 de footing avec mais je pense qu’elle en a encore sous le pied ! De plus, son chausson très confortable et profond permet au pied d’être bien calé, ce qui apporte du contrôle du moment qu’on reste sur des terrains pas trop accidentés type forêt, chemins à travers champs…

Réactive sans être forcément très dynamique

Les rainures de la semelle inter et la souplesse générale de la chaussure confèrent à  la GoTrail une bonne capacité de réaction aux coups d’accélération. Pour autant, la chaussure n’a pas été pensée pour un usage en compétition (enfin je ne crois pas) mais plutôt les sorties longues où c’est le confort qui prime. Par conséquent, si son dynamisme est modéré, ce n’est pas un problème selon moi.

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Conclusions : j’aime beaucoup cette chaussure qui semble avoir été conçue pour le plaisir de courir, ce qui est rare sur un marché où les promesses techniques font dans la surenchère permanente ! Après, je vois quelques points pour l’améliorer et qui pourraient faire d’elle une incontournable en trail dans un avenir proche :

  1. Améliorer la stabilité sur terrain accidenté (base arrière au niveau du talon), ce qui lui ouvrira les portes de la montagne ;
  2. Alléger un peu l’ensemble pour la rendre aussi performante en croisière qu’en compétition ?

Dernier argument, son prix abordable autour de 120 euros.

Trackers : demain c’est déjà trop tard ?!

trail lavoir

L’article publié cette semaine par Emmanuel sur Wanarun « Montre cardio GPS : et si c’était la fin du matériel ? » m’a fait beaucoup réfléchir sur le sens de l’innovation et la notion d’obsolescence.

Il est vrai que ces dernières années, nous avons été particulièrement gâtés avec une succession de produits Suunto, Garmin, TomTom et Polar… destinés à nous guider dans nos pratiques du running, cycle, natation et parfois même les trois sans compter toutes les autres activités fitness and co ! Si je pense comme Manu que les innovations matériels vont se réduire, je crois que la créativité des marques ne va pas se tarir aussi vite mais pourrons-nous alors encore parler d’innovation ?

LE SAV OU RIEN ?

Les vrais progrès à attendre sont dans le SAV (service après vente) où il y a d’énormes attentes concernant les MAJ et surtout dans les plateformes avec toujours plus d’intégration, de transversalité pour fluidifier la navigation des utilisateurs et leur permettre de switcher d’un support mobile (téléphone, montre) à un laptop sans se prendre la tête. L’amélioration des modes programme fera aussi partie des enjeux.

OBSOLESCENCE ET ENVIRONNEMENT

Donc, ok, il y a bien un débat légitime sur l’obsolescence du matos que redoutent tant les acheteurs mais du coup, il paraît pertinent de se tourner vers les marques qui ont une philosophie et une offre pérenne centrée sur l’évolutivité du matériel et des services web associés à l’image de Polar. Cependant, je m’étonne qu’en cette période où on n’a jamais autant parlé de développement durable et de consommation raisonnée, on ne prenne l’argument environnemental comme un critère au moins aussi important !

C’est vrai quoi, à changer tous les deux ans, voire beaucoup moins, de montre GPS, que faisons-nous de tous ces produits ensuite ? Quelle seconde vie ou fin de vie leur réservons-nous ?! Je trouve que l’on peut se poser la question de savoir ce que devient ce matériel électronique…qui dort souvent chez nous (comme chez moi) dans un tiroir sans chance d’être réutilisé ou recyclé.

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LA NORME FUTURE…

Le choix de miser  l’évolutivité des systèmes/logiciels est aujourd’hui un choix clivant et avant que cela ne devienne une norme, les marques qui font ce choix se heurtent parfois à des critiques : produit pas abouti, produit peu performant, mises à jour trop fréquentes…

Au final, c’est nous sportifs-consommateurs qui devons reconnaître ce qui est important et essentiel à notre pratique : un produit qui évolue et nous accompagne dans le temps ou le dernier cardio GPS qui claque bien devant les potes !

Allez, faites vite car tôt ou tard, ce ne sera plus un choix et un achat raisonnés…