Trail Coubronnais : courir chez soi OKLM

Une fois par an, je me lève pour préparer mes affaires et épingler un dossard de plus sur le maillot. Sauf que celui-là, c’est le dossard de Coubron, avec un départ à 600 m de chez moi.

Avec plus de 400 participants et 3 distances (1,5 km / 6,6 km et 12,5 km), Coubron offre au mois mai le trail le plus simple, convivial et joli du 93…le tout parfaitement organisé. Pas de chrono ici, un classement au dossard, dan le plus pur esprit trail et pourtant la densité de bon coureurs est une une bizarrerie en soi car avec les club d’athlé de Livry-Gargan (nos voisins) ou encore celui de Tremblay, le 12,5 km envoie du lourd !

Franchement, si vous avez l’envie de tâter du trail, de découvrir la distance du 10 km dans un cadre verdoyant et à la bonne franquette comme on dit, venez à Coubron car vous pourrez choisir de courir vite ou tranquillement et ici tout le monde vous encouragera de la même façon.

Cette année encore, notre maire Ludovic Toro a appelé de ses voeux la victoire d’un(e) local(e) mais bon, même avec la promesse d’une réduction d’impôt, rien n’y fait. Mais finalement ce n’est pas si grave car la victoire, il la tient déjà Monsieur Maire avec un taux de participation en progression constante et des habitants qui viennent en nombre pour encourager les coureurs de Coubron ou d’ailleurs…

Rendez-vous en 2018 à plus de 500 ?

Test de la Columbia Montrail Colorado II

Les coureurs qui ont eu la chance de chausser les Columbia Ravenous en 2010 peuvent frétiller car la marque Columbia est de retour en trail et avec l’acquisition de Montrail, une marque bien établie sur le marché US, elle nous propose une première collection 2017 pleine de promesses !

Pour découvrir le modèle de la gamme le plus polyvalent mais aussi l’un des plus prometteur pour le trail, suivez le guide !

COLORADO II : pour qui ?

Tout le monde ! Franchement, c’est une promesse tenue que de dire qu’elle est polyvalente et passe partout. Je l’ai chaussée sur les sentiers forestiers parisiens jusqu’au sommet du Tabor en Isère avec neige et boue. Sa tenue de route est excellente et son accroche avec la semelle en caoutchouc digne d’une Vibram.

J’aurais tendance à quand même la conseiller à des coureurs en dessous de 80 kg. Ceux qui ont une foulée aérienne apprécieront particulièrement sa souplesse et sa maniabilité (car sa tige est basse) et les talonneurs pourront quant à eux dérouler sans crainte grâce à son amorti.

J’ai retrouvé dans la Colorado le meilleur de la Ravenous avec un aboutissement et des finitions beaucoup plus spécifiques pour le trail. C’est une très belle réussite selon moi.

Où courir avec ?

Je trouve qu’elle particulièrement polyvalente et s’adapte aussi bien à la forêt qu’aux chemins caillouteux. Elle accroche très bien, même sur des sols boueux et glissants car ses crampons sont imposants et bien disposés pour à la fois gérer les montées et les descentes. Pendant la skyrace des matheysins, elles n’ont pas ripé une seule fois !

Comme sa tige est basse, on fera attention dans les pierriers à ne pas taper la cheville contre des pierres mais même moi qui n’a pas trop le pied montagnard, j’ai parfaitement couru en Isère sans difficultés.

Côté distances, elle est faite pour l’endurance et les course longue (ultra compris). J’ai couru pour ma part 5h30 d’affilée sans qu’elle ne perdre son confort et son amorti, je pense qu’elle en a sous la capot ! Le mesh utilisé permet une bonne aération donc pas de risque de surchauffe selon moi. D’un autre côté, je l’apprécie beaucoup pour les sorties courtes de moins de 15 km car elle réagit très bien. Pour les coureurs de plus de 80 kg, je pense qu’un modèle avec un peu plus de renforts type Trans Alps sera mieux adapté.

Autre point à son avantage, elle passe très bien des sentiers à la route même si son terrain favori n’est pas celui-ci. Pour autant, comme de nombreuses courses en trail ont des portions variables de bitume, cette qualité (rare) me parait importante à souligner.

Parlons un peu conception/finitions

Le chausson est confortable, pas de coutures, pas de frottements… La languette offre un bonne protection du coup de pied et la laçage est simple et efficace.

Le revêtement en mesh est bien conçu et Columbia a certainement apporté son expertise textile. Facilement lavable, y’a pas la ménager celle-à. Attention par contre de bien choisir votre taille car chez Columbia, il faut facilement enlevé 1 pointure 1/2 car sa taille grand !


Ce que j’en pense en conclusion

Pour 129 EUR, il est difficile selon moi de trouver un meilleur compromis que la Colorado II et je pense que cette fois-ci, Columbia a vraiment une opportunité de venir bousculer les certains équipementiers traditionnels qui n’innovent plus depuis des années en trail et se contentent de reproduire les mêmes versions. La Colorado II sort ce printemps et aura une version spéciale UTMB 2017 dont la marque est sponsor officiel, ce n’est pas très surprenant car cette chaussure me semble vraiment taillée pour les sentiers et les variations de terrain tant elle est polyvalente.

J’avais adoré la Ravenous en 2010, le premier coup d’essai de Columbia, je crois que celle-ci m’a définitivement conquis. Un test tour est organisé – cf. page Facebook. A vous de juger désormais !

Test à lire Irunfar


Portrait robot de la colorado II

  • Tige sans coutures (nouvelle vs Colorado I)
  • Pare-pierres renforcé pour offrir confort et protection
  • Drop 8 mn
  • Semelle extérieure en caoutchouc sur toute la longueur
  • Technologie utilisée pour la semelle : le fluidfoam pour conjuguer amorti/souplesse et maintien
  • Crampons multidirectionnels
  • Crampons de 4 mm de hauteur sur la semelle extérieure
  • Poids : 290 g la chaussure en 42
 

(snow) Sky Race des Matheysins

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On raconte à La Mure qu’un parisien poisseux est venu semer la zizanie en matheysine cette année. Les vieux du village n’ont jamais vu un mois de mai avec de la neige et des températures en dessous de zéro, même sur le Pérollier (2183 m) !

Moi, j’étais pourtant pas trop en stress… enfin si, je ne peux pas cacher qu’à entendre les copains du coin parler de « parcours  de replis, de bifurcations, de changements de plans pour des raisons de sécurité » j’étais pas forcément serein. Mais je me fais une idée de trail et de la montagne qui me permet de passer au-delà de ce genre d’événement. Et puis après tout, le chat noir : c’est moi !!

A 9h00 ce matin, je suis donc parti en mode « life is beautiful » au train (pas celui de La Mure snif…) et me disant qu’il faudrait bien la boucler cette sky race avec ces 2000d+.

IMG_2081DANS MA BENZ

Arrivée au Pérollier sous des bourrasques à plus de 65 km/h, je me dis en bon banlieusard que je prendrais bien ma « Benz » pour redescendre mais queud !!!!! Y’a pas un pète de périph’ ici, pas une voie rapide, rien, nada… c’est le grand air, la nature sauvage, la brutalité de la montagne : tu t’y adaptes ou tu redescends en mode rando avec tes pieds. AH ça pour le coup, ça me change du 93 la matheysine. Et bien qu’ayant choisi de continuer, je suis redescendu quelques centaines de mètres sur le cul en mode toboggan.

LE MAGESTIC TABOR (2389 m).

A défaut de faire le tracé prévu, nous montons, redescendons puis remontons !! Non mais allo quoi ?! On pouvait pas aller tout droit ?!?! Ben non parce que tout tout droit y’avait le vide abyssale de la montagne… il a donc fallu remonter encore dans le froid et fasse au vent. Mais arrivée au deuxième sommet, un ciel bleu nous attendait (un bénévole très courageux aussi ! bravo à tous, vous avez été énormes aujourd’hui). Selfies, photos… tout y est passé pourvu que chacun(ne) reparte avec ce petit souvenir, un moment comme figé dans le temps et l’espace face à tant de démesure naturelle au-dessus des nuages.

13h00 : Retour à la nature verte, au calme.

C’est fou ce que tu peux vivre à la montagne en seulement 20 km. La boue, le vent violent, la neige, une montée en cordée, une descente en toboggan, l’envie de crier, l’envie de rentrer, l’envie de pleurer, l’envie de continuer. Tu respires bien et puis tu traverses tout cela avec gourmandise en prenant ce que tu veux : les sourires des bénévoles, les mots sympas de tes voisins de galère. Y’a pas grand-chose à jeter et c’est un cadeau pour celui qui sait en prendre le maximum.

SOUS LE SOLEIL EXACTEMENT.

A croire que le chat noir a pris la flotte, le soleil a pointé le bout de son nez à 8 km de l’arrivée pour finir en beauté. C’est un juste retour pour les organisateurs du trail Matheysin qui ont tout donné ces derniers jours pour que les traileurs et quelques pimpins comme moi viennent se donner le grand frisson.

Pour eux, pour moi, je suis allez au bout avec un plaisir qui n’a jamais failli. J’ai bien dit « JAMAIS ». C’est suffisamment rare pour être souligné. Alors on fait quoi ?!?! Je reviens apporter la pluie, le sable ? Un vortex ?! en 2018… moi je reviendrais bien si les Matheysins sont d’accord. Je veux bien me faire adopter par procuration aussi.

J’ai touché le sky, maintenant, je peux aller me mettre une bonne race 🙂

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Remerciement : Je garde pour moi à l’écart de FB le WE avec les copains, Michael, Vinvin mes amis Isérois, Philipe, Ismael les amis du Taillefer Trail Team et organisateurs/bénévoles de cette petite merveille. Vous voir, c’est un peu comme passer 15 jours au club Med, faire 100 séances de psy !

Compression : quoi de neuf ?

Une récente étude publiée dans la revue Frontières of physiologie et portant les bénéfices de la compression par manchons (pour les mollets) nous livre de nouveaux éléments de réflexion sur les bénéfices liés au port des manchons de compression.

L’étude portait sur 14 athlètes qui ont pris part à un exercice de 2 sessions de trail running de 24 km (1 plat et l’autre vallonée) espacées de +/- 1 mois. Les participants portaient soit des manchons de compression dégressive soit des manchons de contrôle et les sessions étaient réalisées dans des conditions identiques. Les athlètes devaient répondre à un questionnaire et des mesures spectroscopiques étaient réalisées pour objectiver les mesures de l’oxygénation au niveau musculaire.

Principaux résultats

Les résultats permettent de constater une amélioration de l’oxygénation des muscles mais surtout, les analyses biomécaniques ont démontré un temps de suspension en l’air plus important, associé à des jambes plus raides s’affaissant moins sur le sol. Ce résultat qui peut paraître inattendu ne l’est pas tant que ça puisque la sensation de matin proprioceptif est un ressenti largement constaté chez les porteurs de compression sur les membres inférieurs (je peux en témoigner !). Cette sensation pourrait jouer alors un rôle et influencer la façon de courir de l’athlète, je dis bien « influencer » pas « transformer »…

En revanche, aucun bénéfice sur les performances ainsi que sur les paramètres physiologiques n’a été observé.

Etude : Calf Compression Sleeves Change Biomechanics but Not Performance and Physiological Responses in Trail Running. ICI

J’ai testé la marche propulsive

image3Vous connaissez maintenant la marche nordique (MN) et son intérêt pour le physique et la réathlétisation. Je vous parle aujourd’hui de la marche propulsive grâce à une matinée découverte organisée sous la houlette de coach Pascal alias nordic_training_valdoise.

Cette activée est une variante de la marche nordique importée en France par la marque BungyPump (marque d’origine Suédoise) et qui intègre dans l’exercice une dimension musculation/fitness vraiment efficace pour travailler le cardio ainsi que les muscles dorsaux et supérieurs en plus des membres inférieurs (jambes). J’ai réalisé cette séance avec mon frère Pascal, coach diplômée en marche nordique et formé à la technique du BungyPump : 1h30 de marche avec 8 kg de pression… je vous explique tout !

Marche Propulsive kezako ?

Le principe de la marche propulsive repose sur les bâtons utilisés. Ils comportent un système de pompe de 20 cm qui offre différents niveaux de résistance (4 à 10 kg) grâce à un élastique inséré à l’intérieur du bâton. En marchant, on exerce une pression verticale en respectant bien entendu le mouvement de la MN qui permet de travailler en résistance musculaire : l’effet se fait rapidement ressentir lors d’une séance et on comprend ainsi quels muscles travaillent car ça pique un peu tout en restant très accessible à tous – d’ailleurs, j’ai opté pour ma séance une pression de 8 kg (modèle Walkathlon) mais j’aurais pu prendre 4 ou 6 kg, nettement plus abordables 🙂

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Une découverte… vite adoptée

J’ai mis une vingtaine de minutes à m’habituer aux bâtons pour retrouver une gestuelle proche de la marche nordique sachant qu’avec la pression, le geste est un peu tronqué et on va moins chercher derrière avec la main au niveau de la fesse en propulsion. Ce n’est pas très important car ici, on travaille différemment et tous les muscles du corps sont sollicités, c’est vraiment impressionnant.

Calories : brûlerie intégrée !IMG_1855

En 1h30 et un peu plus de 8 km (avec une pause exercices de musculation), nous avons brûlés chacun plus de 500 calories (ma Polar s’est affolée !), ce qui est pas mal du tout et supérieur à ce que j’obtiens en MN avec 300 calories max pour une durée d’exercice comparable.

L’autre avantage de ces bâtons et qu’ils sollicitent beaucoup les muscles du dos ; ils sont utilisés en thalasso et cliniques du dos avec des indications pour la prévention des lombalgies par exemple.

Les bâtons de marche propulsives sont en vente sur internet, autour de 110 €/12€ selon le modèle (résistance réglable ou fixe) – on les trouve sur le site de BungyPump France.

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Mon expérience du massage Gua-sha

Le massage gua-sha est une technique thérapeutique ancestrale chinoise de massage des tissus conjonctifs. J’ai découvert récemment avec mon nouveau kiné cette technique pour traiter deux types de blessures légères : une contracture du mollet et l’insertion du tendon rotulien douloureuse (sans doute une inflammation).

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Le massage dure quelques minutes et se pratique avec des objets simples et assez fin qui viennent racler la peau afin de décoller les aspérités : au passage du peigne, on ressent d’ailleurs sur la zone traité les aspérités comme de micro bulles sous la peau.

Ce type de séance n’est pas très agréable sur le moment mais après, je ressens durablement l’effet positifs du massage et j’ai déjà soigné comme cela ma contracture.

Actuellement, nous traitons le tendon rotulien qui est une zone plus délicate à masser et en complément, le kiné m’a posé un taping pour stabiliser les mouvements et faciliter la cicatrisation.

Qui a déjà testé ?

Paris gagnant

Les organisateurs de Run My City Paris (Salomon & ASO) nous ont offert hier plusieurs visages insolites de la capital ; un luxe en pleine période de plan vigipirate renforcé que de rentré dans l’enceinte de l’Opéra Garnier, ou encore la très belle mairie du 18e, les écoles…

Une première édition parfaitement maîtrisée et organisée qui, j’en suis convaincu, ne tardera pas à se décliner dans d’autres grandes villes qui ont un patrimoine architecturale et culturelle à nous révéler…

Pour ma part, je retiendrai 3 passages de cette balade dominicale quasiment sans ou très peu de circulation :

Montmartre et son dédales de ruelles et de marches. Sans doute le passage
« carte postale » le plus animé de la matinée

 
La mairie du 18e arrondissement, datant de 1892, qui propose une cours intérieure superbe d’où un DJ envoyait du son.

La Paris intimiste des rues pavées autour de Pigalle… au calme.

crédit photos : runonline