J’ai testé la marche propulsive

image3Vous connaissez maintenant la marche nordique (MN) et son intérêt pour le physique et la réathlétisation. Je vous parle aujourd’hui de la marche propulsive grâce à une matinée découverte organisée sous la houlette de coach Pascal alias nordic_training_valdoise.

Cette activée est une variante de la marche nordique importée en France par la marque BungyPump (marque d’origine Suédoise) et qui intègre dans l’exercice une dimension musculation/fitness vraiment efficace pour travailler le cardio ainsi que les muscles dorsaux et supérieurs en plus des membres inférieurs (jambes). J’ai réalisé cette séance avec mon frère Pascal, coach diplômée en marche nordique et formé à la technique du BungyPump : 1h30 de marche avec 8 kg de pression… je vous explique tout !

Marche Propulsive kezako ?

Le principe de la marche propulsive repose sur les bâtons utilisés. Ils comportent un système de pompe de 20 cm qui offre différents niveaux de résistance (4 à 10 kg) grâce à un élastique inséré à l’intérieur du bâton. En marchant, on exerce une pression verticale en respectant bien entendu le mouvement de la MN qui permet de travailler en résistance musculaire : l’effet se fait rapidement ressentir lors d’une séance et on comprend ainsi quels muscles travaillent car ça pique un peu tout en restant très accessible à tous – d’ailleurs, j’ai opté pour ma séance une pression de 8 kg (modèle Walkathlon) mais j’aurais pu prendre 4 ou 6 kg, nettement plus abordables 🙂

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Une découverte… vite adoptée

J’ai mis une vingtaine de minutes à m’habituer aux bâtons pour retrouver une gestuelle proche de la marche nordique sachant qu’avec la pression, le geste est un peu tronqué et on va moins chercher derrière avec la main au niveau de la fesse en propulsion. Ce n’est pas très important car ici, on travaille différemment et tous les muscles du corps sont sollicités, c’est vraiment impressionnant.

Calories : brûlerie intégrée !IMG_1855

En 1h30 et un peu plus de 8 km (avec une pause exercices de musculation), nous avons brûlés chacun plus de 500 calories (ma Polar s’est affolée !), ce qui est pas mal du tout et supérieur à ce que j’obtiens en MN avec 300 calories max pour une durée d’exercice comparable.

L’autre avantage de ces bâtons et qu’ils sollicitent beaucoup les muscles du dos ; ils sont utilisés en thalasso et cliniques du dos avec des indications pour la prévention des lombalgies par exemple.

Les bâtons de marche propulsives sont en vente sur internet, autour de 110 €/12€ selon le modèle (résistance réglable ou fixe) – on les trouve sur le site de BungyPump France.

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Mon expérience du massage Gua-sha

Le massage gua-sha est une technique thérapeutique ancestrale chinoise de massage des tissus conjonctifs. J’ai découvert récemment avec mon nouveau kiné cette technique pour traiter deux types de blessures légères : une contracture du mollet et l’insertion du tendon rotulien douloureuse (sans doute une inflammation).

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Le massage dure quelques minutes et se pratique avec des objets simples et assez fin qui viennent racler la peau afin de décoller les aspérités : au passage du peigne, on ressent d’ailleurs sur la zone traité les aspérités comme de micro bulles sous la peau.

Ce type de séance n’est pas très agréable sur le moment mais après, je ressens durablement l’effet positifs du massage et j’ai déjà soigné comme cela ma contracture.

Actuellement, nous traitons le tendon rotulien qui est une zone plus délicate à masser et en complément, le kiné m’a posé un taping pour stabiliser les mouvements et faciliter la cicatrisation.

Qui a déjà testé ?

Paris gagnant

Les organisateurs de Run My City Paris (Salomon & ASO) nous ont offert hier plusieurs visages insolites de la capital ; un luxe en pleine période de plan vigipirate renforcé que de rentré dans l’enceinte de l’Opéra Garnier, ou encore la très belle mairie du 18e, les écoles…

Une première édition parfaitement maîtrisée et organisée qui, j’en suis convaincu, ne tardera pas à se décliner dans d’autres grandes villes qui ont un patrimoine architecturale et culturelle à nous révéler…

Pour ma part, je retiendrai 3 passages de cette balade dominicale quasiment sans ou très peu de circulation :

Montmartre et son dédales de ruelles et de marches. Sans doute le passage
« carte postale » le plus animé de la matinée

 
La mairie du 18e arrondissement, datant de 1892, qui propose une cours intérieure superbe d’où un DJ envoyait du son.

La Paris intimiste des rues pavées autour de Pigalle… au calme.

crédit photos : runonline

Olympus 2.0 : Altra envoie du 36 mm !

Le premier contact de mes pieds avec Altra a été concluant, il s’agissait de la Lone Peak 2.0 et mes doigts de pieds se souviennent encore de large place dont ils disposaient à l’intérieur de la toe box. Pas de frottement, une poussée efficace à l’impulsion et en plus ça accrochait bien ! Mon talon, lui, a gardé un souvenir plus mitigé car mon attaque assez sèche et prononcée lui rendait les kilomètres un peu délicat à mon grand regret.

L’Olympus 2.00, c’est 36 mm de coussinet

L’idée de tester un modèle de la gamme plus abordable pour moi a très vite germé mais avec l’envie de garder l’esprit de la marque, c’est à dire le drop zéro car je trouve intéressant de varier les façons de courir et comme 80% de mes footing sont réalisés avec des Hoka (Speedgoat, Challenger, Vanquish et Clifton), autant dire que l’oversize de l’Olympus m’a tapé dans l’œil ou plutôt fait du pied devrais-je dire !

Avec une semelle intermédiaire de 36 mm en EVA A-Bound (la technologie utilisée ici par d’Altra), nous avons une chaussure nettement plus abordable pour les non initiés du drop zéro comme moi qui désirent courir longtemps sans forcément se blesser au départ et en ayant très vite des sensations de course différentes. Le contrat est pleinement rempli avec l’Olympus.

Serait-une oversize déguisée ?

On pourrait le penser mais pas longtemps car elle conserve tout d’abord la forme si atypique d’Altra, puis en la chaussant, on comprend tout de suite qu’il ne s’agit pas d’une Hoka honteusement copiée : elle offre un joli rebond en courant mais garde le côté sec caractéristique d’Altra. Vraiment, cette chaussure est singulière car elle mixe les deux univers (sur-dimension + pas de décalage pointe/talon) et propose une synthèse réussie.

Bon on lui propose quoi au menu ?

Pour moi, cela a été un mixe de forêt (grasse ou bien sèche), du chemin stabilisé sablonneux et de la caillasse. Pas d’alpages et pas de voyage avec mais pour ce point de vue, lisez le test de Wondertrail ici.

Avec sa semelle extérieure en Vibram et ses crampons bien positionnés, je trouve qu’elle accroche bien en forêt et même très bien dans la terre et la boue. Elle passe aussi sur les terrains stabilisés qui parfois pénibles car on ripe un peu dessus : ici les crampons font le job et la pose du pied bien large renforce le sentiment de confiance à l’impulsion.

Au niveau kilométrage, j’ai été soft puisqu’encore peu habitué au drop zéro et donc j’ai surtout effectué des sorties d’une heure mais si vous voulez courir longtemps avec, ce pour quoi elle est conçue, attendez le CR de mangeur de cailloux qui a couru l’Eco trail 80 cette avec…

Côté fabrication et finition

L’empeigne est en mesh à séchage rapide, elle évacue bien la transpiration comme la Lone Peak d’ailleurs. L’impression de solidité ne s’est pas démentie même si pour ma part, elle n’a pas encore assez de kilométrage. Côté confort, c’est du velours ou je devrais dire du coton, elle est moelleuse et en même temps offre des sensations à la course un peu sèche. Y’a pas à tergiverser, on n’est pas dans la conception oversize un peu ronde de Hoka mais bien chez Altra avec un produit plus sec !

La finition est impeccable, la languette protège bien le coup de pied, le laçage est efficace et on retrouve sur le talon le système d’accroche des guêtres propre à Altra. Le tout est bien soignée et comme le modèle coûte entre 140 et 150 €, c’est appréciable.

Pas de doute pour moi : L’Olympus est une chaussure que l’on peut envisager comme un modèle de transition en trail vers le drop zéro ou alors pour les initiés une chaussure longue distance. A vous de voir selon vos habitudes et vos envies !

L’Olympus 2.0 sur le papier :

  • Poids: 312g
  • Hauteur de semelle: 36 mm
  • Terrain: entraînement ou compétition, rando-course
  • Semelle intermédiaire: Dual Layer EVA et système A-Bound™
  • Semelle extérieure: Vibram
  • Semelle intérieure: assise avec contour 5 mm
  • Empeigne: mesh à séchage rapide

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Osprey persiste dans le trail avec réussite !

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De la rando en passant par le fast-hicking et le trail

Après une première série très prometteuse la saison dernière avec la gamme REV (test ici), Osprey nous propose cette saison un produit très abouti et cette fois totalement adapté à la pratique de la course à pied et du trail en particulier : la gamme DURO (1,5 L / 6 L / 15 L).

J’ai testé le modèle 6 L dans le cadre de séances d’entraînements et en compétition de trail, je vous livre ici mon premier bilan sachant qu’il me reste une phase de mise à l’épreuve avec des conditions météo pluvieuses difficiles.

Où courir avec ?osprey-3.jpg

Allez où vous voulez ! je pense que la limite de son utilisation dépendra plus de votre niveau, donc de la durée de course pour effectuer une distance donnée. Avec un 6 L, vous pouvez charger une poche d’eau de 2 L et les bretelles accueillent deux flasques de 500 ml. Il y a de quoi ranger des barres dans les poches des bretelles, puis une veste ou un coupe-vent dans la première grande poche zippée (la seconde étant pour la poche à eau). Il y  aurait encore de la place pour un maillot de change et une paire de chaussette sans forcer. Les clés de voiture, le mobile et la couverture de survie ont un rangement spécifique sur la partie haute du sac… que demander de plus ?

Avec tout cela, je le réserve pour ma part à des sorties comprises entre 3h00 et 12h00 même si pour moi, au delà de 6h00, c’est assez rare. A titre de comparaison, j’ai couru la Traversée du Verbier (TVSB 2016) en juillet dernier avec le REV 6 L et il était parfait en terme de contenance.

Un gilet plus qu’un sac à dos !

On pouvait reprocher au REV d’être un poil lourd pour la course mais au moins, il était hyper solide ! La gamme DURO est totalement différente car il s’agit d’une conception en gilet. Son poids en 6 L est de 380 gr vide en taille M/L contre 420 gr pour le REV 6.

Ensuite, sa conception en mesh extensible lui permet à la fois de bien épouser la forme du corps et de s’adapter en fonction de la charge intérieure. J’ai une petite méfiance à l’égard des gilets sur le plan de leur solidité mais dans le cas présent, le DURO,comme son prédécesseur le REV, sont d’une très belle qualité de fabrication et de finition.

osprey-4.jpgUn portage agréable et facile en terme d’ajustement

J’ai particulièrement apprécié son réglage très simple avec les bretelles latérales et son principe de fixation ventrale avec deux sangles qui se clippent sur les bretelles : il est facile de les déplacer et dans le même temps, rien ne bouge en course.

Un gilet conçu pour durer et plein de bon sens…

Et moi ça me plaît car je ne veux pas choisir entre des sacs ultra légers mais qui ne supportent pas la moindre charge ou qui sont trop fragiles. De même, avoir des poches partout mais peu accessible en course à moins d’être contorsionniste, ça sert à quoi ?!

Je trouve que chaque compartiment du gilet a été pensé pour être utilisable en course, les poches, les bretelles avec zip, les attaches, le serrage enfin. L’hydratation avec les flasques se fait en course sans problème car elles sont dotées d’une pipette souple qui permet de boire aisément. Leur manipulation (retrait de la poche et insertion) est fluide sachant que c’est souvent l’insertion qui est délicate lorsque les flasques sont moins remplies…

En conclusion

Je n’ai pas terminé ma séance de torture car je dois éprouver son imperméabilité et pour cela, il me faut de la pluie !  Néanmoins, j’ai déjà décidé d’en faire mon gilet 2017 pour les trails et il sera donc dans ma valise pour la skyrace Matheysine le 8 mai prochain. Dernier point mais d’importance, le gilet comporte des élastiques sur le haut du sac, de chaque côté des bretelles, ce qui permet de fixer des bâtons avec efficacité (j’ai testé en course).

Son prix de vente varie sur le web entre 80 et 90 €.

Présentation du gilet DURO 6 par Osprey

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Maxicross Hoka : la grande bouffe du trail parisien

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crédit photo : Trace&Route Photos

Vous ne trouvez pas qu’il y a quelque chose de gourmand dans le nom de cette ville ?

Un truc de goinfres où tu te remplies les mirettes et la panse… non ?! Ah oui, j’oublie le garnissage des cuissots avec une belle succession des montées-descentes.

Courir le Maxicross de Bouffémont (95), ce serait presque comme faire la tournée des stand au salon de l’agriculture à l’heure du déjeuner : t’en peu plus mais tu continues par ce que c’est trop bon !

Aucun risque d’indigestion, pas de crise de foie ici car les bénévoles veillent au grain et sont très supportif. En plus, à Bouffémont, tu sais en permanence ce que tes p’tits mollets mange car le « traçage » est aux petits oignons.

Voilà, je fais court : ce trail est dur (et encore sans sauce béchamel au sol cette année !) mais il offre un vrai moment de course à tous les participants, une organisation impeccable pour bien lancer la saison 2017 !

Bon appétit et une Maxi Ovation à l’équipe organisatrice !!!!

Et moi ? j’étais engagé sur le 25 km (900/1000 D+). Il y a d’autres formats sur le WE (10, 42…) bref y’en pour tous les ventres 🙂

Résultats 2017

#maxicross #hokaoneone #teamoutdoorpoli #runonline

Photobiomodulation : une technologie connue dans un device innovant…

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Si comme moi votre corps s’enflamme de temps en temps, si vous désirez récupérer un peu plus vite ou si tout simplement vous cherchez un moyen rapide de préparer vos muscles avant l’effort, ce test devrait vous intéresser.
La photobiomodulation (PBMT) n’a rien de nouveau, elle est utilisée depuis les années 80 en médecine avec des applications aussi variées que hématologie, ophtalmologie et surtout en esthétique pour leurs propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires.
A la base, on trouve des LED (Light Emitting Diode), des sources lumineuses froides qui agissent de façon non thermique par « photomodulation ». C’est à dire qu’elles activent ou inhibent les cellules selon les paramètres choisis afin de normaliser des zones qui ont été agressées.
Life+ SportDevice est le premier dispositif grand public qui propose un système portable de photobiomodulation et ça c’est fort ! Ses créateurs sont français et basé à Saint Clair La Tour (38).

Comment ça marche ?

Le principe est celui de la régénération cellulaire : le principe d’action repose sur des rayons lumineux spécifiques qui agissent en fonction de leur plage de couleur, du mode de délivrance (pulsé ou continu) et de la puissance du flux. Selon le choix du programme, les rayons vont pénétrer directement ou indirectement les différentes couches de la peau pour atteindre les cellules musculaires. La stimulation induite se situe au niveau des mitochondries, avec deux objectifs : produire plus d’ATP donc plus d’énergie mais aussi activer des mécanismes de réparation anti-inflammatoires.
Les programmes du boitier sont au nombre de 4 et durent de 2 à 6 mn : Préparation musculaire à l’effort (4 mn), récupération après l’effort (6 mn), entretien/relaxation musculaire (2 mn), Limiter les traumatismes après coups et chocs (6 mn).
Les rayons froids ne comportent pas de risques pour la peau, il est inutile de prolonger l’utilisation des programmes au delà des protocoles indiqués… vous n’obtiendrez pas de meilleurs résultats !

Quels résultats ai-je obtenu ?

Activité anti-inflammatoire : j’ai testé Life+ sur un début de tendinite au tendon Achille (sans autre traitement), avec deux applications par jour (matin/soir) pendant 3 jours. Je suis forcé de reconnaître que le résultat a été sans appel, un poil déroutant car la douleur a disparu progressivement alors qu’elle se faisait bien ressentir. L’inflammation n’est pas réapparue depuis.
Activité de récupération après l’effort : je l’ai testé sur mes quadris et mollets après le trail de Pierrefonds (23 km/500 D+). Mise à part le côté un peu pénible de devoir traiter un muscle après l’autre avec le boîtier, je peux dire que je n’ai pas laissé traîner les courbatures au-delà de 3 jours. C’était pourtant mon premier trail de la saison sur cette distance.
Mes premières impressions sont très bonnes. Je reconnais être un peu perplexe car cette technologie accessible par un simple boîtier est surprenante.

Et si on regardait au niveau scientifique ?

Je ne vais pas m’étendre sur ce point car en général, j’ai peu de commentaires et pourtant c’est vraiment intéressant. La majorité des études a été à ce jour réalisée avec des machines différentes de PBMT et avec des niveaux d’intensité un peu plus forte, parfois combinées avec d’autres traitements. Dans tous les cas, elles sont positives et démontrent un bénéfice à utiliser cette technique. Une étude récente (2016) et comparative avec la cryothérapie est venue confirmer les résultats très positifs obtenus avec un device portable en récupération – l’étude a comparé plusieurs groupes avec PBMT seule, Cryothérapie seule et traitements associés avec une méthode solide : randomisé, double-aveugle, contrôle placebo… et la comparaison est favorable à la PBMT seule en terme de récupération (lien ci-dessous pour les amateurs).

How much is it?

Le pack avec boîtier, pochette de rangement et les deux bandes élastiques pour le maintenir en place est à 449,00 €. Le prix est dans la fourchette des devices électroniques du marché, un coût qui représente un vrai investissement sachant que le produit n’est pas sensé devenir obsolète. Cela reste malgré tout une somme importante et je trouve que le coffret pourrait être un peu plus qualitatif, en particulier la trousse de protection qui est assez light – un détail mais à ce prix, mieux vaut bien protéger son boîtier des chocs 😉