Histoire de famille…

2:01. Ce chiffre ne pourrait être qu’un chrono parmi d’autres dans la carrière d’un athlète. Pour moi, ou plutôt pour nous, dans la famille, il a très longtemps symbolisé le record de la famille et pas n’importe lequel : Papa, Allemagne, piste en mâchefer, 800m, année 1954.

papa.jpgCe record était donc celui de Papa. Il fût pour mes frères – Jaky, Pascal – et moi une motivation autant qu’un symbole. Battre ce record, c’était comme faire un pas supplémentaire vers l’indépendance, devenir un homme.

Un seul d’entre nous y est parvenu ; Pascal (1:57s). Quant à moi, j’ai toujours été un coureur « bâtard », pas vraiment sprinter, 51s au 400m et pas un demi-fondeur, 2:02 au 800m. Avec un entraînement en endurance plus poussé, j’aurais sans doute fait un temps mais avec des « si »…

Les histoires de familles ne sont que rarement intéressantes, souvent tristes et décevantes (mon côté obscure), mais celle-ci en est une qui constitue sans aucun doute l’origine profonde de ma motivation et de mon appétit insatiable de « courir ».

Aujourd’hui, je coure toujours mais plus après ces 2:01 ; ou alors seulement pour essayer de m’approcher de ce qu’elles symbolisent pour moi.

Et ça, ce n’est pas une histoire de famille, c’est une histoire personnelle.

Prochain article : Si Versailles m’était conté.

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4 commentaires

  1. je prends cette remise en question sous forme de provocation pour une invitation à te démontrer que 1.59 à mon âge, c’est possible…nous en reparlerons publiquement !

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