Le runner fait-il abnégation de son corps pendant l’effort ?

Autrement dit, qui, de la tête, du coeur et des…commande véritablement pendant l’effort ? La question peut paraître intellectuelle et déplacée, mais je suis certain que nous sommes nombreux à nous être déjà posé cette question, au moins une fois, ne serait-ce que pendant notre premier marathon.

A la base, j’entretiens pour le running un rapport très pratique avec mon corps : j’ai besoin de lui pour réaliser mes objectifs de course et pour cela, je le ménage et l’entretien (sur un plan hygiénique) un peu comme un pilote automobile entretien son véhicule (sur un plan mécanique). Ni plus, ni moins, mais pas plus.

Je me souviens de ma première blessure « de guerre », il y a un an. Multiples lésions tendineuses du tendon d’Achille : 6 mois ! Ces jous là, j’ai vraiment réalisé que je courrais non pas avec mon corps mais avec ma tête. Oui, j’ai été frustré, stressé, désappointé…mais je n’ai jamais arrêté de courir. A chaque instant (pour ne pas dire chaque matin que je courais en tant normal), je pensais au rituel du matin qui précède ma sortie pour m’entraîner : réveil, tenue, verre d’eau sucrée…et running.
Mon corps est un prolongement de ma volonté, celle-ci lui dictant l’effort. Dans l’adversité, c’est le mental qui dicte la conduite et pousse « la machine » à ne pas baisser de régime.

Cette démarche fait-elle du running un acte cérébral plus que physique ?  Dans le temps de l’effort, je pense que oui. Dès lors que retentit le coup de pistolet, ce n’est plus une question de physique mais de mental : c’est souvent le cas sur le premier tiers d’une course où l’on se sent porté par un élan qui n’a rien de musculaire mais provient bien de notre mental (j’appelle cela l’impression de « joissitude »), mais c’est également le cas en fin de course lorsque épuisé, notre corps se relâche, que là, le mental repart (ou pas !) de plus belle.

Un corps qui souffre n’est pas forcément beau mais je trouve qu’il impose le respect et l’humilité.

Un corps qui se laisse dicter la loi de la tête ne manque pas de c…….il ne fait que suivre le mouvement qui lui est imposé par la volonté et le mental.

Pendant l’effort que demande la course à pied, le runner fait sans aucun doute abnégation de son corps.

C’est moi qui l’écrit, mais c’est ma tête qui le pense !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s