Le Ruffier-Dickinson au placard ?

Le Ruffier-Dickinson chez les ados

Depuis le temps qu’on impose ce test comme la référence d’évaluation de l’aptitude cardiovasculaire à l’effort, il s’avère en fait insuffisant, notamment chez la population des adolescents(1). En effet, chez cette tranche d’âge, la fréquence cardiaque de repos (nécessaire au calcul de la fréquence cardiaque à l’effort) est souvent sur ou sous-évaluée et donc, c’est l’ensemble du calcul qui s’en trouve biaisé (calcul = fréquence cardiaque après effort – 70 + 2 x fréquence cardiaque 1mn après effort- fréquence cardiaque au repos / 10). Un indice entre 0 et 2,9 est bon; entre 3 et 6 moyen et mauvais s’il est supérieur ou égal à 8. A noter qu’une mesure de la pression artérielle est également recommandée.

Si le test est maintenu en médecine de ville, c’est essentiellement pour sa simplicité de réalisation et pour son lien présumé avec la capacité cardiovasculaire d’un sujet.

Le Ruffier-Dickinson chez l’adulte/senior

La question se pose en d’autres termes puisque passé 40 ans, on peut légitimement penser à un bilan cardio complet une fois par an avec test d’effort sur vélo (ou tapis si possible), ECG (électrocardiogramme)…voire une mesure de la VO2 Max. La VO2 est le débit maximal d’oxygène que le système respiratoire utilise pendant l’effort, transporté par le sang, et distribué par le système cardiovasculaire aux cellules de l’organisme dont celles des muscles. Ce bilan est particulièrement recommandé chez les personnes qui présentent des antécédents familiaux de problèmes cardiovasculaires, celles qui manifestent des signes de difficultés à l’effort, ou encore celles qui ont des pathologies diagnostiquées telles que diabète, hypertension, cholestérol, surpoids ou tabagisme. Je rappelle que pour les sportifs en bonne santé, c’est le généraliste (médecin traitant) qui décidera d’adresser à un cardiologue ou non. Dans le cas d’une visite directe chez le spécialiste, celle-ci est toujours possible mais elle n’est plus remboursée par l’assurance maladie.

Bref, la réalisation du Ruffier-Dickinson, c’est d’abord une bonne occasion de faire un premier point sur son état de santé avec le médecin généraliste qui au décours de l’interrogatoire (médical !), pourra évaluer la pertinence de tests complémentaires plus poussés.

(1) La FMM du spécialiste en médecine générale, 16 mars 2007;n°2403

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