Tactique de course : l’exemple de Seb Coe

Sebastien Coe ne devrait pas être un exemple que pour les délégations candidates aux prochains Jeux Olympiques (sic !) mais d’abord et surtout pour son art de la course tactique. Ce qu’il a exprimé avec rayonnement dans les années 80.

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Au lendemain de la disqualification de Mehdi Baala en demi-finale du 1500m pour ce qui est avant tout la conséquence d’une mauvaise course tactique, on peut se pencher sur cet aspect assez peu développé dans la presse spécialisée « running » grand public.

La préparation observationnelle : elle repose avant tout sur l’étude et l’analyse des courses réalisées par les autres compétiteurs. En étudiant la façon des autres coureurs d’agir pendant la course, les accélérations, changement de rythme, etc. , on peut axer une partie de sa préparation à la compétition pour travailler ces points précis et ainsi être mieux armé pour réagir le jour J, voire pour anticiper sur le comportement des autres coureurs. Il faut néanmoins garder un point important en tête : dans le feu de l’action, les décisions se prennent en quelques fractions de seconde et il faut donc avoir de la fraîcheur et de la lucidité…ce qui est parfois difficile sur les distance longues.  Sebastien Coe étudiait beaucoup ses principaux compétiteurs (Steve Cram, Steve Ovett).

LA PNL : on sait qu’elle a produit sur l’équipe de France de Foot lors du Mondial 1998 un effet positif certain. Pour autant, il est difficile de trouver des écrits précis sur le sujet appliqué à la course à pied. Pourtant, la technique de projection et de visualisation (du parcours, du déroulement de la course) semble une technique utilisée en compétition par de nombreux coureurs.

…mais rien ne vaut la confrontation : Michel Jazy a réagit ces derniers jours à la disqualification de Mehdi Baala avec des propos assez critique en évoquant une course « petit bras » et une absence total du sens de la tactique de course. Il regrette surtout que les coureurs actuels participent la majorité du temps à des courses organisées sur mesure, avec des lièvres chevronnés et surtout pas de réel concurrence en face…une remarque très juste et sans doute en partie à l’origine de ce type de défaillance. Les championnats, contrairement aux grands meetings, sont ouvertes, très disputées, souvent lancées sur de faux rythme. Les plus expérimentés s’en sortent souvent avec les honneurs : cette année et en l’absence d’Icham El-Guerrouj, c’est Bernard Lagat, coureur Kenyan naturalisé américain dont l’expérience n’est plus à prouver qui remporte le 1500m en 3’34″77.

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