Quand j’étais coureur…

Ce texte est meilleur si on pense à Michel Delpech & Jean Michel Rivat

J’ai ma tendinite
Qui devient gênante.
Ma pauvre Marie,
J’ai bientôt trente sept ans.
Je fais d’la piscine
Et j’ai un maître nageur.
Je traînais moins la jambe
Quand j’étais coureur.

J’avais des Asics blanches
Un short en téflon,                                                                                                                                        Un beau cardiofréquencemètre
Sur une combinaison.
C’était mon plaisir
Mon moment de bonheur.
Je m’éclatais comme une bête
Quand j’étais coureur.

Le soir à Saint-Maur,
J’faisais de la vitesse.
Pendant que ma femme attendait
devant la télé en détresse.
Elle aurait pu me j’ter dans l’Indre,
Ou bien créer un fan club.
J’avais une vie de dingue,
Quand j’étais coureur.

Les gens d’la police
Me reconnaissaient.
Les excès de vitesse,
J’les payais jamais.
Toutes mes blessures
S’arrangeaient sur l’heure.
On m’soignait, c’était facile
Quand j’étais coureur.

Ma pauvre Marie,
J’ai déjà trente six ans.
J’ai appris que Jacky Boxberger
Est mort dernièrement.
J’ai fait mes adieux aux pistes en tartan.
Pour moi, il y a peu de temps qu’c’est fini.
J’comprends plus grand’chose, aujourd’hui
Mais j’écris quand même les choses que j’aime
Ca distrait ma vie en attendant.

Pour moi, il y a longtemps qu’c’est fini.
J’comprends plus grand’chose, aujourd’hui
Mais j’entends quand même des choses que j’aime
Et ça distrait ma vie.

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