Trail de Senlis (1/2)

Ca y est. je fais partie d’une nouvelle famille : celle des trailers (et traileuses !). J’avais pressentis 22km de bonheur…et de douleur et je ne me suis pas trompé car cette course, à quelques foulées de Paris est vraiment exceptionnelle.

D’abord, l’ambiance. Un truc que je ne connaissais pas sur la route « des coureurs décontractés, qui discutent tranquillement au moment du départ ». Le trail, c’est no stress.

Ensuite, la forêt. Elle était belle, et lorsqu’au 12km (j’avais encore une superbe pêche) je « roulais » en file indienne derrière des types bien plus expérimentés dans des allées bordées de fougères, j’ai presque touché du doigt le bonheur absolue. Bon, la j’idéalise un peu car le parcours est très sélectif et comporte de nombreuses côtes très techniques. Voici une petite vue du ciel de notre parcours.

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Bon, ça ne donne pas aussi bien mais il fallait y être pour apprécier.

La compèt’. Y’a pas, un 22km en autonomie complète, ça se prépare un peu car le sol est technique et surtout, il faut gérer l’effort. Ce matin, je suis sans doute partie un peu vite et je manquais de sorties longues (mais ma contracture au mollet m’en a empêchée). Pour autant, après 3km raisonnable, les démons m’ont attrapé et je suis parti avec un groupe pour une virée de 13km. Ensuite, les choses se sont compliquées pour finir très difficilement les 3 derniers kilos. Au final, 2h05 (le 1er gagne en 1h27 et mon pote Sébastien Cherry est 4ème en 1h137 pour son premier trail : chapeau !).

Le mollet. il a donc tenu, non sans mal mais il est allé au bout. La question, c’est au bout de quoi ?! Finalement, c’est peut-être une partie de moi qu’il m’a aidé à aller chercher dans cette forêt de Senlis car au fond, je crois que je coure après rien : je cherche simplement à me comprendre un peu mieux. Les semaines défilent, les journées sont longues, bien remplies et ne laissent pas beaucoup de temps pour penser. Une course de 22km, ça laisse assez de temps pour ça et c’est ce que j’aime.

L’organisation Xtrem Challenges. L’exercice est toujours ingrat car tous autant que nous sommes, nous « débarquons » un dimanche matin tout pimpant avec nos exigences de perfection. la vie elle, ne l’est pas. Les coureurs du 32km l’ont appris à leur dépends ce matin car certaines balises ont été détruites dans la nuit (pourquoi ?!) et la course n’a pu se dérouler correctement. Désolement, fatigue, colère et incompréhension des coureurs : oui, ce n’est pas normal (d’arracher des balises de trail !), oui, il aurait fallu plus de monde sur le parcours pour baliser et orienter les coureurs (mais qui au fait ? car nous, on aime courir et pas organiser – ne l’oublions jamais), oui enfin, il aurait fallu prendre un peu sur soi (et on l’a tous fait un peu :-)) pour comprendre que l’équipe a fait tout ce qu’elle pouvait, avec les moyens dont elle disposait et sa passion de la course : alors, faut pas oublier de rester poli et de dire merci et bravo à l’équipe ! J’ai encouragé à participer à cette course pendant des semaines et je confirme que je ne regrette rien. D’ailleurs, vivement l’année prochaine !

Il est 18h00 et je me dis que je vais garder pour quelques jours encore des images de la course plein la tête. C’est chouette !

Et pour ce qui d’avoir trouver…non, pas encore mais je sais que ce matin, je me suis rapproché encore un peu plus de moi. Il y aura donc encore d’autres Trails.

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