Vétathlon atypique…

J’ai une pratique singulière de la course à pied, rien d’absoluement révolutionnaire mais elle comporte quelques caractéristiques peu communes : courir à 6h00 ou à 21h00 à raison de 3 fois par semaine ; dormir peu (malgré moi), tester des séances nouvelles comme le 30/30 il y a déjà quelques années, alors qu’on connaissait encore peu Véronique Billat chez les amateurs ; tenter la préparation d’un marathon en 1 mois (…). Alors forcément, mon premier vétathlon, la Vét’ozoirienne, ne pouvait pas en être autrement !

La vét’Ozoirienne, c’est une très bonne épreuve, bien organisée, avec des bénévoles et des arbitres sympas, disponibles et suportifs pendant l’épreuve ! Le parcours de VTT est un peu rude à mon sens, d’autant que j’ai peu d’expérience en course à VTT et pas de technique.

Je me suis donc aligné sur le départ pour un 5 km à pied de folie, où je regrette vraiment de pas avoir pris mon chrono car j’ai retrouvé des sensations en course extras…La prise du VTT au parking s’est déroulée dans le calme, j’avais fait la différence avec le groupe de poursuite et devant, le groupe de tête était assez loin. Là, je suis partie assez vite pour reprendre une dizaine de places et en perdre 5/6…j’étais bien jusqu’à une première chute assez dure au 8ème kilo. Je repartais mais malheureusement, le pédalier avait souffert et ma pédale s’est alors décrochée pour une seconde chute ! Plus de pédale = plus de course ?!

image-3A regarder les concurrents me ramasser un à un jusqu’à ce que Vincent, l’un de mes coéquipiers de la compèt’ me rattrappe et me propose de me tirer ! Là, je me suis dis qu’abandonner n’était pas un truc qui se fait : je décidais donc de repartir à pied !! en poussant ou en portant le vélo pour la deuxième partie de la course !

C’était très éprouvant, j’avoue avoir pensé plusieurs fois à arrêter mais les encouragements des types qui me dépassaient et mon frère Pascal, le second de la bande des 3 me donnaient envie à continuer.

Après un trajet qui me semblait interminable, j’arrivais bon dernier au parking à vélo (une sensation étrange et un peu dérangeante) – les bénévoles commençaient tranquillement à remballer le matériel alors que moi, je devais attaquer encore un petit 2 km 500 avant de franchir la ligne d’arrivée.

Limite en hypoglycémie, j’avais les jambes tremblantes et mon cerveau avait de plus en plus de difficultés à se fixer sur le parcours…

Après 1h 48 mn de course, j’arrivais enfin, bien seul : 19 mn de course (à peu près), 1h 38 mn de VTT dont je ne sais combien le VTT à bout de bras. Peu commun mais assez extraordinaire à vivre en fait.

Et oui, l’abandon, la souffrance, on en parle souvent mais on la vie peu (en tout cas à mon niveau). Cette fois-ci, je me suis véritablement retrouvé face à une situation atypique : j’ai du mal à dire d’où vient la motivation dans un cas pareil, ou s’il s’agit juste d’entêtement.

Une chose est sûr, j’étais allé à Ozoir pour réaliser 1h 15/1h 20 mn et on est loin du compte…vivement le prochain rendez-vous qui sera sans doute le vétathlon de Nemours – 11 novembre prochain.

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