Addiction au sport et vie de famille

Je parle souvent de dépendance à la course à pied parfois d’addiction. Beaucoup de personnes utilisent ce mot « je suis addict » à ceci « à cela ». Soyons précis, un type qui coure plus de douze par semaine n’est pas frocément « addict », il est forcément motivé, sans aucun doute passionné…mais pas « addict » pour autant. Pour moi, l’addiction commence avec l’arrêt forcé (sur blessure par exemple) de la pratique du sport et dans le cas présent de la course à pied. C’est la là qu’on ressent ou pas la sensation de manque et parfois le besoin de compenser…

Je dis cela car une chaîne de TV prépare actuellement un reportage très interressant sur l’addiction au sport et la vie de famille : comment cela se traduit-il ? Comment celui qui pratique et ne peut s’en passer vit au quotidien ? comment cela se répercute-t-il sur la famille (femme, enfants) ? Sur l’entourage ? Cela soulève des questions d’organisation mais il s’agit aussi du ressenti des proches…

Bref, je devais y participer mais ce ne sera finalement pas possible pour moi donc si pensez : être concerné, avoir des choses à dire (à confesser ?), être prêt et vos proches à parler devant une caméra pour témoigner et donc à accueillir une équipe temporairement dans l’intimité de votre quotidien, manifestez-vous et je on verra ce que l’on peut faire.

Ceux qui me lisent le savent : parler, expliquer la façon dont on vit les choses, c’est une aventure à part entière…

 

Magazine_n__64___4aeabea789326_90x90NB : achetez et lisez le numéro de novembre d’Ultrafondus, c’est une pure merveille d’humour et d’analyse sur les fondus de course à pied.

 

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15 commentaires

    • Non, à croire en effet que c’est un plus gros tabou qu’on ne pense ou alors que peu de personne sont à l’aise devant l’idée d’être suivi par une caméra dans leur intimité. Ce que je comprends mais l’équipe est pourtant très bien.
      Ca te dit pas ?

  1. Je ne suis pas à proprement parler un addict (4 séances par semaine sur la base de plans d’entraînement, 10/15 courses par an + mes articles sur Wanarun.net). Je pense qu’ils cherchent plutôt un « fondu » de chez fondu.

    • je trouve que la définition est difficile car beaucoup de personnes et de sportifs se définisse par rapport à un volume d’activité – ce qui me semble à côté de la plaque car être motivé et avoir du temps n’est pas une dépendance. non, moi, je la défini plus par rapport à un état de mal être ressenti et de bien être ensuite.
      ça se discute comme dirait un animateur bien connu…

  2. Ton approche du problème est effectivement la bonne. Par contre, avec la télé, on ne sait jamais trop quoi penser sur la manière de présenter les choses. Sont-ils dans une optique raisonnée et scientitique sur l’état de manque sans surenchère ou au contraire cherchent-ils à montrer des gens qui ne pensent qu’à la course à pied allant jusqu’à l’abandon de famille … Si c’est une approche intelligente qui est privilégiée, de nombreux coureurs (moi le premier d’ailleurs) pourraient être intéressés par le reportage, si c’est plus une approche de type M6 (genre Maman cherche l’amour ou BelleTouteNue …), les volontaires risquent de se compter.

    • Pas d’inquiétude, j’en parle car j’étais sur le point de la faire après avoir discuté à plusieurs reprise avec le responsable du tournage. Il s’agit d’une approche centrée sur le coureur « addict », sa famille, son entourage proche : comment il vit cela au sein des siens, comment eux le vivent, partage-t-il sa passion ? qu’en pensent ses proches ? beaucoup de questions qu’on se posent tous régulièrement. Mais il n’y a pas de recherche du sensationnel, d’un potentiel conflit au sein du foyer à cause du temps consacré à cela…on est plus dans « comment vit la famille ? » car tu sais que cela demande pas mal d’organisation : par exemple, moi, il m’arrive d’aller à des soirées chez les amis en courant pour « glisser » une petite sortie en + ! C’est peu commun sans être extraordinaire mais ce que l’équipe veut comprendre, c’est comment nous et ceux qui sont autour de nous le comprennent et le vivent.
      Tu sais, je trouve que c’est une belle occasion de montrer qu’un coureur n’est pas untype égoiste qui ne pense qu’à ses entrainement…moi, je voulais montrer les toutes les personnes que j’ai amené à la course, juste en communiquant ma passion et ma joie de la faire (ils sont quand même assez nombreux !!
      Et puis, Vincent, mon contact, est disposé à rencontrer la personne avant pour bien caler les choses. C’est très pro.
      adjugé ? si oui, je te donne son mail via ton adresse mail perso, hors du blog.

  3. Fait quand même réfléchir cet article… Quand on se mets à planifier sa sortie 2 jours avant, l’itinéraire et les repas ou quand l’épouse vous lance un  » faut que tu ailles courir, çà ira mieux après ! ». Est de la dépendance ou de l’adiction ?

    • tu es le seul à le savoir en fait… peux-tu stopper du jour au lendemain ta préparation sans problème et pendant plusieurs semaines ? es-tu frustré si tu loupes une séance d’entrainement ? es-tu stressé par l’idée de devoir reporter une séance ?
      Ensuite, il faut réussir à mettre tout cela en perspective avec une échelle pour graduer ce que tu ressents. Il faut tout de même prendre du recul et faire la part des choses sur l’addiction, à savoir par exemple si tu le vis bien ou plutôt comme un problème ?

  4. Oh que oui, je le vis bien 🙂
    Ce sentiment de bien-être après chaque course comme … euh je risque de passer pour un obsédé :-))))

  5. je suis une addict à la course à pied et au sport en général (muscu et karaté), je suis en conflit constant avec mon entourage et met mes relations sociales en suspens pour le sport. s’il y a besoin de volontaires pour cette emission je peux en parler. à bientôt.

    • Merci, mais je crois que le reportage est bouclé désormais – bon courage pour la suite. Tu as essayé de faire participer les gens autours de toi, ne serait-ce qu’un peu ? ça peut aider des fois. Pour le reste, chacun doit trouver son espace à lui, moi, je pratique à des heures décalée (tôt le matin ou tard le soir) pour éviter problème mais il faut dire que j’ai un entourage qui comprend : c’est un subtil jeu d’arrangement et de compréhension réciproque…

  6. Bonjour,
    je suis étudiant à l’école de journalisme de Bordeaux (IJBA), je réalise actuellement mon mémoire de fin d’études sur l’addiction au sport. J’aurais aimé vous poser quelques questions sur le sujet. Est-ce possible ?

    En attente de votre réponse,

    Bien cordialement,

    Anthony Jolly
    06.70.26.82.76

  7. le plus compliqué à propos de l’addiction à la course à pied c’est l’exclusion sociale. Le premier, la première qui en pâtit est le compagnon / la compagne, la vie de famille. Surtout quand l’autre pratique également, mais avec plus de recul. L’un a besoin de courir plus, l’autre, plus envie du tout car il/elle doit en permanence lutter contre cette addiction qui empêche toute vie sociale (sorties autres, amis autres que coureurs, projets de vie qui prendraient trop de temps / aux heures d’entrainement dans une vie déjà bien fournie). Tout tourne autour de la course à pied. L’exclusion professionnelle est également un bon indicateur. On refuse de prendre des responsabilités des fois que cela empiète sur les heures d’entrainement, on se contente du minimum et on ressent une extrême frustration quand une réunion s’éternise un peu trop longtemps et empiétè sur la séance du midi. La frustration se transforme en « je me referme sur moi même’ . Plus envie de rien que d’aller courir. et surtout pas envie de passer une soirée détente (ciné, télé, jeu, restaurant) avec il ou elle car à la place « j’aurais préféré aller courir »…. Quand le sport devient une addiction ….une addiction que certains se plaisent à qualifier de positive…. mais qui ne l’est pas du tout car encore plus pernicieuse que beaucoup d’addiction à une substance car la pratique du sport est vénérée par la société. Mais elle peut faire autant de mal que tout autre. A commencer au principal/à la principale concernée, mais aussi à son entourage proche….

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