Finisher Eco-Trail de Paris 2010

Voilà, l’Eco-Trail, il a commencé pour moi comme ça : le 889, ma puce et mon matos. A 8h30, il pleuvait sur la banlieue Est et je dois dire que je redoutais la journée qui s’annonçait…

Flashback : ce premier Trail, c’est quatre mois d’aventure qui ont commencé par une préparation douce pour découvrir comment j’encaissais les séances longues. Une séance longue, pour un  coureur de 10 Km qui faisait du Vétathlon depuis presque un an, c’était 1h45 mn. Autant dire, que j’étais loin du compte pour être finisher à cette époque.

Très vite, j’ai compris que je ne ferais pas de sortie de plus de 2h00 car cela ravivait des douleurs au mollet, j’ai donc opté pour les doubles sorties quotidiennes du week-end avec Eliott (c’est top, lui il est toujours partant pour taper 15 Km !).

9h45 : un petit coup de blues, j’appelle à la maison, je me sens un peu seul parmi toute cette foule de coureurs enthousiastes…Je me prépare puis me lance sur un petit footing car même pour un 50, faut être chaud un minimum (ça pour être chaud, je l’étais !!). L’organisation est top, les tentes sont montées avec petit-déj d’accueil : on sent les pros, l’ambiance est bonne – j’aperçois Dominique Chauvelier qui enchaîne les photos avec sourire et décontraction. Le regarder ainsi est apaisant ; j’hésite à aller le voir pour lui dire merci pour partager sa passion avec autant de simplicité et puis je n’ose pas.

10h20 : je rentre dans le sas…le soleil apparaît puis se cache derrière les nuages et c’est le départ !

Kilomètre 4 : nous sortons du château et son magnifique parc ; y’a que sur un trail que les types peuvent courir et commenté les statuts qui jonchent notre tracé ! L’ambiance est excellente dans le peloton. Nous rentrons dans la forêts

Kilomètre 10 à 26 : je découvre que le territoire Francilien n’est pas plat du tout et que la forêt de Versailles/Viroflay/Vélizy-Villacoubly est superbe mais sa monte. A cet instant je commence à comprendre pourquoi j’ai une profonde admiration pour les trailers montagnards, ceux qui avalent des 3000 à 6000D+. Au 26 KM, c’est le premier ravito et j’en profite pour recharger les batteries en eau et solide. pause de 5 mn, un peu d’étirements mais tout roule à ce moment de la course.

Kilomètre 30 à 37 : les côtes ont été longues et terrible pour mes jambes, même en marchant pour la montée, je passe le 35ème kilo avec des douleurs aux ischios et un mollet gauche qui se durci. Marne la Coquette est derrière désormais et je pense au 2ème ravito pour m’étirer mais avant d’y arriver, je dois m’arrêter et bricoler : pause d’un bandage sur le mollet gauche et une patelle au genou droit : à ce moment, je sais que je rentre dans le dur…au ravito, je croise Jennifer (une collègue venue encourager), ça fait du bien de voir un visage familier à ce moment là. Je prends 5mn de pause puis je repars tranquille et je croise pour la 5ème fois Jérémie, il a mal depuis le 35ème aussi et souffre de crampes, je l’entends crier derrière moi mais il est toujours là. Je lui propose…en fait je sais pas quoi lui dire à cet instant, je peux pas le porter mais si c’était possible, j’y penserais sérieusement car son regards est fixé sur la Tour Eiffel qu’on aperçoit depuis le plateau du parc Saint-Cloud : il le veut son finish !

Le 10 le plus long : back to Paris c’est sans doute à ce moment de la course que j’ai non pas douté mais redouté la crampe qui terrasse. Je me suis donc concentré sur le seul truc qui était à porté de vue « la Tour »…cette tour infernale qui n’en finissait plus d’apparaître, puis de disparaître. A 300m, je suis finisher ça y est, j’ai mal partout sous le bassin mais j’attrape mon mobile pour appeler la maison ; « allez Fabrice, vous téléphonerez plus tard, faut finir » me dit une petite dame.

« Non, je ne veux pas accélérer, peu m’importe car je comprends en arrivant que j’ai trouvé ce que j’étais venu cherché. J’ai fais ma course, sans partir comme une brute (comme d’hab’), sans forcer dans les côtes, sans tirer sur mon squelette jusqu’à le blesser : je me suis trouvésur cette course, c’est ça la perf’. »

Alors finisher de quoi ? De Paris oui, mais maintenant que je sais pouvoir courir 50 KM, j’aimerais bien savoir si je peux en courir 72 KM…courez, courez…et ne vous retournez pas.

@Lexel : Je ne t’ai pas écouté et j’ai testé mes lacets Xtenext…et j’ai trouvé ça top, comme quoi…Bonne chance à toi « le Ventoux t’appartient si tu le décides, après, tu en feras ce que tu veux ! » et RDV sur le web pour le crossover Eco-Trail/Trail du Ventoux !

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8 commentaires

  1. Alors t’as mit les truc a petit nœuds, et ca te plait ? Humm bizzard… ca marche pas avec les gens du SUD ces machins 🙂

    Super CR !

    Par de mur après le 37 ?

    • Le Sud…sérieusement, oui, j’ai trouvé les lacets très bien car j’ai des problèmes au serrage et cela occasionne souvent des douleurs à l’aponévrose sous le pied. Là, je n’avais pas à serrer et déserrer toutes les 30mn.
      J’ai apprécié la façade au 40 KM que je sentais sans vraiment la voir surgir. Pour le Verdon, va falloir la jouer humble car le parcours est très sélectif et le dénivelé sans mesure : a l’attaque !!!
      @bidédy : ah non, c’est vrai, je dois faire avec mon environnement et pas contre lui. Tu vois que j’apprends vite…:-)

  2. Pas de « facade » t’as sacrement bien géré ton effort.

    Tkt pour le Verdon rien de bien méchant à part le coup de cul au 26km qui peut faire bien des tracas si tu la pas anticipé.

  3. wow ! félicitations !

    entre 50 et 72km, il y a un gap quand même… pourquoi ne pas passer par la case « Sté-Lyon » qui fait environ 60km avant ? 🙂

  4. « ah non, c’est vrai, je dois faire avec mon environnement et pas contre lui »

    Yes 🙂
    avec ce genre d’attitude en 2011 c’est l’Écotrail 80 les doigts dans le nez et en 2012 l’UTMB.

  5. @Bidéby : et pourquoi pas…mais avant d’y arriver, va falloir travailler le volume.

    @Doune : oui, c’est une bonne étape sur la route des Templiers, tu as raison. Mais je l’a pensais très difficile la Sté Lyon ?

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