Esprit du Cross Country es-tu là ?

Et oui, c’est comme ça la vie du coureur à pied : pendant que Fred lutte (un peu) pour résister à l’appel de la forêt en testant les Ravenous, moi, j’opère un virage sec vers le trail et humblement, je me prépare à l’ultra.

Il y a encore seulement deux ans, je ne jurais que par l’asphalte et l’odeur un peu âcre de mes semelles après un bon semi. Durant cette période, j’ai « mangé » du fractionné court façon Véronique Billat sans modération car je supportais mieux ces séances que les traditionnelles séries de 1000m (trop de travail le jour et pas assez de sommeil), du seuil, etc. le matin à 6h00, le soir à 21h00…sans voir arriver les blessures : tendinite rotulienne, contractures…trop, c’est trop et mon petit squelette a lui aussi souffert.

« Faut que tu changes ta façon de courir où tu te prépares à prendre ta retraite d’ici 2 -3 ans… » (un vrai concerto : kiné, podologue et  médecin généraliste). Alors Pascal (mon « grand » frère) m’a proposé le trail de Senlis et là Eureka, j’avais la solution : plutôt que courir vite, j’allais courir autrement et …plus longtemps.

C’est comme cela qu’à commencé ma lente mais certaine mutation de la route vers le trail et aujourd’hui, je commence à construire un planning fait de rendez-vous aussi inconnus qu’enthousiasmant : Eco-trail, Verdon, Templier, SaintéLyon…

Moi, le coureur de 400 m (quand j’étais jeune !), de 10 puis de semi vers l’âge de 30 ans en route vers l’ultra !? Comme quoi tout peut arriver car malgré mes longues années d’athlétisme, je n’ai pas toujours aimé le fond, bien au contraire !

Le trail et plus globalement le fond et l’ultra fond, c’est une expérience personnelle, j’ai presqu’envie de dire une expérience physique et spirituelle car je découvre et j’apprends sur moi depuis 1 an plus que je ne l’avais fait depuis mes premières foulées à 12 ans.

Ce qui est curieux, ce sont les impressions que je ressens, comme hier soir où je me suis improvisé une sortie avec côtes en boucle, mais quand je dis en boucle, c’est que la journée avait été un peu tendue au bureau donc je suis parti billes en tête avec Eliott (mon Border) en rentrant et on s’est mangé pendant 30 mn des boucles de 200m+ / 200m – sans réfléchir : lui devant, oreilles baissées « au taquet » et moi derrière en ligne à plus de 15 km/h. 30 petites minutes à couper le souffle, courant comme des dératés.

Hier soir, j’ai eu l’impression que l’esprit du cross country planait sur le bois de Bernouille. Le cross, si on réfléchit bien, c’est un peu la vitesse de la route combinée à la topographie technique du trail ???

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s