Préserver l’intégrité du corps : l’expérience du Verdon

Les 30 Km du Verdon m’ont laissé un goût étrange : celui de la souffrance physique et morale, où plutôt morale que physique d’ailleurs car en réalité et comme l’a écrit Johan sur son blog, c’était surtout dans la tête qu’au 20ème kilomètre, j’ai (un peu) lâché ce week-end dernier.

A partir de quel moment sait-on que la tête va abandonner ? Peut-on anticiper la survenue d’un accident physique ? Le corps est-il suffisament armé et préparé pour se prémunir du danger ? Comment savoir si on est entré en zone rouge ?

Je trouve que ces questions méritent d’être pensées même si je n’ai pas toutes les réponses. Le week-end dernier, lorsqu’au 25 km, sous le soleil de midi, ma tête s’est mise à tourner, j’ai redouté la défaillance physique, le malaise. J’épprouvais alors une grande fatigue physique, un sentiment de vide énergétique…et puis très vite, je me suis souvenu d’un article dans Ultrafondus sur l’abandon (n°61) et je me suis dit qu’une pose de 5mn me permettrait peut-être de repartir dans de meilleures conditions. Que serait-il advenu si jamais j’avais poursuivi ma route sur ce sentier escarpé et très étroit du Verdon ?

L’intégrité physique est sans doute la seule et unique chose qui ne se négocie pas lors d’une course de fond : pourtant me direz-vous, je ne parle ici que de 30 km et 1900 D+…imaginez un peu 80 ou même 160 km ?!

Je ne connais pas de marqueurs de la défaillance physique : lors d’une course, la douleur, la sensation de fatigue intense, ne sont pas forcément des signes significatifs (du moins je crois). En revanche, l’étourdissement avec perte d’équilibre, l’augmentation importante de la fréquence cardiaque me paraissent plus préoccupantes. Je n’ai rien ressenti de semblable dans le Verdon.

Une chose est sûr, on ne coure pas pour se faire mal, mais on peut accepter de se faire mal si le bénéfice attendu en est supérieur : tout reste donc affaire de jugement personnel. Pourvu que celui-ci ne soit pas altéré par une fonction du corps en difficulté…prudence est donc de mise.

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2 commentaires sur “Préserver l’intégrité du corps : l’expérience du Verdon

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  1. Pour avoir connu déjà pas mal de coup de mou et de coup dure principalement sur trail, je pense que seul l’expérience peut t’aider a savoir si tu peut continuer ou si tu peux pas.

    Pour ma part je sais qu’au verdon c’etait une vraie défaillance dans les règles de l’art, car quel qu’en soit les signes la tête et les jambes voulaient et pouvaient continuer la course, mais le reste du corps à dit stop… et je n’ai pas eu d’autre choix que d’obéir.

    Alors que quand je repense à certaines courses ou j’ai pas mal marché, fait des pauses, par ce que la tête l’avait décidé, alors que le reste pouvait continuer… mais ca tu ne t’en rends compte qu’en analysant ta course à posteriori.

    1. Oui mais ça fait réfléchir un peu quand tu n’as pas d’expérience. La crainte de faire une erreur de jugement.
      Je ne ferai pas de trail avant la marathon des causses en octobre prochain. Je fais une pause à base de footing et je reprendrai l’entraînement d’ici 15 jours pendant les congés (du côté de Jonquière, en languedoc). Di’ci là, il me faut travailler technique de descente et puissance musculaire…tout un programme.

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