Running-blues ou la dépression « post-partum » du coureur à pied

Je suis certain qu’un certain nombre d’entre vous l’ont expérimenté ou l’expérimentent peut-être même actuellement : après le trop plein des préparatifs de course, le trop plein d’excitation, la libération d’une bonne dose d’endorphines le jour « J »…c’est le trop vide.

Ben oui quoi, pour ceux qui vivent, mangent, boivent, dorment et respirent running, les périodes de préparation peuvent s’apparenter à une sorte de pèlerinage dont le point d’orgue est la compétition, avec son lot de rencontres, de joies partagées, de satisfactions personnelles (ou pas d’ailleurs).

Mais après la compétition, c’est-à-dire dès le lendemain lorsque tout revient à la normale, le rythme, l’alimentation, etc., la chute est parfois un peu rude, les activités manquent de goût. Ajouter à cela la fatigue physique, un organisme qui a épuisé une partie de ses ressources et les conditions d’une petite mélancolie, pour ne pas dire d’une déprime sont réunies.

La Saintélyon a été un très gros temps fort ces dernières semaines, son déroulement un truc énorme, avec des conditions météo ont rendu ce rendez-vous encore plus exceptionnel.

La RE-descente est un peu délicate cette semaine et malgré mon voyage professionnel aux US, j’éprouve une certaine apathie pour les choses. Je vais donc écourter ma période de trêve (mais pas du repos) et reprendre la compétition dès le début du mois de janvier avec sans doute un ou deux cross country, histoire de travailler ma pointe de vitesse sur des formats courts. Ce ne sera pas l’aventure des Templiers ou de la STL mais assez tout de même pour garder le moral.

Et c’est promis, je redémarre doucement : mais ça, bien entendu, vous n’êtes pas obligés de me croire…

 

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12 commentaires

  1. C’est vrai qu’après le « High » d’une compétition, le moral peut parfois être dans les talons. Après une compétition, je me fais des petits plaisirs, mais j’ai surtout le goût de dormir.

  2. Tu as raison si le physique suit pas de raison de s’arreter pour prendre le blues … il faut enchainer avec pourquoi pas un trail blanc ? Je t’invite à la maison on va courir le 16/01 dans le Vercors non ?

  3. ahhh ben ca fait plaisir de savoir que je ne suis pas le seul au fond du trou après cette STL… J’ai pris la décision de ranger les chaussures jusqu’à janvier et d’en profiter pour faire du « jus » en montagne avec le ski et le snowboard (entre autres…)

    remets-toi bien de tes émotions et prend ton temps en reprenant, le tout est d’être au top cet été !

  4. C’est hélas un grand classique !

    Pendant de nombreuses semaines, durant la phase de suivi du plan d’entraînement, les sorties se sont enchainées et ce, malgré une météo pas toujours clémente.
    Chacune des pensées est tournée vers la course tant attendue.
    Les phases d’excitation et de doutes se suivent.

    Le jour J, une immense joie se fait notre. Enfin, se dit-on !!
    A l’arrivée, on est fatigué, mais heureux, on se sent comme sur un nuage.

    Puis une fois cette douce euphorie, passée, la triste réalité revient.
    Et on rentre alors en phase de repos, on ne fait plus rien, on ne sent plus son corps s’activer, on reste presque amorphe et le moral en berne car plus de but à atteindre.

    Ce type de sentiment, est d’autant plus grand que la course préparée est dure !
    Alors oui, je comprends tout a fait ce qui t’arrive.

    Mais tu as de beaux souvenirs et c’est bien cela qui compte.

  5. @tous : C’est de tout bizarre de passer par de tels états si différents, un coup très haut et très positif et puis après très bas…un collègue me disait y-a peu « un jours, tu vas te tuer avec tes courses ! » et je lui ai répondu « non, au contraire, quand je cours, je sens que je vis et c’est sans doute un des très rares moments où je le sens si bien ».
    Hier soir, je suis allé danser dans une boîte de nuit New-yorkaise, histoire aussi de lâcher un peu et de prendre du bon temps. J’en ai profité pour montrer aux types d’ici que Travolta est peut-être américain, mais son héritage dépasse largement les frontières !
    @Lamiricore: ta proposition me touche mais risque d’être difficile à exécuter car il faudrait aussi que je passe un peu de WE à la maison…

  6. Ne t’inquiète pas, cette période est généralement assez courte, tu vas peu à peu reprendre des forces physiques et mentales ! Profite bien de New-York, et dégoûte-nous avec les photos de Central Park !
    (@Doune: hang on aussi ! 🙂 )

  7. Moi aussi, c’est terrible. J’étais dans l’euphorie de la fin de course jusqu’à lundi soir. Beaucoup de messages me demandant des nouvelles etc… Maintenant suis totalement depressed.

  8. Le retour des héros est difficile. Mais la boulangère m’a-t-elle regardé d’une façon différente ce matin en prenant ma baguette ? 🙂
    En fait non ; tout va bien. Les douleurs dans les cuisses ne sont plus là ce matin. Seul le mollet droit se fait un peu remarquer.

    ça m’a quand même un peu fait sourire ton billet de déprimé, qui couine au moindre escalier et passe ses journées une bouteille de badoit à la main…

    Mais c’est vrai que cette semaine je n’ai pas vraiment d’autres sujets de discussion que la saintélyon…
    On se fait un déj de finisher parisien anonymes et déprimés ?

    • T’as raison mais je suis comme la nature : j’ai horreur du vide, de toutes les formes de vides d’ailleurs. Un déj serait une bien bonne idée.
      je t’envoie un mail et son se fait une bouff’ bio à base de soja, racines de patates douces ?? Je plaisante 😉

  9. J’ai connu ça après ma piètre performance au Templiers,…et en plus j’ai fini avec une blessure, donc impossible de jogger pendant un bon mois!…j’ai compensé sur le chocolat (!) et la lecture, d’autres passions!…C’est sûr que c’est dur mais il faut l’accepter et te reposer en réalisant d’autre sports et comme tu l’as dit si bien te consacrer à la famille qui accepte tant notre passion dévorante!

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