Le coping, comme au boulot…

On pourrait résumer le coping à l’ensemble des stratégies qu’un individu développe pour faire face à une situation d’adversité, un événement non prévu et éprouvant…dois-je développé ?

En temps normal, cette technique est une de mes spécialités sur le plan professionnel. J’ai développé pas mal de programme d’éducation qui font appel à cette technique qui vise à diminuer l’impact d’un événement sur le plan du bien-être physique et psychique.

Quand je suis de l’autre côté, celui du conseil, je crois faire preuve de ressources pour définir, analyser, poser les problèmes ainsi que les stratégies pour y faire face mais cette fois, le type de l’autre côté, c’est moi. Oh, j’ai bien conscience que l’urgence n’est pas la même, ma petite convalescence comparée aux diagnostics de séropositivité, de sclérose en plaques, de cancers que je rencontre au quotidien n’a strictement rien de comparable et ne devrait même pas figurer sur ces lignes…mais c’est mon problème, et je dois admettre qu’aussi bénin qu’il soit, il retourne ma cervelle depuis maintenant deux mois et demi.

Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à m’appliquer avec autant de sérénité mes beaux concepts ? Le manque de recul sans doute et aussi le fait que l’arrêt brutal de mes entraînements a modifié mon état physique mais aussi de façon progressive ma capacité de jugement.

Après une première phase de déni « ça ne durera que quelques semaines, 3 ou 4 tout au plus », je me suis rendu à l’évidence que cela serait plus long. S’en est suivie une phase d’angoisse et de déprime « je cours donc je suis…mais si je ne peux plus courir, suis-je encore quelqu’un ?! ». Je ne vais pas m’étendre sur la recherche désespérée d’une quelconque compensation qui est veine…

Depuis deux semaines, je suis rentré dans une phase d’adaptation, enfin. Elle est hésitante et confuse dans ma tête car je ne peux que marcher, courir se résume à 10 mn tout au plus. Il faut donc que je m’adapte et j’essaie d’alterner marche, marche dynamique et course à pied à raison de 25 à 30 mn par séance…tout ça pour ça ?! C’est le prix de la rééducation d’un membre (l’isciojambier) que je découvre comme un ensemble musculaire capital. Je me suis tout de même décidé à poser les choses : 10 mn de marche, 5 à 8 mn de footing à 6 KM/h, puis marche 10 mn. Et en sus des abdons, de la muscu (je pète mes tous mes maillots !)

C’est de cette façon et sans douleurs si je m’y tiens que j’irai en Oisans : une fois là-bas, ça ira mieux. Promis. Avant cela, je ferai une IRM mercredi 1er juin pour regarder ce qu’il y a de mieux ou pas. Cette image me donnera sans doute plus de visibilité sur le futur : elle résonne déjà dans ma tête…mais bon, jusqu’à là, tout va bien.

9 thoughts on “Le coping, comme au boulot…

  1. Ça ne doit pas être facile. Je cours donc je suis. Moi, le nom de mon blog est «Courir pour exister». Il y a une certaine similitude.

    1. Comme je l’ai dit, y’a pire. Je le sais mais je considère que ce n’est pas une raison pour m’abstenir de comprendre ce qui fait que c’est si dure car oui, ce n’est QUE de la course.
      Le plus difficile à gérer est passé, c’est le deuxième mois. Je n’avais pas identifié jusqu’à aujourd’hui cette période mais les rencontres professionnelles de ces derniers mois m’ont permis d’y prêter attention et d’isoler cette phase de l’arrêt.
      Pour l’avenir, je saurai à quoi m’en tenir…

  2. Si tu ne te sens pas pour le Trail de l’Oisans… car il ne faudra pas tirer sur ta blessure…je pourras te trouver un point de contrôle sympa où tu pourras encourager le TTT.

  3. Effectivement, lorsque cela concerne d’autres personnes que soi même, il est tout de suite plus facile de prendre du recul afin d’envisager les meilleures options.
    Le problème dans ton cas, est de ne pas connaitre l’échéance de fin. D’où les incertitudes (j’ai connu ça en novembre dernier).
    Durant la pratique du sport, notre vie, notre bien être forment un ensemble qui tient en équilibre et il suffit parfois d’un petit rien, pour que cet équilibre soit rompu.
    Certes ce n’est rien, il y a plus grave, mais cela fait partie de toi, de ta vie.
    Alors patience, continues la muscu (tu as besoin de te dépenser 😉 ) et tiens nous au courant pour ton IRM.

    1. @maya: c’est cela, pas d’échéance. je pensais que ça irait pour l’Oisans, pour le Verbier…j’espère maintenant être en forme pour la préparation des Templiers. Et là-bas, il me faudra plus que des abdos.

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