Test Asics Sensor : bilan à plus de 300 km

Le 8 décembre dernier, je publiais un premier article sur les Asics Sensor, le modèle haut de gamme d’Asics en trail et un récent commentaire sur cet article m’a rappelé que j’avais promis un point à 150 km mais j’avais presque oublié…

En même temps, j’ai des circonstances atténuantes. C’est vrai quoi, je cours avec régulièrement au point de les oublier et d’ailleurs, depuis que j’ai chaussé une paire de Hoka, ce sont les seules qui me donnent encore du plaisir, avec les autres modèles, j’ai l’impression de courir en espadrille !

La Sensor, c’est d’abord une chaussure pour courir vite !

Concevoir les chaussures de trail comme des running, c’est la tendance lourde de l’année 2012 : plus légères, moins renforcées… mais chez Asics, c’est une philosophie qui s’applique au Team professionnel et aux modèles de chaussures depuis plusieurs collections. Le résultat, c’est une chaussure qui a moins de renforts sur l’avant du pied mais du coup, on gagne en flexion et souplesse : on ne peut pas tout avoir et c’est un choix que chacun de nous doit faire… La Sensor est exigeante dans le sens où elle demande une pose de pied précise sur terrain accidenté. Je précise en revanche que le talon, lui, est très bien protégé avec un renfort efficace.

Sur la conception, elle propose un système de chausson assez innovant avec deux enveloppes distinctes et cela permet d’obtenir un meilleur laçage et donc un maintien latéral du pied qui est mieux enveloppé (on voit bien sur la photo une première partie jaune et la seconde extérieure).

J’appréhendais un peu son poids mais en fait, la souplesse de la chaussure est telle que j’en oublie totalement ses 350 gr.

Une accroche efficace

Bon, bien entendu, c’est un parisien qui parle alors je suis crédible sur terrain gras, mais vraiment (surtout ces deux dernières semaines !) mais pas pour des pierriers et autres sentiers de montagnes. Pour autant, je trouve que sur du bon gras bien trempé, elle accroche sévèrement (l’écart des crampons ne retient pas la terre) et il suffit de regarder la semelle pour en avoir une petite   idée !

Mon podo a dit que…

Comme je devais remplacer mes semelles ortho, j’ai apporté mes Asics Sensor et mes Hoka Bondi. Lorsque j’ai sorti mes deux paires, il a eu un sourire, a d’abord regardé les Hoka et m’a dit « ça, c’est pour les sensations ? ».  Il connaissait un peu pour avoir lu des articles et a été étonné du poids plus léger de la chaussure qu’il ne le pensait.

Sur les Asics, il est resté un peu plus et m’a d’abord dit qu’il trouvait la finition particulièrement réussie, puis il a retourné la chaussure et m’a dit « celles-là, c’est pour le cross, quelle semelle ! ». Vous les prenez comme chaussure de référence pour courir ?

Bon, de vous à moi, j’alterne régulièrement avec les Hoka car c’est vrai que la dimension plaisir est importante. En revanche, depuis que le temps s’est dégradé, les Sensor font un job énorme et je les prends à chaque sortie.

Voilà, ce que je peux dire sur cette paire peu connue, trop peu à mon sens, alors qu’elle est la meilleure de la gamme pour moi : j’ai aussi des gel Attack, une paire de DS trainer mais je considère qu’avec la Sensor, on passe un cap en matière de qualité qui est important.

La Sensor 5 est vendue en moyenne à 150 € mais comme le modèle « 6 » est sorti, on commence à trouver la « 5 » sur le net moins cher.

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6 commentaires

  1. Par rapport à la trabucco, elle se situe comment ?
    On dirait un mixte entre la trabucco et un modèle de route… surtout au niveau de la semelle.

    • @Doune : c’est un modèle « au dessus » si je peux dire dans le sens où il est encore plus abouti sur le plan technique : système de laçage, conception du chausson, souplesse surtout. Pour être franc, j’ai du mal à faire la différence sur le papier mais aux pieds, y’a pas photo, la Sensor est vraiment meilleure pour moi. La semelle a une grosse accroche, c’est plus la tige de la chaussure qui ressemble à une running mais tu vas voir que la collection automne-hivers 2012 est de plus plus running. Tous les modèles s’appelle « Fuji » qq chose et reprennent des standards comme la Fuji Trainer, Fuji Racer où tu vois qu’on est sur un type running, léger mais avec des crampons pour le trail. Il y a moins de protection (sauf au talon) pour gagner en flexibilité, dynamisme, poids…tu connais bien la Trabuco, tu devrais essayer la Sensor.

  2. Je cours beaucoup sur des sentiers caillouteux. Je m’entraine pour le 70 des templiers. La fuji gel sensor est très bien au niveau des appuis et des sensations à condition de rester très concentré et précis au niveau des descentes. Un gros bémol au niveau des rochers et dalles de pierres mouillées, l’adhérence est mauvaise, en montée et en descente on glisse beaucoup !!! Donc par temps de pluie, sur rocher mouillé, je la déconseille.
    Patrice

    • Je n’avais pas rencontré ce problème mais c’est peut-être par ce que je ne l’ai pas beaucoup utilisée sur des sentiers techniques. La nouvelle Fuji Sensor comporte des évolutions sur le plan technique et de la semelle ; il sera interessant d’évaluer la différence.

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