Trail du vieux lavoir, Morainvilliers Bures

Ce dimanche, la météo était plus que capricieuse et à mon arrivée sur le site de la course, il fallait faire des choix : quelles chaussures ? maillot manches longues ou pas ? sac ou bidon ? coupe vent ou pas ? Il faisait frais, avec un vent assez fort et la pluie était attendue. Mais ce trail étant pour mois une première, difficile d’en connaître le tracé et le type de terrain : après quelques hésitations, je me décide : Asics Sensor (grosse accroche sur terrain gras) et non Hoka pour les pieds (j’ai bien vu qu’ils étaient déçus…), manches courtes et manchons de bras, sac (5 L) avec coupe vent dedans et non bidon. Je ne faisais que 21,5 km (400 D+) mais je décide de jouer la prudence.

8h30 : je viens assister au départ du 30 km où 150 coureurs sont inscrits. Le trail du vieux lavoir comporte 3 courses (30/20 et 10) et 2 pour les enfants (2/1). Une voix se détache et attire mon attention, elle parle de son site web, de photos déjà envoyées sur son Facebook…mais qui donc peut bien avoir la tête dans le web à quelques minutes d’un départ ?! C’est Fred Brossard ! Mon départ étant à 9h30, je pars faire une reco du parcours. Après plusieurs minutes, le groupe de tête du 30 km est annoncé, c’est le début de la course et d’où je suis, je ne vois que des pieds. Soudain, j’aperçois les S Lab Sense en tête ! Killian est ici ! Mais après quelques buissons et un virage en épingle, je vois les coureurs arriver sur moi : pas de Killian mais…Fred Brossard en tête ! Restons sur nos gardes me dis-je, il pourrait bien être tenté de doublé avec le 20 km 🙂

9h30 : je fais moins le malin et je m’aligne sur le départ, ambiance détendue, 200 coureurs. C’est bon de prendre un départ dans le calme, sans stress, les gars discutent et j’ai l’impression qu’ici, tout le monde se connait.

« Tuuuuuut », c’est parti sur un p’tit coup de klaxon, le groupe s’étire rapidement, je pars sur un rythme de 13 km/h, assez souple. Le groupe de tête est visible mais il est déjà sur un rythme plus rapide, autour de 15 km/h.

Dans les coquelicots

Après 3 km de course, nous traversons des champs de coquelicots. Même avec un temps couvert, c’est magnifique ! Je ne perds pas de vue pour autant la course et d’ailleurs, je commence à comprendre où son les D+…pas de grosses côtes dans le coin mais de longues montées en faux plat ;-(

Nous enchaînons ainsi les montées et descentes sur plusieurs kilomètres, traversant des prés, la forêt, un haras avec de superbes cheveaux…j’en prends plein les yeux, à seulement quelques kilomètres de chez moi !

Kilomètre 10 : calé sur 12 km/h de moyenne

Je passe autour de 54 mn au kilomètre 10 et ça va bien. Je me suis fixé comme objectif de courir 100% du parcours, sans marcher, ce qui est finalement assez simple puisqu’il n’y pas de dénivelé mais malgré tout, ce parcours est difficile car nous ne faisons qu’enchainer les longues côtes et descentes et j’ai du mal à garder mon rythme de 12 Km/h en fait, je suis plus sur une alternance 10 / 14 et forcément ma jambe tire gauche tire un peu à cette vitesse.

Kilomètre 15 : le bourbier

Je suis parti avec 1 L d’eau sur moi et un gel, du coup, je zappe les ravitos (11 et 16ème kilomètre), ce qui me permet de gagner quelques places. A ce stade de la course, je pense être dans les 50 premiers et toujours très bien au niveau du souffle. Je décide donc d’accélérer un peu pour passer à 13 km/h mais le parcours se complique un peu, nous rentrons dans la forêt à 5 km de l’arrivée mais les chemins sont totalement gorgés d’eau, très boueux (c’est qu’on apprécie les bons crampons !). Le rythme en prend un coup et mes jambes aussi, comme collées au sol ! J’essaie de relancer à chaque fois que ça descend jusqu’au 19ème kilomètre, avant d’arriver sur la fin de parcours avec une succession de petites butes qui casse bien les jambes.

1h54, 48ème à l’arrivée. Je suis très content de moi car j’ai pu courir sur toute la durée. Je peux dire que le souffle est désormais revenu, il y a encore du travail sur le plan de la VMA et aussi un renforcement musculaire à continuer car les progrès sont réguliers et c’est sur la bonne voie.

Au final, ce trail n’est pas du tout roulant, y’a pas pire que les parcours avec peu de dev+ car en réalité, on se retrouve souvent dans un enchainement de côtes en faux plat et c’est vraiment usant. Ce n’est pas une critique mais un constat sur mon état de forme physique qui est encore juste pour donner son maximum : on ne marche pas sur un faux plat mais il est difficile de courir en permanence !! J’y ai laissé quelques plûmes (poils ?!!) avec plaisir néanmoins.

Je retiens que ce trail est vraiment sympa, bien organisé et pas loin de chez moi ! Félicitation aux bénévoles qui étaient nombreux et très supportifs.


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