Courir, méditations physiques : désir d’expérience

Guillaume Le Blanc nous interpelle avec cette question : pouvons-nous encore faire des expériences ?

Je pense qu’expérimenter, c’est aller au delà des choses que l’on connait, au delà de ce que l’on voit. Expérimenter comporte une part de découverte. C’est aussi quelque chose d’intimement lié au corps et en cela, c’est très proche de l’acte de courir.

Quand je cours, la première chose que j’expérimente d’abord, c’est la rupture avec mon quotidien, ma tête se vide progressivement pour se remplir de pensées différentes, utiles ? futiles ? peu m’importe du moment que je parviens à rompre avec les gestes répétitifs de la journée. D’ailleurs, mes footing les plus ennuyeux sont ceux où je ne parviens pas  à faire ce « break » et je reste prisonnier de ma journée ou bien alors les footing qui ressemblent trop aux précédents et où j’ai l’impression de ne rien découvrir : de moi, ou autour de moi.

Courir est le moyen le plus simple finalement pour expérimenter, il me suffit de chausser des running et de partir à l’aventure…enfin, j’aimerais bien penser que le coureur à pied est un explorateur des temps modernes mais si cela est vrai pour certains, je dois admettre que la majorité de mes footing sont plus l’expérimentation de mon propre corps que l’expérimentation des surfaces sur lesquelles je me déplace et que je connais (trop) bien.

C’est clair, le désir d’expérience est bien là, mais il n’est pas toujours assouvi…

6 thoughts on “Courir, méditations physiques : désir d’expérience

    1. @Julien : oui, en cela, la STL est sans doute mon aventure intérieure la plus riche. Courir de nuit, sans repères et avec peu de visibilité et sans sommeil a pour effet de te focaliser un peu plus sur toi. bon, faut quand même garder un oeil sur le sol😉

      1. c’est sur que la nuit aide à se « renfermer »
        Mais sur la STL il y a quand même trop de monde pour être vraiment tranquille. C’est pour moi plus la durée de l’effort qui fait effet.

        Sinon pour ce genre d’exercice, je préfère mon bois par un petit matin d’automne où le brouillard rend la frontale inefficace à plus d’un mètre.

        Ps : tu reviens cette année ? STL ou STexpress ?

      2. @Julien : moi aussi les matins d’automne… J’ai envie de revenir oui mais je ne suis pas encore inscrit. En fait, le nombre de coureurs me gonfle un peu et je cherche une alternative ailleurs de nuit…

  1. Belle réflexion, dernièrement avec mes sorties longues en préparation du trail des Fiz, j’ai découvert de multiples lieux inconnus alors que tout près de chez moi, avec en parallèle la pratique du vélo, je deviens un vrai explorateur de ma ville d’adoption et cette nouvelle expérience du lieu qui m’entoure m’apporte une grande satisfaction ! Qui est sublimée quand elle permet de profiter pleinement d’un parcours d’ultra dans les montagnes !

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