Acide lactique : comment l’éliminer ou plutôt comment apprendre à la supporter …

Un de mes posts les plus consultés est celui dédié à l’élimination de l’acide lactique (ici). En fait, le titre est trompeur car si la question est pertinente, je crois que la réponse n’est pas dans l’élimination mais dans la « prévention ».

Et oui, on ne peut pas éviter la production des lactates lors d’un effort puisqu’ils résultent de l’utilisation par les muscles du glucose pour se transformer…bref, c’est un long processus métabolique utile au corps pour fonctionner.

Photo TTT Oisans 2012En fait, l’intérêt est surtout d’apprendre au corps à fonctionner avec, c’est à dire apprendre à courir en produisant des lactates. Cela revient à élever notre seuil de tolérance pour que nos muscles puissent tourner à plein régime  ou presque malgré la production des lactates et ses sensations de douleurs qui tétanisent nos muscles.

L’année passées, j’ai pas mal ressenti ces douleurs car je n’avait presque rien fait en 2011 du fait de ma blessure aux ischios jambiers et je dois dire que j’ai pu progresser en réhabituant mes muscles à encaisser (un peu plus) l’acide lactique. Pour cela, j’ai surtout joué sur les séances de travail intermittent en diminuant progressivement mes temps de récupération entre chaque fraction de course. Je recommande également le travail en myo-cross-max car il permet de travailler sur la vitesse et la puissance musculaire – lire l’article d’Eric Lacroix ici. C’est un exercice difficile mais ludique et qui paye ! Il est d’ailleurs très intéressant pour la pratique du trail.

Crédit photo : Célia Peyrin pour le TTT

3 thoughts on “Acide lactique : comment l’éliminer ou plutôt comment apprendre à la supporter …

  1. J’avais déjà remarqué ton article et la « torture » de la chaise en guide de récup m’avait semblé bien marrante…
    je crois que je vais essayer de coller ça dans mon plan « vma » perso à venir.
    Par contre Eric Lacroix ne donne pas de notion de % de vma sur les fractions courues. J’imagine qu’il faut utiliser les ratio classiques (de 100-105% sur le court à 90 sur les 800) mais ses commentaires du blog sont fermés😉

    1. héhé, en fait, je bénéficiais d’un plan personnalisé basé sur ma VMA et je travaillais entre 100% et 95% de vma. Je travaillais aussi en myo cross max en côtes sans indication de % du type 8 x 45s, descente en footing + 45s de chaise …etc.

      1. d’ailleurs il parle « d’accélération soutenue » ce qui élimine les 105% sur le plat…
        Sur une séance « d’endurance de force » ça doit largement suffire😉
        En passant j’aime bien cette idée. Alain Roche qui s’occupe du cas de Doune fait aussi bosser ça et l’explique assez bien sur son site.
        Je l’ai un peu pratiqué en vélo et ça m’a semblé très profitable pour qui ne me lache pas en côte…

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