Qui m’aime me suive…

Sans faire de bruit, lentement mais surement, elle a pris goût aux longues marches en forêt puis comme une évolution naturelle, elle est passée de la marche rapide au footing. L’alternance, c’est la clé pour apprendre à courir et aimer cela.

Dimanche, le Trail des Cerfs (78) est devenu notre premier trail en couple et en mode rando-course. Engagés sur le 20 km, la distance était parfaite pour une première et la forêt de Rambouillet un site de choix. Je ne cache pas qu’il y avait de l’appréhension au départ car entre faire une sortie en forêt de 10 km le dimanche et partir sur un 20 bornes, il y un petit cap à franchir : Marie redoutait de ne pas finir et moi je craignais de partir trop vite, emporté par mon enthousiasme…

A 9h00, c’est en queue de peloton que nous prenons le départ, il y a longtemps que je n’avais pas fait cela. Nous partons sur les premiers kilos en 7 à 8 km/h avec nos bâtons et assez vite finalement, le sentier se dégage et nous nous retrouvons presque seuls entre les derniers coureurs et les marcheurs. C’est l’euphorie.

photo 2(5)Après 5 km de course, nous traversons les champs de blés qui nous conduirons progressivement vers le Haut Beaussart, le tracé du trail est vraiment beau mais il faut rester prudent car l’herbe n’a pas été coupée partout et réserve quelques trous pas bons pour les chevilles. Alors que nous progressons, toute mon attention est portée sur Marie qui a de bonnes sensations et la banane… je crois qu’elle aime ça !

Nous faisons défiler les kilos comme ça, tous les deux, regardant autour de nous les variations de la végétation de Rambouillet, c’est franchement top. Nous sommes un peu rappeler à l’ordre par le genou de Marie (celui qui n’a plus qu’un bout de ligament croisé…) qui donne des signes de plus en plus forts. Nous atteignons le kilomètre 10 en XX et Marie sert un peu les dents, le rythme est facile mais c’est le genou qui fait des siennes. Pas grave nous approchons du ravito donc il nous reste … 15 kilomètres ! Heu, non, c’est pas possible ça ?!

Si, c’est possible nous dit un bénévole un peu ennuyé « vous êtres du 35 ou du 50 ? » photo 1(4)« aucun, nous c’est le 20 km ?! »…sauf que la bifurcation est 4 kilos plus bas…Nous comprenons alors que nous avons loupé une rubalise. Nous décidons (enfin Marie décide) de poursuivre sur le parcours du 35 : changement de décors !

Nous repartons après un ravitaillement en eau et salé et croisons un profil de coureurs différents, ça sent le coureurs d’ultra car il y a des 35 et 50 qui nous croisent avec beaucoup d’encouragement car certains pensent que nous sommes en mode nordique sur l’une des deux distances… mon coup de « la rubalise cachée » a fonctionné ;(

Petit à petit et malgré un genou douloureux, la magie opère sur ce tracé vraiment superbe, elle aime ça. J’avoue être de mon côté un peu préoccupé et je redoute de devoir renoncé, ce qui remettrai en cause cette 1ère fois, je regarde mon GPS toutes les 5 minutes, ce qui me vaut de me faire traiter de geek obséder par la technologie ! M’en fou de la techno, je veux qu’on termine et je scrute nerveusement les kilomètres qui défilent, c’est ça la vérité.

Après une forêt de pins, des fougères, des bruyères… nous enchaînons montées et photo 3(2)descentes. Ce sont justement elles qui font mal alors je conseille à Marie de pratiquer la marche arrière car cela fait moins mal au genou.

Nous arrivons enfin au dernier ravito, il nous reste alors 7 kilomètres… nous hésitons un moment et puis les bénévoles nous rassurent en indiquant un parcours facile, sans descente pentue.

photo 4(1)7, 6, 5, 4, 3…la mâchoire serrée, les derniers tronçons du trail sont parcourus sans beaucoup de plaisir pour Marie mais la satisfaction de savoir que nous allons le terminer ensemble elle, grandit et prend le dessus. Nous entrons enfin sur le stade, bons derniers, sous les applaudissements de traileurs avec qui nous étions au début du 20. Quelques encouragements et réflexions nous font comprendre que notre mésaventure a circulé par le bouche à oreille : un dernier tour de stade rien que pour nous deux… je savoure l’instant.

Voilà, nous avons à peine franchis la ligne après 4h00 d’effort que nous nous sommes promis de revenir en 2015 faire le 35 km dans sa version officielle. Merci aux bénévoles du trail qui étaient vraiment souriants et chaleureux sous un soleil de plomb !

Quant à nous, ce dimanche 18 mai, l’expression « qui m’aime me suive » n’a jamais été aussi vraie, mais bien intelligent celui qui pourrait dire qui de nous deux a suivi l’autre…

9 thoughts on “Qui m’aime me suive…

  1. Hey ben mon gas tu as du soucis a te faire, par ce que à ce rythme dans moins de deux ans vous etes sur l’EcoTrail 80km. Un gros bravo à Marie, pour une première elle pas fait les choses à motiée !

  2. t’es un sacré filou !
    Mais surtout bravo à Madame. J’espère que le genou s’est vite remis pour pouvoir vite recommencer, et arriver à faire ces 20 bornes😉

    1. @Julien : le genou se remettra mais on va le tenir à l’oeil car il a été fragilisé il y a un an…
      Et oui, je frime un peu là, je suis vraiment fier :))))

  3. Excellent! J’adore la photo où vous etes tous les deux..on a l’impression que tu souffres et qu’elle par contre se balade tranquille! Bravo Marie!!

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