Hoka SpeedGoat : le crash test

“I WILL NEVER DO THAT FREAKING RACE AGAIN!!!” A few days ago on a run with a friend, we talked about Speedgoat and how beautiful and brutal it was. I told her she definitely needed to do it, and that “maybe” I could bring myself to do it “ONE MORE TIME – Heidi Dove

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C’est bien la première fois que je demande à tester un paire de running à la simple évocation de son nom : Speed Goat, une course qui fait trembler et un traileur de renom Karl Meltzer pour l’inspirer.

Pour tester ce nouveau modèle trail de la gamme HOKA, j’ai débuté mes premières séances en Août dans les forêts bien grasses du 77 puis je me suis donné comme point d’orgue mon week-end de trois jours au Sancy fin septembre sur les tracés du championnat de France de trail court 2015.

Trois mots pour décrire cette chaussure que je trouve bien différente des autres Hoka : accroche / tenue de route sentier / souplesse.

IMG_0605Accroche : avec sa semelle extérieur en vibram et un EVA plus souple que sur la Mafate Speed par exemple, cette chaussure aime les terrains difficiles, gras et même franchement pourris. D’ailleurs, j’ai pu apprécier ses qualités lors de ma sortie au Sancy dans les montées et descentes entre le Roc de Cuzeau (1737 m) et le Puy de Sancy (1885 m), les devers, les chemins de crêtes, les champs… elle a pris cher.

Maintien et tenue de route : comme ce modèle a été conçu pour la montagne et la caillasse, il était préférable de pouvoir cocher cette case du test, ce que je fais sans aucune retenue. Je considère même que Hoka a réussi avec la SpeedGoat l’équilibre presque parfait (selon moi) entre la hauteur de semelle surcompensée et la stabilité.  Du coup, le pied est bien tenu dans la chaussure avec son siège baquet, la cheville reste en place – ne vous fiez pas au visuel extérieur car le pied est en fait logé un peu plus bas d’où sa stabilité.

Souplesse : le site Hoka la range dans la catégorie « légèreté à l’entraînement » mais moi je la met direct en « compétition pour trail de 30 km à …bon, moi je m’arrête à 60 km mais elle peut faire plus sans aucun doute. C’est vrai que la chaussure est souple malgré des renforts sur le talon et une protection à l’avant du pied en caoutchouc recyclé.

Construction : je préfère ce mesh à celui des modèles Challenger ou Stinson, il est sans couture et me paraît, après 150 km de nature à durer et résister même si c’est encore un peu tôt pour l’affirmer. La marque aurait-elle enfin trouvé le matériau léger et résistant ??  Laçage classique avec lacets, ce qui n’est pas pour me déplaire. La semelle est de forme légèrement incurvée, ce qui lui donne un déroulé de pied fluide et assez dynamique.

Que peut-on améliorer sur cette chaussure ? La languette ! Je trouve qu’elles sont d’une façon générale un peu chiche même si je dois reconnaître que celle de la SpeedGoat est très nettement améliorée avec un peu plus de matière. Personnellement, j’aimerais avoir une poche de rangement des lacets sur la languette – bon je sais que c’est du détail mais je n’ai ne lui trouve pas d’autres défauts…Speedgoat

La semelle de propriété est enlevée en haut à droite car je porte des semelles correctrices.

Conclusions : on retrouve la signature Hoka qui sait allier avec réussite confort, amorti et sensations de course. Avec la SpeedGoat, nous tenons peut-être même une réussite en matière de résistance à l’usure. Cette chaussure satisfera les coureurs qui aiment la difficulté, la boue, les terrains accidentés. Pour moi, elle est faite pour la montagne et les grands espaces où elle donnera le meilleur. En plaine, il faut mieux se rabattre sur l’excellente Challenger qui est un peu plus fragile mais très agréable à courir.

Où essayer la SpeedGoat ? chez Team Outdoor Paris où vous pourrez bénéficier des conseils de l’équipe – la boutique présente plusieurs modèles de la marque HOKA.

A lire aussi sur la SpeedGoat :

Test Geek & Run

Test Dose de trail

Test Journal du Trail

Test My-Trail

J’attends celui de Mangeur de Cailloux

5 thoughts on “Hoka SpeedGoat : le crash test

  1. Bon ben je vais essayer de confirmer ce test élogieux🙂
    Où pas !
    Mais sur ma première sortie c’est beaucoup mieux que la Mafate Speed. A voir si elles ne manquent pas un peu de densité pour mon poids🙂

  2. Bonjour. Un an après l’ouverture de ce poste, je me permets de le réalimenter avec quelques confirmations mais malheureusement quelques points négatifs à signaler.
    Tout d’abord je pèse 52kg et j’étais par le passé mal à l’aise avec les chaussures hoka dans lesquelles j’avais tendance à sous-mariner. Désormais, le stabilité du pied est excellente. La hauteur de semelle est parfaite, juste ce qu’il fait pour un amorti optimal. Mes articulations leur disent merci! Il y a bien un petit manque de réactivité lors des relances avec les appuis antérieurs marqués, mais rien de bien handicapant.
    Côté adhérence, je suis d’accord pour l’efficacité, soit en terrain sec, soit en terrain gras peu accidenté, mais je trouve qu’elles glissent beaucoup en terrain humide accidenté. (100km/semaine minimum en montagne).
    Je ne suis personnellement pas géné par la languette.
    Le principal souci serait plutôt sa fragilité avec un mesh qui se fend à de multiples endroits à l’avant du pied au bout d’un mois et des semelles qui se délitent au niveau du talon après 3 mois d’utilisation.
    En conclusion, je pense que ce sont d’excellentes chaussures adaptées aux compétitions (ultra en particulier) mais que je ménagerai en privilégiant d’autres modèles plus robustes pour les longues sorties d’entraînement, à moins que comme moi vous en réserviez un paire pour les courses et une paire pour les entraînements.
    J’espère vous avoir bien renseigné à partir de mes sensations.
    Bonnes courses à tous

    1. Merci Olivier pour ton retour. Je réagis à deux de tes commentaires : d’abord, je me dis que mon terrain de jeu est beaucoup moins accidenté puisque je vis en région Parisienne et donc, le nombre de mes sorties en montagne est plus limité et l’usure forcément plus lente. Sur le mesh qui se fendille, c’est un point que j’ai constaté sur mes Hoka Mafat Speed en effet car il était assez « rigide » enfin, ce n’est pas le mot exact mais plus sec que la toile des dernière Mafate 4 par exemple.
      Je tourne avec beaucoup de chaussures (c’est le privilège d’en recevoir en test et d’en acheté aussi pas mal) et comme toi, il y en a comme le Speedgoat que je réserve aux compétitions. D’ailleurs, c’est celle que je portais sur la Traversée à Verbier cette année et elle ont bien donné.

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