Olympus 2.0 : Altra envoie du 36 mm !

Le premier contact de mes pieds avec Altra a été concluant, il s’agissait de la Lone Peak 2.0 et mes doigts de pieds se souviennent encore de large place dont ils disposaient à l’intérieur de la toe box. Pas de frottement, une poussée efficace à l’impulsion et en plus ça accrochait bien ! Mon talon, lui, a gardé un souvenir plus mitigé car mon attaque assez sèche et prononcée lui rendait les kilomètres un peu délicat à mon grand regret.

L’Olympus 2.00, c’est 36 mm de coussinet

L’idée de tester un modèle de la gamme plus abordable pour moi a très vite germé mais avec l’envie de garder l’esprit de la marque, c’est à dire le drop zéro car je trouve intéressant de varier les façons de courir et comme 80% de mes footing sont réalisés avec des Hoka (Speedgoat, Challenger, Vanquish et Clifton), autant dire que l’oversize de l’Olympus m’a tapé dans l’œil ou plutôt fait du pied devrais-je dire !

Avec une semelle intermédiaire de 36 mm en EVA A-Bound (la technologie utilisée ici par d’Altra), nous avons une chaussure nettement plus abordable pour les non initiés du drop zéro comme moi qui désirent courir longtemps sans forcément se blesser au départ et en ayant très vite des sensations de course différentes. Le contrat est pleinement rempli avec l’Olympus.

Serait-une oversize déguisée ?

On pourrait le penser mais pas longtemps car elle conserve tout d’abord la forme si atypique d’Altra, puis en la chaussant, on comprend tout de suite qu’il ne s’agit pas d’une Hoka honteusement copiée : elle offre un joli rebond en courant mais garde le côté sec caractéristique d’Altra. Vraiment, cette chaussure est singulière car elle mixe les deux univers (sur-dimension + pas de décalage pointe/talon) et propose une synthèse réussie.

Bon on lui propose quoi au menu ?

Pour moi, cela a été un mixe de forêt (grasse ou bien sèche), du chemin stabilisé sablonneux et de la caillasse. Pas d’alpages et pas de voyage avec mais pour ce point de vue, lisez le test de Wondertrail ici.

Avec sa semelle extérieure en Vibram et ses crampons bien positionnés, je trouve qu’elle accroche bien en forêt et même très bien dans la terre et la boue. Elle passe aussi sur les terrains stabilisés qui parfois pénibles car on ripe un peu dessus : ici les crampons font le job et la pose du pied bien large renforce le sentiment de confiance à l’impulsion.

Au niveau kilométrage, j’ai été soft puisqu’encore peu habitué au drop zéro et donc j’ai surtout effectué des sorties d’une heure mais si vous voulez courir longtemps avec, ce pour quoi elle est conçue, attendez le CR de mangeur de cailloux qui a couru l’Eco trail 80 cette avec…

Côté fabrication et finition

L’empeigne est en mesh à séchage rapide, elle évacue bien la transpiration comme la Lone Peak d’ailleurs. L’impression de solidité ne s’est pas démentie même si pour ma part, elle n’a pas encore assez de kilométrage. Côté confort, c’est du velours ou je devrais dire du coton, elle est moelleuse et en même temps offre des sensations à la course un peu sèche. Y’a pas à tergiverser, on n’est pas dans la conception oversize un peu ronde de Hoka mais bien chez Altra avec un produit plus sec !

La finition est impeccable, la languette protège bien le coup de pied, le laçage est efficace et on retrouve sur le talon le système d’accroche des guêtres propre à Altra. Le tout est bien soignée et comme le modèle coûte entre 140 et 150 €, c’est appréciable.

Pas de doute pour moi : L’Olympus est une chaussure que l’on peut envisager comme un modèle de transition en trail vers le drop zéro ou alors pour les initiés une chaussure longue distance. A vous de voir selon vos habitudes et vos envies !

L’Olympus 2.0 sur le papier :

  • Poids: 312g
  • Hauteur de semelle: 36 mm
  • Terrain: entraînement ou compétition, rando-course
  • Semelle intermédiaire: Dual Layer EVA et système A-Bound™
  • Semelle extérieure: Vibram
  • Semelle intérieure: assise avec contour 5 mm
  • Empeigne: mesh à séchage rapide

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2 commentaires

  1. Merci pour le clin d’oeil.
    Mon test ne sera pas fondamentalement différent. C’est une chaussure très polyvalente et très confortable. Le poids est quand même non négligeable mais la protection est à ce prix.
    Je note juste une impression de tailler un peu plus petit que la lone peak qui m’a chauffé un ongle sur le 80. Mais j’avais aussi pris le risque de partir avec après seulement 1 footing de rodage (et mes semelles de LP) dedans.

    • @julien : tu as couru aussi 80 bornes avec donc ça chauffe un peu plus quand même ? Le poids ne me dérange pas mais je suis sans doute moins sensible que toi sur ce point.

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