AS CHELLES : LABEL FFA pour le club !

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Mon club d’athlétisme a reçu le label FFA 2 étoiles ! Une belle récompense pour le travail d’encadrement et de gestion du club. Concrètement, cela constitue une reconnaissance de notre travail au club pour répondre aux attentes de nos adhérents et c’est important…si seulement cela pouvait aussi débloquer quelques soutiens, ce serait encore mieux :-)

Tous les critères la FFA sont ici.

AS CHELLES section athlétisme en chiffres :

Nombre de Licenciés : 200
Nombre de Féminines : 78
Nombre de Masculins : 122

 

 

Courir, méditations physiques : on a couru sur la Lune ?

Comment peut-on à la fois revendiquer l’authenticité, la nature à l’état brut, la recherche de sensations pures avec son corps (Chapitre Désir d’expérience) et d’un autre côté, se comporter en véritable maniaque technologique ? Guillaume Le Blanc nous interpelle : « C’est à croire que courir équivaut à une expédition sur la Lune ». Je crois être de ceux qui vivent (plutôt bien) cette dualité : Dr Jekkyl m’invite à la simplicité, au dénuement dans ma pratique alors que Mister Hyde me vante les mérites du Advanced Skin S-Lab 5L, de l’Ambit de Suunto…

L’homme-cyborg est donc le coureur qui aurait cédé à la tentation technologique, préférant le plaisir (à la raison ?), le superflu (au strict nécessaire ?). Je pense que les deux peuvent coexister en nous, c’est d’ailleurs mon cas. Ce qui me ramène à la raison ? Mon porte-monnaie (cf. post de Johan sur Terre de Trail ici) ! J

Derrière l’homme-cyborg, on pourrait voir un autre débat émerger qui est celui de la démocratie sportive…et oui, de ce sport qui au départ nous place tous sur un pied d’égalité (enfin, nous ne partons pas tous avec le même patrimoine génétique), qu’en reste-il une fois que nous avons équipé notre corps de toute cette technologie qui va des pieds à la tête ? Ben peut-être que cela n’a aucune incidence finalement. En tout cas, c’est ce que je me dis lorsque, confortablement installé dans ma galère sur un trail au 30ème kilo, je me fais dépasser par un coureur en short/baskets qui, malgré la simplicité de son "revêtement", s’en sort bien mieux que moi…ça fruste le cyborg mais ça recadre l’homme J

La Noiraude va-t-elle se mettre au running ?

On avait déjà l’ordonnance pour faire du sport, on aura peut-être bientôt le sport sur ordonnance !

Je partage cet article du figaro.fr (ici) qui annonce la mise en place d’un projet pilote à strasbourg et qui fera peut-être école. Utiliser le sport comme une indication médicale afin de lutter ou prévenir certains problèmes de santé semble en effet tomber sous le sens lorsqu’il s’agit de maladies cardiovasculaires, de problèmes ostéoarticulaires, ou encore de prévention du surpoids…

Mieux encore, on évoque un possible remboursement dès lors qu’il y aura prescription médicale.

La Noiraude aura enfin une bonne raison d’appeler son médecin !

Après la Balladurette, la Jupette, voici maintenant la "Templiette"

 

Ô rage ! ô désespoir ! ô business ennemi ! 
N’ai-je donc tant couru que pour cette infamie ? 
Et ne suis-je grandi dans les sentiers des Templiers
Que pour voir en un jour fleurir des lauriers ? 
Et toi le bénévole qu’avec respect tout le public admire, 
Toi, qui tant de fois encourage pour nous aider à finir, 
Tant de fois, par ta présence, affermi le trône des rois, 
Entends donc ma querelle, à qui ne fait rien pour toi !
Ô cruel souvenir de la convivialité ! 
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée ! 

Si Don Diègue était traileur, peut-être eu-t-il déclaré cela en apprenant comme moi aujourd’hui sur le blog de 3D Trail (ici) que les Templiers vont relancer les primes aux vainqueurs (ils ne sont pas les premiers cependant). Info publiée sur le site d’Endurance Mag.

Est-ce un bien, est-ce un mal, voire un mal pour un bien ? Je ne sais pas et sincèrement, je comprends que l’investissement des coureurs au niveau Elite puisse être récompensé. Je crois simplement que ces primes sont plus l’affaire des Teams et sponsors et cela existait déjà un peu…

Non, en fait, il me semblait aussi que le Trail, tout en étant de plus en plus populaire, était confronté à des problèmes d’organisation de plus en plus grands ; je croyais que les bénévoles, sans qui rien de tout ce que nous faisons en compétition ne serait possible, se faisaient de plus en plus rares. Etre bénévole demande un investissement important : ne faudrait-il pas penser à une façon de valoriser cet engagement (tout en préservant l’idée de bénévolat bien entendu) avant de remettre un peu plus d’argent sur la table des vainqueurs ?

Vraiment, je suis confus dans ma tête et je ne sais quoi en penser si ce n’est que cela ne me concerne pas en fait, tout du moins pas tant que l’argent ne modifie les règles et surtout l’esprit du trail.

Bon, comme dirait mon pote Lamiricore : "Pas grave, il nous reste le off"

 

 

 

Sport intensif : l’envers du décor

Ainsi était intitulée la table ronde à laquelle j’ai participé hier à Nantes, une initiative de l’Institut des Addictions Comportementales.

« Un jour, vous achèterez peut-être une paire de roller sur laquelle sera marquée « attention, cette pratique est dangereuse pour votre santé » ou alors sur une paire de running « attention, l’abus de sport peut nuire gravement à votre santé, à consommer avec modération »…c’est ainsi que Xavier Simon, journaliste et animateur de la table ronde à lancer les débats. Nous ne sommes pas encore à l’époque des messages sanitaires liés à l’abus de sport mais « d’abus », il était bien question hier.

« Fabrice, vous avez 39 ans, vous courez en moyenne 10 heures par semaine… », mon intervention était celle du pratiquant de haut niveau (haut niveau étant défini ici par un certain volume d’entraînement, ce qui me semble exagéré au regard des véritables athlètes de haut niveau avec lesquels j’ai peu de choses en commun sincèrement, si ce n’est la passion). Difficile aussi pour moi de me qualifier d’addict devant un certain nombre de professionnels présents dans l’amphi et à mes côtés à la tribune mais ce n’est pas grave car je crois qu’ils ont tiré eux-mêmes une conclusion qui en est assez proche.

Beaucoup de personnes pratiquent un sport pour leur santé, chez moi, c’est différent : l’enjeu n’est pas (plus ?) la santé mais bel et bien le plaisir pur, l’adrénaline qu’on ressent lorsqu’on coure, la douleur qu’on essaie de dompter lorsque ça fait mal. Il n’y a aucun masochisme à cela, juste le fait de ressentir des choses avec mon corps que je ne retrouve pas ailleurs.

Il y avait avec moi à cette table : le Dr Stéphane Prétagut (Antenne Médicale de Prévention et de prise en charge des conduites dopantes), le Dr Yunsan Meas (Direction régionale de la jeunesse et des sports des Pays de Loire), Nadia Dominguez du CAPS de Bordeaux (Centre d’Accompagnement et de Prévention pour les Sportifs).

Nous avons soulevé le fait que s’il existe comme le CAPS de Bordeaux, des structures de soins pour les sportifs d’un certain niveau (Élites, Espoirs, Régionaux), il n’y en a pas pour l’amateur et pratiquant hors stade. Il y a là un manque mais qui sera difficile à combler car les structures mise en places auraient déjà besoin de plus de moyens…

La détection des sportifs « à risque » est en effet difficile comme l’expliquait Nadia Dominguez, « les sportif viennent souvent avec un motif de blessure et notre travail consiste à les faire rentrer dans un schéma de soin mais aussi d’évaluer l’état psychologique du sportif car de cela, ils ne parlent presque jamais lorsqu’ils viennent ». Et oui, c’est pas évident d’arriver chez son médecin en disant, « bonjour docteur, j’ai une douleur au genou droit depuis 15 jours et je ne vais pas bien, je me sens de plus en plus déprimé !! »

Pour Stéphane Prétagut, « on ne voit pas assez de sportif comme Fabrice alors qu’il la faudrait. Ces athlètes ne savent pas qu’ils se mettent en danger et surtout, qu’ils perdent du temps. Le déni est souvent motivé par le désir de maintenir le plan de préparation. A partir de là, le sportif considère la prise en charge comme une perte de temps mais c’est une erreur.»

Vous l’aurez compris, en parlant d’addiction, on parle immanquablement de blessure…

« Il faut réussir à convaincre le sportif de passer une alliance » explique le Dr Yunsan Meas. Lorsqu’un sportif vient me voir, j’essaie de lui expliquer qu’il a un objectif et que nous allons travailler à partir de cet objectif final, en intégrant dans sa prise en charge des étapes intermédiaires. Tout cela est une histoire de négociation entre l’athlète et le médecin. »

Oui, sauf que moi, je négocie avec moi et donc, j’ai toujours le dernier mot. « Vous devriez vous faire accompagner Fabrice, votre passion semble très forte et cela donne du potentiel à vos performances mais à vous écouter, je pense que vous en gaspillez beaucoup par erreur, c’est dommage. »

Ça, vous voyez, je l’ai pris en pleine face comme un double skud. Je sais que je me trompe parfois, mais je fais des efforts pour m’améliorer et là « vlan », le fait de l’entendre m’a secoué : du gâchis ? Je ferai donc tout cela pour ça ?! J’aimerais bien franchement avoir un peu de conseil, mais je voudrais surtout parler de mes séances avec un entraîneur, pas « chater » sur internet avec un coach qui en coache 50 autres ! Mon job ne me permet pas d’aller pratiquer en Club même si j’entraîne les Écoles et poussins de Chelles chaque Week-end à titre volontaire.

Le problème est bien là, je sais ce qu’il faut faire, comment le faire…mais seul, je négocie tout cela est c’est rarement dans le sens de la sagesse et de la raison.

« Au-delà du plaisir, sais-tu ce que tu cherches à courir autant Fabrice, tu seras bientôt Vétéran, que feras-tu lorsque ta VMA va régresser ? Est-ce que tu y as déjà pensé ? Il faudra que tu cherches autre chose que la performance à un moment donné ? » Me demande Xavier Simon.

JE NE SAIS PAS…mais je sais en revanche que je pourrai accepter dans la douleur que mes performances diminuent ; il sera sans doute plus difficile d’accepter un jour de ne plus pouvoir courir du tout.

En attendant, je coure et je n’ai pas envie de trouver ce que je cherche car vous le savez comme moi : c’est encore le meilleur moyen de continuer !

Voilà quelques morceaux choisis de cette réunion. J’attends les abstracts pour un nouveau CR de la partie scientifique pure.

PS : la petite sortie nocturne dans Nantes après le Congrès était plus que sympa. Découvrir une ville en courant est une façon simple et agréable de la sentir et Ressentir. En plus, ça m’a permis de glisser une petite séance de seuil…y’a pas de mal à sa faire plaisir non ?!

Tout le monde savait que c’était impossible…

J’ai reçu hier mon numéro trimestriel de l’excellente revue spécialisée Zatopek (ici). Et à l’intérieur, comme d’habitude, j’ai commencé à faire le plein d’inspiration…un article m’a interpellé et il commence comme ceci "Tout le monde savait que c’était impossible. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas et il l’a fait…" Winston Churchill.

A mesure que le 20 mars approche, date de ma participation à l’Eco-Trail de Paris, mon entourage me demande et répète "pourquoi tu fais un truc pareil ?", "t’es sûr de pouvoir le faire ?"…et bien justement non, je ne le sais pas.

Je ne sais pas si je le terminerai, ni dans quelles conditions. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il ne s’agit que de 50 KM et qu’après ceux-là, il y en aura 72 (si vous voyez à quoi je pense…), puis 80, puis…Je ne connais pas mes limites, mon corps pas encore mais je lui accorde toute ma confiance pour me le dire au moment où nous y serons.

Dans cet article, il est fait référence à la force mystique autant qu’à la force musculaire et moi j’y crois. Je crois qu’on peut faire beaucoup de chose dans une vie si on ne recule pas avant d’avoir avancé (là, j’admets que c’est profond !). Ma passion pour la course à pied puise ici sa motivation première : courir et chercher.

On ne sait jamais, des fois que je trouve…

Paris-Versailles 2009 : course en solidaire

Pour cette 32ème édition du Paris-Versailles 2009, vous pouvez décider de courir différemment en courant solidaire : et oui, lors de votre inscription, vous pouvez adhérer au Challenge Solidaire du Paris Versailles et rejoindre les dizaines de coureurs qui se sont déjà mobilisés !

Quel sera votre challenge ? vendre tous vos kilomètres au profit d’une l’association via la page web Aiderdonner . L’objectif fixé est de 800 € par coureur et pour vous y aider, vous recevrez des conseils et un planning de préparation pour la course car il ne faut pas oublier que Paris-Versailles est une classique de rentrée assez difficile.

On parle systématiquement de la côte des gardes au 6ème km mais la descente qui s’en suit entre le 10 et 11,5km est très cassante pour les jambes car on prend rapidement de la vitesse et il faut pouvoir la contrôler (pour le souffle et les muscles !).

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Retour sur le challenge : comme la Human race de Nike l’an dernier (où est-elle passée d’ailleurs ??), vous pourrez choisir parmi quatre associations humanitaires pour diriger votre don.

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A chacun sa sensibilité donc. En tout cas, le challenge solidaire est aussi relevé que l’effort sportif car collecter 800 € demandera un réel engagement de la part des participants, ce qui est assez original et surtout beaucoup plus impliquant que de prélever sur le montant de l’inscription une partie de la somme payée par les coureurs.

Le format du challenge est également bien adapté au milieu de l’entreprise et on peut espérer qu’elles seront nombreuses à mobiliser leurs salariés !

Une affaire à suivre donc…

Dis-moi comment tu coures…

…et Espritrunning te dira quel coureur tu es. C’est aussi simple que cela et c’est sur le site de notre nouvelle communauté de runners :

http://www.espritrunning.com/chroniques-esprit-running/quiz-quel-type-de-coureur-etes-vous.html

Par ailleurs, un second challenge est proposé sur Espritrunning pour développer les contributions et les discussions sur notre sport favori. Je trouve cela bien parfois, je regrette un peu le manque d’interactivité sur RunOnline. Allons, allons, faut se lâcher !

Résultat du Marathon de Paris : quel bilan pour moi ?

La question surprendra les lecteurs de RunOnline puisque je n’ai pas participé au Marathon de Paris cette année. Non, le bilan dont je parle est celui d’Isabelle (ah, c’est la première fois que je donne son prénom…).

Tout de même, réaliser 3h55 sans préparation spécifique et avec très peu d’entraînement, cette une performance pure. J’ai des amis qui triment des mois pour préparer comme des nones cette course et là, j’ai une coureuse qui avec une hygiène de vie on ne peut plus classique (sans aucun régime spécifique) et un entrainement minimaliste réalise ce qu’il faut bien appeler une perf’.

Alors, le premier bilan que j’en tire, c’est d’abord que nous ne sommes vraiment, mais vraiment pas égaux face à l’effort physique et physiologique. Le corps, aussi bien préparé puisse-t-il être ne nous donne pas à toutes et tous les même résultats. Personnellement, j’ai préparé mon premier marathon de Paris en 2 mois (avec une solide préparation au Semi de Paris tout de même) et malgré tout (tout = ma condition physique, mes résultats sur 15km (1h00) et semi (1h24)), j’ai bouclé l’épreuve en 3h44…l’écart est faible après tout pour une si longue distance.

Nous avons un poids de forme correct : 67kg/1.80m pour moi et 50kg/1m60m1m67 pour elle. Un poids qui évidement joue son rôle dans l’effort pour ce qui est de la tractation mais aussi de la charge supportée par le squelette sur les 42km !

Et pour apprécier encore un peu plus son chrono, je dois ajouter que sur les 5 jours précédents le marathon, 2 ont été des nocturnes à plus 23h00 (mercredi et jeudi) du fait qu’une grosse charge de travail. Et oui.

Evidemment, ca n’en fait pas un modèle à suivre en matière de préparation, loin de moi cette idée, mais plus un sujet de réflexion et surtout d’admiration.

A +