Keep it wild !

Nous autres blogueurs ou journalistes spécialisés de la presse running sommes fréquemment invités à des présentations produits, des événements sportifs mais assez rarement à des prises de parole plus corporate sur le thème de l’engagement et de la citoyenneté. C’est pourtant de cela dont il s’agissait lundi 7 décembre à Paris avec la marque Patagonia.

En marge de la COP21, le groupe d’équipements Outdoor venait présenter le film qu’il soutient afin de promouvoir la protection et défense de la vallée de Jumbo en Colombie Britannique. Sans exposition de la marque et avec une très grande sobriété dans le discours de ses militants représentants, Patagonia nous a livré avec une intensité palpable une belle incarnation de ce que peut être l’engagement d’une entreprise pour l’environnement au-delà de son activité business.

Je vous laisse découvrir le combat acharné que se livrent depuis des années les promoteurs immobiliers et les citoyens de la vallée avec le soutien de la communauté de Ktunaxa : on pourrait considérer que tout cela est bien loin de chez nous mais à y regarder de prêt, Jumbo Wild est presqu’un symbole de toutes les forêts, bosquets, lacs sauvages et autres espaces naturels qu’il faut protéger avant qu’il n’en reste plus rien… prenez le temps lire le récit de cette mobilisation qui fera l’objet d’un film vendu sur Itunes et vimeo dès le 11 décembre au profit de la cause.

Un tease sous-titré en français est visualisable sur Youtube :

Ce type de propos est assez rare dans le milieu du sport (moins dans le domaine Outdoor c’est vrai) pour être souligné et relayé. J’ai également été interpellé par le programme 1% pour la planète qui repose sur une reconnaissance et une acceptation, par Patagonia, de l’impact de son activité économique sur l’environnement. Là encore, sans en faire des tonnes mais en se situant dans l’action plus que dans le discours : la société a ainsi reversé plus de 70 millions de dollars en espèces et en nature à des associations environnementales américaines et internationales menant des actions militantes sur le terrain depuis 1985.

KEEP IT WILD ! Citoyen-coureur, toi qui aime partager tes récits de trail en pleine nature et qui célèbre la beauté des espaces traversés, bouge ta sourie (oui, ce sera déjà un premier pas…). Pour signer la pétition, ce que j’ai fait, c’est par ici !

Empower me* : pour un sportif autonome et acteur de ses soins !

IMG00269-20111116-1433

L’époque où le coureur à pied avec un genou ou un tendon douloureux s’entendait dire par son médecin « arrêtez de courir pendant 3 semaines puis nous ferons le point** » sera bientôt révolue (enfin je l’espère).

Il y a bien quelques propos de ce genre qui circulent encore ici et là dans des cabinets médicaux mais une révolution majeure est en cours : les sportifs, comme les patients depuis quelques années, ne se contentent plus d’écouter et d’appliquer des recommandations médicales ; ils s’impliquent de plus en plus dans la gestion de leur santé au quotidien et il en va de même pour les soins qui sont liés à leur(s) activité(s) physique(s). De ce fait, les sportifs désirent comprendre et agir plutôt que d’attendre en restant inactif…

Empower-me où comment les pratiquants de sports s’éduquent à l’heure des technologies appliquées à la traumatologie du sport…DSC_0011Strapping classique, Kinésio taping, électrostimulation, cryothérapie, orthèses, compression, etc. Les solutions pour prévenir et réparer nos blessures ne manquent pas. Avec tutoriels digitaux ou sans, l’accès aux soins, le plus souvent paramédicaux, tend à se démocratiser…très lentement : oui, je dois admettre que toutes ces solutions ont un coût et cela reste un frein à leur accès. Seule une prescription médicale peut réduire les coûts de certains de ces soins.

D’ailleurs, utiliser le kinésio taping ou la crythérapie par exemple, ne dispense pas selon moi de consulter pour bénéficier de conseils professionnels : mon kiné me guide sur la façon de réaliser un bon stapping, il discute beaucoup de mes séances d’électrostimulation… mais il est moins enthousiaste sur l’usage que je fais du kinésio tapping (car c’est plus délicat) mais il joue le jeu malgré tout.

Autour de moi, de plus en plus de sportifs partagent leurs trucs et astuces pour se soigner, ils s’informent et recherchent une forme d’autonomie de soins, pas en totalité, mais simplement de pouvoir comprendre et agir – internet et les réseaux sociaux en sont les grands contributeurs. Je considère cela comme un progrès à la condition que le niveau d’information soit au rendez-vous car la contrepartie, c’est l’erreur et la rechute, le risque de blessure aggravée, les séquelles…

Les structures associatives, les fédérations ont aussi un rôle essentiel à jouer dans le développement de cette culture du soin chez le sportif et il serait grand temps car je trouve que cet aspect a été négligé depuis trop longtemps.

*l’empowerment est l’octroi à un individu du pouvoir d’agir. Concept anglo-saxon, il est particulièrement répandu dans le domaine de la santé et en particulier au sein des mouvements associatifs.

**des fois, c’est justifié :)

Consommation de boissons énergisantes : premiers résultats

L’étau se resserre autour des boissons énergisantes (à ne pas confondre avec les boissons de l’effort d’apport glucidique). Sous l’égide de l‘IRBMS, une étude de grande envergure a été conduite pendant un an (avril 2011 à Mars 2012)  pour mieux comprendre les modes de consommation et les conduites à risque chez les sportifs.

Les premiers résultats sont ici après 3397 questionnaires retournés : résultats finaux en octobre 2012 !

Et je pense qu’il n’y a pas que les sportifs qui devraient lire ces résultats…

Boissons énergétiques vs boissons énergisantes

h Puisque j’ai pris la peine de manifester mon refus de participer à une course qui s’affiche avec le taureau rouge sans discernement, il fallait au moins que je revienne sur les raisons de cette position personnelle. Vous trouverez ci-dessous des éléments d’informations (une brochure éditée par les autorités de santé et plusieurs sociétés savantes de médecine du sport) et un lien très utile pour comprendre ce qui me motive à affirmer que ce type de boissons est totalement inadapté à l’effort sportif, et en particulier l’endurance.

Lien vers le site de l’Institut Régional du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé (IRBMS)

http://www.irbms.com/boissons-energisantes/prevention/composition-canette

Faut pas prendre ma vessie pour une lanterne !

Il y a quelques minutes, en échangeant quelques SMS avec mon ami Lexel sur le Trail des Hauts Forts, je me renseigne un peu et je décide de retourner sur le site du Trail de l’Ubaye que je pensais faire pour affiner ma préparation à la Gapen’Cimes.

Et là stupeur, j’ai vu rouge (et je suis pas taureau !), un truc m’avait échappé : RED BULL en est partenaire et je lis un texte qui me fait juste croire à une blague « Refaites le plein d’énergie avec RedBull. RedBull donne des ailes à plus de 500 sportifs renommés dans le monde ». Bon sang, c’est juste et très exactement l’évolution dans le monde du sport et du trail, dans le cas présent, que je déteste. Je n’aime pas être confronté à la réalité qui est que le fric est capable de vous faire renoncer à vos propres convictions. Je connais des organisateurs, j’ai du respect pour eux et les bénévoles anonymes qui font qu’on peut courir et pratiquer notre sport le week-end mais cela ne donne pas que des droits, il y a aussi des devoirs comme de respecter les athlètes, la nature. Dans le cas présent, je trouve vraiment d’une grande pertinence le choix qui est fait…

Pour moi, l’hydratation pendant l’effort, ce n’est pas une boisson énergisante – mais je veux bien qu’on me présente les études qui le démontrent, ça me permettra de les confronter à celles qui traitent de son acidité gastrique et de son taux de sucre !  Red Bull peut bien racheter les trails de France et de Navarre et avec la conviction de ceux qui les organisent mais comme je ne suis qu’un simple poireau de base, et bien je me réserve le droit de conserver ce qu’il y a de plus cher en moi, ma ligne de conduite.

J’irai ailleurs, je ferai un off avec mes potes (d’ailleurs, c’est bon les off du TTT) mais pas là où Red Bull sera. J’aimerais vraiment que les coureurs que nous sommes réagissent sur ce genre de trucs et qu’on ne glisse pas dessus en pensant « c’est comme ça, on y peut rien ». On peut juste ne pas y aller.

…bon, je m’emballe alors j’irai courir ce soir et ça ira mieux.

Dominique, sors de ce corps !

Nous le savons tous, la course à pied,c’est aussi une histoire de pulsions « hum, il est bien beau ce p’tit sentier, je me le f’rais bien… » ou encore « oh, jolie courbe cette portion du Verbier… ».  Je n’échappe pas à cette règle, peut-être même suis-je un peu plus concerné que d’autres : oui, j’ai moi aussi un jumeau maléfique !

D’ordinaire, il est tapi dans un coin de ma tête et attend son heure. Depuis 3 mois, il est réapparu. Mon jumeau maléfique est impulsif : il réagit à la moindre annulation de compétition, m’invective, me traite de moins que rien et parfois, il réussit presque à me faire douter.

Mon jumeau maléfique est apathique : avec lui, je me laisse porter par les évènements et je pourrais perdre le goût des choses. Tenez, j’ai même oublié de m’organiser pour être présent à la dernière Veillée du Bois.

Mon jumeau maléfique est versatile : il annonce d’abord qu’il n’ira pas au Verbier, qu’il va arrêter d’écrire…puis se ravise sans donner d’explications.

Mon jumeau maléfique est, vous vous en doutez, hystérique : oh plus fort de ses crises, je pourrais grimper les 33 étages d’un Sofitel avant même d’en prendre conscience.

Mon jumeau maléfique est un « soiffoir ». Point.

Mon jumeau maléfique est imprévisible : il arrive et repart sans prévenir. D’ailleurs, je crois qu’il vient de partir après 3 longs mois à me torturer l’esprit.

Me voici à nouveau seul et je peux par conséquent commencer à tirer le bilan de cette période de convalescence que l’on peut qualifier selon le point de vue duquel on veut se placer de « traversée du désert » ou de « sevrage ».

Je vous laisse, j’ai une analyse à faire…avec mon miroir.

Et toi, sors de ce corps !

Chien de garde

J’allais partir à la Pasta Party ce soir et j’ai lu un mail de caliméro qui fait réagir…assurément.

Nous sommes quoi au juste ? des blogueurs ? des coureurs ? des coureurs-blogueurs ?…je ne sais pas et c’est pas le plus important. Il y a encore 2 ans, je courais seul et puis les rencontres ont commencé et l’aventure du Taillefer Trail Team, puis la Runnosphère dont je rencontre certains membres Parisiens aux Veillées du Bois.

Vous n’êtes pas obligé de me croire mais ça change tout, ou du moins, ça fait bouger des choses dans la tête comme le regard que je porte désormais sur les autres en compétition, sur ceux qui partagent de temps en temps avec moi un morceau de running. Si ça me touche autant aujourd’hui, c’est que des liens se créent progressivement…aurions-nous fait plus de chemin humainement que sur nos sentiers ?? Moi je sais qu’actuellement, ça tourne moins rond et je sais qui appelle, qui écrit pour serrer les rangs. C’est ça une vraie communauté.

Mais bon, comme toutes les relations humaines, elle a des hauts et des bas. Je pense qu’on les surmonte comme dans un couple : on est capable d’en parler ou pas…

@Philippe : merci pour ton mail. J’espère que tu comprendras mon titre car c’est un compliment. Tu  as sonné le tocsin, rappelé à la meute qu’elle a choisi de former un groupe et désormais, on se doit de le rester. Un groupe.

Le décompte des nez a commencé…

Et oui, c’est pas le tout d’en parler, il fallait le mettre aussi ce week-end et quand je lis un post comme celui de Noostromo, je me dis « ben t’y étais pas, mais t’as pas tout perdu ! ».

Enfin, si justement, certain l’on perdu sur le parcours( hum hum) mais ce n’est pas grave car comme je l’ai toujours dit, une fois que tu le mets, c’est que tu l’as acheté ce nez, et c’est ça le nerf de la guerre !

En attendant de lire les CR, j’espère voir une avalanche de nez et je reste  « Admiratif : « courir avec un nez rouge, quel audace ! ». et je dis bravo a mes deux couples préférés pour leur photo qui a du nez !…y’a des enfants qui vont bien rire…

Update djailla a vu rouge lui aussi !

ça sent le carton à plein nez !!! Encore un couple mais cette fois, c’est  Maya avec son fiston pour le 3 ème update de l’article !

Les coureurs de la Veillée du bois ont vu rouge

Rouge comme la Cascadia 6, rouge comme le Mulebar Cherry Bomb, rouge enfin et surtout comme le nez porté par les clowns médecins de l’association Le Rire Médecin. Bien qu’ayant la fesse gauche et la cuisse également « rouge », je suis venu pointer le bout de mon nez afin de saluer les copains, féliciter ceux qui ont couru le Semi ce WE (Noostromo, Djailla entre autre) et bien entendu pour rencontrer la bénévole de l’association Simone Davis. A maintenant 15 jours de l’Eco-Trail de Paris, voici de nouveaux arguments pour vous convaincre d’aller nez (rouge) au vent vers la ligne d’arrivée le 26 mars :

Question 1 : comment décrire l’action du Rire Médecin auprès des enfants hospitalisés ?

Question 2 : qu’est-ce nous, coureurs, pouvons faire pour aider l’association ?

Ma boutique va craquer !

Après une vidéo de 6 mn projetée à la quarantaine de participants (et encore de nouvelle têtes !), tout le monde s’est regroupé pour la photo…sauf que désormais, le succès des Veillées est tel que ça ne rentre plus dans l’objectif ! Va falloir changer de zoom et si ça continue envisager des travaux d’agrandissement pour le magasin ?! En même temps, mieux un magasin plein que plusieurs un peu vide ;-)

Bon, j’espère que le message est bien passé et vu le nombre de nez rouges achetés par Clara, je pense qu’il y aura un chouette diaporama photo à montrer aux enfants après la course. Et pour ceux qui, comme moi, ne courent pas l’Eco-Trail, ce n’est pas grave, toutes les occasions sont bonnes pour afficher son nez (et donc son soutien) : l’UTMB sera un autre grand rendez-vous de l’association et par ailleurs, le calendrier est riche en dates…

Je termine sur une note de grande satisfaction : un bocal plein de pièces et de billets. Comme me l’a très bien dit Simone, nous sommes là depuis 20 ans, alors on ne va pas s’arrêter maintenant !

Les enfants peuvent donc garder le sourire : nous non plus, on ne s’arrêtera pas maintenant.