Polar vise juste

Autrans

Il y a un peu moins d’un an, je participais au voyage de presse Polar à Cannes pour la présentation et le test de la V800 sur le triathlon international : une première pour moi, et un événement tellement fort en sensations que j’avoue être passé un peu à côté d’un point technique essentiel, la plateforme Polar Flow. J’ai définitivement adopté depuis la montre GPS V800 pour mes compétitions car je la trouve parfaitement adaptée à mes besoins et d’une précision irréprochable, je l’ai bien entendu utilisée pour chacun de mes triathlons ou duathlons réalisés depuis car elle est taillée pour le multisports mais côté plateforme, je n’ai pas tiré tous ses bénéfices…

A Autrans, j’ai participé à un nouveau voyage de presse (une nouvelle aventure sportive je peux même dire) pour le lancement de la nouvelle M400 avec la ferme intention de profiter du week-end pour réaliser une séance de rattrapage et enfin utiliser pleinement la montre et sa plateforme.

Retour aux sources avec les sorties en ski de fond

DCIM100GOPROIl y a bien 8 ans que je n’avais pas chaussé des skis de fond mais c’est comme le vélo visiblement, on n’oublie jamais et en quelques minutes, le geste est revenu et j’ai retrouvé progressivement l’équilibre. Equipé de skis destinés au pas « parallèle », nous avons bénéficié du domaine skiable d’Autrans qui est l’un des plus vastes en France avec 130 km de pistes dédiées au ski de fond. Cette première activité a été l’occasion de prendre des mesures avec la M400 et de façon surprenante, de constater sur Polar Flow que ma courbe cardio était très irrégulière ; sans doute le fait d’une foulée chaotique et aussi des phases successives d’arrêts et de déplacements à ski…

Je m’attendais tout même à une FC plus basse, IMG_2794ce qui n’a pas vraiment été le cas (pics à 160 plus et +) et s’est confirmé le lendemain. L’avantage est qu’en pouvant connecter ma montre avec mon mobile, j’ai de façon instantanée récupéré mes données là où d’ordinaire, je ne regardais que la montre où alors j’attendais un peu avant de télécharger les données sur la plateforme. Je reconnais qu’aujourd’hui, il est facile de capter des données de course et de les consulter sur son mobile, ce ne sont pas les apps qui manquent  et d’ailleurs, Polar étudie une compatibilité avec Strava.

Les données affichées sont simples et très lisibles : détail de la FC par zone de travail, vitesse, dénivelé, cartographie. Des indications pratiques qui suffisent à analyser une séance et c’est ce qui me plaît car la simplicité est un critère clé selon moi dans le choix d’une montre GPS running, mon temps d’entraînement doit d’abord être consacré à la course, pas à l’usage de la technologie.

Apprentissage du biathlon et découverte d’un univers passionnant !

Chez Polar, on aime bien le multisports et donc en hivers, on fait du biathlon ! Nous devions participer aux Foulées Blanches mais les conditions météo capricieuses en ont décidé autrement, soit ! Le biathlon a été une formidable découverte, cependant, Martin Fourcade peut resté serein (et il l’est d’ailleurs) car si je ne tire pas trop mal (5 tirs/5 cibles IMG_2388touchées lors des essais couché au sol), l’exercice s’est révélé beaucoup plus délicats lors de l’enchaînement ski/tir… normal car lorsque tu arrives au taquet en ski et que tu attrapes le fusil laser, tu comprends très vite que la respiration est un facteur clé de réussite ! Avec un peu de pratique et les conseils donnés par une équipe de préparateurs, l’exercice est devenu possible et très exaltant.

Cette expérience m’a d’ailleurs donné des sensations assez proches de celles ressenties en triathlon, sans doute l’adrénaline liée à l’enchaînement des disciplines, et l’excitation de la nouveauté. J’ai vraiment beaucoup aimé cela d’autant qu’en biathlon, il faut savoir gérer deux activités très différentes, l’une particulièrement physique et la seconde nécessitant un travail de concentration et de recentrage sur soi assez complexe au début.

Polar Flow : MAJ réalisée avec succès !

Bon, je n’étais pas particulièrement fier d’avouer à l’équipe Polar que bloqué depuis des mois sur un problème de connexion avec la plateforme bêta Polar Flow, je n’utilisais que 30% au mieux des fonctions de ma V800…

Après avoir compris que je devais simplement abandonner la plateforme de test pour m’enregistrer sur celle qui est désormais totalement fonctionnelle, tout est devenu si simple !

J’ai désormais deux montres de connectées : la V800 que je réserve aux compétitions et au triathlon et la M400 pour l’entraînement et la pratique pure du running.

Focus sur la M400IMG_2399

Avec ce modèle, la marque Polar vise la majorité des sportifs à l’exclusion des sports outdoor extrêmes en particulier en raison de son autonomie : jusqu’à 8h d’entraînement (avec utilisation du GPS et de la FC), 24 jours en mode horaire avec suivi de l’activité quotidienne.

Toutes les caractéristiques techniques sont consultables sur le site dédié ici

Pour ma part, je trouve cette montre très intéressante car elle permet d’accéder aux contenus de la plateforme Polar Flow qui est très évolutive (la montre aussi d’ailleurs avec des MAJ régulière comme c’est déjà le cas pour la V800) : à chacun ensuite de « faire ses courses » selon ses besoins de données (profils, tracer d’activités, smart coaching, test fitness, programmation de séances, etc.).

L’ensemble reste simple et accessible immédiatement donc, pas besoin de passer des heures à déchiffrer des datas, ce qui reste pour moi encore une fois un critère déterminant car avoir des chiffres est une chose mais à quoi bon tant de gourmandise lorsqu’on manque déjà de temps pour notre pratique !! Ici, on peut aller à l’essentiel avec un maximum de détail, c’est juste bien ciblé et cela permet à Polar de démontrer sa maîtrise du sujet après une montre RC3 un peu critiquée…

Sur le plan de la fabrication, les matériaux sont simples mais le design est moderne et les boutons faciles à activer, y compris avec des gants ! Peut-être que sa taille conviendra mieux à un public masculin que féminin si l’objectif est de la porter en permanence mais quand je vois les tendances du marché en matière de montres, c’est un choix très personnel en fait…

Le prix de la montre varie de 160 à 200 € selon qu’on souhaite l’émetteur de FC ou non, ce qui est un très bon rapport qualité/prix.  Pour ma part et même si je sais que la tendance encore une fois est à l’usage des montres GPS sans ceinture, je trouve dommage de s’en priver car la FC est un indicateur très utile (travail en zone FC par exemple et pour moi, c’est un indicateur de fatigue aussi…). Enfin, c’est la marque de fabrique de Polar dont la précision des mesures FC n’est plus à faire.

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A lire également sur le même sujet :

Jean-Pierre sur Run Reporter Run « Initiation ski de fond avec Polar M400″

Justine sur Trucs de nana « J’ai testé le ski de fond »

Anne-Laure sur Babaorun « Test pas geek de 7 montres GPS »

Juliette sur femesactuelles.fr « Test polar M400″

Remerciements :

Polar et son équipe de choc !

BernasCOM pour l’organisation parfaite. 

Trois cuissards de compression : test

Je n’avais pas prévu de réaliser ce test mais je me suis retrouvé ce week-end en hésitation devant le choix de mon cuissard pour aller courir, ce qui m’a amené à utiliser les trois que je possède pour les comparer : le Compressport Pro Racing Trail // le BV sport Booster Anatomical // le Kanergy

cuissardsDe conception, les trois cuissards sont assez différents : une maille assez épaisse pour le BV Sport avec un tricotage très spécifique et des points de soutien musculaires particulièrement marqués au niveau des ischios jambiers. Le Modèle Compressport Pro Racing quant à lui est fait d’une maille très fine qui moule le corps de façon très agréable avec comme points forts le maintien des quadriceps et une ceinture de taille très douce qui ne sert pas. Le Kanergy est plus simple mais il est très agréable et sans véritable point fort en matière de maintien, on ressent malgré tout une enveloppe musculaire plus ferme qu’avec un cuissard simple.

Mon conseil d’utilisation :

Je recommande le BV Sport Anatomical aux coureurs qui recherchent un maintien plus fort des ischios jambiers et ce modèle est pour moi le meilleur. Il est par ailleurs d’une fabrication de très bonne qualité, résistant et facile à enfiler – son prix moyen constaté se situe entre 60 et 65 €.

Le short Compressport Pro Racing me semble le bon choix pour les trail avec du dénivelé où le maintien des quadriceps est important, en particulier sur les descentes. Je pense qu’il est un atout pour les coureurs qui ne sont pas très musclés et à la recherche d’un peu de soutien ; ce cuissard est un must pour moi et il existe désormais une version sous-vêtement qui est un excellent compromis pour les coureurs qui désirent conserver un short de trail classique par dessus – le prix moyen des deux modèles est très variable entre 60 et 70 €

Le Kanergy est le modèle passe-partout pour des coureurs qui ne recherchent pas un soutien musculaire particulier mais souhaitent ressentir la sensation de maintien. Je le trouve un peu léger à mon goût mais c’est une histoire de sensation car je sais que certains coureurs se plaignent d’être « comprimés » à l’inverse… le prix chez Décathlon est de 29 €, un rapport qualité/prix indéniable.

Au final, je pense qu’il est très important d’essayer son cuissard avec soin avant de l’acheter car la sensation y fait pour beaucoup et il ne faut pas hésiter à demander conseil, vous pourrez ainsi choisir la compression qui vous convient. Si vous habitez Paris, l’équipe Team Outdoor saura vous guider et vous faire tester ses modèles. Vous pouvez également cliquer chez Mister Compression qui est un site de référence sur la compression !

Dernier conseil, lorsque vous enfilez votre cuissard, déroulez-le doucement sans tirer en forçant pour le remonter à la taille, le modèle Compressport par exemple n’appréciera pas du tout et à ce prix, il faut prendre soin de ses vêtements :)

Programme Trail 2015


Sans titre

A quelques jours de cette fin d’année 2014 qui reste relativement positive (pas de grosse perf’ mais pas de blessure non plus !), je peux déjà regarder un planning 2015 qui est désormais finalisé pour le 1er semestre :

  1. 15 Mars : Trail du Ventoux (46 km , 2400 D+)
  2. 30 Mai : Marathon race d’Annecy (43 km, 2800 D+)
  3. 29 Juin : Grand Raid du Golfe du Morbihan (56 km)

Avant cela, la saison de cross-country qui sera, je l’espère, la plus longue possible …

La seconde partie de l’année se construira plus tard, pour l’heure, je n’ai encore d’idées précises alors c’est ouvert.

Hoka Clifton testée et très approuvée

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Il y a longtemps qu’une chaussure ne m’avait pas fait un tel effet et pourtant, j’ai chaussé quelques paires ces dernières années : je vous invite à découvrir la Hoka Clifton.

Taillée pour la route (mais je l’utilise aussi sur les chemins stabilisés), elle pèse 210 gr la chaussure et annonce une forte promesse de souplesse et de fluidité dans le déroulé du pied. Franchement, elle tient plus que ses promesses.

photo 1Caractéristiques :

Drop de 5 mn

Semelle intermédiaire en caoutchouc

Chausson sans aucune couture

Semelle intérieure Ortholite

Mes critères

Ceux qui comme moi ont couru avec la Bondi 1 n’ont pas gardé que de bons souvenirs, en particulier sur l’usure très rapide de la semelle externe et aussi parfois un manque de stabilité ressenti : oublier tout cela car la Clifton frôle à mon sens la perfection en matière de running sur route. C’est bien entendu selon mes critères : je veux qu’une chaussure destinée à la route soit avant tout très amortissante, souple, sentir mes orteils libre de bouger… le dynamisme est secondaire car je pense qu’il est d’abord lié aux qualités du coureur. La légèreté est importante mais pas au détriment de l’amorti et du confort.

Mes entraînements avec la Cliftonphoto 2

J’ai « roulé » avec les Clifton déjà plus de 100 bornes et je continue de prendre du plaisir avec lors de mes sorties. J’ai tout pratiqué avec : sorties longues, fractionné, fartlek …

Je l’ai trainé dans les bois, sur chemins stabilisés, sur route bien entendu avec chaque fois le même plaisir. Zéro problème de stabilité, y compris en virage ou en descente ; il faut dire qu’avec un drop de 5 mn, on n’est pas non plus perché mais au contraire, on ressent une belle sensation de pied se déroulant au sol.

Conception-fabrication

Je trouve que tout comme la Mafate Speed, cette Clifton est radicalement différente de ce que je connaissais de la marque, sans doute le nouvel élan que la marque a trouvé depuis son rachat par la marque américaine Deckers en 2013 et aussi l’expérience, les retours consommateurs. Tout cela permet aujourd’hui à Hoka de proposer des modèles que je considère très aboutis et avec ce petit plus qu’est la sensation de course.

A ce stade, je n’ai relevé aucun défaut de solidité avec la Clifton, que ce soit au niveau du chausson sans coutures comme au niveau de la semelle dont l’usure est normale et n’a pas souffert de mes sorties en forêt. Il faut dire que je prends soin de mes chaussures que je lave et brosse après chaque sortie (mon médecin dit que ce n’est pas grave …).

Le système de laçage est classique, ce qui n’est pas pour me déplair …

Autres tests à lire : dose de trail &  la fille aux baskets roses

La Clifton m’a ramené sur le macadam, et ce week-end (28 décembre), je prendrai le départ de la mythique Corrida de Houilles avec elle. Pas certain que je cours plus vite pour autant mais au moins, je sais déjà que je vais prendre du plaisir :-)

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Trail de la Croix de Fer 2015

S2150066Il y a des courses que tu fais et immédiatement, tu sais que tu tiens là un rendez-vous annuel à ne manquer sous aucun prétexte : le trail by night de la Croix de fer au Plessis-Mériot (Provins) est de ceux-là.

Un trail illuminant !

Combien de trail en Ile de France peuvent se targuer d’offrir au départ et pendant la course un feu d’artifice ?! C’est tout de même assez rare pour être souligné et surtout, cela en dit long sur l’esprit de l’organisation qui fait tout pour rendre cette course mémorable pour les participants. En fait, je crois que c’est ce qui me plaît ici (en plus du parcours de nuit) : tous les bénévoles sont aux petits soins, attentifs, motivés et très suportifs…bref, un pur moment d’exaltation !

16 km et 400 D+ de cross trail

On pourrait croire que le trail by night est un cross tellement le tracé est dynamique avec des lacets, des relances, des buttes (et des côtes !)… le rythme est une des clés selon moi pour bien réussir cette course. Cette année, pour tenir compte de certaines remarques de coureurs l’année dernière, le parcours a été revu en DEV + de 100m.

Sur le rythme justement, j’en ai manqué cette année tout comme de la vitesse. Alors que pendant toute la course, sans prêter attention à mon GPS, je pensais courir à un rythme assez soutenu, j’ai été surpris de boucler ces 16 km en 1h32’35 à 10,2 km/h de moyenne. Il y avait pas mal de boue, un terrain assez collant par endroit mais tout de même, j’ai pris conscience que ma vitesse à chuté ces dernières semaines à vouloir tester un entraînement basé principalement sur les vitesse lentes…

IMG_5285Il y avait pourtant de quoi resté au taquet avec une fusée tirée toutes les 10 min de course pratiquement…on se serait presque cru dans Hunger Games en entendant le bruit de la détonation dans la nuit.

C’est donc moins la performance que l’ambiance incroyable de cette course que je retiendrais, à l’image également de ce bénévole qui, pour la deuxième année où je viens, est au milieu des champs avec sa voiture et de la musique techno à plein volume pour encourager chaque coureur qui passe et il y met du coeur croyez-moi !

1505668_10152791299044000_7339094408292881495_nSur le plan du mathos, ce trail ne demande pas grand chose si ce n’est de bonnes chaussures qui accrochent car le terrain est essentiellement fait de sous-bois et de chemins de terre : mes Hoka Mafate Speed ont fait merveille sur le plan de l’accroche même si pour le côté « speed », ben disons que moi qu’une mule avec des Hoka reste une mule !

Bravo aux organisateurs et bénévoles pour ce petit moment hors du temps, hors du stress ambiant.

RDV maintenant pour la saison de cross-country 2015 en (re)travaillant d’ici là la vitesse car j’en aurai bien besoin pour retrouver mes sensations de course.

Aller plus loin avec l’électrostimulation : interview de Pascal Adam, directeur scientifique chez Compex

 L’électrostimulation est une technique complémentaire de préparation physique réputée pour renforcer nos muscles. Dans la pratique, nous sommes nombreux à plutôt l’utiliser pour faciliter la récupération après l’effort. Mais peut-on imaginer que l’électrostimulation améliore notre force ? 

J’avais envie de répondre à des questions qui me sont souvent posées, c’est avec le directeur scientifique de Compex que j’ai partagé mes interrogations.

De nouvelles perspectives d’utilisation :

La gamme qui vient d’être mise sur le marché en octobre (ici)se compose de nombreux modèles sans fil, au delà de l’aspect pratique, quelles sont les possibilités de préparation physique ouvertes par cette technologie ?

C’est pourtant l’aspect pratique qu’il faut considérer en priorité, sachant que la présence des câbles de stimulation était l’une des critiques principales formulées par les utilisateurs ou par des sportifs que ce point pratique décourageait.

Lorsque cela présente un intérêt, l’absence de câble de connexion permet aussi l’adoption plus aisée de certaines postures, voir le changement de position au cours d’une même séance.

photo 1Quels sont vos conseils pour passer d’une utilisation statique à une utilisation dynamique du produit ?

Il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant une supériorité de l’association de la stimulation avec un travail volontaire associé et en particulier avec des exercices dynamiques.

Toutes les publications scientifiques ayant démontré des gains significatifs par électrostimulation, relèvent d’exercices réalisés en statique (contraction isométrique).

Les gains de force moyens sont de 20%, et ces gains sont retrouvés pour des contractions isométriques mais aussi pour des contractions dynamiques (que ce soit en concentrique ou en excentrique), et sont même plus important pour les vitesses les plus élevées (ce qui démontre que c’est l’activation musculaire qui est déterminante et pas les conditions dans lesquelles les contractions sont réalisées).

Autre fait important à souligner, plusieurs études ont clairement démontré que le transfert de gain (depuis le gain du muscle vers une amélioration d’une gestuelle plus élaborée) se faisait le plus souvent sans aucun délai (étude natation, volley, foot, rugby, hockey sur glace…) dès lors qu’un entraînement volontaire était réalisé de façon concomitante.

Il est aussi connu que l’électrostimulation, même réalisée de façon statique, est génératrice de courbatures importantes, en raison du mode spécifique du recrutement des fibres musculaires.

Une étude a même démontré qu’au niveau musculaire, les microlésions consécutives à l’exercice sont identiques pour une séance statique d’électrostimulation et une séance d’entraînement de même durée réalisée en excentrique. L’association de la stimulation avec un travail dynamique, surtout si ce dernier implique des contractions excentriques, occasionne des courbatures souvent phénoménales qui peuvent empêcher l’athlète de s’entraîner pendant plusieurs jours.

Enfin, il faut aussi rappeler que parmi les principaux avantages de l’électrostimulation, on retrouve : pas de fatigue centrale (ce qui permet au sportif d’être plus « frais » pour ses entraînements volontaires) et peu de contraintes articulaires (ce qui est exact lorsque les séances sont conduites en isométrique). Ces avantages disparaissent si un travail dynamique est réalisé en même temps.

 L’ensemble des points précédents laissent apparaître un ratio bénéfices/risques insuffisant qui me conduit à ne conseiller que très rarement cette modalité d’exercices.

Il existe néanmoins quelques cas, où cela peut néanmoins être envisagé (par augmentation du bénéfice espéré) : des rééducations particulières (en particulier dans le domaine de la rééducation neurologique), une préparation spécifique pour une sollicitation de nature excentrique (par exemple pour le trail), pour des sportifs très aguerris pratiquant la stimulation depuis plusieurs saisons et qui ont tendance à atteindre un plafond au niveau de leurs qualités musculaires.

Existe-t-il des risques de blessures si j’utilise mon programme en dynamique ?photo 2

 Sans parler d’électrostimulation, quelle est le type d’exercices où le risque de blessure est le plus élevé : statique ou dynamique ?   (CQFD)

Par ailleurs, tout exercice dynamique implique des actions musculaires modulées (variation de la force développée), alors que la contraction électro-induite est toujours normalisée, donc incapable de s’adapter à un changement de situation (longueur, vitesse etc…), et à cet effet, peut plutôt venir perturber la motricité volontaire.

Maintenant, tout ceci doit être apprécié en fonction de l’exercice réalisé : amplitude, vitesse, initiation du mouvement etc…

Dans tous les cas, cette modalité d’entraînement devrait toujours se faire sous le contrôle d’un superviseur avisé !

 

En pratique :

Puis-je « sauter » la phase d’échauffement si j’ai déjà couru pour démarrer directement un exercice ?

Oui

Que se passe-t-il si je ne termine pas un programme jusqu’au bout ? Si je m’arrête avant la phase de récupération ?

 Les programmes Compex ont été développés en partenariat avec Gilles Cometti (Université de Dijon) avec des outils permettant de mesurer les résultats.

La durée des programmes a été établie sur la base des gains moyens obtenus chez plusieurs dizaines de sujets, et avec des séances réalisées en isométrique.

Il est par conséquent préconisé de toujours réaliser la totalité de la séance (séquence de travail +++), pour des résultats optimaux.

Maintenant, avec un travail volontaire associé, les règles du jeu ne sont plus les mêmes.

Une des mesures de précaution, est la grande progressivité dont il faut faire preuve lorsque l’on souhaite aborder cette modalité :

Pas plus de 5 contractions pour les premières séances, puis 10, puis 15 etc…

Le reste de la séance pouvant être mené en statique.

L’équipe de la revue Volodalen a réalisé une étude pour mesurer l’efficacité de séances avec un produit Compex comparé à des séances de travail naturelles en course (descentes rapides) : quel était le programme Compex utilisé pour cette étude (http://www.volodalen.com/54laboratoire/laboratoire-compex.htm)?

C’est difficile de considérer ce travail comme une étude, il s’agit plutôt d’un test produit. Le programme utilisé était un programme customisé, assez proche du programme Amyotrophie mais limité à 10 contractions.

Plus d’information sur la nouvelle gamme : ici

Un grand merci à Pascal Adam, Directeur Scientifique chez Compex.

Ré-athlétisation et marche nordique : doucement mais sûrement

Valmenier 2014Je me souviens encore lorsqu’en 2009, dans le bois de Coubron, j’entendais quelques (mauvaises) blagues fuser du genre « elles sont où les pistes s’il vous plait ? » ou encore « la montagne c’est tout droit m’sieur ! »…soit.

Je faisais donc un peu sourire mais à l’époque, je pensais très fortement que la marche nordique présentait de sérieux atouts comme complément de mes sorties CAP et très vite, j’ai aussi compris que je pouvais l’utiliser en priorité sur la CAP en cas de blessures. A l’époque, je l’ai fait de façon intuitive en me disant que les bâtons me permettraient de soulager les articulations, limiter les ondulations musculaires ??? Bref, de reprendre plus vite l’entraînement notamment en fonction cardiotrainning et sans risque de rechuter.

Il y a deux ans, je me suis donné comme challenge d’aider Marie à non seulement retrouver une forme physique optimale mais aussi à apprendre à courir et tout cela en utilisant la marche nordique comme support principal : une pure démarche de ré-athlétisation. La suite, c’est une montée en puissance en temps d’entraînement (de 20 mn à 1h15 aujourd’hui) et en distance (de 5 km à … 30 km lors du trail des Cerfs en mai dernier !).

photo-41L’enseignement ?

On connaît tous désormais l’intérêt de la marche nordique (avec un geste technique correct) sur le plan cardio et musculaire, on le découvre de plus en plus dans son expression athlétique avec des capacités de vitesse allant jusqu’à 9 km/h et là, je vous dis qu’il faut envoyer du lourd mais attention, pas au détriment de la technique encore une fois – je croise régulièrement des pratiquants dont le geste est étriqué et brutal, ce qui n’est pas le but et peut même s’avérer contre-productif.

La découverte ?

Je parle de « découverte » car c’est quelque chose que je n’attendais pas forcément au regard de ma pratique mais que je constate depuis en observant autour de moi, en particulier Marie, et en échangeant avec d’autres personnes : le gain de confiance.

La pratique très progressive de la marche nordique permet une montée en puissance par palier qui est très favorable à la prise de confiance de l’athlète et ça, c’est vraiment top ! En particulier pour des personnes qui ont besoin de retrouver une capacité physique amoindrie par la blessure, ou simplement de retrouver des sensations perdues par une hygiène de vie moins bonne (prise de poids, etc.). Le risque de décourageux est réel sans condition physique mais la MN est très abordable donc elle favorise le plaisir et la prise de confiance personnelle dans le temps.

je ne dis pas que la marche nordique n’est pas une solution miracle mais je crois qu’elle peut représenter une excellente alternative à pas mal de techniques de reprise de l’entraînement.

A l’heure où les premières compétitions émergent, ainsi que la tenue prochaine en 2015 d’un championnat de France organisé par la FFA, il faut considérer cette discipline comme un « couteau Suisse » où chacun(e) peut trouver un bénéfice temporaire ou permanent pour se maintenir en bonne condition.

La prochaine étape de mon expérience pratique, c’est dans une semaine… j’en dis pas plus mais si « on » gagne notre pari, ce sera champagne ;)

Véthatlon de Provins : résultats 2014

photo 1(7)Le véthatlon de Provins n’était prévu dans mon calendrier comme de compétition mais plus pour le fun. Je sors tout juste d’une période de LSD (long slow distance) que j’arrête avant de mourir d’ennui… Je sais que cela va en faire rire plus d’un avec qui j’avais déjà évoqué le sujet mais il est vrai qu’après un mois ½ à faire des footing d’une heure à 10 km/h avec quelques séances rapides seulement, j’ai fini par m’emm…. sévèrement.

Ce dimanche matin, je me suis rendu à Provins, un site médiéval superbe, comme on se rend à une fête que l’on sait déjà très réussie : météo parfaite, cadre général très beau, état de forme bon. Et en plus, j’aime vraiment mixer les disciplines !

A courir lentement, on finit par devenir… lent !photo 3(4)

Et oui, fallait s’en douter mais à 4mn au kilo, j’avais l’impression d’aller presque vite ! Pourtant pas de quoi manquer de souffle mais j’ai vite compris qu’on peut être en forme et rester coller au sol sans peine ni douleurs. Du coup, j’en ai profité et plutôt que d’essayer d’atteindre la zone rouge, je me suis éclaté. Il fallait quand même rester sur ses gardes car le peloton était réduit (169 participants) et le niveau assez élevé avec pas mal de triathlètes et des équipes en relais.

« Rouler gras »…

La transition de la course au vélo est évidemment beaucoup plus simple qu’en TRI, surtout pour moi qui ne chausse pas avec des fixations, je suis donc parti de la zone directement avec mon casque sur la tête – sangle attachée J. Seulement, j’ai vite compris que le VTT ne serait aussi cool que le running : terrain plus technique, sol gras avec ornières assez prononcées… le parcours était rendu assez difficile à cause des pluies abondantes de la semaine. J’ai bien perdu 20 places dans les 7 premiers km, un peu en difficulté sur mes appuis et pas toujours stable dans les champs bien gras. Pour autant, l’organisation avait tracé un parcours de toute beauté avec des passages en forêt, des champs, des fermes et ce qui restera pour moi le summum : une descente dans les douves (sèches) du château à fond les gamelles. Là, j’ai vraiment pris mon pied d’autant que la sortie s’effectue par un escalier où il faut porter le vélo :-)

photo 2(8)Pas de jambes molles mais le cerveau lent !

De retour sur le camp de base avec 25 km éprouvants, je suis reparti pour la même boucle à pied mais bien moins vite cette fois. J’ai repris deux places seulement, un écart assez important s’étant creusé sur le VTT.

Je termine 89ème sur 129 individuels et 169 participants si on comptabilise les équipes : le vainqueur est en 1h25 et le dernier en +/- 2h30 et moi en 1h56. Résultats complets ici.

Bref, Je n’ai pas puiser dans les ressources mais je me suis bien éclaté en dépit d’un VTT un peu difficile au niveau technique.

J’aimerais vraiment souligner que l’organisation était parfaite, les bénévoles très sympas sur l’ensemble du parcours. Les tracés running et VTT sont de qualité et j’espère bien revenir l’an prochain à ce qui est une belle découverte pour moi. Si vous cherchez une première épreuve mixte running et vélo, venez à Provins !

Crédits photo : Chloé Villiers et Maxime de Almeida.

Test de la Mafate Speed Trail Hoka

Les amateurs de Hoka peuvent se réjouir, ils ont été entendus ! La nouvelle collection Hoka One One accueillent de nombreux modèles totalement inédits, en particulier pour la route, mais aussi côté trail avec la Mafate Speed. Après un peu plus de 60 km de course en forêt et sur des sentiers de rando, je vous livre mes premières impressions en attendant de les emmener des terrains plus techniques !

Côté conception, voici ses caractéristiques :

Géométrie Sous Meta: 31mm – Sous Talon: 35mm / Drop: 4mm
Poids 320gr (en 42) / je pèse la mienne à 360 gr en 45 
Tige Mesh respirant, anti débris, sans coutures
Laçage Quick fit sytem (+ standard que je préfère personnellement)
Semelle intérieure 4mm molded EVA + 2mm die cut Ortolite / j’ai enlevé l’EVA pour mettre mes orthopédiques + Ortolite 2mm et c’est très confortable
Grip Hoka R-MAT Grip – Crampons 5 mm

photo 5-2En comparaison de la Mafate 3 (modèle original), elle est donc plus légère (90gr en 42) et les crampons de la Speed ont +1 mm, ce qui est toujours bon à prendre pour gagner en accroche. La semelle intérieure offre de l’EVA et une seconde plus fine Ortholite qui permet d’ajuster au mieux l’insertion du pied dans le chausson – chacun peut ainsi choisir son niveau de confort et de calage du pied dans la chaussure.

Mes premières sorties ont été réalisées sur sol sec, en sous-bois et sur chemins de randonnée : elle est très agréable et donne une impression immédiate de légèreté au niveau de la foulée qui surprend. Très souple, je la trouve réactive. Ces deux caractéristiques constituent pour moi de vrais progrès par rapport aux Mafate 1 et 2 que je trouvais un peu rigides et peu « maniables ». La semelle qui a été développée ainsi que la nouvelle tige avec son mesh y sont sans doute pour quelque chose.

La stabilité de la chaussure est également bonne, même si on reste « perché », mais c’est ce qui fait aussi la sensation si unique des Hoka One One. Je lis parfois que certains redoutent des problèmes au niveau de la cheville ; pour ce qui me concerne, je n’ai jamais eu de douleurs ou chutes. Lorsque j’ai couru à Verbier avec mes Stinson, j’ai strappé (je le fais avec n’importe quelle chaussure) pour apporter une protection supplémentaire car il vrai que dans les dévers, cela est bien utile. Avec la Mafate Speed, je trouve que la stabilité est encore améliorée, il faut donc la tester et ne pas rester sur cet a priori.

Enfin, les protections sont toujours présentes au niveau du talon et à l’avant du pied, la semelle haute contribue également à la protection sur les chemins pierreux.

Il me faudra la tester sur des sorties beaucoup plus longues afin de vraiment juger : à suivre donc !

Sans titre