Oxy’trail 2016 : le trail francilien qui monte…

Je n’avais pas intégré l’Oxy’Trail comme une étape de mon calendrier jusqu’à présent, puis l’opportunité de participer une équipe presse avec l’agence des organisateurs, BernasCom, s’est présentée et je me suis dit qu’une sortie de 23 km à 15 jours du TVSB, ça passait bien.

Oxytrail

C’était une excellente idée car cette course très atypique est vraiment géniale pour au moins deux raisons : l’organisation impeccable et le parcours original.

Une organisation et des bénévoles très engagés

Derrière Benoît Ponton, l’organisateur et porteur du projet, il y plus de 500 bénévoles bien briefés et de très bonne humeur, ce qui fait plaisir car on lit et on entend souvent qu’il y a une crise du bénévolat dans les clubs de sport. Cette crise est bien réelle mais ce serait sans compter sur la détermination de Benoît qui remue ciel et terre pendant des mois pour constituer son équipe. Je dis chapeau.

Bien entendu, avoir des bénévoles et une équipe ne suffit pas, il faut aussi une organisation et des équipements. Sur place, on se croirait sur le lieu d’un événement national avec des tentes, des espaces de jeux pour les enfants, des stands, un espace de massage pour les coureurs, un balisage précis et une importante présence des équipes de soins. Rien n’est laissé au hasard.

Et le parcours ?!

L’oxy’Trail, c’est un trail urbain car vous courez en navigant entre deux types de paysages : urbains et forestiers au abords de la marne. Cette année, il a été révisé de 23 à 25 km en raison des fortes pluie ces dernières semaines. Une petite bifurcation sans conséquence tant le parcours est varié et original avec des passages limités sur le bitume, des sentiers forestiers et quelques lieux de prestige dans le département du 77 tels que la traversée du château de Champs, la cité Menier ou encore la ferme du Buisson ; tout cela autour de Noisiel.

_mgl2340Pour les amateurs de chrono, sachez que le tracé est assez rapide car plutôt plat et que pas mal de coureurs des départements alentours y viennent !  L’absence de dénivelé le rend également très accessible au plus grand nombre d’où son succès populaire grandissant avec 4 400 inscrits cette année.

Pour ma part, je me suis bien amusé même si j’ai manqué d’un peu de fraîcheur sur les 4 derniers kilomètres. Je boucle le 25 km en 2h00, ce qui me satisfait pleinement dans la perspective du Verbier qui lui sera beaucoup plus « pentu »🙂

Rendez-vous en 2017 à Noisiel ! Bravo à Benoît et tous ses bénévoles. Merci à la team BernasCom.

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Test du Sac à dos Osprey REV 6

Déjà très appréciée des randonneurs et en particulier des amateurs de fast-hiking, la marque Osprey propose également quelques modèles destinés à la course à pied. J’ai testé le REV 6 afin de me faire une opinion sur ce produit assez différent des sacs que l’on trouve d’ordinaire en boutique spécialisée trail.

Conditions du test : sorties courtes et longues avec poche à eau remplie (1,5 L), barres nutritionnelles, coupe vent et tee-shirt chargés.

Caractéristiques :

  • sac 1,5 L
  • deux compartiments
  • proche pour smartphone fixée sur la bretelle (protection maximum)
  • mesh imperméable
  • dimension 40 x 23 x 18
  • poids 420 gr en M/L
  • prix de vente 90 €

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J’ai beaucoup aimé

Conception hyper soignée : à toujours vouloir faire plus léger, on a tendance à oublier qu’un sac doit également être fait pour résister et durer car notre sport est une activité outdoor ! Faudrait pas l’oublier…

La conception du Rev 6 est vraiment superbe, avec de solides coutures, des finitions très belles mais aussi des sangles, harnais et fixations de qualité.

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Système d’hydratation innovant : un peu perplexe en découvrant la poche à eau et son système de fixation, j’ai rapidement compris son intérêt en rechargeant en eau car on accède facilement et rapidement à la poche. Le système fonctionne bien et avec la sangle interne en plastique souple, la réserve d’eau ne bouge pas pendant les temps de course. Dernier point positif, l’embout pour boire est très pratique et facile pour aspirer l’eau avec très peu d’effort ; il comporte un aimant qui le fixe sur la sangle afin qu’il reste accessible à tout instant.

FullSizeRenderRangements simples et pratiques : deux compartiments sont proposés (un du côté de la poche d’hydratation et le second indépendant sur le devant du sac). L’ensemble permet de charger coupe-vent léger, 1 ou 2 tee-shirts, une paire de chaussette, la couverture de survie… la contenance est suffisante pour qu’il soit embarqué sur un ultra.

Sur la bretelle droite, on peut au choix ajouter un bidon de 500 ml ou mettre des barres, gels selon l’envie. Le volume est extensible grâce à une fermeture qui permet de l’ouvrir donc, il y a de quoi ranger d’autant qu’elle est profonde ! Côté gauche, c’est la pochette pour smartphone avec sa protection plastique… bon je ne suis pas fan mais pour protéger son smart, c’est pratique.

Une petite poche avec zip sur le dessus est prévue pour ranger des clés, les papiers de voiture et une CB !

Au final, il y a peu d’espaces de rangement en nombre mais ils sont pratiques et bien pensés une fois de plus.

Ce que j’aimerais bien voire améliorer 

Le raccord du tube de la poche hydratation est bien pensé mais un tube d’un seul tenant serait pas mal tout de même pour le nettoyage.

Ajouter un sifflet car cela fait partie du matos obligatoire en trail.

Une version future sans la poche smartphone ne me poserait pas de problème, avec à sa place une poche fermée simple avec zip pour attraper le smart et faire des photos plus rapidement. Ici, je trouve un peu difficile la manip’ pour sortir le mobile qui est bien serré dans la poche…

Enfin, chacun peu le faire chez soi mais ajouter un élastique sur les 2 sangles pectorales pour que les sangles ne pendouillent pas.

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En conclusion, je peux dire que je suis vraiment emballé par ce sac innovant, pratique, solide et j’ai donc décidé de l’emmener avec moi en Suisse pour le trail de Verbier (61 km et 4000 D +). Je pourrai alors vous livrer un complément de test avec situation en compétition !

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GoTrail Ultra 3 : Skerchers fait une sortie de route réussie

La marque commence à bien faire parler d’elle dans le petit monde du running, avec une collection qui ne cesse de s’élargir et des ambassadeurs qui lui apportent à la fois visibilité et crédibilité sur les podiums… la marque est très atypique et ne peut plus être ignorée depuis qu’elle investit dans une gamme dédiée à la performance. Attention, la GoTrail est la 1ère chaussure trail de la marque : c’est plus que prometteur.

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Skechers sur les sentiers, qui l’eût cru ?

La dernière sensation en matière d’équipement trail est venue selon moi de HOKA, il y a quelques années maintenant, avec son approche totalement repensée de la course en terrain  naturel et son amorti incomparable. Je n’irai pas jusqu’à dire que la GoTrail m’a fait le même effet et pourtant, j’ai ressenti en les chaussant quelque chose d’assez différent des marques traditionnelles. La marque de fabrique de Skechers, c’est le trio souplesse + gomme très amortissante + légèreté.

Sur le trail, c’était pas gagné d’avance car il faut aussi être capable de sortir des modèles stables et accrocheurs. Après une bonne centaine de kilomètres avec, je trouve le pari réussi moyennant quelques pistes d’amélioration qui en feront une bête de trail…

Description

  • 312 gr en 42, ce qui dans la norme
  • Drop de 4 mn
  • Mesh respirant et élastique
  • Semelle intermédiaire en resalyte
  • Languette bien rembourrée (ça devient rare…)

image (2)Sur le terrain, elle accroche bien

Indiscutablement, Skechers a soigné la semelle avec des crampons qui n’ont rien de révolutionnaire mais font un bon job dans la boue. La semelle est entaillée de 4 rainures  du medio-pied jusqu’à la pointe qui lui donnent une souplesse maximale très agréable en forêt. Cette souplesse trouve néanmoins sa limite sur la caillasse car le pied est un peu moins stable sur l’arrière du pied (un peu seulement).

En mode sortie longue, elle absorbe tout

C’est le point le plus agréable de cette chaussure qui se laisse embarquer au fil des kilomètres sans broncher. Je n’ai pas dépassé 3h00 de footing avec mais je pense qu’elle en a encore sous le pied ! De plus, son chausson très confortable et profond permet au pied d’être bien calé, ce qui apporte du contrôle du moment qu’on reste sur des terrains pas trop accidentés type forêt, chemins à travers champs…

Réactive sans être forcément très dynamique

Les rainures de la semelle inter et la souplesse générale de la chaussure confèrent à  la GoTrail une bonne capacité de réaction aux coups d’accélération. Pour autant, la chaussure n’a pas été pensée pour un usage en compétition (enfin je ne crois pas) mais plutôt les sorties longues où c’est le confort qui prime. Par conséquent, si son dynamisme est modéré, ce n’est pas un problème selon moi.

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Conclusions : j’aime beaucoup cette chaussure qui semble avoir été conçue pour le plaisir de courir, ce qui est rare sur un marché où les promesses techniques font dans la surenchère permanente ! Après, je vois quelques points pour l’améliorer et qui pourraient faire d’elle une incontournable en trail dans un avenir proche :

  1. Améliorer la stabilité sur terrain accidenté (base arrière au niveau du talon), ce qui lui ouvrira les portes de la montagne ;
  2. Alléger un peu l’ensemble pour la rendre aussi performante en croisière qu’en compétition ?

Dernier argument, son prix abordable autour de 120 euros.

Trackers : demain c’est déjà trop tard ?!

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L’article publié cette semaine par Emmanuel sur Wanarun « Montre cardio GPS : et si c’était la fin du matériel ? » m’a fait beaucoup réfléchir sur le sens de l’innovation et la notion d’obsolescence.

Il est vrai que ces dernières années, nous avons été particulièrement gâtés avec une succession de produits Suunto, Garmin, TomTom et Polar… destinés à nous guider dans nos pratiques du running, cycle, natation et parfois même les trois sans compter toutes les autres activités fitness and co ! Si je pense comme Manu que les innovations matériels vont se réduire, je crois que la créativité des marques ne va pas se tarir aussi vite mais pourrons-nous alors encore parler d’innovation ?

LE SAV OU RIEN ?

Les vrais progrès à attendre sont dans le SAV (service après vente) où il y a d’énormes attentes concernant les MAJ et surtout dans les plateformes avec toujours plus d’intégration, de transversalité pour fluidifier la navigation des utilisateurs et leur permettre de switcher d’un support mobile (téléphone, montre) à un laptop sans se prendre la tête. L’amélioration des modes programme fera aussi partie des enjeux.

OBSOLESCENCE ET ENVIRONNEMENT

Donc, ok, il y a bien un débat légitime sur l’obsolescence du matos que redoutent tant les acheteurs mais du coup, il paraît pertinent de se tourner vers les marques qui ont une philosophie et une offre pérenne centrée sur l’évolutivité du matériel et des services web associés à l’image de Polar. Cependant, je m’étonne qu’en cette période où on n’a jamais autant parlé de développement durable et de consommation raisonnée, on ne prenne l’argument environnemental comme un critère au moins aussi important !

C’est vrai quoi, à changer tous les deux ans, voire beaucoup moins, de montre GPS, que faisons-nous de tous ces produits ensuite ? Quelle seconde vie ou fin de vie leur réservons-nous ?! Je trouve que l’on peut se poser la question de savoir ce que devient ce matériel électronique…qui dort souvent chez nous (comme chez moi) dans un tiroir sans chance d’être réutilisé ou recyclé.

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LA NORME FUTURE…

Le choix de miser  l’évolutivité des systèmes/logiciels est aujourd’hui un choix clivant et avant que cela ne devienne une norme, les marques qui font ce choix se heurtent parfois à des critiques : produit pas abouti, produit peu performant, mises à jour trop fréquentes…

Au final, c’est nous sportifs-consommateurs qui devons reconnaître ce qui est important et essentiel à notre pratique : un produit qui évolue et nous accompagne dans le temps ou le dernier cardio GPS qui claque bien devant les potes !

Allez, faites vite car tôt ou tard, ce ne sera plus un choix et un achat raisonnés…

Défatiguez-moi : j’ai testé le malate de citrulline

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De tous les sujets en course à pied, la nutrition et les compléments alimentaires constituent de loin selon moi les thèmes les plus complexes à traiter. En effet, les paramètres biologiques personnels, l’hygiène de vie, les aptitudes physiques et d’autres critères tels que la génétique rentrent en ligne de compte et font qu’il est difficile de tester et d’émettre une opinion sérieuse sans suivi biologique et tests en laboratoire.

Pour autant, en tant qu’amateur, je dois essayer d’évaluer les effets et bénéfices des produits que je consomme avec mes moyens… J’ai réalisé une première cure de Stimium MC3, un complément alimentaire à base de malate de citrulline favorisant la récupération physique et je partage avec vous un premier retour d’expérience qui en appellera forcément un autre.

La Citrulline kézaco ?

C’est un acide aminé qui participe à la synthèse des protéines et de l’urée. L’urée est une substance éliminée dans les urines qui provient de la dégradation des protéines des muscles et de l’alimentation. La citrulline agit au niveau du cycle de l’urée, une suite de réactions biochimiques qui produit de l’urée à partir d’ammoniaque, une substance toxique pour l’organisme et dont l’accumulation réduit la formation de glycogène musculaire et provoque la fatigue. La production d’urée permet d’éliminer ces toxines qui limitent la performance et donc les musclent sont mieux oxygénés.

On trouve de la citrulline dans la pastèque mais en quantité insuffisante pour les besoins à couvrir.

Le malate kézako ?

Il s’agit d’un composé que l’on trouve dans les pommes. Il intervient dans le cycle de Krebs, qui aboutit à la formation d’énergie par la voie aérobie dans les mitochondries. Le malate associé à la citrulline en augmente les effets.

Le cycle de Krebs, ça sert à quoi ?

Krebs est une série de réactions biochimiques qui participent au métabolisme des glucides, des lipides et des protéines. Cette voie métabolique assure l’essentiel des besoins en énergie de la cellule. En effet, la série de réactions biochimiques qui la compose produit des intermédiaires énergétiques qui permettent la fabrication d’ATP (adénosine tri-phosphate) dans la chaîne respiratoire qui suit le cycle de Krebs. L’ATP à pour rôle de fournir l’énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules.

Donc, à quoi peut être utile le malate de citrulline ?

Il va réduire les lactates dans le sang en augmentant le recyclage, accélère l’élimination de l’ammoniaque et donc limiter l’acidose sanguine…donc moins de fatigue et moins de douleurs après l’effort. Par ailleurs, la potentialisation des deux substances va augmenter la production d’énergie aérobie pour alimenter les muscles. En synthèse, le malate de citrulline favorise le rendement musculaire et accélère la récupération physique post effort, en voilà une belle promesse…

Stimium MC3 mode d’emploi

Sous forme de cures de 8 à 20 jours à raison de 3 ou 4 fois par an. La prise se fait environ 30 minutes avant et après l’effort en période de préparation ou alors matin et soir au moment des repas en période de repos. Sur une base de 4 sticks/jour, vous absorberez MC3 par 2 avant/après l’effort si un seul entraînement. Ensuite, c’est à vous de répartir les prises et d’adapter dans la limite de 4 sticks/jour.

Sans titreMa cure de MC3

Le malate de citrulline Stimium se présente sous forme de sticks en texture gel. Le goût est bon et facile à absorber. Il existe deux types de conditionnements x16 (14,90 €) et x32 (24,90 €). Pour trouver le produit, aller sur le site ICI identifier un revendeur car actuellement, ce n’est pas encore très répandu.

Ma cure a durée 8 jours en phase de reprise après ma tendinite (2 mois d’arrêt sans course mais avec home trainer) : j’ai pris 4 sticks par jour soit une boîte de 32 qui est plus économique.

Je n’ai rien ressenti de flagrant mais sur la fin une sensation plutôt bonne au niveau des jambes sachant que j’ai réalisé sur la période test 3 sorties CAP de 45 mn, 2 de vélo de 30 km et de la natation en piscine. Je ne m’attendais à rien car je ne connais pas les sensations bien entendu, mais ce ressenti positif m’interpelle et j’ai donc décidé de recommencer en intégrant le malate de citrulline dans ma phase de préparation finale pour le trail de Verbier (61 km et 4000 D+). Je vais faire pas mal de kilomètres d’ici là donc il sera intéressant d’observer comment j’encaisse la prépa avec ce complément alimentaire pris sur une période longue et je pourrai peut-être alors livrer une opinion plus précise ? Ce complément sera le seul produit utilisé sur la période et bien entendu, il ne remplacera pas une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée faute de quoi, je peux toujours courir !

Que disent les études scientifiques ?

Il y a eu pas mal d’études pour évaluer l’intérêt du malate de citrulline sur la récupération et la principale est celle de López-Cabral JA y cols. Modification of fatigue with citrulline malate.

Il s’agit d’une étude randomisée (répartition aléatoire des participants en plusieurs groupes) en double-aveugle (ni le médecin, ni le participant ne connaissent le produit donné) avec contrôle placebo (certains participants reçoivent le produit testé, les autres une substance dénuée de tout effet !). Les sujets étaient des pratiquants de la musculation et âgés de moins de 20 ans. Les principaux résultats montrent une réduction de la douleur musculaire dans 24h/48h suivant l’entraînement et une amélioration significative des performances anaérobiques.

Les meilleurs résultats avec le malate de citrulline sont atteints au 13ème jour.

Personnellement, j’aurais préféré des sujets plus âgés car les facultés de récupération ne sont pas les mêmes avec l’âge… et également des données sur les sports mobilisant la filière aérobie mais ces résultats sont bons et à mettre au crédit du malate de citrulline. Par contre, le pic de « forme », même s’il est variable d’un individu à l’autre et en fonction de la charge d’entraînement semble plaider pour des cures répétées. En l’état, celle de 8 jours de temps en temps me paraît dénuée d’intérêt…

Label Sport Protect : Stimium est fabriqué par le laboratoire Biocodex, il est conforme à la norme antidopage NF V94-001.

Un peu de lecture ?

López-Cabral JA y cols 210. Modification of fatigue with citrulline malate (LIEN)

WAX 2015. Effects of supplemental citrulline malate ingestion during repeated bouts of lower-body exercice in advanced weightlifters (LIEN)

Hoka Tracer : le test

La Hoka Tracer a déboulé sur le marché sans prévenir, entre l’annonce de la Vanquish 2, Clayton, etc. Il faut reconnaître que la marque est extrêmement prolifique depuis deux saisons, et ce n’est pas pour me déplaire car il y a autant d’améliorations que d’innovations.

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Hoka Tracer : pour la route et les formats courts (5 km, 10 km et semi-marathon)

J’ai testé la Tracer sur des formats courts comme le conseille la marque ainsi que sur des séances un peu plus rapides type VMA. Cette chaussure a été conçue pour « envoyer » sans se poser de question car elle est légère et dynamique tout en proposant un très bon niveau d’amorti.

13072836_10154044094969000_690021621695223759_oSous le capot de la Tracer

La principale technologie utilisée réside dans la semelle intermédiaire en PRO2LITE. Il s’agit d’une gomme à double densité qui permet à la chaussure de donner une très bonne propulsion à l’avant du pied et un très bon niveau de protection au talon. Ce dernier point est fondamental pour moi car je talonne pas mal. Pour autant, je trouve la chaussure bien équilibrée et elle conviendra aussi aux coureurs qui recherchent un dynamisme sur l’avant du pied au décollage…

Côté adhérence au sol, je n’ai rien relevé, même sur sol humide. Il me faudra évaluer dans le temps l’abrasion de semelle et sa durée.

Côté carrosserie

La tige en mesh est légère et sans coutures, ce qui permet à la Tracer d’afficher 196.00 g sur la balance en 42 2/3. C’est un poids de compétition même s’il y a plus léger sur le marché mais personnellement, je suis pour les compromis et je préfère ne pas rogner trop sur le confort et l’amorti.

image-2Le maintien du talon est bon pour une chaussure destinée à la route. Si toutefois vous recherchez un modèle offrant une forte stabilité, il faut orienter votre choix sur une Conquest par exemple… et oublier un peu les chaussures typée compétition. Le laçage efficace avec un lacet légèrement élastique qui permet de bien ajuster le serrage. Bonus : la languette de protection est légèrement rembourrée, suffisant pour me faire plaisir car je regrette souvent leur finesse au niveau du cou-de-pied🙂

Conclusions après 50 km de route : trop tôt pour juger sa solidité mais elle délivre bien sa promesse de dynamisme en course sur route, avec un très bon rapport protection/propulsion. Je suis certain qu’on ne tardera pas à voir cette chaussure en triathlon ! Confortable et bien ajustée au pied, j’invite les coureurs au pied large à la tester avant l’achat pour éviter les mauvaises surprises : comme Hoka organise régulièrement des sessions de testing en France à l’occasion de compétitions, allez sur la page Facebook vous renseigner et essayer ! En Ile-de-France, c’est Nicolas Jamet qui vous fera la visite guidée🙂

Finalement, la question la plus difficile aujourd’hui avec Hoka, c’est comment se repérer dans le maquis d’une gamme très riche en nombre de modèles. Pour bien choisir votre paire de running, il vous faut tenir compte de quelques critères :  (1) le rapport amorti/dynamisme/stabilité souhaité (2) le type d’utilisation compétition/entraînement (3) votre poids (4) le drop qui est variable autour de 4mm à 5mn en moyenne (donc faible).

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ma sélection non-exhaustive

Avec tout cela en tête, vous pourrez prendre une Clayton pour courir des semi-marathons, marathons ou faire du seuil alors que la Tracer sera idéale pour des 5 et 10 km, éventuellement semi-marathon si vous êtes léger et pas fragile au niveau musculo-squelettique. Vous ne courez que sur la route à l’entraînement ? La Clifton 2 est à considérer alors. Si vous recherchez une Rolls pour dérouler sans vous poser de question et très stable, la Conques 2 fera un très bon job. Enfin, si c’est la polyvalence qui prime, la Vanquish 2 est faite pour vous… après, je connais un moyen simple de décider, c’est d’essayer et de vous faire conseiller.

Seule prérequis, ne testez pas Hoka pour ensuite la comparer avec des modèles ultra light et minimalistes. Il est clair que si vous êtes adepte de la foulée naturelle médio-pied, vous serez sans doute déstabilisé alors il faut y venir l’esprit ouvert pour découvrir une façon différente de courir car comme je le dis souvent, Hoka, c’est une question de sensations… ENJOY !

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Test Running Attitude ICI

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La Boucle du diabète 2016

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Je m’étais promis de venir courir à Vincennes samedi dernier afin d’apporter mon modeste soutien à David Limousin et toute sa formidable équipe de bénévoles. Plus qu’un geste accompli, j’ai pris un plaisir de fou à courir parmi les 1296 participants de cette édition 2016 de la Boucle du diabète.

Une ambiance très chaleureuse, un parcours rapide et dans les allées du bois, presqu’un peu étroites parfois étant donné le succès de cette édition. Au final, ce sont plus de 10000€ collectés pour la recherche alors je suis vraiment fier d’être venu partager ce moment de course à pied. 13043743_10154040296599000_4306861852025131405_n

Et sinon la course ? Plutôt bien pour une reprise sans préparation spécifique, je boucle la boucle (en fait 3 tours de 3 km +/-) en 40’34. Un peu dans le dur sur la fin mais tellement porté par tous les spectateurs et bénévoles présents que j’aurai pu encore en baver un peu🙂

Bravo à toutes et tous, c’était comme annoncé : une vrai fête sportive et conviviale !

#boucledudiabete

 

 

Trail de Crève-Coeur : une pépite prêt de chez moi

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Dimanche dernier, j’ai pris le départ du trail de Crève-Coeur (25 km et 400 D+) pour ma reprise du trail. J’ai choisi cette course dans la forêt du domaine de Nemours (77) car il n’y avait plus de place à Josas et c’était aussi le championnat du 77 de trail !

Bien m’en a pris car j’ai découvert un petit bijoux en terme de nature et d’organisation (Club ANSA) et puis j’ai eu le plaisir d’y retrouver Vincent Viet et Charlotte Kong avec leurs amis pour ma plus grande joie car nous ne nous étions pas revus depuis le DUST sur un trail – merci Vincent de m’avoir chambré sur mon beau maillot de club FFA…

Sur le plan physique, je n’étais pas au mieux de ma forme car en reprise après une tendinite d’Achille depuis Février et en pleine crise d’allergies aux pollens (!!!) mais le but était de reprendre contact avec l’esprit trail et je dois dire que l’ambiance est vraiment top à Nemours, et bonus, nous avons couru sous un joli soleil.

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Sur le plan du parcours, le tracé est très beau mais il est usant avec beaucoup de bosses et pas mal de singles en lacets, comme quoi on peut trouver des moyens de mettre à l’épreuve le gainage des traiteurs en île-de-France !

Je boucle ce trail en 2h30, un peu à la peine sur les 5 derniers kilos mais totalement sous le charme : je reviendrai l’année prochaine pour essayer de claquer un bon 1/4h de moins🙂

Merci à l’ANSA et aux nombreux bénévoles pour leur sourires🙂

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Libre de courir et pourtant…


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J’avais à peu prêt 7 ans lorsqu’un lundi soir, l’Entraîneur est venu frapper à la porte de l’appartement. Pascal, mon frère aîné avait participé la veille à Fontenay aux Roses à une course sur route en minimes (14 ans) et il avait gagné. Pas terrible pour rester discret !!

UNE FÉDÉ DE COCOS !

C’est l’époque où le frangin gagnait tout ce qu’il courait, sans partage (surtout en cross-country) et s’entraînait à Louvres (95), un tout petit club membre de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail), une fédé proche du Parti Communiste Français. Et ouais… à la maison, le débat faisait rage sur le fait de changer Pascal de club pour rejoindre le circuit FFA, le « vrai » circuit compétitif. Je vous laisse imaginer les repas de famille où notre frère aîné à tous Jacky, chambrait les parents de laisser Pascal courir dans une sous-fédé coco !!

LE BITUME VA LUI CASSER LES JAMBES…

En plus, l’entraîneur était contre la route car « on y attrapait toutes sortes de blessures qui allaient stopper la carrière du frérot.. ». Ce soir-là, il était furax que Papa l’ait embrouillé, ça gueulait sur le palier de la porte et derrière, Jacky en rajoutait des tonnes en balançant des pics. Les parents avaient la tête d’un gosse qui s’est fait attraper la main dans le sac, c’était drôle quand même mais je ne comprenais pas tout moi « pourquoi l’entraîneur de course à pied interdisait à Pascal de courir ?!?! »

SPIRIDON, RAYMONDE…ET NYC ÉPINGLÉS !

Nous étions 3 puis très vite 2 frères à partager la même chambre. Pascal était le plus grand donc il faisait sa loi et décidait de la déco. C’est comme cela que j’ai grandi avec les couvs de Spiridon épinglées au mur, le poster de Raymonde en icône américaine à New Yorkle tout premier poster de Nike : une photo de l’arrivée du NYC Marathon.

Certains disent que leur histoire à commencé dans un garage… moi c’est dans une chambre, parmi les coupes et les médailles🙂

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Le film FREE TO RUN sort aujourd’hui, 13 avril, magnifique, engagé comme on a parfois tendance à l’oublier ou simplement à ne pas le savoir mais on vient tous un peu de là. Ne loupez pas ce documentaire, il est beau, inspirant et cultivant. Il sort alors que le marché du running se féminise et franchement, vous ressortirez de la projection en pensant que les femmes (re)viennent de loin. D’ailleurs, je pense que c’est juste pour ça qu’elles ont mis un peu plus de temps à nous rejoindre. Bonne journée.

Sur la route du Trail de Verbier St-Bernard – 9 juillet 2016

Connaissez-vous le TVSB ? Un des plus jolis trails d’été à mon sens avec son magnifique col du Grand St Bernard à 2469 m. Après une première expérience totalement folle en 2014 puisque nous avons couru La Traversée (61 km et 4100 D+) sous une pluie très prenante et parfois même de la grêle, j’ai décidé de revenir en Suisse pour courir « un peu mieux » cette fois et surtout revivre une journée exceptionnelle avec la nature. Merci aux organisateur de m’avoir accepté🙂

LA COURSE

Le parcours de La Traversée n’est pas spécialement technique sauf les dix derniers kilos en descente après le col de la Chaux qu’il faut d’ailleurs grimper avec 1000 D+ sur une toute petite portion. On n’est pas loin du kilomètre verticale mais avec 50 bornes au compteur🙂

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Le tracé est assez difficile de part les successions de cols au nombre de 4 : Fenêtre, Gd St Bernard, Mille et Chaux. Autour de vous, ce sont les paysages de montagne à couper le souffle, les pairies, les grands sentiers de rando, les singles sans oublier les vaches !! Pour mémoire, mon plus beau souvenir partagé ici sur le blog de Vincent.

Cette année, je n’ai pas décidé du chrono et franchement, j’ai plutôt comme objectif de retrouver mes vaches et prendre 100% de plaisir. Je serai en compagnie de mes amis Lamiricoré, Greg Runner et Johan Dose de trail… une vrai belle brochette de traiteurs🙂

LES NOUVEAUTES 2016 DU TVSB

J’ai retenu tout particulièrement la nouvelle course au programme, la X-Direct qui est comme son nom le laisse entendre est une course ascensionnelle de 6 km pour 670 D+. Ca va piquer un peu mais bon, à Verbier, même la douleur est supportable.

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crédit photo TVSB

Vous pouvez consulter tout le programme des 3 jours ICI avec la présentation des 6 formats proposés en semi-autonomie. Une chose est sûr, si vous cherchez un trail très bien organisé, avec des spectateurs et de l’ambiance en pleine montagne, venez à Verbier car l’esprit trail y est parfaitement respecté.