Comment éviter le coup de pompe ?

Je ne sais pas vous mais moi, depuis que je roule régulièrement pour préparer mes prochains triathlons, j’ai l’impression que le pompage et les changement de chambre à aire font partie de l’entraînement !

Pompe

En matière de gonflage, j’ai testé ET cassé pas mal de pompes à vélo au point de m’interroger sur ma façon de faire puis je me suis simplement rendu compte que tous les produits sur le marché ne se valent pas, loin s’en faut ! Voici donc les 3 derniers modèles « route ou mixte » avec lesquels j’ai pompé, pompé…

ZEFAL AIR PROFIL FC02zefal-mini-pompe-air-profil-fc01

  • poids : 105 gr
  • 8 bars max
  • raccord réversible (route/VTT)
  • finition aluminium
  • avec système de fixation sur cadre avec clip
  • prix moyen : 15,00 €
  • site ICI

Evaluation : très belle finition, légère mais pas efficace pour le gonflage rapide à moins de se démonter le coude. Je trouve se modèle finalement assez peu pratique et à l’usage, une impression de « breloque » vraiment décevante.

200 GOLD B’TWINpompe-a-main-mnp-200-gold

  • poids : 125 gr
  • 6 bars max
  • double tête (route/VTT)
  • finition plastique mais de bonne qualité
  • avec système de fixation sur cadre avec clip
  • prix moyen : 13,00 €
  • site ICI

Evaluation : excellent rapport qualité prix. Avec ses 6 bars, je m’en sors bien mieux qu’avec la Zefal et en plus, son système de gonflage est simple et hyper efficace. La prise en main est très bonne.

MINI POMPE A NANOMETRE BETOpompe-beto-600x420

  • poids : 140 gr
  • 8 bars max
  • double tête breveté (route/VTT) de verrouillage
  • finition plastique très solide
  • deux modes de gonflage : 1 haute pression pour être rapide et 1 gros volume type VTT
  • jauge de contrôle
  • avec système de fixation sur cadre avec fermeture velcro
  • prix moyen : 18,00 €
  • site ICI

Evaluation : la plus technique avec son système innovant de verrouillage sur simple pression du pouce. Un modèle qui est un peu plus lourd mais vraiment efficace pour le gonflage avec son double système petit/gros volumes. Je n’aime trop la fixation avec velcro qui s’use avec le temps et la pluie…

 

Zamst invente la chevillère « seconde peau »

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Il fallait sans doute être une marque dont l’origine prend sa source au japon pour inventer la première chevillère d’une seule pièce. Un morceau unique composé de deux pièces d’uréthane assemblées sans couture pour 33 grammes. Avec son système de fixation en deux points avec scratch, elle se positionne en quelques secondes et se repositionne… un grand nombre de fois mais je ne peux pas donner de durée d’utilisation à ce stade. Ce n’est pas de l’origami mais nous n’en sommes pas si loin car avant d’arriver à la découpe et au pliage parfait pour épouser efficacement la cheville, il a fallu quelques années de recherche. Voici FILMISTA.

C’est quoi exactement une entorse ?

Il s’agit d’un étirement ou d’un déchirement des ligaments de la cheville. Elle résulte en général d’une torsion brusque du pied vers l’intérieur. Les entorses concernent, dans la grande majorité des cas, le ligament externe ou collatéral latéral. On peut relever deux signaux très évocateurs : une très vive douleur à la cheville et un gonflement au niveau de la malléole.

Devant à cette situation, il faut consulter pour être assuré du diagnostic et prendre les bonnes mesures de soins.

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Quelques chiffres (source CNAM) :

  • L’entorse de la cheville est le traumatisme le plus fréquent de l’appareil locomoteur : il est à l’origine de 7 à 10 % des consultations d’urgence hospitalière.
  • Chaque jour, 6 000 Français consultent pour une entorse de la cheville.
  • L’entorse externe (du ligament collatéral latéral) de la cheville sans fracture représente 90 % des entorses de la cheville.
  • Les jeunes en pleine croissance et les sportifs ont plus de risque de se faire une entorse de la cheville.

Avec un handballeur, une volleyeuse et un coureur à pied, les entorses on connait bien à la maison ;(

En cas d’entorse avérée (avec un diagnostic posé par un médecin du sport et de l’imagerie – radiographie, IRM dans certains cas), le protocole prévoit du repos, des soins et de la rééducation – vous pouvez consulter le site ameli pour lire toutes les infos à connaître.

A quel usage répond FILMISTA ?

DSC_0904Il y a deux façons d’utiliser cette chevillère nouvelle génération :

l’usage préventif qui consiste à porter Filmista à l’entraînement ou en compétition pour éviter les blessures. Dans ce cas précis, vous devrez porter une chevillère à chaque pied selon moi car mon expérience m’a permis de constater qu’il est très déstabilisant d’utiliser régulièrement la chevillère d’un seul côté : on développe des appuis différents par effet de compensation du côté opposé. Ma fille volleyeuse a elle aussi fait ce constat lors de sa période de test. L’utilisation préventive est un progrès important versus le strapping classique pour des raisons techniques (il faut savoir strapper correctement) et financières (les bandes Elasto coûtent cher sur le long terme). Cependant, le port de Filmista en préventif ne doit pas remplacer le travail régulier de proprioception pour renforcer ses appuis. Il s’agit d’une aide technique supplémentaire, pas d’une solution miracle !

l’usage en soin d’appoint consiste à sortir de son sac la Filmista en cas de blessure à la cheville. Que vous soyez en plein match ou en course, il faudra d’abord déterminer dans quel état est votre cheville bien entendu car l’objectif n’est pas de jouer au kamikaze et de provoquer un déchirement osseux en aggravant la blessure. Dans le cas d’un traumatisme léger où il est possible de poursuivre l’activité voire nécessaire si vous devez rentrer jusqu’à l’arrivée ou jusqu’au poste de secours sur une course, cette chevillère permet d’être autonome et s’applique facilement. C’est pour moi le très gros point fort de ce produit qui permet de poser un strapping de qualité très efficace au niveau du maintien sans le risque de compression ou de serrage inapproprié qui est un danger lorsqu’on se bande soi-même…

Ce que j’ai décidé en terme d’utilisation :

  • En mode préventif : uniquement en cas de douleurs (sans blessure avérée) ou de fragilité temporaire.
  • En mode soin : toujours dans mon sac sur les trail de plus de 30 km et dans celui des enfants en match.

Il est facile de courir avec Filmista car il s’agit d’une chevillère extrêmement fine, par conséquent, dès lors que vous avez trouvé le bon niveau de serrage/maintien, le mouvement est fluide et elle ne dérange pas le positionnement du pied dans la chaussure.

Où acheter Filmista ? dans les magasins de port spécialisés, sur internet. Prix de vente 45 € l’unité.

Les points forts de Filmista :IMG_0927

+ efficacité et contrôle du serrage / maintien optimal

+ facilité et rapidité de pose

+ lavage

+ bien plus simple qu’un strapping qui nécessite un professionnel

+ le coût d’acquisition est certes de 45€ pour une pièce, mais si vous achetez régulièrement des bandes élasto (à 6 €/6 cm et 4 €/3 cm + la mousse de protection…) vous savez que vous rentrerez dans vos frais.

Les points faibles :

  • il faut une paire (côté gauche et droit) en mode préventif mais cela n’engage que moi ! Et du coup, le budget devient 90 € … soyez attentifs aux promos sur la vente par deux !

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AU RISQUE DE ME REPETER :

Le port de Filmista en préventif ne doit pas remplacer le travail régulier de proprioception pour renforcer ses appuis. Il s’agit d’une aide technique supplémentaire, pas d’une solution miracle !

Tu aimes avoir froid aux jambes ???

Si comme moi vous détestez avoir froid aux oreilles, aux mains, aux jambes ? Cet article est peut-être pour vous.. je dis peut-être car je ne vais vous parler que des jambes !

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J’utilise 3 collants de 3 marques différentes et ils sont vraiment au top alors je partage :

Soins A200 Thermal : il possède toutes les propriétés de la compression propre à la marque Skins et est sans doute celui avec lequel je totalise le plus de sorties dans l’année car je trouve qu’il tolère très bien de grandes amplitudes de températures. Acheté il y a 3 ans, il est toujours impeccable et je le lave soit à la main soit à 30° dans un filet de protection en machine mais le lavage à la main est préférable. Son seul défaut est l’absence de poche. Pas de fermeture à zip aux chevilles mais c’est logique pour de la compression. Prix de vente autour de 75,00 € hors soldes.

Sigvaris Pulse : un collant très agréable à porter même par température très basse. Il propose une compression plus « modérée » que le Skins par exemple et se fait totalement oublié pendant le sorties. Certains coureurs n’apprécient pas la sensation de serrage au niveau de la ceinture – ici, elle est totalement absente. Je pense que les coureurs réticents à la compression devraient commencer par ce modèle pour essayer. Il possède une poche dorsale très pratique pour ranger une clé de voiture mais pas plus… son prix de vente hors soldes est autour de 50,00 €.

Icebreaker GT : un collant d’une grande simplicité, tout noir, mais avec zip aux chevilles et poche arrière. Celui qui est le épais (à partir de laine de Mérinos) mais pas de panique, vous ne courrez pas non plus avec un mouton sur les cuisses ! Par contre, il est redoutablement efficace pour les frileux comme moi et se lave très facilement comme tous les produits de la marque. Si vous ne désirez pas de compression, je vous le recommande car il est très bien coupé, ce qui est important selon moi car je déteste les collants qui me font des plis sous la taille et aux dessus des chevilles ! Sa composition en laine Mérinos lui attribue des propriétés anti-microbiennes, bien pratiques pour tuer les odeurs de transpiration mais il faut quand même le laver de temps en temps… Son prix de vente hors soldes est autour de 50,00 €.

Voilà pour la présentation de ma garde-robe hivernale. Je porte ces collants régulièrement depuis plusieurs saisons et finalement, j’avais presqu’oublié à quel point ils sont efficaces et pratiques !

Le réveil de spiridon…

papa.jpgHier soir, à l’occasion du lancement du Running Social Club, un nouvel espace d’échanges et de débats sur la course à pied et son environnement, je me suis retrouvé plongé 35 années en arrière dans la chambre que je partageais avec mes deux frères aînés et où s’empaillaient les revues du magazine Spiridon

Les murs eux étaient couverts de posters de Radhouane Bouster, Jackie Boxberger… et d’une quantité incroyable de médailles.

C’est là que tout à commencé pour moi, dans une ambiance partagée entre la FFA, la FSGT, l’UFOLEP et la discidance ! Oui, car comme nous l’avons évoqué hier soir, dans les premières années de la course sur route, la fédé regardait avec incompréhension et d’un oeil parfois mauvais cette nouvelle pratique. Je me souviens de quelques 10 km gagnés par mon frère Pascal (n’est-ce pas frérot ?!) sans en toucher un seul mot à l’entraîneur. Fin 70 et début 80, la route avait mauvaise réputation et on lui attribuait toutes sortes de maux !

L’accès au droit de courir pour les femmes, l’ouverture de la voie publique aux coureurs, les refus d’autorisation aux organisateurs… difficile de croire aujourd’hui que la course a été traversée par un esprit de rébellion et une lutte pour gagner le droit de courir librement !

Tous ces sujets et beaucoup d’autres seront abordés images d’archives rares à l’appuis dans le film FREE TO RUN de Pierre Morath – à voir absolument à sa sortie en avril 2016.

Et d’ici là, si l’envie de débattre en communauté sur la pratique de la course à pied, rejoignez le mouvement du Running Social Club à l’initiative de Jean-Pierre Run Run (Run Run Productions) et Bertrand Avril (Uniteam Sport).

La première édition avait pour thème : les origines du running et s’est déroulée au Playground de MON STADE en présence de plusieurs invités :

  • Martine SEGALEN, sociologue et auteure du livre “les enfants d’Achille et Nike”
  • Raymonde CORNOU, athlète et responsable de la Boutique Marathon à Paris
  • André GIRAUD, créateur de Marseille-Cassis et vice-président de la FFA
  • Patrick AKNIN, responsable du marathon et triathlon de Paris, créateur de La Parisienne

 

Le cross-country, cette dinguerie…

12512827_10153762149639000_3182387700584593009_nNe vous fiez surtout pas à cette photo prise dimanche matin avant le départ de la première course (9700 m), celle des « Master » en l’occurence, c’est-à-dire la mienne.

Ici tout semble calme alors que 20 mn plus tard, vous auriez assisté à une véritable ruée… mais pourquoi donc ?! Et bien juste parce que le cross-country est une vraie dinguerie organisée ! Un mélange non subtile entre le trail, la corrida pédestre et une forme de Mud day sans les obstacles mais avec autant de boue:)

Oui, le cross est sans doute l’épreuve ultime que le coureur peut s’offrir le dimanche matin plutôt que de faire une grasse mat’. Tous les ingrédients pour tâter un peu de folie y sont concentrés : terrain vallonné, montée de cardio hyper violente, méga stress, bouche sèche, poumon en feu et même parfois si tu sais te rentrer dedans un petit goût de sang… mais rien de grave ! Au contraire, on ne peut que regretter la rareté de cette discipline qui offre pourtant tellement d’aventure avec juste un peu de nature.

Je vous donne RDV dans 3 semaines pour les championnats régionaux EST à Fontainebleau et d’ici là, que les qualifiés se préparent bien et que les spectateurs/amateurs de sensations règlent leur GPS pour venir passer une journée de pure adrénaline en notre compagnie !

Mise en jambes 2016

IMG_1177Il fait un vrai temps de cross-country depuis 1 semaine et ça tombe bien puisque précisément, le premier tour de la saison se déroule ce week-end avec les départementaux ! Je serai au départ du championnat de cross 77 qui se déroule à Brie-Comte-Robert et fera un peu moins de 10 km. L’objectif est simple, passer au second tour pour les LIFA EST dans un peu plus de quinze jours puis on verra…

NOCTIRAID (6 février) : 1er RDV de l’année avec quelques ami(e)s du DUST pour un format nocturne et de multiples épreuves en trinôme : trail, VTT, CO, tir de précision, etc.

Le trimestre se terminera par un trail que j’ai hâte de découvrir à Noisy-sur-Ecole (77) dans la forêt des 3 pignons à Fontainebleau. Un format de 20 km avec un peu de D+ pour commencer à rentrer dans la saison.

La suite ??? difficile à dire mais il y aura de la piste avec le club (AS Chelles 77) à partir du mois de mai et  mon premier Half distance en triathlon sachant que je n’ai pas encore choisi lequel ! La date dépendra de ma préparation pour le trail de Verbier (8/10 juillet) sur lequel je retournerai (format 63 km et 4000D+) avec beaucoup d’excitation en compagnie de mes amis Mic’ Lamiricore et Johan Dose de trail !

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Hoka Mafate 4 : l’hovercraft du trail

12231614_10153633495434000_871040548_nLorsque j’ai préparé mes bagages pour le trail DUST il y a quelques semaines, la question des chaussures de running était un peu épineuse pour moi car je n’ai aucune expérience du désert.

La proportion de sable par rapport aux pistes et chemins de caillasses m’a finalement convaincu d’emporter une paire de Hoka Challenger et une paire de Hoka Mafate 4 recommandée par la marque.

Je rappelle que l’objectif du DUST était de parcourir 3 x 30 km en trois jours sans dénivelé, en semi-autonomie (ravitos en eau uniquement) et avec bivouac.

Si vous avez lu le récit de mon aventure ici, vous savez que tout s’est parfaitement déroulé, je reviens donc dans cet article uniquement sur le test des Mafates 4, chaussées sur les étapes 2 et 3.

La Mafate : le modèle emblématique de HOKA

La version testée est la « 4 ». Elle se distingue, entre autre, des précédentes par une souplesse accrue, une empeigne plus large et une semelle extérieure moins épaisse. Tout cela combiné permet de courir avec une chaussure qui a gagné en stabilité et avec un déroulé du pied encore plus fluide. Attention cependant, la Mafate est une chaussure très clivante et on aime beaucoup ou pas du tout la sensation qui va avec… Lorsque je parle d’hovercraft, je pèse mes mots car l’impression au sol est totalement modifiée par sa semelle et son amorti très prononcé – personnellement, j’adore ce ressenti sur les sorties longues et pendant lesquelles je dépasse pas les 12 km/h. Il est évident que les coureurs qui recherchent du contact avec le sol ou les amateurs de drop « 0 » ne s’y retrouveront pas. Qu’importe, il en faut pour tous les goûts et tous les types de foulées !

Sur le plan technique, j’ai retenu quelques caractéristiques qui font la différence

  • Drop de 4mm
  • Semelle externe avec crampons médium pour l’accroche et l’adhérence
  • Semelle intermédiaire en RMAT et oversized pour l’amortie et l’absorption des chocs et stabilité
  • Conception Meta-Rocker de la chaussure qui donne un effet de balancier de la foulée au sol
  • Siège Baquet qui permet au pied de bien se caler dans le chausson pour la stabilité
  • Renfort TPU à la pointe pour la protection de l’avant-pied

Le confort et l’amorti avant toutIMG_0951

Ce sont les deux points forts de cette chaussure selon moi. J’aurais pu ajouter la stabilité car à Dakhla, dans des conditions pas toujours facile pour évoluer, elle m’a permis de passer partout sans me poser de question mais je sais aussi que certains coureurs la trouve trop haute, ce qui fragilise leurs appuis et les chevilles – sur ce point, je persiste à penser que le problème n’est pas la chaussure mais une question de proprioception à travailler…
J’ai couru avec les précédents modèles et même à la montagne, je n’ai pas eu ce type de difficultés. Cela dit, je suis un coureur avec une attaque talon assez prononcée, et je chausse des HOKA depuis 2012 alors je me suis sans doute habitué aux sensations si spéciales de la marque.

Un modèle pour les diesels tout terrain ou presque !
IMG_0953Si vous habitez les plaines, l’île-de-France et que vous y courez, essayez plutôt les Hoka Challenger ; elles seront bien plus adaptées car la Mafate 4 aime les terrains accidentés, les pierres, la variations du sol… à une vitesse modérée pour bien profiter de ses qualités. Elle sera également un bon allier des coureurs d’ultra dont le poids excède 80 kg. Dernièrement, je l’ai mise en difficulté dans la boue sur des chemins de terre et j’ai retrouvé selon moi une faiblesse qu’elle a depuis ses débuts, elle a tendance a garder sous la semelle la terre grasse et de ce faite accroche moins bien au sol. Je n’ai pas rencontré ce problème sur de la pierre mouillée.

Tester HOKA : vous trouverez des infos sur le site de la marque ici qui organise un Test Tour et si vous habitez Paris, passez par Team Outdoor Paris où l’équipe vous conseillera sur le modèle qui vous conviendra le mieux !

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Veste coupe-vent Hurricane Compressport

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Le marché de textile running-trail est sans doute le plus difficile pour les équipementiers car il est relativement saturé, les innovations sont vites copiées et enfin la guerre des prix fait rage. Aussi, lorsque Compressport annonce la mise sur le marché d’une veste coupe-vent trail ultra légère, l’envie de tester est grande… C’est ce que j’ai fait en courant et en pédalant !

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Quelles sont les spécificités de la veste Hurricane ?

Je retiens deux points sur le plan technique :

L’ergonomie au niveau de la coupe : la capuche très ajustée qui ne flotte pas à l’effort, le col haut avec son zip décalé qui permet de bien couvrir le coup sans risque d’irritation (la fermeture est en diagonale et avec un système auto-bloquant qui empêche toute irritation), les manches avec passage pour le pousse qui permet un ajustement supplémentaire.

La légèreté, 110 grammes, qui n’affecte aucunement la mission principale de protection de la veste face à des ventes forts et en cas de pluie modérée. C’est la veste parfaite pour les trails nécessitant d’embarquer une veste de protection car elle se range très facilement et ne pèse rien. Attention toutefois car elle ne protègera pas aussi bien qu’une gore-tex en cas de froid et de gros temps, je pense en particulier sur des trails longs en altitude.

Quelles sont ses limites ?

L’originalité de cette veste réside dans son dos avec un empiècement appelé « 3D backpack extensor » qui permet d’épouser une forme de sac à dos en s’étirant jusqu’à 200%. C’est une très bonne chose mais la matière utilisée est la fibre ON/OFF bien connue de la marque pour ses propriétés de ventilation et qui perd un peu de sont intérêt lorsqu’on se colle un sac sur le dos justement ! Par ailleurs, c’est la partie « vulnérable » de la veste puisque la matière utilisée protège à cet endroit un peu moins de la pluie😉

Ne cherchez pas les poches ! On est dans l’ultra léger alors il faudra vous contenter de celle qui est (bien située) dans le bas du dos.

Son prix de vente de 125 € en fait un modèle qui se situe dans la fourchette haute du marché sachant que l’éventail est très large puisqu’il peut aller de 60 € à 250 € pour les modèles les plus chers…

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Conclusions et bon usage du produit

Il s’agit pour moi d’un modèle hybride, apportant une bonne protection contre les mauvaises conditions climatiques mais sans aller aux extrêmes car elle reste fine et par grand froid avec de la pluie, elle risque d’être insuffisante. Je trouve son ergonomie excellente et la ventilation bonne grâce à son système ON/OFF au dos mais à la condition de ne pas porter de sac car on perd une partie du bénéfice. En clair, je ne prendrai pas le départ d’un ultra par temps de pluie avec elle seule comme à Verbier il y a deux ans. Pour un premier modèle de la marque dont la spécialité est, je le rappelle, la compression, je trouve que l’exercice est réussi.

Finalement, je porterai cette veste lorsqu’il y a beaucoup de vent (protection wind stopper au top), lorsqu’il pleut de façon modérée avec une ceinture porte-bidons et elle sera dans mon sac à dos pour toutes les courses où je sais que le risque de pluie est avéré mais modéré.

 

Lire aussi le test de Fabien sur Track & News

Keep it wild !

Nous autres blogueurs ou journalistes spécialisés de la presse running sommes fréquemment invités à des présentations produits, des événements sportifs mais assez rarement à des prises de parole plus corporate sur le thème de l’engagement et de la citoyenneté. C’est pourtant de cela dont il s’agissait lundi 7 décembre à Paris avec la marque Patagonia.

En marge de la COP21, le groupe d’équipements Outdoor venait présenter le film qu’il soutient afin de promouvoir la protection et défense de la vallée de Jumbo en Colombie Britannique. Sans exposition de la marque et avec une très grande sobriété dans le discours de ses militants représentants, Patagonia nous a livré avec une intensité palpable une belle incarnation de ce que peut être l’engagement d’une entreprise pour l’environnement au-delà de son activité business.

Je vous laisse découvrir le combat acharné que se livrent depuis des années les promoteurs immobiliers et les citoyens de la vallée avec le soutien de la communauté de Ktunaxa : on pourrait considérer que tout cela est bien loin de chez nous mais à y regarder de prêt, Jumbo Wild est presqu’un symbole de toutes les forêts, bosquets, lacs sauvages et autres espaces naturels qu’il faut protéger avant qu’il n’en reste plus rien… prenez le temps lire le récit de cette mobilisation qui fera l’objet d’un film vendu sur Itunes et vimeo dès le 11 décembre au profit de la cause.

Un tease sous-titré en français est visualisable sur Youtube :

Ce type de propos est assez rare dans le milieu du sport (moins dans le domaine Outdoor c’est vrai) pour être souligné et relayé. J’ai également été interpellé par le programme 1% pour la planète qui repose sur une reconnaissance et une acceptation, par Patagonia, de l’impact de son activité économique sur l’environnement. Là encore, sans en faire des tonnes mais en se situant dans l’action plus que dans le discours : la société a ainsi reversé plus de 70 millions de dollars en espèces et en nature à des associations environnementales américaines et internationales menant des actions militantes sur le terrain depuis 1985.

KEEP IT WILD ! Citoyen-coureur, toi qui aime partager tes récits de trail en pleine nature et qui célèbre la beauté des espaces traversés, bouge ta sourie (oui, ce sera déjà un premier pas…). Pour signer la pétition, ce que j’ai fait, c’est par ici !

Origole : voilà une course qui ne plaisante pas avec l’esprit trail !

Pour ma première participation au trail de la Petite Origole (Le Perray-en-Yvelines), j’ai décidé d’innover un peu car à ce stade de la saison, le trail est terminé pour moi et les cross débutent. L’entre-deux n’est pas très propice à la perf’ et l’an dernier, je suis totalement passé à côté de ma saison de cross en suivant une préparation hivernale exclusivement à base de sorties longues et lentes…

Hier, malgré une grosse rhino et un mal de gorge, j’ai décidé de courir en « positif split » avec une première moitié de course volontairement plus rapide que la seconde.

En synthèse, cela donne :

1h20 pour atteindre le 15ème km (450 D+)

1h51 pour arriver au 20ème (630 D+)

2h30 pour atteindre le 25ème, ma vitesse chute irrémédiablement sous les 10 km/h

…je termine rincé mais pas surpris, en 3h19 avec 31,7 km et 895 D+ au GPS (contre 600 annoncé ??).

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Mon bilan

Je retiens de cette expérience le plaisir d’être parti assez vite (13,5 à 14 km/h avec une FC à 162) pour retrouver des sensations de course que j’ai pu garder jusqu’au 16ème km. La respiration n’était pas au mieux et sucer des cachets de Lisopaïne en buvant de la boisson de l’effort donne vite envie de vomir ! Plus sérieusement, je mesure le travail à accomplir pour tenir des allures élevées plus longtemps et de ce fait je m’interroge : ai-je vraiment envie d’une charge de travail plus lourde ? Je pense qu’en faisant un peu plus de séances qualitatives, je pourrais tirer un meilleur profit de ma vitesse de base – ce point est à méditer.

Un autre point m’interpelle un peu : habitué aux ravitos où je fais de petites pauses, j’ai été très déstabilisé par le format de la course en totale autonomie (ce qui est parfaitement jouable bien entendu). C’était à la fois très agréable de courir d’un bloc mais j’ai eu le sentiment de chercher mes repères. Les habitudes sont solidement ancrées tout de même…

La course

Formidable ! Je crois que cette « petite » version de l’Origole (nocturne organisée tous les deux ans en alternance) est le 30 km le plus difficile que j’ai courue en Ile-de-France. C’est également le trail le plus sympa que j’ai couru avec des bénévoles qui étaient vraiment très motivés et motivants !

Le balisage est impeccable avec beaucoup de rubalise et le tracé dans les forêts du domaine de Rambouillet absolument superbe.

Sur le fief d’Agnès

Impossible de courir incognito avec mon tee-shirt jaune Team Outdoor Paris ! A trois reprises, j’ai été encouragé par des concurrents, puis sur la fin de course par des supporters me lançant « Allez ! si Agnès vous voit trainer des pieds, ça va barder ! » … lol Agnès ne crie pas😉

Au final, j’ai trouvé cela plutôt agréable, j’avais l’impression d’être connu…

Retenez bien 2016 qui sera l’année de L’Origole, la grande soeur nocturne. Sauf blessure (pourquoi je dis ça ?!), j’y serai évidement.