Plus de dossard pour votre prochaine course ?

C’est pourtant pas compliqué mais il faut encore faire un petit effort…

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Plusieurs centaines de dossards ont été revendues à l’occasion des 20 km de Paris 2015, ce sont autant de coureurs dans l’incapacité de participer qui ont fait des heureux ! Pourquoi pas vous la prochaine fois ?!

Oui… sauf que pour ça, il faut que les mentalités changent (et l’économie liés aux inscriptions d’événements sportifs aussi) afin que le sport et ses pratiquants profitent également de cette nouvelle forme « d’économie sociale ».

Maintenant, pour le running : pensez à luck-it.com, le site de revente fait par des coureurs pour des coureurs.

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DUST : le désert pour tous ?

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Je ne pensais pas courir un jour dans le désert (à moins d’y être poursuivi !). Encore moins en compagnie d’athlètes médaillés marocains et français mais le DUST (Dakhla Ultimate Saharien Trail) a rendu tout cela possible. Première édition d’un trail à étapes (90 ou 150 km), le DUST a clairement pour ambition de réunir des coureurs élites et amateurs au sein d’une même idée du trail : aventure, dépassement de soi et esprit de groupe.

Je peux désormais dire que c’est un pari (difficile) réussi car ces trois jours de désert ont donné vie à une promesse que nous avons souvent sur les flyers mais pas systématiquement dans les faits et Bruno Pomart, l’organisateur, a bien raison de dire « C’est incroyable de voir les coureurs arriver si enjoués à la fin de chaque étape. On les sent vraiment ravis d’être là. Cela prouve que l’on ne s’est pas trompé dans le projet. » Je te le confirme Bruno, l’équipe du DUST a réalisé une jolie synthèse entre le goût de l’effort et la convivialité.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance et nous étions plusieurs au départ à avoir une certaine aversion pour le sable (dans les chaussures), les fortes chaleurs (et l’absence d’ombre !), le goût du sel de mer… mais la lagune de Dakhla est magique et très vite, chacun de nous a trouvé son rythme et sa place dans cette étendue immense au climat désertique tempéré (températures moyennes entre 22° et 27°).

Ce DUST a réuni pour son baptême des athlètes élites, des amateurs passionnés d’ultra, des représentants de la presse grand public, spécialisée running et web.

Un trail au format accessible

Engagé sur le 3 x 30 km, j’appréhendais tout de même un peu car mes courses sont justement en moyenne de 30 km et je n’enchaîne jamais ce type d’effort. Je suis donc parti avec prudence le premier jour histoire d’apprendre un peu à gérer le soleil, la chaleur et la variabilité du sol avec une alternance de sable mou, de sol dur et de « dunettes ».

Le tracé de la première étape n’est pas le plus joli du séjour mais il a le mérite d’aider à « rentrer » dans le désert de façon soft, ce qui le rend abordable pour les traileurs novices comme moi qui n’ont aucune expérience. Bien au niveau des sensations jusqu’au km 18, je me suis rapidement trouvé en difficulté en raison d’une hydratation largement insuffisante (moins de deux litres d’eau bus en 2 heures). Il y a beaucoup de vent sur Dakhla, ce qui accélère la déshydratation mais accentue la fausse sensation de fraîcheur… Heureusement pour moi, Gregory (Greg Runner himself) n’était pas très loin et devant ma détresse, sa décision de m’aider à finir a été plus que salutaire – en même temps, c’est la première fois que nous courions ensemble ! J’entends encore ses « bois plus ! », « vas-y bois maintenant ! » toutes les dix minutes… mais au moins, j’ai enregistré le message pour les jours suivants ! Au final, nous avons bouclé ensemble à ma grande joie cette étape en 3h41. HS à cet instant, je me demandais bien comment repartir le lendemain !

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Jour 2, Bruno Pomart invente le « mégaphone réveil matin »

Après un excellent tajine et une bonne nuit sous la tente avec mes camarades, une voix, comment dire… mélodieuse, nous réveille d’un « Amis traiteurs, il est 6h30, je vous rappelle que le petit-déjeuner est ouvert. Vous avez rendez-vous pour le départ à 8h00 devant la tente » :)

Et c’était comme ça chaque matin au soleil levant…

L’étape n°2 reste pour beaucoup d’entre nous la plus belle et la plus magique, entre dunes et mer, avec des alternances de chemins rocailleux, de sables mous (presque mouvants), de terres ocres et des pistes longeant la baie. Un tracé très réussi par l’équipe car tout en étant en plein désert saharien, cette portion de 28 km reste très accessible à tous les participants, du 30 comme du 50 km, ce qui est un vrai tour de force. Compte tenu de mes difficultés de la veille, je décide de prendre les bâtons et ce choix s’avère judicieux car dans les parties de sable mou, j’avance en me fatiguant beaucoup moins, ce qui me permet de gérer mon effort et mon hydratation avec plus de calme. Je fais la seconde partie de course en compagnie d’Elodie Arrault, participante bien plus expérimentée que moi en ultra. Un vrai plaisir de faire un peu plus connaissance et de joindre nos forces pour terminer ensemble cette superbe étape en 3h21.

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Jour 3, étape finale du DUST

Notre émotion est grande au petit matin. Pour beaucoup, cette ultime étape est une délivrance physique mais elle a également un parfum de nostalgie car elle signifie la fin de notre aventure. Les concurrents de « 30 » saluent et encouragent les partants du « 50 » puis c’est l’heure du transfert en 4×4 vers la ligne de départ – toujours un peu usant le 4×4 mais indispensable pour s’éloigner et découvrir de nouveaux paysages.

Cette étape est la plus longue et je trouve qu’elle arrive parfaitement dans notre enchaînement car la montée en puissance, même si elle a occasionnée de la fatigue, nous a permis de gagner en confiance et c’est donc plus fort d’une certaine façon que nous l’engageons. Les variations de sols sont bien plus délicates encore à gérer pendant cette étape car il y a une partie désertique de plusieurs km avec bosses qui nous cisaille les jambes ! Une fois de plus, mes bâtons sont très utiles mais ils ne feront pas de miracle – plein de certitudes, je fais l’effort sur cette partie de course et c’est un mauvais calcul car j’y laisse beaucoup de force. De plus, la journée est l’une des plus chaude, le final avec vent contraire et dunes à gravir est usant et je dois piocher dans mes ressources pour terminer seul cette fois-ci en empruntant le bord de mer où virevoltant déjà les kitesurfeurs. Je franchis la ligne en 4h11 pour 32 km.

Bilan du 90 km pour moi : 11h17 et 15ème au scratch.

Vous avez déjà vus beaucoup d’images du DUST !!

Après seulement 48h00, l’émotion est grande et il y beaucoup de choses sur lesquelles il nous sera difficile de mettre des mots ou des photos (quoi que…) : je retiens pour ma part l’incroyable lutte que Vincent Viet a livré aux coureurs marocains durant ces 3 jours sur le 90 km, le sursaut de Anne Valéro sur l’ultime étape (seconde féminine sur 90 km) pour pousser la marocaine El Keira El Jmri dans ses retranchements, la découverte par Stéven Le Hyaric de son incroyable talent (si si), le sourire et les encouragement indéfectibles d’Elodie Bernascon qui a été notre seconde maman et enfin le professionnalisme sans limite de Béatrice Glinche du team DUST, capable de rester des heures durant au soleil, sur son tabouret à attendre notre arrivée d’étape pour le pointage :)

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On change quoi en 2016 ?

Franchement très peu de chose à mon sens. Il faudra surtout maintenir le niveau de qualité de la 1ère édition. Si un point peut être amélioré, c’est sans doute le balisage. Et oui, ce sacro-saint balisage qui est toujours au centre du débriefing en trail… Une des particularités du DUST étant la variabilité des paysages traversés dans la baie de Dakhla (dunes, sable, pistes, steppes), un balisage adapté et très distinctif du relief serait bienvenu car avec la luminosité ambiante très forte, il était parfois difficile de percevoir les marques. Ce point technique pourrait être réglé avec des couleurs différentes et des drapeaux montés sur des tiges suffisamment hautes pour émerger des steppes par exemple.

Par ailleurs, je me dis que laisser 1/2 journée entre l’arrivée des participants et le début de la course serait pas mal pour permettre aux participants de récupérer du voyage en avion qui est tout même assez long 7h/8h. Ce point n’est pas simple à gérer vu les horaires des vols, leur nombre et le surcoût en nuit d’hôtel que cela peut occasionner, mais il serait bien de trouver une solution d’autant que l’avenir du DUST se joue au delà de la France et du Maroc avec à terme des coureurs du monde entier !

C’est pour qui le DUST ?!

Je crois que c’est clair, le DUST est un trail d’accès au désert pour tous les types de coureurs : marathoniens en quête de nouveaux défis, traileurs en préparation d’ultra, compétiteurs souhaitant se préparer pour le MDS… chacun de nous peut trouver son compte avec les deux formats existants (90 et 150 km). Le niveau de difficulté va crescendo et l’encadrement logistique est parfaitement adapté à une première approche du désert puisque vous évoluez en semi-autonomie. Une seule condition donc : être entraîné.

Pour ma part, j’ai appris pas mal de choses lors de cette expérience et je reviendrai plus tard sur mes propres enseignements : matos, alimentation, hygiène, etc.

Combien ça coûte ?

Pour vous inscrire, il vous en coûtera 1450 € net hors avion, ce  prix comprend le dossard pour les 3 journées de course et l’ensemble de l’encadrement logistique : transfert depuis Dakhla jusqu’à l’hôtel, bivouac cosy, petit-déjeuner et dîner, ravitaillements en eau, etc.

Mon voyage m’a coûté 400 € (avion et transfert en bus entre mon domicile et l’aéroport). J’e n’ai acheté aucun équipement spécial « désert » pour le DUST.

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Mes conditions de participation : dossard presse offert // frais de voyage à ma charge.

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Voilà, avant de vous quitter, je tiens à remercier Bruno, Georges et Pierre (tes photos sont extras !) et tous les bénévoles qui ont été aux petits soins pour nous coureurs. Une telle épreuve demande beaucoup de travail en assistance logistique alors du fond du coeur « MERCI ! ».

Merci aux marocains qui ont été des hôtes très fiers de nous faire découvrir la région de Dakhla et son site touristique en plein développement.

Et puis enfin, merci à Elodie de m’avoir encouragé à oser cette expérience insolite et à Marie pour m’y avoir forcé motivé :)

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A lire aussi (actualisé au fur et à mesure des parutions) :

Steven Le Hyaric blog

Trail session ici

Sylvain Bazin blog

Greg Runner blog

Jean-Pierre run run FB

Ma traversée du désert…

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Je me disais bien que cela finirait par arriver un jour. Nous y sommes donc : le 5 novembre prochain, je m’envolerai pour le Maroc en direction de Dakhla (prononcez Darla) afin de rejoindre les participants du DUST, 1ère édition d’un trail en étapes sur 3 jours (3 x 30 km ou 3 x 50 km selon son appétit).

J’entends déjà les hyènes du désert rire à la simple idée de ma venue car oui, je dois bien l’admettre, j’aime les trail courts, le froid, la neige et surtout, j’ai une profonde aversion pour les animaux sauvages petits ou grands…

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 Alors pourquoi courir le DUST ? Et bien tout simplement pour découvrir le Maroc (un petit aperçu du moins) et croiser ses habitants (aux heures de pointes dans le Sahara occidental, ça doit circuler !). L’idée d’une course en étapes avec des bivouacs m’excite beaucoup car je pense déjà aux soirées endiablées que nous allons passer dans le désert, aux danses sur le « DUST FLOOR », aux blagues Carambar que je vais pouvoir raconter, aux chansons et à la musique que je pourrai faire découvrir à tous mes camarades de jeu.
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Un premier goût du désert : 3 étapes de 30 km pour moi devraient déjà me permettre de me faire une idée de ce type de courses que j’imagine très différentes des  trails classiques. Nous serons en semi-autonomie, ce qui signifie que nous devrons gérer notre ration alimentaire de course mais aurons des points d’eau tous les 5 km alternés avec des points de contrôle. Les repas seront assurés matin et soir, ce qui devrait permettre aux novices tels que moi de survivre.

Le terrain ne comportera pas de dénivelé et nous allons évoluer sur des sentiers composés de cailloux et de sable, avec quelques dunes pour nous permettre de travailler les cuissots et ralentir un peu la tête de course (quoi que) car il y a du monde d’annoncé au départ : 25 champions marocains dont plusieurs sélectionnés olympiques à l’image d’Abdelkader el Mouaziz ; des athlètes français avec Damien Vierdet (parrain de l’épreuve), Vincent Viet… ou encore l’inusable Greg Runner !

L’Office Marocain du Tourisme est partenaire institutionnel de cette épreuve organisée par l’équipe de la Saharienne Ultimate Event Organisation et OL Dakhla Consulting. de nombreux autres partenaires commerciaux ou médias sont associés parmi lesquels Compressport ou Runner’s World.

Le départ de la course sera donné vendredi 6 novembre à Dakhla, une date symboliquement forte au Maroc puisqu’il s’agira du quarantième anniversaire de la marche verte.

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Vous pourrez me suivre ainsi que tous les autres coureurs sur le site du DUST et bien entendu sur mes pages FB et Twitter.

 

 

J’ai testé pour vous les Community Run CITYTRAIL Salomon Neoness

Salomon s’est associée avec les salles de fitness Neoness pour proposer à ses adhérents de sortir des salles pour découvrir une fois par mois la ville… c’est original et pour le moins dans l’air du temps de croiser running et fitness. J’ai voulu testé une session en banlieue parisienne à Fontenay-sous Bois.

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Les sessions CITYTRAIL se déroulent selon un schéma assez simple et abordable par tous : entre 9 et 10 km d’un parcours varié en ville que vous pouvez retrouver sur l’app CITYTRAIL développée par Salomon. Le départ et le retour se font au club Neoness local en soirée à partir de 19h00.

L’APP CITYTRAIL propose des parcours de running dans plus de 50 villes en France ainsi que dans un grand nombre de villes en Europe. Les parcours sont conçus par la team Salomon sur la base d’une reco du parcours en ville : des photos prises régulièrement sur smartphone et une trace GPS permettent ensuite de guider le coureur en toute sécurité, sachant que la marque privilégie les chemins et accès sécurisés au maximum, avec un minimum de circulation (autant que possible).

IMG_0722Running au club Neoness de Fontenay-sous-Bois : pour une fois que des animations sont proposées au public de la banlieue parisienne ! Je suis venu en voisin à la session de mardi soir dernier et vraiment, j’ai trouvé l’ambiance très sympa. Nous n’étions pas très nombreux car les sessions débutent dans ce club, l’ambiance était très cool, avec des Neonessiens de niveaux très hétérogènes mais notre animateur « Matthieu » de Salomon a l’habitude et tout le monde s’est retrouvé autour d’une foulée assez douce pour découvrir la ville et ses environs (Vincennes, le lac des minimes…).

Pendant la sortie, notre « hôte » a prodigué pas mal de conseils (foulée, respiration, matos)  avec beaucoup d’attention portées aux coureurs non habitués à la course à pied : le mettre mot est l’accessibilité et le plaisir chez Neoness donc tout était fait pour cela et nous avons l’objectif à 100% :)

La session a également été l’occasion de tester des chaussures Salomon (gamme Sense Propulse pour moi) et les montres GPS Suunto Ambit2 qui nous permettaient de suivre la trace GPS.

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Merci à Neoness pour l’accueil et l’ambiance très sympa et à Matthieu, notre guide Salomon pour la sortie et les conseils.

#neoness #salomon #citytrail

Hoka SpeedGoat : le crash test

“I WILL NEVER DO THAT FREAKING RACE AGAIN!!!” A few days ago on a run with a friend, we talked about Speedgoat and how beautiful and brutal it was. I told her she definitely needed to do it, and that “maybe” I could bring myself to do it “ONE MORE TIME – Heidi Dove

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C’est bien la première fois que je demande à tester un paire de running à la simple évocation de son nom : Speed Goat, une course qui fait trembler et un traileur de renom Karl Meltzer pour l’inspirer.

Pour tester ce nouveau modèle trail de la gamme HOKA, j’ai débuté mes premières séances en Août dans les forêts bien grasses du 77 puis je me suis donné comme point d’orgue mon week-end de trois jours au Sancy fin septembre sur les tracés du championnat de France de trail court 2015.

Trois mots pour décrire cette chaussure que je trouve bien différente des autres Hoka : accroche / tenue de route sentier / souplesse.

IMG_0605Accroche : avec sa semelle extérieur en vibram et un EVA plus souple que sur la Mafate Speed par exemple, cette chaussure aime les terrains difficiles, gras et même franchement pourris. D’ailleurs, j’ai pu apprécier ses qualités lors de ma sortie au Sancy dans les montées et descentes entre le Roc de Cuzeau (1737 m) et le Puy de Sancy (1885 m), les devers, les chemins de crêtes, les champs… elle a pris cher.

Maintien et tenue de route : comme ce modèle a été conçu pour la montagne et la caillasse, il était préférable de pouvoir cocher cette case du test, ce que je fais sans aucune retenue. Je considère même que Hoka a réussi avec la SpeedGoat l’équilibre presque parfait (selon moi) entre la hauteur de semelle surcompensée et la stabilité.  Du coup, le pied est bien tenu dans la chaussure avec son siège baquet, la cheville reste en place – ne vous fiez pas au visuel extérieur car le pied est en fait logé un peu plus bas d’où sa stabilité.

Souplesse : le site Hoka la range dans la catégorie « légèreté à l’entraînement » mais moi je la met direct en « compétition pour trail de 30 km à …bon, moi je m’arrête à 60 km mais elle peut faire plus sans aucun doute. C’est vrai que la chaussure est souple malgré des renforts sur le talon et une protection à l’avant du pied en caoutchouc recyclé.

Construction : je préfère ce mesh à celui des modèles Challenger ou Stinson, il est sans couture et me paraît, après 150 km de nature à durer et résister même si c’est encore un peu tôt pour l’affirmer. La marque aurait-elle enfin trouvé le matériau léger et résistant ??  Laçage classique avec lacets, ce qui n’est pas pour me déplaire. La semelle est de forme légèrement incurvée, ce qui lui donne un déroulé de pied fluide et assez dynamique.

Que peut-on améliorer sur cette chaussure ? La languette ! Je trouve qu’elles sont d’une façon générale un peu chiche même si je dois reconnaître que celle de la SpeedGoat est très nettement améliorée avec un peu plus de matière. Personnellement, j’aimerais avoir une poche de rangement des lacets sur la languette – bon je sais que c’est du détail mais je n’ai ne lui trouve pas d’autres défauts…Speedgoat

La semelle de propriété est enlevée en haut à droite car je porte des semelles correctrices.

Conclusions : on retrouve la signature Hoka qui sait allier avec réussite confort, amorti et sensations de course. Avec la SpeedGoat, nous tenons peut-être même une réussite en matière de résistance à l’usure. Cette chaussure satisfera les coureurs qui aiment la difficulté, la boue, les terrains accidentés. Pour moi, elle est faite pour la montagne et les grands espaces où elle donnera le meilleur. En plaine, il faut mieux se rabattre sur l’excellente Challenger qui est un peu plus fragile mais très agréable à courir.

Où essayer la SpeedGoat ? chez Team Outdoor Paris où vous pourrez bénéficier des conseils de l’équipe – la boutique présente plusieurs modèles de la marque HOKA.

A lire aussi sur la SpeedGoat :

Test Geek & Run

Test Dose de trail

Test Journal du Trail

Test My-Trail

J’attends celui de Mangeur de Cailloux

Empower me* : pour un sportif autonome et acteur de ses soins !

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L’époque où le coureur à pied avec un genou ou un tendon douloureux s’entendait dire par son médecin « arrêtez de courir pendant 3 semaines puis nous ferons le point** » sera bientôt révolue (enfin je l’espère).

Il y a bien quelques propos de ce genre qui circulent encore ici et là dans des cabinets médicaux mais une révolution majeure est en cours : les sportifs, comme les patients depuis quelques années, ne se contentent plus d’écouter et d’appliquer des recommandations médicales ; ils s’impliquent de plus en plus dans la gestion de leur santé au quotidien et il en va de même pour les soins qui sont liés à leur(s) activité(s) physique(s). De ce fait, les sportifs désirent comprendre et agir plutôt que d’attendre en restant inactif…

Empower-me où comment les pratiquants de sports s’éduquent à l’heure des technologies appliquées à la traumatologie du sport…DSC_0011Strapping classique, Kinésio taping, électrostimulation, cryothérapie, orthèses, compression, etc. Les solutions pour prévenir et réparer nos blessures ne manquent pas. Avec tutoriels digitaux ou sans, l’accès aux soins, le plus souvent paramédicaux, tend à se démocratiser…très lentement : oui, je dois admettre que toutes ces solutions ont un coût et cela reste un frein à leur accès. Seule une prescription médicale peut réduire les coûts de certains de ces soins.

D’ailleurs, utiliser le kinésio taping ou la crythérapie par exemple, ne dispense pas selon moi de consulter pour bénéficier de conseils professionnels : mon kiné me guide sur la façon de réaliser un bon stapping, il discute beaucoup de mes séances d’électrostimulation… mais il est moins enthousiaste sur l’usage que je fais du kinésio tapping (car c’est plus délicat) mais il joue le jeu malgré tout.

Autour de moi, de plus en plus de sportifs partagent leurs trucs et astuces pour se soigner, ils s’informent et recherchent une forme d’autonomie de soins, pas en totalité, mais simplement de pouvoir comprendre et agir – internet et les réseaux sociaux en sont les grands contributeurs. Je considère cela comme un progrès à la condition que le niveau d’information soit au rendez-vous car la contrepartie, c’est l’erreur et la rechute, le risque de blessure aggravée, les séquelles…

Les structures associatives, les fédérations ont aussi un rôle essentiel à jouer dans le développement de cette culture du soin chez le sportif et il serait grand temps car je trouve que cet aspect a été négligé depuis trop longtemps.

*l’empowerment est l’octroi à un individu du pouvoir d’agir. Concept anglo-saxon, il est particulièrement répandu dans le domaine de la santé et en particulier au sein des mouvements associatifs.

**des fois, c’est justifié :)

Test du Compex SP 8.0 : préparation musculaire dynamique

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J’ai déjà publié plusieurs articles sur l’intérêt de l’électrostimulation, vous pouvez les retrouver ci-dessous :

1/ Test longue durée (janvier 2012)

2/ Le rapport bénéfice-coût (avril 2012)

3/ Electrostimulation et préparation au trail (août 2012)

4/ Interview de Pascal Adam, directeur scientifique Compex (novembre 2014)

Je vais vous parler aujourd’hui non pas du principe de l’électrostimulation mais de mon expérience de préparation musculaire avec le nouveau Compex SP 8.0, un boitier wireless (sans cables !).

Rappel pour les nuls : c’est quoi l’électrostimulation ? L’électrostimulation est un moyen de stimuler vos muscles en utilisant des impulsions électriques. Le principe de fonctionnement est identique à celui de notre système nerveux central qui envoie des signaux vers les muscles – je précise immédiatement qu’elles sont sans danger mais totalement déconseillées aux porteurs d’un pace-maker.

Pourquoi choisir d’utiliser l’électrostimulation ? il y a 3 raisons majeurs qui peuvent vous y conduire : 1/ la préparation musculaire (+/- 75% de l’utilisation) dont le principe est de provoquer de « grosses » contractions au niveau des muscles 2/ la relaxation-récupération musculaire dont la finalité est de relâcher le muscle et l’aider à récupérer après un effort physique par des secousses 3/ le traitement de la douleur en adressant aux muscles des micro-signaux qui vont venir perturber les récepteurs de la douleur.

IMG_0690Le modèle Compex SP 8.0 est le haut de gamme de la marque avec 40 programmes et une technologie sans file. Autant dire qu’il couvre la totalité des besoins d’un sportif et d’un coureur à pied en particulier. La gamme comporte d’autres produits dont certains totalement dédié au fitness, je vous laisse consulter le site de la marque pour en savoir plus.

Les deux progrès importants de ce produit par rapport aux modèles précédents sont pour moi le nombre des programmes et la possibilité d’agir dessus en terme de déroulement (phase d’échauffement, exercices…), ainsi que l’absence de cables qui permet de travailler en dynamique (faire des exercices) plus librement. Le travail dynamique est tout à fait possible avec un filaire car c’est ce que je fais déjà avec mon Compex Runner (ancienne gamme) mais il est limité en possibilités. Désormais, c’est bien plus facile et fluide dans les mouvements.

Si vous désirez lire une présentation détaillée du coffret SP 8.0, consulter l’article de Damien ici.

SP 8.0 : l’évolution, c’est le mouvement !

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Je me suis intéressé aux exercices dynamiques avec électrostimulation suite à la lecture d’un article d’Eric Lacroix et Benoît Nave (team Asics), le travail me paraissait complémentaire et moins monotone que les exercices passifs seuls (sur un canapé !). Le test du SP 8.0 a donc été l’occasion de réaliser en priorité des séances à base d’exercices de renforcement musculaire (par exemple le programme Force) que j’ai inséré dans ma préparation globale pour le trail et à brève échéance le Roc d’Azur 2015.

Mes exercices de renforcement ont consisté à la réalisation de squats et de fentes avec le programme « Force », selon un principe très simple : je réalisais mes mouvements pendant les phases d’impulsions électriques (contraction musculaire) puis je récupérais suivant le déroulé du programme. Ce type de séance dure en moyenne 20 à 30 mn, donc assez simple à caler dans un agenda en plus de l’entraînement classique. J’insiste sur ce point, l’électrostimulation est un complément à l’entraînement cardio, pas une fin en soi.

SP 8.0 : le progrès techno est dans les programmes et la plateforme

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J’ai travaillé sur une période de 6 semaines en suivant le planning proposé sur la plateforme web compexwireless.com.  Ce nouveau site développé pour la gamme permet d’organiser et de suivre ses programmes, ce qui est plus simple car par le passé, je me suis souvent interrogé sur la fréquence et la planification des séances : tout cela est désormais suggéré lorsque vous choisissez un mode de préparation et il peut être aménagé sur votre espace perso selon vos besoins. C’est pratique et ergonomique : juste parfait !

Avec 40 programmes, il y a de quoi faire pour renforcer // relaxer // soulager des douleurs… vous pouvez conserver l’historique de vos séances sur l’espace perso, ce qui est utile pour la préparation mais aussi pour retrouver un programme déjà testé et approuvé.

Anti-douleur : la fonction qui soulage

Pendant le test,  j’ai eu une crise de douleurs au niveau des cervicales (j’en ai 3 ou 4 par an en raison de mauvaises postures). Le programme anti-douleur « nuque » m’a permis une fois de plus de me soulager, ce qui est bien pratique. Cet usage comme celui de la récupération est apprécié des athlètes et il est encore amélioré ici puisque les programmes sont mieux identifiés (nommés).

Capture d’écran 2015-09-18 à 11.44.26Magic « MI »

Cette fonction « Mi » gagnerait à être plus connue, elle permet à votre télécommande de détecter avec des capteurs la sensibilité musculaire qui est la vôtre (pour le dire simplement). Dans le SP 8.0, la fonction Mi-Sensor est désormais intégrée dans les modules de stimulation (module = capteurs wireless). Ainsi, la fonction Mi-Scan va pouvoir sonder vos muscles et permettre d’adapter automatiquement, selon votre programme, la bonne intensité à utiliser pour contracter/secouer ou soulager vos muscles : c’est un progrès très significatif selon moi car cette fonction permet par exemple en usage anti-douleur d’éviter d’envoyer de trop forte impulsions, ce qui aurait un effet contraire au bénéfice recherché. En cas de dépassement de l’intensité recommandée, le boîtier télécommande va immédiatement réguler et redescendre la charge – vous pouvez aussi désactiver cette fonction comme d’autres d’ailleurs en passant par les réglages paramètres de votre télécommande.

Comment utiliser le boîtier de commande ?

Il est très simple et intuitif, ce qui était moins le cas des modèles antérieurs. Désormais, il est plus facile de naviguer au sein des différents modules, de choisir son programme et de poser correctement les électrodes car tout est indiqué et visualisé sur l’écran de la télécommande (on retrouve aussi les visuels sur le site web). Il est donc impossible de se tromper en suivant les instructions et la prise en main est à la portée de tous.

Important : je l’écris à chaque fois mais pour bien travailler en renforcement musculaire avec l’électrostimulation, il faut choisir des impulsions maximales (intensités hautes). C’est sans danger pour vos muscles et vous constaterez alors des progrès si vous suivez le planning car dans le cas contraire, les faibles intensités auront… de faibles effets, voire aucun. Lorsqu’on travaille en anti-douleur, c’est un peu différent mais souvenez-vous de toute façon qu’il y a « magic Mi » pour vous préserver des erreurs…

Conclusions : ça marche alors ??? Et bien pour moi oui. Evidemment, je ne suis pas nouvel utilisateur donc au file du temps, les progrès se ressentent pour moi avec une progression de l’aisance dans les ascensions/côtes. D’ailleurs, le Roc d’Azur a été un bon test pour le vérifier une fois de plus. Je ne dis pas que vous aurez les cuisses de Killian en trail ou celles de Sylvain Chavanel en vélo mais bien intégrée dans votre préparation et récupération générale, cette technologie est un complément à valeur ajoutée indéniable.

Reste son acquisition et financement. Les prix de la nouvelle gamme vont de 400 € en moyenne pour les filaires et entre 600 et 1200 € pour la collection wireless. Il faut aussi prévoir le renouvellement des électrodes en fonction de votre usage (en moyenne 9/10 € par deux ou 4 selon la taille). Je vous conseille vivement de prendre le temps de bien comparer les prix avant l’achat et sachez que Compex propose une offre de reprise de votre ancien produit, ce qui est toujours appréciable.

Courir sur le massif du Sancy

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Lorsque j’ai compris en juin dernier que je ne pourrai pas mettre un dossard sur le trail du Mont-Dore, course sélectionnée pour accueillir le championnat de France de trail 2015, je me suis dit qu’il y avait bien d’autres courses à faire… Puis j’ai lu « L’aventure », le compte-rendu de Thomas Lorblanchet sur sa fabuleuse traversée du GR4 et je me suis dit que je viendrai au Mont-Dore avec ou sans dossard. Et je suis venu sans.

Finalement, c’est pas si compliqué de s’organiser un week-end trail en dehors de toute organisation officielle. Il suffit de se documenter un peu et je dois reconnaître que les informations disponibles sur les sentiers locaux via le site de l’association Montagn’A Trail m’ont été très utiles.

IMG_0631Arrivée vendredi matin, mon week-end trail a commencé par une sortie courte de 15 km et 750 D+ pour rejoindre le sommet du Sancy depuis le centre ville du Mont-Dore. Une montée assez sèche dont vous trouverez la trace ici. Sur mon sentier, très peu de coureurs en cette avant-veille de championnat mais c’est un peu ce que je recherchais…

Du calme, une nature très préservée avec des paysages à couper le souffle : l’Auvergne réserve de très belles surprises pour peu qu’on veuille bien se donner la peine d’aller les chercher !

Samedi, levé aux aurores pour une sortie un peu plus longue de 25 km et 1400 D+ pour courir sur une partie du tracé du parcours du championnat de France court (34 km). J’y suis allé tranquille car mon objectif était avant tout de prendre du plaisir et des photos !!!

Entre le Roc de Cuzeau (1737 m) et le Puy de Sancy (1885 m), il soufflait un vent à décorner un boeuf ! La traversée de la vallée de Chaudefour a été une vraie lutte contre le vent. D’ailleurs, il en a été de même le lendemain pour le championnat de France.

Plus que de grands récits, voici quelques images prises lors de mes deux sorties :

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Si vous aimez la nature, le dénivelé, les sorties au calme, la bière, les chèvres et les vaches : venez passez un week-end trail avec moi ?

Retrouvez toutes mes photos sur FB blogrunonline.

Disneyland Paris Half-marathon : je vous dis tout !

Le semi-marathon de Disneyland Paris sera le 8ème au programme du groupe Disney. La majorité se déroule en Floride et en Californie à ce jour, avec des distances variées et des épreuves thématiques – plus d’infos sur le site run.disney.com et run.disneylandparis.fr.

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Retenez ces dates : 23 au 25 septembre 2016

L’équipe en place travaille depuis plus d’un an sur un programme qui se veut réaliste et axé sur la qualité. A sa tête, Laurent Charbonnier et une équipe composée de salariés de Parc tous fan de running !

Le mot d’ordre est simple : cette 1ère édition sera expérientielle, ludique, conviviale et familiale. Les amateurs de chrono peuvent se calmer et rester sur le calendrier classique route car chez Disney, on a inventé un concept unique : le marathon du selfie…et plus c’est long, plus c’est bon.

IMG_0562Quel sera le programme ?

  • Une soirée inaugurale qui promet de réserver quelques surprises… on est chez Disney tout de même !
  • Un 5 km familiale le 24/09 avec départ à 7h00 du matin // non chronométrée // nbre de place limité à 5 500
  • Un half-marathon le 25/09 avec départ à 7h00 du matin // homologuée FFA // chronométrée // nbre de place limité à 12 000

Pas de thème pour cette édition car l’équipe préfère se concentrer sur une organisation 100% réussie et accessible à tous. La logistique de course a d’ailleurs été confiée à Golazo et Laurent Boquillet, bien connu dans le monde du running.

Vous l’aurez compris, les inscriptions vont être serrées d’autant que 2/3 des dossards seront commercialisés à partir du mois d’octobre sous la forme d’un package « séjour/hôtel/parc/course » et 1/3 de dossards secs à partir de janvier 2016 … Avec un public ciblé qui est européen, on peut parier sans risque que les dossards partiront en très très peu de temps et cela risque de créer beaucoup de frustration.

Combien ça coûtera ?

Pas de réponse de la part des organisateurs lors de la conférence de presse. Néanmoins, l’équipe indique avoir déterminé un prix en prenant la moyenne des épreuves « expérientielles » sur le marché (Color Run, Mud Day, etc.). Je pronostique donc un tarif autour de 55,00 € pour le dossard sec. Le pack quant à lui sera fonction de la formule choisie en hôtellerie.

IMG_0557Une reco et mes premières impressions

Ce matin, un groupe de 50 journalistes/blogueurs ont eu le privilège de faire une reco du parcours à travers le parc et sincèrement, j’ai été surpris car bien que connaissant le site, la magie a opéré et c’était vraiment différent. Je ne doute pas que cette course va surprendre car il est assez extraordinaire de courir dans le parc au levé du soleil et de croiser des personnages de Disney : à chaque fois, le même rituel : et hop ! selfie :)

C’est d’ailleurs tout l’intérêt pour moi de participer à une course Disney : on court finalement assez tranquillement mais surtout, on ouvre bien grand les yeux.

Plutôt amateur d’espace et de nature, j’aime beaucoup ce concept d’autant qu’il peut permettre, chose encore rare, de rassembler toute la famille dans un cadre vraiment original pour nous européens. Encore un peu de patience donc et les heureux élus pourront venir fouler le sol de Disney avec leur plus belle tenue et surtout, il ne faudra pas oublier votre smartphone !!!

Un grand merci à toute l’équipe de runDisney Paris ainsi qu’à l’agence BernasCOM pour cette superbe avant-première !

#disneylandparishalf

A lire aussi (prochainement les liens sur ce sujet)…

Qui de la route ou du trail « drive » l’innovation en running ?

Conférence Sport-Achat été 2015 – Sportair (Lyon)

J’étais au salon Sport-Achat été 2015 la semaine dernière et j’ai pu assister à plusieurs conférences (VAE, textiles connectés, et innovation & running).

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Qui de la route ou du trail « drive » l’innovation en running ? En voilà une question ! Et pour aider les participants à y répondre, la FIFAS (Fédération française des industries sport et loisirs) présentait les 1ers résultats de son étude sur la consommation des français en matière d’équipement running. Participaient également des représentant de Salomon, Asics et du réseau Endurance Shop.

Combien sommes-nous ? 8,5 M pour le running (comprendre la route) et 900 000 pour le trail… et oui mais comme on le dit souvent, la quantité ne fait pas la qualité :)

Attention, seulement 20% portent un dossard, ce qui confirme les données déjà publiées et nous rappelle que la majorité des coureurs ne participent pas aux événements…

Pas de parité en CAP ! Du moins plus pour très longtemps si la courbe des pratiquantes continue de croître à la même allure. Les femmes sont de plus en plus nombreuses sur la route, c’est un peu moins vrai pour le trail à ce jour mais c’est une question de temps selon moi.

Les mots associés :

  • au running : compétition/dépassement de soi
  • au trail : nature/liberté/découverte

Quand un coureur achète des running, il prend prioritairement en compte : le technique/le prix et la marque… mais lorsqu’il achète du textile : le prix/le technique et l’esthétique. Et oui, le textile peine encore à justifier ses prix qui, il faut bien le dire, sont assez élevés même si je reconnais que les progrès avec des mailles plus respirantes, élastiques, etc. sont indéniables. Le grand gagnant dans cette histoire est le textile des (de la ?) grande(s) enseigne(s)… oui bon, on peut dire Décathlon !

Et alors avec toutes ces données, qui innove ?

Là, je dois reconnaître que le débat a un peu tardé à se mettre en place et nous sommes très vite arrivé au sujet crucial qui cristallise toutes les attentions visiblement : comment en finir avec le tee-shirt finisher ?! Oui, je sais comment faire … ou plutôt non, je ne sais pas : faites mieux ?????

Sérieusement, si les acteurs du marché sont dépassés par le tee-shirt finisher, c’est que la bataille est perdue car je pense, contrairement à l’étude, que le coureurs peut mettre du budget dans son équipement pour peu qu’il soit convaincu de la valeur ajoutée du produit. C’est ça la vraie question ! Si le tee-shirt finisher fait aussi bien que les autres, il y a un problème non ?!

Franchement, j’aime beaucoup mes maillots « collector » mais aucun n’est du niveau de mes Columbia, Asics, Adidas… pourtant, j’ai aussi des produits Kalenji et ils sont très bien : je cours 4 à 5 fois par semaine donc si ces produits me conviennent, que dire pour un coureur qui sort 2 fois par semaine, ce que fait la majorité des pratiquants.

Et alors, qui innove ?!

Nous ne le serons jamais et c’est tant mieux, comme cela, libre à chacun de développer sa propre opinion. Pour ma part, je pense que route et trail s’alimentent mutuellement selon les innovations ou pratiques : les traileurs ont adopté des chaussures plus légères et moins « bunkerisées » inspirées de la route alors que le trail à popularisé le sac avec poche à eau pour les marathoniens par exemple …

Et si l’innovation était simplement guidée par notre pratique et les créateurs d’événements ?

Quand je regarde les nouvelles courses ou les événements multisports qui émergent (color run, Mud day, swim&run, etc.) et surtout l’évolution du running et des courses de montagne, j’ai quand même l’impression qu’ils créent des besoins d’équipement nouveaux. Est-ce de l’innovation technologique ou marketing ? Cela dépend mais pour les professionnels, ça reste de l’innovation et pour le consommateur et bien il lui revient de se forger une opinion et de consommer. Ou pas…

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Sport-Achat été et BikExpo 2015 en chiffres :

  • 2151 visiteurs sur les 2 jours
  • 150 exposants au Sport-Achat été (représentant 300 marques)
  • 50 exposants sur BikExpo (représentant 120 marques)