Tu compenses quoi au juste pour courir autant ?

Voici la question en forme de pic que je me suis pris en pleine face il y a quelques jours…

Je ne sais pas ai-je répondu. Aussi sec.

Mais depuis j’y pense (à moins d’être décérébré, c’est normal) et malgré le fait de réfléchir, je ne progresse pas.

J’ai plutôt beaucoup de belles satisfactions : elles ont respectivement 17 années, 9 ans (dans 15 jours) et 6 ans et 8 mois !

Quand je coure, j’avance, c’est indéniable et au moins, c’est un truc concret.

Quand je coure, je réfléchis beaucoup sur ce que j’ai fait, c’est utile pour ne pas faire deux fois les mêmes erreurs !

Quand je coure, je suis biennnnnnnn.

Quand je coure, au moins je progresse. Dans tous les sens du terme.

THE END.

Running et addiction : une conception « bourgeois bobo » !?

Le « merveilleux métier » que je fais me permet de confronter régulièrement mes thèses personnelles avec de vrais professionnels de monde médical : cela me permet de rester humble dans mon propos et surtout de relativiser ce que j’écris sur Runonline en n’oubliant jamais de souligner qu’il s’agit de ma propre expérience. En cela, on peut y adhérer, la contester. Mon seul et unique privilège étant que personne ne peut m’en interdire…un usage de mon libre-arbitre en quelque sorte.

Il y a quelques jours, alors que je participais à une réunion avec des tabacologues, un des experts a pris la parole pour insister sur l’importance de maintenir la prise en charge de l’addiction au tabac au sein des services de tabacologie…plutôt que de les regrouper avec les services d’addictologie (où l’on trouve également les problèmes d’alcolodépendance, de dépendance à l’héroïne, etc.) : les fumeurs désirant s’arrêter risqueraient de ne pas s’y reconnaître et déserteraient ces services pourtant éssentiels aux « gros fumeurs ».

Puis, il y a eu une digression « La tendance aujourd’hui est d’appeler tout addiction, y compris ce dont on ne sait pas très bien s’il s’agit d’une addiction ou d’une forme de conception « bourgeois bobo » de l’addiction, je pense ici à une patiente qui se considérait addicte au chocolat, ou une autre à la télévision… » dixit mon expert.

Il a raison. On ne peut pas tout mélanger. J’ai travaillé il y a quelques années sur le sevrage pour des populations d’usager de drogues par voie intraveineuse. Ca c’est du lourd, de l’addiction dont on ne défait pas sans souffrance et blessures.

Et moi qui a beaucoup parler de mon addiction à la course, je dois dire que son propos me fait réfléchir. Certains mots sont lourds de sens. On ne peut les détourner pour un simple exercice de style.

Pour autant, il m’arrive d’avoir mal parfois, lorsque les blessures m’empêchent de courir : cette douleur là est sans commune mesure que celles que je viens d’évoquer mais elle n’en est pas moins réelle et n’a rien d’une considération de « bourgeois bobo » ?!!

Je me souviens de certains soirs…ici

Le coureur le plus heureux du monde…

Un mois déjà. C’est ce que je me suis dit ce matin en partant chercher mon pote Seb pour aller courir. Un mois déjà qu’il a décidé de courir avec moi le week-end. Partis 20mn au début, nous en sommes aujourd’hui à faire 45mn sans difficultés.

Entre temps, il a commencé à gagné (un peu mais tout de même) en capacité respiratoire, il a aussi perdu 3 kilos car la course à pied le motive à perdre du poids.

Il fait plaisir à voir lorsque nous courons ensemble.

Il ME fait plaisir car je pense que le coureur le plus heureux du monde, en fait, est celui qui en fait courir un plus grand nombre d’autres…

Courez entre midi et deux…

photo-21

Par pitié, est-il possible que les nombreux experts (mais testent-ils réellement ce qu’ils prodiguent ?!) qui invitent à courir sur l’heure du déjeuner régulièrement pensent à intégrer des recommandations sur l’hygiène. Par ce que franchement, y’en a un peu ras le bol de lire qu’après le footing, faut penser à s’hydrater et à prendre un déjeuner équilibré…bla, bla, bla. Et la douche jamais ? car oui, c’est bien de courir le midi au boulot mais faut se dire que l’hygiène corporelle fait aussi partie de la récupération et qu’il faut pouvoir prendre une douche, ce qui impossible pour nombre d’entre nous. Et franchement, je préfèrerais lire plus souvent des conseils pratiques, des astuces pour pouvoir se doucher après le footing que de relire les séances qu’on connait déjà et qui sont présentées comme spécifiques de l’heure du déjeuner !

Parmi les trucs utiles, il y a le fait d’avoir un hôtel à proximité du bureau qui peut être une opportunité de négocier avec le gérant l’accès à une chambre avec douche sur l’heure du déj. L’occupation est parfois moins forte et cela peut être jouable sans que cela occasionne une grosse dépendance. C’est évidement plus difficile avec les grandes enseignes qui ont beaucoup de trafic et ne peuvent pas se permettre se type de négociation.

Courir en musique : le BPM

La musique nous apporte incontestablement un petit plus lorsque nous faisons nos sorties longues en solitaire, mais aussi pour des entrainements plus ludiques parfois. En plus, ça marche et de nombreuses études démontrent cet intérêt (post récent ici).

J’ai trouvé sur le site Run2Rhythm un tableau que je trouve assez utile et qu’on ne voit pas souvent sur le rapport BPM/foulée. Autrement dit, comment bien associer le choix de notre rythme musical en fonction de notre vitesse de course car il n’y a rien de pire que de se retrouver avec un morceau musical décalé par rapport à notre rythme (même si cela ne doit jamais arrivé grâce aux sélections de notre Denis Jiwok national !). Je propose une traduction en Fr de ce tableau :

BPM
(battement/mn)

Temps au km
(minutes)

Nbre de foulée par km

Foulée
(amplitude en mètres)

150

10

1500

0.67

153

9

1380

0.73

156

8

1250

0.80

160

7

1120

0.89

163

6

980

1.02

166

5

830

1.20

171

4

680

1.47

Le BMP (beats per minute/battement par minute en Fr) permet donc de choisir son rythme musical (BPM). Ce tableau propose des équivalences BPM/temps au km. Une fois le principe compris, on peut choisir sereinement sa musique, se connecter sur… JIWOK et choisir son téléchargement !

Courir et éliminer les toxines

Après 3 mois et demi d’arrêt complet, je reprends l’entraînement cette semaine à raison de deux sortie, chacune de 20 minutes sur terrain souple (herbe, forêt). Pour quoi 20 minutes ?

Le temps à la circulation sanguine d’effectuer un tour complet et d’évacuer les toxines accumulées dans l’organisme.

C’est quoi les toxines ? 

Les toxines sont normalement éliminées par les filtres naturels, les émonctoires (reins,
peau, poumons et intestin). Ceux ci sont parfois affaiblis et débordés par les excès
alimentaires, une mauvaise assimilation, ou les méfaits du stress. Ils ne peuvent alors
plus assurer leur rôle ce qui provoque l’accumulation des toxines.

Ca fait quoi ? 

Une sur-accumulation de toxines dans l’organisme et les tissus peut conduire à une inflammation des tendons et donc provoquer une tendinite…et oui !

Cette reprise ne fait donc pas rêver, c’est vrai, mais j’espère qu’elle me permettra de reprendre en douceur sans rechuter.