Boeuf Cascadia 5

Hier soir, je suis rentré à la maison après deux heures d’embouteillage donc, j’avais un peu la haine…Du coup, j’ai décidé de me faire un boeuf, mais attention, pas un boeuf carotte façon "Oui chef !", non, un boeuf comme en font de temps en temps mes potes musicos. Sauf que moi, je suis pas musicien, je suis coureur.

Alors c’koa un Boeuf en running ?!

Un boeuf en running, c’est une sortie improvisée en forêt sans chrono, sans parcours, sans travail spécifique : juste un bon footing avec mes Brooks Cascadia 5 que j’ai en test pour 15 jours grâce à la boutique "Team outdoor" (je reviens dessus dans 5mn) et mon Dog Runner "Eliott" ! Un bon boeuf en forêt, ça détend et ça remet les idées en place : ah, un petit tronc d’arbre ici et hop ! une grosse bosse par là et tac…que du bonheur. En plus, le terrain était trempé et le sol boueux à souhait, ce qui tombait bien puisqu’il m’a été conseillé de tester la Cascadia dans la boue pour l’apprécier. Finalement, un boeuf, c’est un peu comme une sortie off, mais en plus court !

Premières impressions sur la Cascadia (2 sorties effectuées à date)

Bonnes, très bonnes même.

Le chausson : confortable, il est assez large et c’est appréciable pour un modèle de trail car le pied doit pouvoir respirer et ne pas être compressé.

L’accroche : on m’avait vanté les qualités d’accroche de la semelle et je dois dire que la chaussure est un vrai bulldozer, accrocheuse même dans la boue. Il faut dire que la semelle extérieure est large (11,5cm contre 11 cm par exemple pour la Ravenous de Columbia) et dispose sur les bords extérieurs avant de crampons bien disposés. On sent donc bien la force de tractation lorsque l’on évolue sur un terrain gras et avec Eliott, on ne lui a rien épargné.

La stabilité et protection : je ne l’ai testé qu’en forêt et un modèle de ce type doit aussi s’apprécier en montagne sur des terrain rocheux mais je me suis senti en sécurité au niveau des appuis, avec un pied bien tenu. La semelle joue bien son rôle de protection de la voûte plantaire qui n’est ni trop fort, ni trop faible. Il n’y a pas de protection contre les pierres particulière mais je trouve que son assise sur le sol, même sur de la petite caillasse, est très efficace.

Dynamisme : c’est un peu tôt pour le juger car je n’ai pas travailler ce point particulier – à voir donc, mais si la version "5" à conservé les acquis de la précédente, cela devrait être bon. Elle est assez légère, 340 gr.

Amorti : un peu sèche au démarrage et puis sur le second footing, elle a commencé à se faire un peu et je l’ai mieux senti avec une impression au pied très agréable. Il faut dire que ce modèle a une réputation de légèreté et d’adaptation à la compétition pour des coureurs de gabarit moyen, et les modèles de compétition sont souvent plus secs à ce niveau. C’est d’ailleurs pour cela que j’apprécie particulièrement ma paire de Asic Attack qui est à la fois légère et dispose d’un amorti de qualité.

Une petite ombre au tableau ? disons que je n’apprécie pas particulièrement le laçage que j’ai du mal à régler, ce qui a occasionné pendant les footing des petits pierres/graviers dans la chaussure et je n’aime pas cela. Je vais mettre dessus mes lacets autobloquants Xtenex.

La boutique Team Outdoor

Voilà un endroit fort sympa à Paris. Je l’ai découvert il y a peu de temps et jeudi soir, j’avais un footing prévu à Vincennes donc j’y suis passé. Il y avait la soirée testing Cascadia avec footing en groupe dans le bois. C’est de cette façon que j’ai pu bénéficier de l’offre de test sur 15 jours (en échange d’une pièce d’identité) : franchement, ça ne refuse pas et ces conditions sont tout de même meilleures pour ce faire une opinion sur un modèle qui représente au finale un investissement de 125,00 €. Le choix de chaussures et de textiles est vraiment très bon et on sent bien que l’équipe s’y connait. en plus l’ambiance était sympa jeudi soir, avec un petit pot à la fin façon "ravito"…je conseille cette adresse qui est à découvrir lors des soirées (1 jeudi par mois à partir de 19h00). L’excellente revue Trail Attitude propose d’ailleurs un portrait d’Agnès Hervé, la Gérante.

Bon, la Cascadia, j’ai bien envie de la challenger avec mes Ravenous qui elles aussi, question adhérence, sont des killeuses…rendez-vous donc après le VCC en juin…

Préparation trail : reprendre les bases avant le VCC

La phase d’euphorie est désormais terminée pour moi et même si je reste particulièrement fier de ce que j’ai réalisé lors de l’Eco-Trail, je dois désormais procéder à quelques ré-ajustements essentiels si je veux arriver dans le Verdon en bonne forme physique.

1/ Courir moins mais mieux ?

Moins, ce sera difficile (car j’aime vraiment trop cela), mais il faut que je mette un peu plus de kilométrage dans ma sortie du week-end. Je m’entraîne actuellement 2 fois en semaine et 2 fois, voire 3, le week-end pour un total de 50 à 60 KM hebdo : c’est "peanuts" pour un type qui veut participer à la SaintéLyon et aux Templiers. Je vais donc revoir tout ça en ne faisant que deux sorties le week-end au lieu de 3 mais une sera beaucoup plus longue comme me l’a suggéré "bipedy" d’Ultrawayoflife, soit environ 3h00.

2/ Plus de côtes !

Et oui, car c’est mon point fort et je l’ai encore vu lors de l’Eco-Trail de Paris où j’encaisse bien les côtes. En revanche, mes descentes sont moins performantes car je suis peu expérimenté – c’est sur ce point qu’il me faut trouver un terrain. A défaut, je ferai des escaliers mais ce n’est pas le même travail au niveau des appuis. Comme le Verdon s’annonce difficile sur ce point particulier, renforcer ce travail me sera bénéfique immédiatement et à plus longue échéance aussi. Je n’ai pas la chance d’avoir la montagne à quelques kilos comme Lexel mais je ferais de mon mieux avec le bois de Bernouille !

3/ Ré-intégrer la préparation croisée

Du VTT et du running pour développer le foncier  en limitant les traumatismes au niveau de mes tendons (genoux principalement). J’ai pratiqué ce type de séances pour la préparation de l’Eco-Trail avec beaucoup de satisfaction et semble-t-il d’efficacité mais le seul "hic", c’est la régularité car j’avoue préférer courir…

En plus de cela, un peu de fractionné court (1 séance par semaine de type 30s/30s) et 1 de seuil (sur des fractions de 8 à 10 mn).

Bon, quand même, j’avoue que le VCC, c’est plus pour le test de la Ravenous et du Mobex avec Columbia, que pour la perf’ car le tracé à de quoi refroidir les coureurs les plus chauds…

Trail du Verdon 2010 : l’expérience Columbia

J’ai tout de même de la chance. L’Eco-Trail de Paris à peine bouclé (enfin, en 5h26, c’est  pas totalement « bouclé ») que déjà, je me prépare un plan d’attaque pour prendre l’assaut du canyon du Verdon à l’occasion du VCC (Verdon Columbia Challenge). 100, 30, 17 ou 8 KM au choix pour une course qui représente pour l’amateur que je suis une quasi-incursion dans le monde du raid tant le tracé est sélectif.

C’est sur le 30 KM que je vais prendre le départ mais pas comme d’habitude puisque je participerai à cette course accompagné d’autres coureurs amateurs pour un test grandeur nature de la Ravenous™, le premier modèle spécial Trail de la marque Columbia .

Pourquoi un test en compétition ? D’abord, il s’agit moins d’un test que d’une expérience partagée de la course à pied autour d’un matériel : c’est à la fois original et excitant pour des amateurs et ce projet auquel je contribue directement correspond bien pour moi à l’idée que je me fais du Trail. Le test a déjà commencé pour moi depuis plusieurs semaines déjà et je vais le poursuivre car un bon test chaussure, c’est sur la durée ! Le Verdon sera donc l’aboutissement du test pour moi et surtout une expérience partagée.

Passer du virtuel au réel : ça, c’est ce qui me rend véritablement enthousiaste dans ce projet car en temps normal, nous discutons beaucoup via nos blogs, forums et partageons nos courses, conseils, parfois nos états d’âme et coup de spleen. Ces derniers mois, il y a eu sur RunOnline des rencontres qui m’ont donné l’impression de faire partie d’un groupe – pas formel certes, mais un groupe avec qui je peux partager mon troisième souffle (mes post sur RunOnline). Le Verdon sera une rencontre humaine et physique (et vu le parcours, ce n’est pas peu dire) pour croiser plus que nos photos de semelles usées et résultats d’essorage.

Je me donne encore 10 jours softs pour bien récupérer puis tranquillement, je reprendrai ma préparation en vue du VCC : je partagerai régulièrement mes séances spécifiques de testing de la Ravenous™, à savoir : sortie longue pour apprécier son confort et le déroulé du pied / séance de fractionné court pour tester son dynamisme et sa légèreté / sortie sur terrain gras pour son accroche.

Et avant le Verdon, entre temps…je vais glisser un petit 5 KM sur route début Mai pour me tester ma vitesse qui a pas mal perdu je pense depuis janvier. Ce sera aussi l’occasion de caler un test VMA dans mon calendrier et de faire le point.

A suivre donc…